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RCCE en communication de crise : pourquoi la Risk Communication and Community Engagement change la gestion des urgences
- RCCE : définition et traduction en communication de crise
- Pourquoi la RCCE transforme la communication de crise
- Les piliers d’une stratégie RCCE efficace
- Comment mettre en œuvre la RCCE dans une organisation
- Les erreurs à éviter en RCCE
- Pourquoi la RCCE s’impose comme concept clé de la communication de crise
- La RCCE, ou l’avenir de la communication de crise
La RCCE, acronyme de Risk Communication and Community Engagement, que l’on traduit généralement par communication sur les risques et engagement communautaire, désigne bien davantage qu’une communication de crise plus pédagogique. Dans la doctrine de l’OMS, la communication sur les risques est un échange en temps réel d’informations, de conseils et d’opinions entre autorités ou experts et personnes confrontées à une menace ; l’engagement communautaire consiste, lui, à construire des relations et des dispositifs qui font des communautés des partenaires à part entière dans l’élaboration de réponses acceptables et praticables. Les cadres les plus récents de l’OMS et de l’OMS/Europe présentent désormais la RCCE, souvent articulée à la gestion de l’infodémie, comme une intervention essentielle de santé publique sur tout le cycle de l’urgence, de la prévention au relèvement.
Pour la communication de crise, le déplacement est majeur. Il ne s’agit plus seulement de parler vite, juste et de manière cohérente. Il s’agit aussi de comprendre comment les publics perçoivent le danger, de repérer leurs questions réelles, d’identifier les relais de confiance, d’adapter les décisions à la réalité sociale et de soutenir des comportements protecteurs qui soient effectivement faisables analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de LaFrenchCom, agence de gestion de crise. La crise cesse alors d’être uniquement un problème de message ; elle devient un problème de relation, d’écoute et de coordination. C’est précisément cette mutation qui fait aujourd’hui de la RCCE l’un des concepts les plus féconds pour penser une communication de crise mature.
RCCE : définition et traduction en communication de crise
La communication sur les risques : informer pour permettre d’agir
Le premier versant de la RCCE est la communication sur les risques. L’OMS la définit comme un échange en temps réel visant à permettre aux personnes exposées de prendre des décisions informées pour réduire les effets d’une menace et adopter des mesures de protection ou de prévention. La définition est importante, car elle éloigne la communication de crise d’une logique purement médiatique. Une bonne communication n’est pas seulement une parole visible ; c’est une parole qui aide des individus, des familles ou des organisations à savoir quoi faire, quoi éviter et à quel rythme ajuster leurs comportements. La communication de crise n’est donc pas seulement une affaire d’image : elle est aussi une fonction d’orientation de l’action.
L’engagement communautaire : faire des publics des partenaires
Le second versant est l’engagement communautaire. Pour l’OMS, il s’agit de développer des relations et des structures grâce auxquelles les communautés participent comme partenaires égaux à la création de solutions de réponse. L’IFRC formule la même idée en parlant d’une manière de travailler qui reconnaît les membres des communautés comme des partenaires à part entière, dont l’avis doit être entendu et utilisé pour concevoir et guider l’action. Ce point est décisif : dans la RCCE, les publics ne sont pas seulement des destinataires d’information, mais des acteurs qui contribuent à la définition de ce qui sera crédible, acceptable, compréhensible et applicable sur le terrain.
Pourquoi la RCCE dépasse la communication de crise classique
C’est ici que la RCCE dépasse la communication de crise classique. Une communication de crise traditionnelle raisonne souvent en termes de diffusion : quels messages, quels canaux, quel porte-parole, quelle séquence médiatique. La RCCE ajoute une logique plus exigeante : quelles relations, quels mécanismes de remontée, quels apprentissages communautaires, quels ajustements de la réponse ? À partir des définitions de l’OMS et de l’IFRC, on comprend que la question centrale n’est plus seulement « comment faire accepter un message ? », mais « comment construire avec les personnes concernées une réponse qu’elles puissent réellement s’approprier ? ». L’enjeu est moins de convaincre d’en haut que de rendre la réponse collectivement praticable.
De la RCCE à la RCCE-IM : l’élargissement à l’infodémie
Les développements récents de l’OMS montrent en outre que la RCCE tend à être pensée avec la gestion de l’infodémie, d’où l’expression RCCE-IM. Cette évolution n’est pas cosmétique. Elle reconnaît qu’une urgence contemporaine se joue à la fois sur le terrain sanitaire, humanitaire ou technique, et dans l’environnement informationnel où circulent rumeurs, narratifs trompeurs, incertitudes et controverses. L’OMS/Europe présente ainsi la RCCE-IM comme une intervention essentielle pour renforcer les capacités des pays sur l’ensemble du cycle d’urgence, tandis que les travaux de l’OMS sur l’infodemic insights insistent sur l’analyse intégrée des données en ligne et hors ligne pour mieux adapter l’action publique.
Pourquoi la RCCE transforme la communication de crise
La fin du modèle descendant
La première raison tient à l’épuisement du modèle purement descendant. L’évaluation du RCCE Collective Service a fait apparaître, parmi les lacunes les plus fréquemment citées, le maintien d’approches trop verticales, avec un engagement communautaire insuffisant et un manque de pratiques véritablement appropriées par les acteurs locaux. Autrement dit, le problème n’est pas seulement un déficit de communication ; c’est un déficit de participation et de copropriété de la réponse. La RCCE oblige donc les institutions à sortir d’une logique où elles parlent à des populations supposées passives. Elle les force à reconnaître que l’efficacité de la réponse dépend aussi de la manière dont les communautés sont impliquées dans sa conception et son ajustement.
La confiance comme objectif opérationnel
La deuxième raison est la centralité de la confiance. Les documents de l’OMS sont très clairs : construire et maintenir la confiance constitue un objectif essentiel des approches RCCE et de gestion de l’infodémie. Lorsque les personnes ne font pas confiance aux recommandations de santé, aux institutions ou aux services qui s’adressent à elles, elles peuvent ignorer les consignes, rejeter les mesures de protection ou se tourner vers des sources moins fiables. La confiance n’est donc pas un supplément moral ; c’est une variable opérationnelle. En communication de crise, cela change tout : on ne peut pas évaluer l’efficacité d’une parole seulement à sa visibilité ou à sa cohérence interne, mais aussi à sa capacité à préserver la crédibilité de la relation entre autorités, organisations et publics.
Une logique de comportements, d’adhésion et d’accès aux services
La RCCE transforme également la communication de crise parce qu’elle relie explicitement les messages aux comportements, à l’adhésion et à l’accès aux services. L’OMS/Europe souligne que les communautés constituent la première source de capacité pour faire face aux urgences et que, par l’engagement communautaire, les interventions peuvent être mieux ciblées, plus efficientes et davantage acceptées. L’IFRC insiste de son côté sur le fait que lorsque les communautés jouent un rôle actif dans la conception et la gestion des programmes, les résultats deviennent plus efficaces et plus durables. La communication de crise n’est donc plus réduite à l’envoi d’informations ; elle devient l’un des moyens par lesquels une société, une institution ou un territoire rend sa réponse réellement praticable.
Une approche whole-of-society plutôt qu’une parole solitaire
Enfin, la RCCE pousse vers une approche whole-of-society, c’est-à-dire mobilisant l’éventail le plus large possible d’acteurs. Les ressources de l’OMS, de l’IFRC, de l’UNICEF et de GOARN sur la préparation communautaire insistent sur la nécessité de coordonner l’action avec la société civile, les groupes vulnérables, les influenceurs de confiance et d’autres structures consultatives. L’idée est simple : une institution seule ne peut ni entendre tout ce qui remonte du terrain, ni corriger seule tous les malentendus, ni atteindre seule tous les publics. La communication de crise devient alors moins l’expression d’un centre que l’animation d’un réseau de confiance.
Les piliers d’une stratégie RCCE efficace
Écouter avant de parler : feedback communautaire et social listening
Le premier pilier d’une stratégie RCCE est l’écoute. Les principes de préparation communautaire diffusés par l’OMS résument bien cette exigence : il faut chercher régulièrement les retours des communautés et y répondre, car cela améliore la relation de confiance avec les autorités de santé. Dans le même esprit, la guidance de l’OMS sur le social listening définit cette pratique comme la collecte et l’analyse de données provenant de sources diverses afin de comprendre conversations, sentiments, croyances, intentions et zones d’incertitude des populations concernées. La RCCE ne commence donc pas par la rédaction d’un message ; elle commence par la construction d’une capacité d’écoute systématique, en ligne et hors ligne.
Co-construire les solutions avec les communautés
Le deuxième pilier est la co-construction. Les ressources de l’OMS sur la préparation communautaire insistent sur un principe simple : les personnes sont plus susceptibles d’agir si elles sont associées à la décision. Il faut donc engager les communautés tôt, comprendre les contextes socioculturels, cartographier les réseaux locaux et identifier les formes d’engagement qui sont sûres, faisables et acceptables. On retrouve la même idée dans la définition de l’OMS : l’objectif de l’engagement communautaire est de permettre aux communautés de partager le leadership, la planification et la mise en œuvre des initiatives tout au long du cycle d’urgence. En communication de crise, cela signifie que l’on ne construit pas la stratégie “pour” les publics, mais “avec” eux.
Mobiliser les relais de confiance et les acteurs de proximité
Le troisième pilier consiste à identifier et mobiliser les relais de confiance. L’OMS/Europe rappelle que les organisations communautaires, les leaders religieux, les jeunes, les journalistes, les agents de santé et les travailleurs sociaux peuvent former un pont entre autorités et citoyens. Ces acteurs sont particulièrement précieux pour atteindre les groupes sous-desservis ou difficiles d’accès, mais aussi pour faire remonter la perception de l’acceptabilité des mesures. Une stratégie RCCE digne de ce nom ne se limite donc pas aux médias nationaux ou aux plateformes numériques institutionnelles ; elle s’appuie sur des acteurs qui disposent déjà d’un capital de proximité et de crédibilité. C’est souvent par eux que la consigne devient socialement intelligible.
Communiquer l’incertitude sans perdre en crédibilité
Le quatrième pilier est la communication de l’incertitude. L’OMS/Europe souligne qu’une communication efficace en situation d’urgence doit être digne de confiance, ce qui implique de parler tôt, de manière transparente, et de reconnaître ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas encore et ce que l’on fait pour en apprendre davantage. Cette exigence est capitale, car les crises sont presque toujours marquées par des données incomplètes, des hypothèses évolutives et des arbitrages sous contrainte. La RCCE invite donc à abandonner l’illusion d’une parole omnisciente. Une parole crédible n’est pas une parole qui prétend tout maîtriser ; c’est une parole qui assume l’incertitude tout en donnant des repères d’action.
Gérer les rumeurs, la désinformation et les narratifs dangereux
Le cinquième pilier est la capacité à traiter les rumeurs, la désinformation et les narratifs dangereux. L’OMS et l’UNICEF ont mis en avant des outils d’analyse des environnements informationnels pour produire des infodemic insights à partir de jeux de données intégrant sources en ligne et hors ligne. L’OMS/Europe a, de son côté, publié un outil opérationnel qui structure la réponse en cinq étapes : détection des signaux, vérification, évaluation du risque, conception de la réponse et diffusion ciblée. La leçon est claire : il ne suffit pas de “démentir” de façon ponctuelle. Il faut comprendre quelles histoires circulent, pourquoi elles prennent, quels groupes elles touchent et quelles réponses sont les plus proportionnées pour réduire leur impact sur les comportements.
Comment mettre en œuvre la RCCE dans une organisation
Avant la crise : préparation, cartographie et gouvernance
La RCCE se prépare avant l’événement. Les travaux de l’OMS/Europe insistent sur la construction de structures, de systèmes et de compétences durables. Le fait que l’OMS ait développé récemment toute une série de toolkits de préparation et de réponse RCCE pour des contextes aussi différents que le mpox, la dengue, la fièvre jaune, Ebola, Zika ou les grands rassemblements montre bien que la RCCE n’est plus une intuition générale, mais une capacité méthodique. Pour une organisation, cela signifie au minimum : cartographier les parties prenantes, repérer les groupes vulnérables, prévoir des mécanismes de feedback, définir qui analyse les remontées, et préparer les liens entre communication, opérations et terrain.
Pendant la crise : boucle courte entre écoute, décision et adaptation
Pendant la crise, la valeur de la RCCE apparaît dans la boucle courte qu’elle installe entre écoute, décision et adaptation. L’évaluation des études de cas du RCCE Collective Service montre que la collecte, l’analyse et l’utilisation des retours communautaires ont consolidé la RCCE comme un pilier des réponses aux urgences de santé publique. Les enseignements tirés de ces remontées n’ont pas seulement modifié les messages ; ils ont aussi conduit à des adaptations des activités de santé et d’eau-assainissement, preuve que la RCCE agit sur le pilotage même de la réponse. En communication de crise, c’est un point décisif : l’écoute n’a de sens que si elle modifie effectivement les choix, les services ou les priorités.
Après la crise : apprentissage, mémoire et institutionnalisation
Après la crise, la RCCE ne disparaît pas ; elle alimente l’apprentissage. L’OMS indique que les leçons tirées des initiatives de communication sur les risques et d’engagement communautaire dans chaque urgence ont informé les réponses suivantes, en intégrant mieux la communication dans les activités opérationnelles et en mettant davantage les communautés au premier plan. De même, l’évaluation du RCCE Collective Service conclut que la vision initiale de ses partenaires — travailler ensemble pour une RCCE de qualité, renforcer la coordination et favoriser des réponses menées avec les communautés — demeure valide. La maturité d’un dispositif RCCE se mesure donc à sa capacité à conserver les acquis, à formaliser les enseignements et à transformer l’expérience en structure durable.
Les erreurs à éviter en RCCE
Confondre visibilité et engagement
La première erreur consiste à confondre visibilité et engagement. Une organisation peut publier beaucoup, multiplier les campagnes, tenir des conférences de presse et pourtant rester dans une logique fondamentalement verticale. L’évaluation du champ RCCE a précisément signalé la persistance d’approches top-down et le manque d’engagement communautaire véritablement possédé au niveau local. L’IFRC rappelle, à l’inverse, qu’un engagement crédible suppose que les avis des communautés soient entendus et utilisés pour guider le travail. L’indicateur pertinent n’est donc pas le volume de communication, mais la capacité du dispositif à faire entrer les attentes, les doutes et les contraintes des publics dans la décision.
Isoler la RCCE du pilotage opérationnel
La deuxième erreur est d’isoler la RCCE du pilotage opérationnel. Tant que les remontées communautaires restent cantonnées à la communication, elles n’ont qu’un effet limité. Les études de cas du RCCE Collective Service montrent au contraire que l’usage structuré de données qualitatives et de feedback a permis de produire des réponses plus ciblées et d’ajuster concrètement certaines activités de terrain. L’OMS souligne d’ailleurs que l’expérience des urgences précédentes a conduit à mieux intégrer la communication sur les risques dans les activités opérationnelles. En d’autres termes, la RCCE n’est pas un appendice du service communication ; elle doit être branchée sur la cellule de crise, les opérations et la décision.
Oublier les publics sous-desservis ou difficiles à atteindre
La troisième erreur consiste à oublier les publics sous-desservis ou plus difficiles à atteindre. L’OMS/Europe insiste sur le rôle des acteurs de proximité pour toucher ces groupes et faire remonter leur appréciation des mesures de santé publique. Les principes de préparation communautaire recommandent d’assurer la représentation de la société civile et des groupes vulnérables dans les mécanismes de coordination. Une communication de crise qui ne parle qu’aux publics les plus connectés, les plus éduqués ou les plus proches culturellement de l’institution risque d’amplifier les écarts de protection. La RCCE rappelle que l’efficacité d’une réponse se juge aussi à sa capacité à ne laisser personne hors du champ de l’information utile et de la participation.
Réduire l’écoute sociale aux seuls réseaux sociaux
La quatrième erreur est de réduire l’écoute aux seuls réseaux sociaux. Les documents récents de l’OMS sur le social listening insistent sur la diversité des sources mobilisables : systèmes de santé, données épidémiologiques, études socio-comportementales, médias traditionnels et données issues des plateformes numériques. L’outil de l’OMS/Europe sur les narratifs dangereux souligne lui aussi qu’une bonne détection des signaux ne peut pas reposer sur la seule surveillance des réseaux sociaux, mais doit combiner méthodes en ligne et hors ligne, en lien avec les communautés et les professionnels de terrain. Une RCCE sérieuse ne se contente donc pas de “scraper” des conversations ; elle met en relation données numériques, retours communautaires et réalités opérationnelles.
Pourquoi la RCCE s’impose comme concept clé de la communication de crise
De la santé publique à une doctrine plus générale de gestion de crise
La RCCE s’est institutionnalisée à grande vitesse pendant et après la pandémie. Le RCCE Collective Service, créé en 2020 par l’IFRC, l’UNICEF et l’OMS, visait précisément à améliorer la coordination et la collaboration en faveur de réponses menées avec les communautés. Son évaluation conclut que la vision fondatrice reste pertinente et que les contributions en matière de coordination, de guidance et de gestion de l’information constituent une base solide pour l’avenir. Parallèlement, l’OMS/Europe présente aujourd’hui la RCCE-IM comme une intervention essentielle pour toute la chaîne prévention-préparation-réponse-rétablissement. Nous ne sommes donc plus face à un simple courant méthodologique, mais à une doctrine en voie de normalisation.
De la réputation à la résilience collective
Même si les cadres officiels cités ici proviennent surtout de la santé publique et de l’humanitaire, on peut raisonnablement en tirer une leçon plus générale pour l’ensemble de la communication de crise. Dès lors qu’une crise suppose de faire comprendre un risque, de soutenir des comportements protecteurs, de travailler avec des acteurs de proximité et d’ajuster la réponse à la réalité vécue, la matrice RCCE devient utile bien au-delà du champ sanitaire. Par extension raisonnée, elle fournit aux organisations publiques, territoriales ou privées une manière de penser la crise non plus seulement comme une menace réputationnelle, mais comme une épreuve de résilience relationnelle et collective. C’est probablement sa contribution la plus profonde.
La RCCE, ou l’avenir de la communication de crise
La RCCE n’ajoute pas une couche participative à la communication de crise ; elle en modifie la grammaire. Elle remplace la simple diffusion par l’échange, la pédagogie descendante par l’écoute, la gestion de l’image par la construction de la confiance, et la parole institutionnelle solitaire par une coordination avec les communautés, les relais de proximité et les données sociales. Les cadres récents de l’OMS montrent bien pourquoi cette approche s’impose : elle relie communication, comportement, accès aux services, lutte contre l’infodémie et adaptation continue de la réponse. À mesure que les crises deviennent plus hybrides, plus rapides et plus contestées, la RCCE en communication de crise apparaît moins comme un concept spécialisé que comme le nom contemporain d’une communication réellement efficace.