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Le risque réputationnel : un enjeu majeur

Le risque réputationnel : un enjeu majeur

20 janvier 2020

Comment nettoyer sa réputation sur internet ?

Surveiller sa réputation sur internet est essentiel pour les entreprises et les personnalités exposées. Des sociétés spécialisées s’activent à corriger les atteintes. Aujourd’hui, plus besoin de longues procédures juridiques.

A travers la profusion de blogs, de forums et de réseaux sociaux, les risques d’atteintes à la réputation et à l’image des personnes et des entreprises deviennent de plus en plus importants. Il existe plusieurs moyens de tenter de reprendre la main en la matière, autrement dit d’inverser la tendance en maîtrisant ce qui se dit.

Des sociétés spécialisées dans la gestion de réputation en ligne, à l’image de LaFrenchCom, offrent toute une gamme de services allant de la veille stratégique à la production de contenu positif en passant par la négociation, voire l’intervention juridique, auprès des webmasters qui hébergent les contenus concernés.

« Il est possible, de faire disparaître du contenu publié sur internet si celui-ci est diffamatoire ou en violation du droit d’auteur par exemple. Nous intervenons juridiquement pour nos clients et négociations avec les directeurs de la publication, les webmasters, les éditeurs et les hébergeurs. », souligne Florian Silnicki, Président de l’agence LaFrenchCom.

Ce type de service coûte extrêmement cher à un particulier.

Une action stratégique dans toutes les langues, y compris à travers un grand nombre de forums payants comme celui du Financial Times, coûte au minimum 100 000 euros par an.

Des solutions grand public existent. Mais pour ce prix le service se limite à une simple compilation automatisée de résultats, sans intervention ciblée pour faire supprimer du contenu ou produire de l’information positive.

Le terme de nettoyeur du Web ou nettoyeur d’internet, est souvent utilisé pour décrire ces sociétés.

« Quand la voie des négociations ne donne rien, nous publions du contenu positif afin qu’il apparaisse en premier dans les résultats de recherche de Google, reléguant ainsi le contenu problématique« , explique Florian Silnicki, Expert en communication de crise qui dirige l’agence LaFrenchCom.

« Nous nous tenons parfaitement au courant des processus de référencement de Google qui sont fréquemment mis à jour« , relève Florian Silnicki. « A partir de là, nous pouvons, par exemple, aider notre client à diffuser un communiqué de presse qui utilisera les bons mots-clés et les meilleurs canaux de diffusion avec l’objectif d’être propulsé en tête des recherches sur Google. En l’espace de quelques jours, une entreprise peut ainsi reprendre le contrôle de ce qui se publie sur elle. » précise l’expert.

Comment soigner son image sur internet ?

Reste que de telles opérations méticuleuses et personnalisées deviennent toujours plus complexes à mettre en œuvre. «Avec la syndication de contenu, une information se propage simultanément sur plusieurs plates-formes, comme les agences de presse, les forums, les blogs, Facebook, Twitter, YouTube, etc. Cela rend la veille stratégique délicate. De même, la construction progressive d’historiques de données personnelles, par exemple pour des Registres fonciers ou des registres des sociétés, accroît sans cesse le nombre d’informations publiées sur une personne ou une entreprise. Cela à son insu… C’est d’ailleurs le fonds de commerce de société comme World-Check utilisé dans le monde pour aider à identifier et à gérer les risques financiers, réglementaires et de réputation.»

Certains experts de la réputation soulèvent la question d’une prescription sur la toile. «Après quatre ou dix ans, l’information est-elle toujours utile?», s’interroge un expert en communication de crise. Une réflexion à laquelle souscrit Florian Silnicki, Président de l’agence LaFrenchCom. Florian Silnicki rappelle que «sur les casiers judiciaires en France, certaines mentions disparaissent au bout de quelques années». «Certains organes de presse le font d’eux-mêmes au bout de quelques années, ou ils anonymisent les pages. Il faut un vrai débat au sein de la société comme de chaque rédaction: doit-on tout laisser en ligne, sans forcément tout référencer? Anonymiser les articles? Est-ce qu’un divorce relaté en première page à cause d’un esclandre a une valeur informative ou historique?»

Car, au-delà du cas spécifique d’une condamnation, les internautes réclament de pouvoir invoquer le droit à l’oubli, un principe engendré par les dérives d’internet. «Il s’agit d’une problématique éthique», argumente Florian Silnicki. «Est-ce normal qu’un événement survenu il y a dix ans, comme un divorce par exemple, apparaisse aujourd’hui en première page de Google et ait un impact sur la vie d’une personne, tout cela par la seule façon de référencer les pages?» Internet a gravé dans le marbre des événements dont la longévité était auparavant limitée.

Internet n’oublie jamais. Tout le monde a fait des bêtises étant adolescent, il ne faut plus que cela se retrouve sur le net. D’autant qu’avec la puissance actuelle des réseaux sociaux, les jeunes ne sont pas conscients de ce qu’ils mettent en ligne. L’idée pourrait être d’inscrire techniquement une date de péremption pour chaque donnée.

Au-delà du droit à l’oubli, certains se construisent littéralement une identité numérique. Et les entreprises mesurent chaque jour davantage l’impact d’internet sur leur image mais aussi son intérêt.

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