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Présidentielles : les coulisses 40 vérités chocs


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Présidentielles : les coulisses 40 vérités chocs

Dans son ouvrage « Présidentielles : les coulisses », Jérôme Ripoull aborde en 40 thèmes les sept présidentielles de la Vème République. Entre anecdotes croustillantes et règles électorales, entre rigueur et humour, cet ouvrage nous fait entrer au coeur de cette échéance majeure de la politique française.

Il y a des vérités que cet ouvrage dévoile ou rappelle : l’existence de financements occultes provenant de puissances étrangères – comme lors de la campagne de 1981 -, des coups tordus et des affaires montées pour déstabiliser certains candidats, des présidentiables qui modifient leur physique, des promesses jamais tenues, des sondages pas si trompeurs que cela ! 

Et il y a aussi des questions qui trouvent leur réponse : une bonne affiche fait-elle une élection gagnante? Qui finance vraiment les campagnes présidentielles ? Quel rôle joue vraiment internet dans l’élection de 2007? Qu’est ce que les slogans choisis par les vainqueurs ont de plus ? De quels moyens dispose vraiment l’Elysée? 

En focalisant les ambitions personnelles de certains candidats, les énergies de conquêtes des grands partis, en captant l’attention de l’opinion publique française et des décideurs économiques, l’élection présidentielle est devenue le rendez-vous majeur de notre démocratie représentative. Désigner notre Président(e) au suffrage universel est un acte qui nous apparaît familier. Si familier que plus grand monde ne semble se rappeler que, exception faite de l’élection de 1848, c’est en 1965 seulement que tous les Français ont pu participer à ce vote et non plus quelques grands électeurs. Après tout, il ne s’agira que de la huitième élection présidentielle au suffrage universel, et de notre sixième chef d’Etat désigné ainsi !

Mère de toutes les élections, la Présidentielle est une dévoreuse d’argent – il ne fallait pas occulter cet aspect -, de communication politique, de soutiens politiques, de séduction et de promesses. Mais tout n’est pas permis, fort heureusement ! Dans ce combat pacifié pour accéder au poste suprême de la République Française, des règles précises ont été établies, des instances indépendantes et rigoureuses sont là pour contrôler le déroulement de la campagne et du scrutin. 

Enfin, l’élection présidentielle demeure un grand moment de suspens où les courbes de popularité sont fragiles, les amitiés politiques fugaces, les sondages trompeurs et les électeurs libres de leur choix…jusqu’à la dernière heure. Ces surprises, ces règles, ces anecdotes qui ont fait les sept élections présidentielles et qui feront sans aucun doute celle de 2007, nous avons voulu vous les faire connaître au travers d’articles et d’anecdotes de lecture facile même quand il s’agissait de présenter des textes juridiques arides. 

Commission nationale des Comptes de campagne 

La loi du 5 avril 2006 relative à l’élection du Président de la République, confère à la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques le premier examen de l’ensemble des comptes des présidentiables. Jusqu’alors, il appartenait au Conseil Constitutionnel de réaliser ce travail. Les décisions de la Commission pourront d’ailleurs faire l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel. 

La Commission doit notamment vérifier que les dépenses électorales pour chaque candidat ne dépassent pas les montants fixés par la loi du 15 janvier 1990. 

Ces plafonds, réévalués depuis, le seront à nouveau en 2007 : 15,4 81 millions d’euros pour le premier tour et 20,679 millions d’euros pour le second tour. 

Le compte de campagne de chaque candidat doit comporter cinq types de documents qui doivent répondre à des règles précises. Parmi ceux-ci, la synthèse du compte avec les dépenses, les recettes et le solde restant. Ainsi, pour chaque catégorie de dépenses, les candidats doivent fournir un dossier réunissant les pièces justificatives des dépenses effectuées.

La Commission refusera les factures globales portant sur un ensemble de prestations (factures de sociétés de communication, relations presse, formation mediatraining, campagnes « clefs en main », etc.), si elles ne comportent pas le détail des différentes prestations (nature, montant, date) et leurs justificatifs. Au final, la Commission pourra approuver le compte de campagne, le réformer (en supprimant des dépenses n’étant pas de nature électorale ou en les rajoutant) ou le rejeter après procédure contradictoire. Gare aux dépenses ! Si la Commission venait à constater un dépassement, elle fixerait alors une somme équivalente que le candidat fautif devrait verser… au Trésor public ! 

Dons 

Les dons peuvent être perçus à partir du 1er avril 2006 et jusqu’à la date de dépôt du compte de campagne. Seuls sont admis les dons des personnes physiques, sans condition de nationalité pour celles-ci, ainsi que les versements consentis par les partis politiques aux candidats. Sont formellement interdits les dons et aides matérielles consentis directement ou indirectement par les personnes morales de droit privé (sociétés, associations) ou de droit public (état, collectivités territoriales, établissements publics…), mais également ceux qui proviendraient de personnes morales de droit étranger ou d’états étrangers, des syndicats et des mutuelles. Les versements en espèces sont limités à 150 euros par donateur. Un reçu doit lui être délivré mais il n’ouvre pas droit à avantage fiscal ; Seuls les dons versés par chèque donnent droit à déduction fiscale. Tous les dons supérieurs à 150 euros doivent être versés par chèque, virement, prélèvement automatique ou carte bancaire. 

Tous les chèques d’un montant supérieur à 150 euros doivent être photocopiés et la copie jointe au compte de campagne. Une personne physique ne peut donner plus de 4 600 euros pendant l’élection présidentielle, quel que soit le nombre de candidats soutenus. Mais si elle verse des espèces, elle ne peut dépasser le premier plafond de 150 euros. Le montant global des dons reçus en espèces ne peut excéder 20 % du montant des dépenses. 

Les mauvais esprits ont toujours prétendus que le grand nombre de dons en espèces de moins de 150 euros pouvait s’expliquer en partie par le recyclage de fonds secrets, tout au moins au bénéfice du candidat du parti au pouvoir. Cela est d’autant plus plausible que la loi protège la confidentialité des dons des personnes physiques pour les dons d’un montant égal ou inférieur à 3 000 euros. 

Physique des candidats 

Que cela soit dit : en démocratie, c’est bien la dictature du physique qui gouverne désormais nos candidats. Il ne s’agit plus seulement d’être compétent, expérimenté, honnête, il faut aussi que tout cela se lise sur le visage et le corps. Exit le nez trop grand d’un De Gaulle et le bedon de Pompidou. L’image triomphante de cette esthétique politique est bien à l’oeuvre dans la génération montante.

Ainsi, c’est torse nu que le Premier ministre de Jacques Chirac sort de l’eau devant plusieurs journalistes, à l’occasion des journées parlementaires de l’UMP à La Baule, en septembre 2005. C’est en survêtement et en joggant que pose Nicolas Sarkozy pour les journalistes de VSD. C’est en bikini que le journal Closer publie des images – volées ?- de Ségolène Royal ! Voilà que triomphent les valeurs d’une beauté extérieure qui irait indubitablement de pair avec l’intelligence intérieure.

Valeurs triomphantes, mais pas tout à fait nouvelles pourtant. En 1974, le candidat Valéry Giscard d’Estaing soignait son image de technicien, jeune, moderne, dynamique : on le verra aux commandes d’un hélicoptère et déjà, torse nu à l’issue d’une petite démonstration de football !

François Mitterrand veillera, avant les échéances de 1981, à faire limer des canines un peu trop longues pour être honnêtes. En 1988, Jacques Chirac troquera ses fameuses lunettes à écailles, trop ringardes, pour des verres de contact. Le timing de ces relookings est toujours pré-électoral. Car, c’est en amont des échéances présidentielles, au moment où ils se sentent en mesure d’accéder au poste suprême que les hommes et femmes politiques font leur mue, souvent poussés par des communicants persuasifs. Avec la montée en puissance de ce « physiquement correct », le changement d’accessoire ou un régime minceur peuvent s’avérer insuffisants. Recourir à un acte bénin de chirurgie esthétique devient alors un passage obligé pour les candidats. 

Grâce à la journaliste Vanessa Schneider, on apprend, que Dominique de Villepin a ainsi profité de la trêve estivale de 2004 pour se faire ôter une verrue disgracieuse sur le front. Que durant l’été 2005, Ségolène Royal a fait modifier sa dentition en un temps record pour sourire à pleines dents à ses futurs électeurs. Dans les rangs socialistes, 

Dominique Strauss-Kahn, avait lui aussi fait appel à la chirurgie pour rectifier sa paupière tombante qui attirait le regard et suscitait l’interrogation. En 2003, outre une petite intervention, le député de Sarcelles a effectué un régime minceur et quelques séances de bronzage. Si l’ensemble lui a visiblement permis de récupérer quelques points de popularité, il n’a pas suffit pour convaincre les adhérents socialistes de faire de lui leur candidat aux élections présidentielles.

Certes, on est loin des 2 800 euros de dépenses esthétiques avouées par Tony Blair, et très loin des liftings à répétition de Silvio Berlusconi. Pourtant, les électeurs français, ne jugeant plus seulement les candidats sur leurs idées et leurs programmes, semblent désormais s’intéresser davantage à leur physique… et à leur vie privée. 

Présidentielles, les coulisses – 40 vérités chocs – Jérôme Ripoull – 228 pages