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La communication de crise face aux scandales à répétition


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Des ténors de la communication au service des stars des médias face à la crise

De quoi est fait le quotidien du spécialiste de la communication de crise, chargé de faire face au spectacle du bad buzz à longueur de temps ? Portrait, en coulisses, de ces spécialistes de la gestion de crise réputationnelle.

Jusqu’où la crise peut-elle se commettre avec le spectacle médiatique et numérique ? C’est le défi relevé par les communicants de crise pour leurs prestigieux clients dont ils doivent, à tout prix, protéger la réputation.

Très prisé des plateaux pour son goût de la formule et de la provocation, le communicant de crise est le bouclier médiatique de ses clients exposés au risque réputationnel.

Impossible d’inviter dans un des grands talk shows de la télévision française d’aujourd’hui, une personnalité chahutée par une crise médiatique, un scandale judiciaire, une polémique numérique, sans tomber sur un communicant de crise de l’une des principales agences de gestion de crise de France.

Sur tous les plateaux, l’expert en communication de crise est chez lui. Un journal fait ses choux gras d’un obscur différend financier entre un actionnaire et un grand patron ? LaFrenchCom défend l’actionnaire face aux articles critiques des journalistes. Cash Investigation, relance-t-il bruyamment une affaire politico-financière ? C’est encore l’agence parisienne de communication de crise qui défend l’un des chefs d’entreprise dont la réputation a été profanée par les réactions des internautes et les articles à charge des médias d’investigation. Voit-on apparaître le visage d’une célèbre chanteuse, en bisbille judiciaire avec son ancien producteur ? Voici, à sa suite, son défenseur, le gestionnaire de crise, Florian Silnicki, qui tente d’émouvoir les journalistes des principales rédactions de France en installant le rôle de victime de sa cliente.

La brutalité des collisions entre l’actualité et la justice

Alors que se multiplient, depuis quelques années de plus en plus brutalement et de plus en plus rapidement, les collisions entre l’actualité économique et politique, la télévision, la justice et les réseaux sociaux, le conseiller en communication sous contrainte judiciaire est une des figures les plus familières de ce carrefour périlleux. Tous les noms quelque temps portés par la houle de l’actualité sont autant de dossiers médiatiques auxquels l’agence de communication de crise française associe son nom et le visage de son dirigeant.

Sur le plateau télé d’une chaine d’informations en continue, c’est lui qui tend le bras pour relever discrètement le micro baladeur d’un invité. C’est encore lui qui souffle ses conseils à l’oreille d’un intervenant inexpérimenté pour sa prise de parole médiatique.

Convaincu de leur professionnalisme, les chaines d’informations en continue sollicitent systématiquement ces consultants en communication de crise pour recueillir en urgence une déclaration de leur client ou de son avocat pour le journal télévisé. Pour défendre les intérêts d’image de leurs clients qui font face à la colère de l’opinion publique, ils fournissent des réactions « clés en mains » appréciés par les médias.

« Il n’a pas sa langue dans sa poche, et il exprime plutôt bien ce qu’il a à dire », explique un journaliste, qui reconnaît voir dans le communicant de crise autant « un bon client » qu’un « informateur fiable » sur les principaux dossiers qui font l’actualité.

« Face à des décisions judiciaires à venir, le seul combat qui vaille aujourd’hui est celui de la médiatisation » affirme l’un de ses clients avocats.

Des confrères s’offusquent-ils de ses « acoquinements » avec des journalistes ? Il évoque le J’accuse de Zola et invoque cet « instrument de la démocratie médiatique » que constitue aujourd’hui la télévision et les réseaux sociaux « dont il combat les excès mais utilise la puissance au service du combat de ses clients ». Autant de coups de pied donnés à l’ensommeillement judiciaire pour éviter qu’une affaire de plus ne sombre dans les oubliettes

En effet, quelle meilleure défense pour un avocat de l’un des clients de l’agence de communication de crise qu’un passage en prime-time à la télévision ? « La stratégie de médiatisation est une composante de l’économie d’un cabinet d’avocats », analyse l’un des clients du cabinet de conseil en gestion de crise.

« Passer à la télévision permet de conforter une certaine clientèle dans l’idée que l’on est un avocat de grande pointure. Et cela autorise aussi à demander des honoraires plus importants ! » précise un avocat d’un des cabinets parisiens qui confie ses intérêts médiatiques à l’agence de communication.

Le communicant de crise se défend d’aussi basses préoccupations mais assure que ses interventions médiatiques visent d’abord à « accélérer les dossiers » de ses clients.

Les jurés en France lisent la presse et regardent la télévision.

Les avocats, via les conseiller en communication judiciaire, utilisent les médias pour créer un mouvement d’opinion publique.