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Les formations en relations publiques en plein essor


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formation communication

Longtemps inféodées aux disciplines de la littérature, les relations publiques s’affirment de plus en plus comme une formation autonome.

Ainsi, depuis septembre 1996, l’ Université du Québec à Montréal (UQAM) propose à ses étudiants un baccalauréat en communication, profil relations publiques.

Il s’agit, selon Danielle Maisonneuve, responsable de ce programme, d’une première au Québec, dans la mesure où le tiers du contenu des cours est offert par l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

«La complexité des tâches accomplies par les professionnels des relations publiques justifie à elle seule l’existence de notre diplôme. On exige aujourd’hui d’un conseiller en communication qu’il soit capable d’identifier les enjeux sociaux et stratégiques pointus auxquels sont confrontés son entreprise ou son organisation pour ensuite concevoir et gérer, à l’interne comme à l’externe, les modes de communication d’entreprise les plus efficaces.»

Théorie et pratique de la communication

Mme Maisonneuve estime que le baccalauréat constitue la synthèse du meilleur des deux mondes que sont la théorie et la pratique.

De fait, le programme inclut 140 heures de stage en entreprise, tout en ménageant une bonne place à la réflexion en classe sur les enjeux de la communication d’entreprise par l’analyse des grands modèles internationaux de relations publiques.

Les étudiants doivent également concevoir, en ateliers, relations presse, formation médiatraining, communication de crise, gestion de crise, communication sous contrainte judiciaire, communiqués de presse, brochures promotionnelles et autres plans de communication à partir de situations réelles ou fictives.

«Lorsque la commande vient directement de l’entreprise, les étudiants ne sont pas rémunérés, mais le travail en ateliers est bien sûr crédité. Par ailleurs, les étudiants gèrent leur propre compagnie de relations publiques, Nexus , qui est une entreprise bien réelle et qui s’est déjà acquittée d’une trentaine de mandats, y compris à l’international», précise Mme Maisonneuve.

Actuellement, une soixantaine de candidats sont acceptés par année sur près de 600 inscriptions. Ce chiffre peu élevé d’élus s’explique par la complexité des exigences de la formation qui requiert la constitution de petits groupes de travail en ateliers ainsi que le placement en stages de tous les étudiants.

Deuxième cycle de communication

À Québec, l’Université Laval offre également un profil relations publiques inscrit à l’intérieur d’un baccalauréat spécialisé en communication. Dans ce cas, l’approche est plus conventionnelle qu’à l’UQAM. Toutefois, l’Université Laval se prépare, dès l’automne, à offrir une maîtrise en communications publiques.

«Il reste quelques points à finaliser pour obtenir le feu vert définitif du ministère de l’Éducation , mais plus de 90 % des démarches sont déjà complétées», assure Bernard Dagenais , professeur au département d’information et de communication et responsable du futur programme de second cycle.

Particularité de la formation: elle sera ouverte à des professionnels de tous les horizons qui, dans le cadre de leur travail, ont à manipuler des contenus d’information.

Que ce soit dans les relations avec leur personnel, avec les actionnaires ou encore avec le public en général, les dirigeants d’entreprise ont de plus en plus à faire preuve de compétences pointues de communicant. 

La maîtrise ne comprend pas d’exigence de mémoire. Elle pourra se faire à temps plein en un an, mais étant donné le profil prévisible des étudiants, c’est-à-dire des cadres en emploi, la majorité d’entre eux choisiront vraisemblablement de s’inscrire à temps partiel.

Il est à noter que l’ Université de Montréal propose également une formation en relations publiques. Il s’agit d’un certificat comportant une douzaine de cours. Selon Pierrette Boileau , adjointe au responsable du certificat, les étudiants proviennent d’horizons multiples, la grande majorité d’entre eux ayant déjà accumulé plusieurs années de travail.

«La demande est forte. Chaque année, nous enregistrons entre 300 et 400 inscriptions à temps plein comme à temps partiel.»