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Le all hazards en communication de crise : comprendre l’approche tous risques
- Qu’est-ce que le all hazards en communication de crise ?
- Pourquoi le all hazards transforme la communication de crise
- Les piliers d’une stratégie all hazards en communication de crise
- Comment bâtir un plan all hazards de communication de crise
- Les erreurs à éviter avec le all hazards en communication de crise
- Pourquoi le all hazards devient la norme en communication de crise
- Le all hazards, ou la fin des silos en communication de crise
Le all hazards en communication de crise que l’on peut traduire par « approche tous risques » désigne une manière de préparer et de piloter la communication non pas crise par crise, mais à partir d’un socle commun capable de fonctionner face à des aléas très différents : catastrophe naturelle, accident technologique, crise sanitaire, cyberincident ou événement intentionnel. L’idée n’est pas de prétendre que toutes les crises se ressemblent. Elle consiste à reconnaître que, malgré la diversité des causes, les organisations affrontent souvent les mêmes exigences de communication : comprendre vite la situation, coordonner les acteurs, parler d’une voix crédible, diffuser des consignes utiles, écouter les publics et corriger les rumeurs. C’est le sens donné par l’OMS à l’approche all-hazard : des risques différents, mais des systèmes mis à l’épreuve de manière comparable, avec un besoin de réponse multisectorielle. Le Canada formule la même idée en insistant sur un « tronc commun » complété par des sous-composantes propres à certains dangers.
Qu’est-ce que le all hazards en communication de crise ?
Définition du all hazards : une approche tous risques
Appliqué à la communication de crise, le all hazards signifie qu’une organisation construit d’abord une architecture stable avant de multiplier les scénarios particuliers. Cette architecture comprend la gouvernance, la chaîne d’alerte, le porte-parolat, les procédures de validation, la cartographie des parties prenantes, les canaux de diffusion, la veille informationnelle et les modalités de retour terrain. Ensuite viennent les adaptations propres à tel ou tel risque. L’approche tous risques ne nie pas la spécialisation ; elle la hiérarchise. Elle refuse de repartir de zéro à chaque événement, parce que l’essentiel d’une communication efficace repose sur des mécanismes qui doivent déjà être prêts lorsque la crise éclate. En cela, elle s’inscrit dans le continuum de la gestion des urgences prévention et atténuation, préparation, intervention et rétablissement plutôt que dans une logique improvisée de réaction médiatique.
Le all hazards n’est pas un plan unique pour toutes les crises
Une erreur fréquente consiste à croire que le all hazards reviendrait à rédiger un message standard valable pour tout. C’est faux. Une organisation qui applique sérieusement cette logique ne diffuse jamais la même parole pour une contamination alimentaire, un incendie d’usine ou une cyberattaque. Ce qui demeure commun, c’est la structure de décision et de communication : qui parle, au nom de qui, avec quel niveau de preuve, à quel rythme, par quels canaux, vers quels publics et avec quels mécanismes de correction. Le contenu, lui, change selon la nature du danger, l’ampleur de l’incertitude, la proximité du public exposé et les comportements attendus. L’intérêt de l’approche tous risques est d’éviter deux écueils opposés : l’improvisation totale et la rigidité bureaucratique. Elle fournit une ossature stable sans empêcher la personnalisation des messages.
All hazards, multi-hazard et communication d’urgence : les différences
Il est aussi utile de distinguer all hazards et multi-hazard. Dans la terminologie de l’UNDRR, le « multi-hazard » renvoie au fait de considérer plusieurs aléas, y compris lorsqu’ils surviennent seuls, simultanément, en cascade ou de manière cumulative. Le all hazards, lui, relève d’abord d’une doctrine de préparation et de gestion : on bâtit des capacités transversales qui tiennent sur plusieurs types de crises. Cette nuance est importante pour la communication. Un système multi-hazard d’alerte précoce sert à détecter et signaler plusieurs menaces ; une stratégie all hazards de communication sert à organiser, coordonner et rendre crédible la parole publique ou institutionnelle quand ces menaces se concrétisent. Les deux logiques se complètent, mais elles ne se confondent pas. L’une traite la pluralité des aléas ; l’autre, la robustesse du dispositif de réponse.
Pourquoi le all hazards transforme la communication de crise
Le all hazards répond à des besoins invariants en situation de crise
Quelle que soit la crise, les publics veulent savoir ce qui se passe, ce que cela change pour eux et ce qu’ils doivent faire maintenant. La communication du risque, telle que la définit l’OMS, est un échange en temps réel d’informations, de conseils et d’opinions destiné à permettre aux personnes exposées de prendre des décisions éclairées et d’adopter des mesures protectrices. De son côté, le CDC rappelle, à travers le cadre CERC, que la communication de crise et d’urgence vise à mieux atteindre les personnes avec des informations qui sauvent des vies et à réduire les dommages pendant la réponse. L’enjeu n’est donc pas seulement réputationnel ; il est comportemental, opérationnel et parfois vital. Le all hazards recentre ainsi la communication de crise sur sa vraie finalité : orienter l’action, réduire l’incertitude utilement et soutenir la capacité de réponse collective.
Le all hazards fait de la confiance un objectif opérationnel
La confiance n’est pas un supplément éthique de la communication de crise ; elle en est une condition d’efficacité. L’OMS/Europe souligne que les dispositifs de RCCE-IM — communication sur les risques, engagement communautaire et gestion de l’infodémie — permettent des interventions plus ciblées, renforcent la confiance entre la population et les autorités, traitent les rumeurs et favorisent l’adoption de mesures de protection. Dans les ressources de l’OMS/Europe sur la communication de l’incertitude, l’objectif affiché est de construire, maintenir ou restaurer la confiance. Dans une approche all hazards, on ne mesure pas seulement la visibilité médiatique, mais aussi la compréhension, l’adhésion et la crédibilité perçue.
Le all hazards intègre la gestion des rumeurs et de l’infodémie
Une crise contemporaine est presque toujours double : un événement matériel d’un côté, une bataille informationnelle de l’autre analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de LaFrenchCom, agence de communication de crise de référence en France. L’OMS/Europe rappelle qu’une infodémie correspond à un excès d’informations, y compris fausses ou trompeuses, qui rend plus difficile l’accès à des contenus fiables et peut pousser les publics à ignorer ou rejeter des mesures de protection. Cela signifie qu’une doctrine all hazards de communication ne peut plus se limiter au communiqué de presse. Elle doit inclure des capacités de social listening, de qualification des rumeurs, de réponse aux désinformations, de mobilisation d’influenceurs de confiance et de correction rapide des contenus erronés. En ce sens, l’approche tous risques élargit la communication de crise : elle gère aussi l’écosystème narratif qui détermine la réception sociale de l’événement.
Les piliers d’une stratégie all hazards en communication de crise
Gouvernance, coordination et porte-parolat
Le premier pilier du all hazards en communication de crise est la gouvernance. L’OMS insiste sur le caractère multisectoriel de l’approche all-hazard et sur la nécessité d’une coordination entre de nombreux secteurs, bien au-delà du seul cœur métier. Le Canada rappelle de son côté que la gestion des urgences fait intervenir une diversité d’acteurs relevant de l’ensemble de la société. Pour une organisation, cela signifie qu’un plan de communication tous risques doit définir à l’avance l’articulation entre la direction générale, les opérations, la sûreté, le juridique, les ressources humaines, l’IT et les affaires publiques. La question centrale n’est pas seulement « qui parle ? », mais « qui qualifie la situation, qui arbitre les désaccords, qui valide le niveau d’alerte et qui décide du prochain point d’information ? ». Sans cette mécanique, le meilleur wording ne sert à rien.
Cartographie des publics, vulnérabilités et influenceurs de confiance
Le deuxième pilier est l’intelligence des publics. Le CDC recommande de penser la population desservie dans une perspective all hazards, c’est-à-dire en anticipant avec qui il faudra partager des messages et travailler selon les différentes urgences. Les outils de planification de l’OMS ajoutent qu’une bonne analyse d’audience doit intégrer les habitudes quotidiennes, les préférences médiatiques, les influenceurs jugés crédibles, la langue, le niveau de littératie et les obstacles éventuels à l’adoption des comportements recommandés. Dit autrement, le all hazards oblige à sortir d’une communication de masse indistincte. Une même information ne circule pas de la même manière auprès de riverains, de salariés de nuit, de parents d’élèves, de voyageurs, de sous-traitants, de publics allophones ou de communautés déjà méfiantes envers la parole officielle. Préparer cette cartographie avant la crise est un gain de temps décisif.
Messages-mères, consignes actionnables et scénarios
Le troisième pilier concerne l’architecture des messages. Un plan all hazards mature ne stocke pas seulement des « éléments de langage » ; il prépare des messages-mères adaptables, articulés autour de blocs récurrents : ce que nous savons, ce que nous ne savons pas encore, ce que nous faisons, ce que vous devez faire, où trouver l’information suivante et quand interviendra la prochaine mise à jour. Les guides FEMA sur la communication d’urgence rappellent que les messages efficaces doivent être clairs, précis, cohérents et synchronisés entre autorités ; ils indiquent aussi que les alertes utiles doivent mentionner le danger spécifique, la zone concernée et le délai d’impact. Le CDC complète cette approche en insistant sur l’empathie initiale, la transparence sur le connu et l’inconnu, et le refus de spéculer. Cette combinaison est au cœur du all hazards : standardiser la forme pour mieux adapter le fond.
Diffusion multicanale et redondance
Le quatrième pilier est la diffusion. Les systèmes d’alerte ne sont efficaces, rappelle l’UNDRR, que si les avertissements sont reçus, compris, jugés crédibles et suivis d’effet. Le même rapport insiste sur la nécessité d’une approche multicanale. Voilà pourquoi le all hazards est inséparable d’une logique de redondance : SMS, email, site web, réseaux sociaux, call center, affichage, radio locale, relais terrain, managers de proximité, associations ou applications mobiles. Il ne suffit pas de publier vite ; il faut s’assurer que l’information franchit les barrières techniques, sociales et linguistiques. Dans les organisations, chaque message critique doit donc être pensé comme un paquet de diffusion déclinable, et non comme un unique post conçu pour un canal « roi ». La centralité du numérique ne supprime jamais le besoin de relais humains.
Écoute sociale, retours terrain et correction continue
Le cinquième pilier est l’écoute. La communication sur les risques, selon l’OMS, n’est pas une transmission unidirectionnelle ; c’est un échange en temps réel. La communauté n’est pas un public passif, mais un partenaire appelé à prendre part à la conception de solutions jugées acceptables et praticables. Une stratégie all hazards performante met donc en place des boucles de remontée : hotline, remontées du terrain, community management, FAQ évolutive, suivi des centres de contact, dialogue avec les représentants du personnel, veille presse et suivi des intermédiaires de confiance. Ces informations servent à clarifier les malentendus, à identifier les zones de résistance et à adapter les consignes. Sans cette boucle, une organisation croit parler alors qu’elle ne fait souvent que publier.
Comment bâtir un plan all hazards de communication de crise
Avant la crise : préparer le socle
L’essentiel du travail se joue avant l’événement. L’OMS rappelle qu’une communication du risque efficace exige planification et investissement en amont, et qu’il vaut mieux disposer d’un système robuste capable de répondre à toute urgence plutôt que de préparer chaque crise isolément. Les documents de l’OMS sur cette approche recommandent aussi de former des professionnels, de tester les capacités par des exercices et de coordonner la communication entre secteurs. Concrètement, une organisation doit donc bâtir un socle comprenant : doctrine de porte-parolat, bibliothèque de messages, listes de diffusion, segmentation des parties prenantes, protocoles de validation accélérée, outils de veille, procédures de traduction, page d’urgence et calendrier d’exercices. Ce socle n’empêche pas les annexes par scénarios ; il les rend simplement opérationnelles.
Pendant la crise : activer, expliquer, répéter
Lorsque la crise éclate, l’approche all hazards évite la sidération. Le cadre CERC du CDC insiste sur trois impératifs initiaux devenus classiques : être le premier, être exact, être crédible. Le CDC recommande aussi de manifester de l’empathie dès le début, d’être transparent, de dire ce qui est connu et inconnu, et de ne pas faire de promesses prématurées. Les lignes directrices de l’OMS sur la communication en urgence convergent : pour construire la confiance, l’information doit être transparente, fournie à temps, compréhensible et liée à des services réellement accessibles. En pratique, cela implique un rythme soutenu de mises à jour, des formulations simples, des consignes concrètes et un aveu explicite des zones d’incertitude. Dans une logique tous risques, le silence prolongé n’est presque jamais une prudence ; c’est souvent un risque aggravant.
Après la crise : apprendre et mettre à jour
Le all hazards ne se juge pas seulement à la qualité de la réponse, mais à la qualité de l’apprentissage qui suit. L’OMS souligne que les leçons tirées des initiatives de communication du risque et d’engagement communautaire dans chaque urgence doivent informer les réponses suivantes. Le Canada insiste lui aussi sur les exercices, l’analyse immédiate des résultats, l’identification des lacunes et l’amélioration de la chaîne de communication. Après une crise, une organisation mature ne se contente donc pas d’un retour d’expérience abstrait. Elle revoit ses listes de contacts, ses modèles de messages, ses délais de validation, ses seuils d’activation et ses dispositifs de veille. C’est cette boucle d’amélioration continue qui transforme un plan en capacité réelle.
Les erreurs à éviter avec le all hazards en communication de crise
Confondre standardisation et rigidité
La première erreur est de confondre standardisation et uniformité. Le tronc commun dont parle l’approche tous risques sert à simplifier et fiabiliser le système, pas à nier la singularité des crises. Un accident chimique, une fuite de données personnelles et une inondation n’impliquent ni les mêmes émotions, ni les mêmes temporalités, ni les mêmes consignes de protection. Le all hazards n’est pertinent que s’il maintient ensemble une base commune et des modules spécifiques. Une standardisation excessive produit des messages froids ; l’absence de standardisation produit l’inverse : lenteur, contradictions et arbitrages confus. Toute la difficulté stratégique est d’équilibrer robustesse et souplesse.
Réduire le all hazards à un simple plan médias
La deuxième erreur est de croire qu’un plan médias ou un argumentaire de porte-parole suffit. Les cadres de l’OMS montrent au contraire que la communication du risque fonctionne avec d’autres domaines techniques et doit être intégrée aux activités opérationnelles. Autrement dit, la communication de crise n’est pas l’habillage final de la réponse ; elle en est une composante. Si les équipes de communication ne sont pas connectées au pilotage opérationnel, elles parlent trop tard ou à contretemps. Le all hazards impose donc une culture d’intégration : la communication doit être branchée sur la situation réelle, sur les données disponibles, sur les arbitrages juridiques et sur les capacités concrètes de l’organisation à tenir ce qu’elle annonce.
Oublier les publics les plus exposés
La troisième erreur consiste à concevoir la diffusion depuis le siège et pour les publics les plus faciles à atteindre. Or l’UNDRR rappelle qu’une alerte efficace doit être people-centered, et que les messages doivent être compréhensibles et actionnables pour tous, y compris les groupes les plus à risque. L’OMS, de son côté, insiste sur des interventions adaptées, ciblées et culturellement acceptables. En communication de crise, cela oblige à penser les langues, le handicap, les niveaux de littératie, l’accès au numérique et les publics invisibilisés par les bases de données classiques. Une organisation qui oublie ces dimensions croit souvent avoir bien communiqué parce qu’elle a beaucoup publié ; en réalité, elle a surtout parlé à ceux qui la suivent déjà.
Laisser le vide informationnel se remplir seul
La dernière erreur est de sous-estimer la vitesse à laquelle un vide informationnel produit des récits concurrents. Les travaux de l’OMS/Europe sur l’infodémie montrent bien que les contenus trompeurs prospèrent lorsque les informations fiables sont difficiles à trouver, tardives ou difficiles à comprendre. Dans une doctrine all hazards, la règle pratique est donc simple : occuper rapidement l’espace avec des contenus vérifiés, modestes, progressifs et révisables. Il vaut mieux une mise à jour courte, honnête et utile qu’un long silence justifié par la recherche du message parfait. La crédibilité ne naît pas de l’omniscience ; elle naît de la cohérence entre ce que l’on sait, ce que l’on ignore, ce que l’on promet et ce que l’on fait.
Pourquoi le all hazards devient la norme en communication de crise
Un avantage de résilience pour les organisations
Si l’approche all hazards s’impose aujourd’hui, c’est parce qu’elle répond à la complexité croissante des environnements de crise. Les institutions internationales comme l’OMS ou les cadres publics canadiens la valorisent parce qu’elle permet de mutualiser des capacités communes, de coordonner les secteurs et de couvrir l’ensemble du cycle de gestion des urgences. Pour les organisations publiques ou privées, le bénéfice est immédiat : moins de temps perdu à inventer l’architecture de réponse, plus de temps consacré à qualifier la situation et à adapter les messages. Autrement dit, le all hazards transforme la communication de crise en capacité organisationnelle durable, et non en performance individuelle de quelques porte-parole talentueux.
Une réponse adaptée aux crises hybrides et en cascade
L’autre raison de son succès tient à la nature même des crises actuelles. Les aléas sont de plus en plus hybrides et interconnectés : un événement climatique peut provoquer une panne d’infrastructure, alimenter des rumeurs en ligne et perturber la chaîne logistique. L’UNDRR rappelle précisément que les situations multi-hazard peuvent être simultanées, en cascade ou cumulatives dans le temps. Dans ce contexte, la communication de crise ne peut plus être pensée en silos étanches. Il faut des mécanismes capables de tenir quand les causes se combinent, quand les publics changent vite et quand la crise « secondaire » devient informationnelle, sociale ou réputationnelle. Le all hazards est la doctrine la plus adaptée à cette instabilité parce qu’il privilégie la continuité du système sur la fixation à un seul scénario.
Le all hazards, ou la fin des silos en communication de crise
Le all hazards en communication de crise n’est ni une mode lexicale ni un simple emprunt au vocabulaire de la sécurité civile. C’est une philosophie de préparation. Elle repose sur une idée simple : puisque les crises changent, la meilleure réponse n’est pas de multiplier à l’infini des plans indépendants, mais de construire un système commun, robuste, entraîné et adaptable. Ce système doit combiner gouvernance, segmentation des publics, messages actionnables, diffusion multicanale, écoute communautaire et apprentissage continu. Plus les environnements deviennent instables, plus cette logique s’impose. Une organisation qui adopte réellement l’approche tous risques ne cherche pas à tout prédire ; elle cherche à rester capable de parler juste, vite et utilement quand l’imprévu se produit. C’est sans doute, aujourd’hui, la définition la plus sérieuse d’une communication de crise mature.