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Buffalo Grill se remet lentement


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crise buffalo grill

Les comptes du premier semestre, bien qu’en nette détérioration, sont meilleurs que prévu. Mais le titre n’éveille pas d’intérêt spéculatif.

Les résultats semestriels publiés jeudi soir par Buffalo Grill sont nettement marqués par la crise judiciaire qui secoue la chaîne de restauration depuis décembre 2002. Le résultat d’exploitation chute de 80,5 %, à 3 millions d’euros, alors que le chiffre d’affaires recule de 24,1 % à 110,6 millions. Et le résultat net reste positif de 100.000 euros grâce à des primes d’assurance perçues après l’incendie de deux restaurants.

Frais de justice. Le groupe de restauration à thème souligne que cette détérioration s’explique par les frais de justice et de communication de crise (3 millions d’euros non récurrents) et par le maintien de l’emploi dans les 267 restaurants. Avant frais de personnel, la marge brute limite son recul à 23,6 %, comparable à l’évolution des ventes.

La société ne livre pas de projections pour l’ensemble de l’année mais annonce une « remontée progressive » de l’activité. Le chiffre d’affaires est passé de – 29 % en janvier à – 19,3 % en juin, et – 14,4 % en août.

Cette amélioration s’accompagne d’une redéfinition de l’accusation contre Buffalo. La semaine passée, la Cour de cassation a annulé les poursuites pour « homicides involontaires » de quatre dirigeants du groupe, dont le fondateur Christian Picart. Il ne reste donc que les actes d’enquête des gendarmes.

Me Farthouat, avocat de Christian Picart, explique que dans ces conditions un non-lieu n’est pas à exclure. De quoi relancer l’intérêt spéculatif sur ce groupe familial qui ne cote que la moitié de sa valeur par rapport à son plus-haut de l’année et qui perd encore 11,4 % depuis le début de l’année. Le fondateur et sa famille contrôlent 74,4 % du capital, mais Christian Picart a déclaré en juillet qu’il étudierait toute offre de rachat. Néanmoins, l’endettement du groupe, qui s’élève à trois fois le montant de ses fonds propres, reste dissuasif. C’est peut-être ce qui explique la stabilité du cours vendredi.