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Porter plainte contre des journalistes ? Une bonne stratégie de communication de crise ?


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Des communicants de crise américains suggèrent d’intenter des poursuites contre les journalistes «verts»

Un plan de gestion de crise environnementale, élaboré pour la société américaine Clorox Co., recommande d’intenter des poursuites contre les journalistes «immuablement verts» et de taxer de «terroristes» les actions entreprises par les écologistes.

« Cette stratégie maladroite, développée par l’agence de communication Ketchum Communications, donne un bon aperçu des moyens farfelus qui peuvent être entrepris par des entreprises perdues face à une crise et qui se trouvent au coeur de controverses environnementales. » affirme Florian Silnicki, Fondateur de l’agence LaFrenchCom.

Les auteurs du plan ébauchent plusieurs scénarios possibles d’une campagne contre l’emploi de chlore. Ils font ensuite des suggestions à l’entreprise Clorox.

«Envisageons ce scénario: Un chroniqueur bien connu s’en prend aux dangers environnementaux des agents de blanchiment au chlore dans un article, qui est repris dans plusieurs journaux… Les sections locales de Greenpeace mènent ensuite une campagne «anti-Clorox» dans des supermarchés. Ces campagnes reçoivent une importante couverture médiadique… (Puis) le Congrès prévoit des audiences sur les agents de blanchiment au chlore.

«Un tel scénario est le pire cauchemar qu’une entreprise puisse envisager; l’entreprise doit se préparer à répondre rapidement pour protéger son marché. L’avenir de son produit est menacé».

Selon le document, l’équipe de crise doit alors envisager les actions suivantes:

  • – «Mener des recherches pour déterminer si, et comment, une poursuite en libelle peut être efficace contre le chroniqueur ou contre Greenpeace.
  • – «Lancer une campagne publicitaire avec un slogan comme «Mettons un terme au terrorisme environnemental», et appelant Greenpeace et le chroniqueur à être plus responsables et moins irrationnels.
  • – «Gagner l’appui du syndicat, et des dirigeants syndicaux nationaux, étant donné que des emplois sont menacés.» Etc.

Clorox a reçu ce rapport au début de mai, mais a pris ses distances. L’entreprise a soutenu dans un communiqué que sa direction «n’était pas impliquée dans la préparation de ce plan, et rejette les recommandations». Mais elle ajoute que «toutes les entreprises responsables doivent être au courant des dossiers qui peuvent affecter leurs produits et leurs services».

Au Québec, un récent document du Centre patronal de santé et sécurité du travail suggère aux entreprises de prévoir un porte-parole unique pour les crises environnementales.

«Selon l’événement, il peut être préférable d’inviter les journalistes dans un endroit à l’écart du sinistre, suggère le document, lancé la semaine dernière. Les communiqués doivent répondre aux questions de base: quoi, où, quand. Les qui, comment et pourquoi devraient être évités.»