AccueilFAQNotre démarche : une agence de communication de crise qui s’engage

Notre démarche : une agence de communication de crise qui s’engage

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Chez LaFrenchCom, la communication de crise n’est ni un exercice cosmétique, ni une discipline opportuniste. C’est un métier de responsabilité, exercé dans des contextes où les mots peuvent protéger ou exposer, réparer ou aggraver, apaiser ou déclencher une violence durable.

Nous intervenons dans des situations où l’information est incomplète, l’émotion forte, la pression intense, et les conséquences humaines, juridiques, sociales ou économiques bien réelles. Dans ces moments, improviser n’est pas une option. Sur-réagir est dangereux. Se taire sans méthode est tout aussi risqué.

C’est pourquoi nous avons fait un choix clair et assumé : structurer publiquement notre pratique autour d’un ensemble de chartes.
Ces chartes ne sont pas des déclarations d’intention abstraites. Elles constituent un cadre opérationnel, un engagement éthique, et un filet de sécurité — pour nos clients, pour les personnes concernées par les crises, pour les médias, et pour nos équipes.

Pourquoi publier des chartes en communication de crise ?

La crise est un accélérateur. Elle accélère l’information, l’émotion, la conflictualité, la polarisation, et la tentation de simplifier à l’extrême. Elle crée des injonctions contradictoires :
parler vite mais juste, être transparent sans nuire, protéger sans dissimuler, répondre sans spéculer.

Dans ce contexte, l’absence de cadre est l’un des premiers facteurs d’échec. Beaucoup d’erreurs de crise ne viennent pas d’un manque de communication, mais d’une communication sans méthode, sans limites claires, et sans gouvernance.

Publier des chartes répond à trois objectifs fondamentaux :

1. Protéger.
Protéger les victimes, les personnes exposées, les collaborateurs, les témoins, les parties prenantes, les procédures, et la sécurité de l’information.

2. Clarifier.
Clarifier ce que nous faisons, comment nous le faisons, ce que nous refusons, comment nous arbitrons sous pression, et quelles sont nos lignes rouges.

3. Créer de la confiance.
En crise, la confiance ne se décrète pas. Elle se construit par la cohérence, la retenue, la capacité à dire non, et la constance dans les décisions difficiles.

Nos chartes sont aussi un message simple :
nous préférons un cadre exigeant à une promesse séduisante.
La crise comporte déjà suffisamment d’incertitudes ; notre rôle est d’en réduire une partie, pas d’en ajouter.

Notre promesse : protéger avant de communiquer

LaFrenchCom est une agence de communication de crise. Cela signifie que nous intervenons souvent avant que tout ne soit clair, parfois avant que les faits soient totalement établis, et presque toujours avant que les émotions ne retombent.

Notre promesse n’est pas de “contrôler le récit”.
Notre promesse est de protéger ce qui doit l’être.

Concrètement, cela signifie :

  • Protéger les personnes : victimes, proches, salariés, porte-paroles, communautés concernées.
  • Protéger les faits : distinguer ce qui est confirmé, ce qui est en cours de vérification, ce qui relève de l’hypothèse ou de la rumeur.
  • Protéger les procédures : enquêtes, obligations réglementaires, dispositifs RH, contentieux, régulation.
  • Protéger la confiance : cohérence, sobriété, corrections rapides si nécessaire.
  • Protéger l’information : confidentialité, sécurité des accès, limitation des copies, prévention des fuites.

Cette promesse est indissociable d’un principe central, souvent mal compris :
en communication de crise, la discrétion est une compétence, pas une faiblesse.

C’est pourquoi nous avons formalisé une Charte de non-communication sur nos clients, nos missions et nos références.
Nous ne citons pas nos clients.
Nous ne racontons pas nos dossiers.
Nous ne transformons pas la crise des autres en vitrine.

Cette position repose sur des raisons contractuelles (NDA, clauses pénales), éthiques, professionnelles et opérationnelles. Elle protège nos clients, mais aussi la crédibilité du métier lui-même.
→ Voir la Charte de non-communication sur nos clients, nos missions et nos références.

Notre méthode : rigueur, cohérence, sobriété

La crise est un puzzle incomplet. La méthode consiste à réduire l’espace de l’improvisation, à structurer l’information, et à créer un cadre de décision stable sous pression.

Notre approche repose sur plusieurs piliers complémentaires.

Une discipline des faits et de l’incertitude

Nous séparons strictement :

  • les faits confirmés,
  • les informations en cours de vérification,
  • les hypothèses,
  • les rumeurs ou informations non corroborées.

Cette discipline protège tout le monde : le client, les victimes, les équipes, et la crédibilité de la parole publique. Elle est au cœur de notre Charte d’éthique et d’intégrité de la communication de crise.

Une gouvernance de crise claire

Qui décide ?
Qui valide ?
Qui parle ?
Qui coordonne le juridique ?
Qui protège les personnes ?

Une crise se dégrade souvent quand la gouvernance est floue. Nous aidons à mettre en place un dispositif simple et robuste : message maître, Q&A maître, calendrier d’updates, règles de validation proportionnées.
→ Voir la Charte de coordination avec le juridique et respect des procédures.

Une cohérence multi-canaux

La crise se joue simultanément en interne, en externe, auprès des médias, sur les réseaux sociaux, parfois auprès des autorités, des clients, des investisseurs ou des partenaires.
Notre méthode vise une cohérence stricte : mêmes faits, même doctrine, mêmes limites, mêmes rendez-vous d’update.
→ Voir la Charte de relation médias et transparence de méthode.

Une attention prioritaire aux personnes

Les crises réelles ont des conséquences humaines. Le choix des mots, le ton, les détails, les images, la cadence : tout peut blesser ou protéger.
Notre approche place la dimension humaine au centre.
→ Voir la Charte de respect des victimes, des personnes exposées et des parties prenantes.

Un environnement informationnel sécurisé

En crise, une fuite ou un accès non autorisé peut devenir un facteur aggravant majeur.
Nous appliquons des règles strictes : need-to-know, moindre privilège, cloisonnement, discipline de partage, gestion des incidents.
→ Voir la Charte de confidentialité renforcée et sécurité de l’information.

La capacité à dire non

La confiance se mesure aussi à nos limites. Nous refusons les missions ou les demandes impliquant mensonge, manipulation, intimidation, stigmatisation ou mise en danger.
→ Voir la Charte d’acceptation des missions et lignes rouges.

Nos garde-fous : ce que nous refusons, et pourquoi

La crise crée une tentation récurrente : “il faut gagner la bataille du récit”.
Or, chercher à gagner une crise par des techniques agressives ou manipulatoires transforme souvent un incident en scandale durable.

Chez LaFrenchCom, nos refus sont explicites :

  • nous ne fabriquons pas de faits,
  • nous n’organisons pas de désinformation,
  • nous ne menons pas d’opérations clandestines de harcèlement,
  • nous ne cherchons pas de boucs émissaires à exposer.

Ces refus ne sont pas idéologiques. Ils sont opérationnels.
Une organisation ne sort pas durablement d’une crise en “ayant raison” médiatiquement, mais en rendant des comptes, en réparant, en corrigeant, et en prévenant.

Ces garde-fous sont détaillés et articulés dans :

  • la Charte d’éthique et d’intégrité,
  • la Charte d’acceptation des missions et lignes rouges,
  • la Charte de respect des victimes et des personnes exposées,
  • la Charte de coordination avec le juridique,
  • la Charte de relation médias,
  • la Charte de gestion des conflits d’intérêts,
  • et la Charte de non-communication sur nos clients et missions.

Le référentiel LaFrenchCom : l’ensemble de nos chartes

Nos chartes forment un tout cohérent. Elles s’appliquent avant, pendant et après la crise.

  1. Charte de non-communication sur nos clients, nos missions et nos références
    Discrétion absolue, NDA, éthique, refus de la vitrine.
  2. Charte d’éthique et d’intégrité de la communication de crise
    Vérité, non-manipulation, sobriété, corrections, responsabilité.
  3. Charte d’acceptation des missions et lignes rouges
    Ce que nous acceptons, ce que nous refusons, quand nous nous retirons.
  4. Charte de gestion des conflits d’intérêts
    Détection, prévention, cloisonnement réel, refus ou retrait si nécessaire.
  5. Charte de confidentialité renforcée et sécurité de l’information
    Protection des données, accès maîtrisés, prévention des fuites, gestion des incidents.
  6. Charte de coordination avec le juridique et respect des procédures
    Non-interférence, gouvernance, validations, fast-track sécurisé.
  7. Charte de relation médias et transparence de méthode
    Exactitude, correction, non-intimidation, clarification des formats on/off/background.
  8. Charte de respect des victimes, des personnes exposées et des parties prenantes
    Dignité, protection des identités, non-violence, écoute, équité.
  9. Charte de bien-être, charge mentale et protection des équipes
    Encadrement de l’astreinte, rotations, repos, protection contre menaces et harcèlement.

Ces chartes sont publiques et évolutives. Elles s’adaptent aux nouveaux risques (désinformation, violence en ligne, IA, plateformes) et à notre retour d’expérience.

Comment utiliser ces chartes

Pour nos clients

Les chartes sont un cadre de travail et un filet de sécurité. Elles clarifient dès le départ ce que vous pouvez attendre de nous — et ce que vous ne nous verrez jamais faire. Elles facilitent les arbitrages internes et protègent la relation dans les moments difficiles.

Pour les médias

Elles expliquent notre manière de travailler : réponses factuelles, transparence de méthode, corrections possibles, limites assumées (procédure, sécurité, données). Elles sont un socle pour une relation professionnelle.

Pour les parties prenantes et communautés concernées

Elles affirment un engagement clair : dignité, non-violence, protection des identités, information utile, refus de la stigmatisation et du harcèlement.

Pour nos équipes et partenaires

Elles donnent le droit de dire non, d’escalader une demande, de refuser une action dangereuse, et d’exiger une organisation soutenable.

LaFrenchCom revendique une vision exigeante de la communication de crise.
Une vision qui considère que la compétence se mesure autant à ce que l’on fait qu’à ce que l’on refuse, autant à ce que l’on dit qu’à ce que l’on protège.

Ces chartes ne sont pas un discours.
Elles sont notre méthode.

Sobriété, rigueur, protection des personnes, respect des faits, et cohérence sous pression : c’est ainsi que nous concevons notre rôle dans les moments où tout peut basculer.