FAQ

Informer en temps de guerre demeure une entreprise difficile et délicate


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Question :

« J’ai vécu la communication de crise maladroite autour de la guerre du Golfe. Je constate tous les jours en tant que communicant public qu’informer en temps de guerre demeure une entreprise difficile et délicate. Les conseillers en communication de crise tirent-ils des leçons des erreurs commises dans la communication de guerre lors des différents conflits afin de sauver plus efficacement les entreprises confrontées aux crises notamment dans la façon de raconter des histoires qui les protègent ? Pouvez-vous nous dire quelques mots du joli métier de reporter de guerre et des liens avec les communicants ? »

Réponse : 

Vous avez raison, les relations des médias avec la coalition militaire ont fait couler beaucoup d’encre pendant la guerre du golfe Persique. A l’époque, échaudée par la mauvaise presse qu’elle dut subir durant la guerre du Vietnam, l’Armée américaine avait tenté de s’assurer le contrôle presque complet de l’information, contrôle grandement facilité par le fait qu’elle seule était en mesure de fournir des images et des renseignements pertinents puisque la guerre s’était au départ limitée aux incursions aériennes en territoire ennemi.

Le métier de correspondant de guerre est délicat. Les consultants en communication de crise travaillent main dans la main avec ces journalistes. Il faut être funambule pour informer ses lecteurs ou ses auditeurs sans fournir à l’ennemi des renseignements stratégiques importants, ou pour différencier la propagande de l’information. Qui plus est, il faut en plus décrypter un phénomène fort dangereux pour la crédibilité de ceux qui pratiquent ce métier passionnant, la «désinformation».

Etre reporter de guerre, c’est là une chance inespérée de vivre la grande aventure, de côtoyer le courage et l’horreur, et aussi d’acquérir une excellente réputation dans le milieu journalistique.

À l’époque, il n’était question ni de prime de guerre, ni de fonds de pension.

La censure? Elle existait évidemment. Bien sûr qu’il y avait de la censure, mais elle ne forçait pas les journalistes à publier de fausses informations. La censure avait strictement pour but d’empêcher de publier des informations qui auraient intéressé l’ennemi.

Etre au front comme correspondant de guerre, c’est immédiatement être frappé par le courage des militaires et leur sens inné du devoir. Ils sont tous volontaires, mais certains d’entre eux ont à peine 25 ans.

Le travail des correspondants de guerre est peu connu alors qu’on peut lire ou écouter quotidiennement leurs compte-rendus dans nos médias au quotidien ! Il est aussi difficile pour les journalistes de fabriquer l’information sur un terrain en guerre que pour les communicants publics et privés qui doivent protéger des informations confidentielles et stratégiques.