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Un spin-doctor pour faire accepter la maîtresse du Prince Charles


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Charles renverse l’opinion publique

Les derniers jours furent des moments de profonde fierté nationale chez les Britanniques. Savourant depuis vendredi le but victorieux du footballeur David Beckham (celui-là même qui est marié à Posh Spice) en Coupe du monde, les sujets de sa majesté avaient déjà la fibre patriotique bien remuée depuis les célébrations du jubilé de leur souveraine. Il faut dire que la manière dont la famille royale a abordé ces festivités a rallié les pires opposants à la monarchie. Outre la reine Elizabeth, le prince Charles fut celui qui bénéficia le plus du sentiment de sympathie qui en a découlé.

Le magazine français Paris Match, dans son édition du 13 juin 2002, s’intéresse à la perception populaire du prince de Galles, passé dans l’opinion publique d’homme par qui le scandale arrive – on a fait grand cas de son aventure avec Camilla Parker-Bowles – à homme d’affaires influent et respecté.

« Le Prince’s Trust, la petite association à but non lucratif créé en 1976 avec 7400 livres – la pension de l’armée dont il disposait -, est rapidement devenu une société de 600 salariés et 10 000 volontaires. En 2002, le Prince’s Trust dépensera 80 millions d’euros et aidera 29 000 jeunes gens à monter leur entreprise « , écrit le magazine. Pour le prince, qui dirige le fonds de son bureau du St. James Palace, ce genre d’initiative représente « l’avenir de la monarchie ».

Charles a aussi créé un village écologique, Poundbury, qui, malgré les réticences du début, est en train de devenir un exemple en la matière. Il en est de même pour les produits biologiques Duchy Originals, dont il est l’idéateur.

Tous ces bons coups, le spin doctor Mark Bolland a eu pour mission de les faire valoir aux yeux de l’impitoyable presse anglaise grâce à une communication politique stratégique. En cinq ans, Mark Bolland réussit l’exploit de faire accepter la maîtresse du prince de Galles aux yeux du public tout en redorant l’image de Charles. (…) Une majorité de Britanniques pense aujourd’hui que Charles peut épouser Camilla sans renoncer au trône pour autant.