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Florian Silnicki, l’homme des pires situations

Florian Silnicki, l’homme des pires situations

by LaFrenchCom
3 janvier 2018

“Il y a aujourd’hui des méthodes redoutablement efficaces pour gérer une crise” dit Florian Silnicki.

Un homme politique devenu ministre se fait poursuivre en justice par le parquet de paris ? Une compagnie chimique est aux prises avec un désastre environnemental dans une région “Sites Et Cités Remarquables De France” ? Une artiste connue est mêlée à une histoire de fraude fiscale ?

Lorsque des nouvelles du genre font la Une des journaux, Florian Silnicki, sait qu’il risque de recevoir un coup de fil.

“Encore trop souvent, quand une entreprise ou une personnalité fait appel à nos services, c’est que la crise est déjà bien avancée, déplore le spécialiste en communication de crise qui dirige l’agence LaFrenchCom. Certaines personnalités et certaines entreprises savent prévenir le coup, mais c’est une minorité. Et si on cherche un point commun entre diverses crises, on en trouve peu, sauf généralement un, à savoir le manque d’anticipation et de préparation à la crise.” dit Florian Silnicki.

Premier réflexe qui est une grave erreur : les gens impliqués ne veulent généralement pas reconnaître qu’il y a crise. Puis s’installe le bunker mentality, un état d’esprit où les entrepreneurs admettent qu’il y a une crise; mais alors ils mettent tout sur le dos des journalistes.

“Quand on arrive, ils en sont là et ils veulent qu’on contrôle les médias.” détaille Florian Silnicki.

Pour Florian Silnicki, les entreprises aujourd’hui savent de mieux en mieux placer la communication de crise au coeur des processus décisionnels. Ainsi, elles sont généralement mieux préparées pour faire face aux crises.

“La communication peut faire et défaire les entreprises”.

Quand le spécialiste en communication de crise arrive, les dirigeants et leurs collaborateurs sont souvent déjà durement ébranlés. Ils craignent entre autres généralement que les actions de l’entreprise chutent en Bourse, par exemple.

Le dirigeant est d’abord invité à raconter son histoire. Pas celle qui est décrite dans le dernier communiqué de presse. Ni la version récemment diffusée au sein de l’organisation en crise. “On dit la vérité à nos clients, ce qu’ils ont besoin de savoir et non ce qui leur est confortable d’entrendre. On veut la vraie histoire en échange” dit Florian Silnicki.

“Généralement, quand on entend la réalité de l’histoire vécue par nos clients, on devient nous-même sympathiques à leur cause, raconte Florian Silnicki. Elle est d’ailleurs souvent plus banale que l’histoire odieuse qui est véhiculée par internet ou les médias.”

Dans la majorité des cas, Florian Silnicki a une recommandation à faire : ne pas mentir. “Il faut évacuer dès le départ tout ce qui n’est pas connu de l’événement”.

Le réel défi pour le spécialiste de la communication de crise est de diffuser la vraie histoire auprès des médias, après qu’une première version erronée a été largement diffusée.

“Il y a toutes sortes de façons mais au fond, c’est assez terre à terre. On cherche à avoir un impact médiatique important pour contrecarrer le mur de préjugés et faire traverser la vraie histoire. Nous faisons en sorte que nos clients puissent avoir le traitement équilibré de l’information auquel ils ont droit.”

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