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Communication de crise : les journalistes estiment que les chefs d’entreprise français ne savent pas réagir

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Communication de crise : les journalistes estiment que les chefs d’entreprise français ne savent pas réagir

Les chefs d’entreprise français, confrontés à une situation de crise, ne savent pas comment s’adresser aux médias, selon une étude commandée par l’agence qui dispose d’une offre de communication de crise de référence. Les journalistes interrogés, considèrent, en effet, que les dirigeants ont des progrès importants à faire en matière de gestion de crise.

Les journalistes et rédacteurs en chef (tous médias) jugent d’abord que les difficultés commencent dès l’anticipation de la crise.

Ainsi, 84 % d’entre eux pensent que les chefs d’entreprise sont mal préparés à la gestion des relations avec les médias dans un moment de crise pour leur société.

Les journalistes jugent ensuite que les dirigeants sont trop peu présents lorsque leur entreprise rencontre des troubles. Ils estiment, à 95 %, que les chefs d’entreprise ne s’expriment pas assez.

Les sondés ont l’impression que les dirigeants ne s’expriment pas spontanément, mais plutôt en réponse à une sollicitation médiatique. Ils déplorent cet état de fait puisqu’ils préfèrent, à 87 %, une communication spontanée.

Les médias se plaignent enfin des difficultés à s’entretenir avec les chefs d’entreprises

88 % des journalistes considèrent qu’ils ne sont pas facilement joignables et 93 % qu’ils sont réticents à répondre aux sollicitations médiatiques.

Ces difficultés de communication sont accrues par une suspicion mutuelle lors des périodes de crise. Les journalistes jugent que 95 % des chefs d’entreprise ne leur font pas confiance.

A l’inverse, les personnes interrogées ne considèrent pas toujours les responsables officiels comme des sources fiables. Les journalistes font davantage confiance aux syndicats (à 59 %) qu’aux présidents-directeurs généraux (47 %). Les sondés affirment donc que l’information délivrée dans un contexte de crise est utile (84 %), mais pas toujours exploitable. 59 % jugent ainsi qu’elle n’est pas crédible, 94 % qu’elle est insuffisante.