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Le mediatraining n’est pas une stratégie de communication de crise

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Un outil de prise de parole et de réponse, pas une architecture de gestion de crise

Dans beaucoup d’organisations, la confusion est tenace. Lorsqu’un risque réputationnel apparaît, lorsqu’un accident survient, lorsqu’une polémique enfle ou lorsqu’une enquête médiatique menace, la première réaction consiste souvent à dire : « Il faut media-trainer le dirigeant. » Cette réaction est compréhensible. Une crise expose brutalement la parole des responsables. Elle place un porte-parole sous pression médiatique, raccourcit les délais de réponse et rend chaque mot inflammable. Dans un tel contexte, entraîner les personnes appelées à parler aux médias est utile. Mais utile ne veut pas dire suffisant. Et, surtout, utile ne veut pas dire stratégique. C’est là le malentendu central : le media training est un outil de préparation à la prise de parole ; la stratégie de communication de crise est une architecture globale de diagnostic, de décision, de coordination, de temporalité, de message, de preuve et de relation avec les parties prenantes. Confondre les deux, c’est prendre un instrument pour une politique, une compétence pour une doctrine, une technique pour une gouvernance. En d’autres termes, c’est croire qu’une bonne performance en interview peut compenser une mauvaise lecture de la situation, une réponse opérationnelle insuffisante, une chaîne de validation chaotique ou une parole déconnectée des faits analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de LaFrenchCom, agence de gestion de crise. La crise, pourtant, ne se résume jamais à une séquence médiatique. Elle est d’abord une rupture de normalité qui met en cause la confiance. Confiance des clients, des salariés, des riverains, des autorités, des investisseurs, des associations, des partenaires, des élus, des journalistes et du grand public. La parole n’y vaut que si elle est arrimée à l’action. On ne restaure pas la confiance par l’aisance orale seule. On la restaure par une combinaison exigeante : comprendre ce qui se passe, décider vite, agir de manière vérifiable, reconnaître les impacts, traiter les victimes, documenter les faits, coordonner les messages et parler avec justesse au bon moment aux bons publics. Le danger du media training survient donc lorsqu’il est surinvesti symboliquement. Il devient alors une solution de confort. Il donne l’impression d’agir. Il rassure des directions inquiètes. Il permet de “faire quelque chose” rapidement. Or une crise ne se laisse pas réduire à une scène d’interview. Elle se déploie sur plusieurs fronts simultanés : opérationnel, juridique, social, politique, numérique, émotionnel et réputationnel. Se préparer à répondre à un journaliste est nécessaire ; penser et piloter l’ensemble du système de réponse est décisif. Soutenir que le media training n’est pas une stratégie de communication de crise n’est donc pas dévaluer le media training. C’est le remettre à sa juste place. Une place importante, mais subordonnée. Une place utile, mais non directrice. Une place tactique dans un ensemble stratégique plus vaste. La maturité d’une organisation ne se mesure pas à la fluidité de son porte-parole devant une caméra ; elle se mesure à sa capacité à articuler les faits, les décisions, les responsabilités, les preuves, les publics et les temporalités. Voilà pourquoi il faut, sans ambiguïté, défendre cette thèse : en crise, le media training compte ; mais il ne pense pas la crise, il ne l’organise pas, il ne la résout pas.

Préparer un porte-parole n’est pas préparer l’organisation

Le premier point à rappeler est simple : le media training travaille principalement la forme de la parole exposée, quand la stratégie travaille le fond, la structure et la finalité de la réponse collective. Dans une séance de media training, on apprend à tenir un message, à hiérarchiser une réponse, à ne pas se perdre dans la technicité, à reformuler une question hostile, à éviter la spéculation, à maîtriser sa posture, sa respiration, son regard, son rythme, son vocabulaire. On apprend aussi à distinguer ce qu’il faut dire, ce qu’il ne faut pas dire, ce qui relève du commentaire et ce qui relève du fait. C’est précieux. Une mauvaise interview peut aggraver une crise, créer un extrait viral destructeur, donner le sentiment d’une indifférence ou d’un mensonge, et durablement altérer la crédibilité d’une institution. Mais aucun de ces apprentissages ne répond, à lui seul, aux questions stratégiques. Qui décide ? Sur la base de quelles informations ? Selon quelle cartographie des parties prenantes ? Avec quel objectif prioritaire : protéger des personnes, contenir une rumeur, préserver une preuve, répondre à un régulateur, maintenir la continuité d’activité, reconnaître un préjudice, préparer un retrait, annoncer une suspension, ouvrir une enquête, coopérer avec une autorité ? Quelle séquence de communication adopter dans les trois premières heures, dans les vingt-quatre heures, dans la semaine suivante ? Quels canaux mobiliser ? Quel niveau de transparence peut être tenu sans contradiction ultérieure ? Quelle articulation entre communication externe et communication interne ? Quelle relation entre parole corporate et prises de parole locales ? Quelle coordination avec les experts, les avocats, les responsables RH, les opérationnels, les élus ? Voilà le terrain de la stratégie. Autrement dit, le media training prépare un individu, parfois un petit collectif de porte-parole. La stratégie de communication de crise prépare l’organisation. Le premier vise la qualité d’exécution d’une prise de parole. La seconde vise la cohérence d’ensemble d’une réponse sous incertitude. Le premier réduit le risque d’erreur expressive. La seconde réduit le risque de dislocation narrative, de contradiction, de déni, de silence toxique, d’angles morts et de perte de contrôle institutionnel. Le premier est un entraînement. La seconde est un système.

La crise ne commence pas quand un journaliste appelle

Cette distinction est capitale, car elle permet de sortir d’une représentation appauvrie de la crise. Trop d’organisations continuent à considérer qu’une crise commence lorsqu’un journaliste appelle. C’est faux. Une crise commence quand un fait grave, plausible ou perçu comme tel, rompt les attentes normales des parties prenantes et menace la confiance. Le journaliste n’est pas l’origine de la crise ; il en est un révélateur, un accélérateur ou un amplificateur parmi d’autres. Les réseaux sociaux, les lanceurs d’alerte, les salariés, les victimes, les associations, les autorités de contrôle, les consommateurs ou les élus jouent désormais un rôle tout aussi structurant. Penser la crise à travers la seule interview télévisée revient donc à regarder une inondation par le trou d’une serrure. Une véritable stratégie de communication de crise part d’un principe plus réaliste : en situation dégradée, l’espace public est polycentrique. Il n’existe pas un public unique, ni un centre unique d’émission, ni un tempo unique. Les salariés attendent des consignes et de la considération ; les victimes attendent de la reconnaissance et des actes ; les autorités attendent des informations fiables ; les clients attendent des garanties ; les journalistes attendent des réponses vérifiables ; les réseaux attendent des signes rapides. La stratégie consiste précisément à organiser une parole qui n’ignore aucun de ces foyers d’attente. Le media training, lui, aide à mieux répondre dans certaines arènes, mais il ne construit pas cette cartographie, il ne hiérarchise pas les priorités et il ne règle pas les arbitrages.

Pourquoi le media training séduit tant

Pourquoi, alors, tant d’organisations persistent-elles à traiter le media training comme une réponse quasi stratégique ? Parce qu’il offre trois satisfactions psychologiques puissantes. D’abord, il est visible. On voit le dirigeant s’entraîner, on voit les simulations, on sent la montée en confiance. Ensuite, il est individualisable. Il suffit d’identifier un porte-parole et de concentrer sur lui l’effort. Enfin, il est rassurant, car il transforme une situation complexe en un problème apparemment simple : parler mieux. Or dans la réalité, la crise exige bien davantage : penser mieux, décider mieux, coordonner mieux, documenter mieux, réparer mieux. Le media training séduit aussi parce qu’il s’inscrit dans une culture managériale de la performance. On valorise celui qui “passe bien”, celui qui “tient la pression”, celui qui “ne se laisse pas piéger”. Mais cette logique a un effet pervers. Elle peut faire de la communication de crise une affaire de prestance plutôt que de responsabilité. On en vient à juger une réponse non plus à sa véracité, à sa pertinence ou à son utilité sociale, mais à sa fluidité scénique. Or un dirigeant très à l’aise peut dégrader gravement la situation s’il semble trop lisse, trop préparé, trop défensif ou trop soucieux de sa propre image. En crise, l’excès de technique rhétorique peut être perçu comme de l’évitement. Et l’évitement, lorsqu’il touche à des dommages humains, environnementaux ou éthiques, est souvent interprété comme une faute morale. C’est pourquoi la communication de crise ne peut jamais être pensée comme un exercice de style. Elle relève d’une politique de vérité praticable. Non pas la transparence naïve de tout dire tout de suite, y compris ce que l’on ignore ou ce que l’on ne peut pas encore établir, mais la capacité à dire honnêtement ce que l’on sait, ce que l’on fait, ce que l’on vérifie, ce que l’on ne sait pas encore et quand on reviendra avec des éléments nouveaux. Cette discipline de parole ne s’improvise pas dans un studio de media training. Elle suppose des circuits de remontée d’information, des procédures de validation, une culture de l’alerte, une doctrine de reconnaissance des faits, une capacité à arbitrer vite entre silence prudent et silence destructeur.

Ce que contient une vraie stratégie de communication de crise

Une stratégie de communication de crise digne de ce nom comprend au minimum six dimensions. D’abord, l’anticipation. Une organisation sérieuse identifie ses vulnérabilités, construit des scénarios, teste ses hypothèses, désigne des rôles, établit des procédures d’escalade et prépare des matrices de décision. Sans anticipation, la communication devient réactive, fragmentée et souvent contradictoire. Ensuite, la gouvernance. Qui compose la cellule de crise ? Qui tranche ? Qui collecte les informations ? Qui valide les messages ? Qui tient le lien avec le terrain ? Qui parle aux familles, aux salariés, aux autorités, aux médias, aux plateformes numériques ? Une stratégie repose sur une chaîne claire de responsabilités. La troisième dimension est la connaissance des parties prenantes. Toutes les crises ne se ressemblent pas, car les attentes varient selon les publics touchés. Une crise sanitaire, une cyberattaque, un accident industriel, une controverse sociale ou une affaire d’intégrité n’appellent ni les mêmes preuves ni les mêmes formes de réparation. La stratégie de communication doit donc partir d’une lecture fine des impacts et des destinataires. Elle doit savoir qui souffre, qui décide, qui enquête, qui influence, qui relaie, qui attaque, qui protège et qui doute. Sans cette cartographie, les messages restent abstraits et mal adressés. La quatrième dimension est l’articulation entre parole et action. C’est probablement le point le plus décisif. En crise, un message n’a de valeur que s’il est soutenu par des actes, des procédures, des preuves et des engagements contrôlables. Dire “la sécurité est notre priorité” n’a aucune efficacité si l’organisation ne peut pas démontrer les mesures prises, les moyens mobilisés, les vérifications en cours, les personnes responsables et les délais annoncés. Dire “nous prenons la situation très au sérieux” n’est pas une stratégie ; c’est une formule. Une stratégie exige des décisions visibles : suspendre une activité, ouvrir une enquête indépendante, mobiliser une assistance, indemniser, coopérer, corriger, rappeler un produit, communiquer un numéro d’aide, mettre à jour régulièrement les informations. La parole stratégique n’est pas décorative ; elle accompagne et rend intelligible l’action. La cinquième dimension est la temporalité. Une crise se joue dans le temps, et le temps de la crise est toujours dissonant. Les médias veulent vite. Les réseaux veulent tout de suite. Les faits techniques demandent parfois des heures ou des jours. Les victimes, elles, veulent être reconnues immédiatement. La stratégie consiste à organiser des séquences qui évitent deux écueils symétriques : parler trop tôt sans fondement, ou parler trop tard au point de laisser s’installer un vide narratif. Il faut donc prévoir des prises de parole de situation, des points d’étape, des mises à jour régulières, des formats adaptés à l’incertitude. Là encore, le media training peut aider à exécuter ces prises de parole ; il ne détermine pas le calendrier ni les seuils de déclenchement. La sixième dimension est la cohérence multicanale. Une crise ne se traite ni dans un communiqué isolé, ni sur un plateau de télévision uniquement. Le site institutionnel, les réseaux sociaux, les messageries internes, les briefings managers, le service client, les communications aux partenaires, les échanges avec les autorités et les dispositifs d’écoute en ligne doivent être alignés. Il ne s’agit pas de répéter le même texte partout, mais de maintenir un même sens, une même ligne de responsabilité, une même base factuelle. Trop d’organisations oublient que l’incohérence entre l’interview du dirigeant, le mail interne, le post sur LinkedIn, la réponse du service client et la note envoyée aux autorités détruit plus sûrement la confiance qu’une mauvaise formule prononcée en direct.

Les risques d’une confusion dangereuse

À ce stade, on comprend mieux le risque majeur de la confusion. Lorsque le media training est érigé en stratégie, l’organisation met son énergie sur le visible et néglige le structurant. Elle polit la parole au lieu de consolider les faits. Elle répète des messages au lieu d’organiser les remontées d’information. Elle entraîne un porte-parole au lieu de clarifier les circuits de décision. Elle travaille la posture au lieu de préparer les preuves. Elle se concentre sur l’instant médiatique et oublie la durée sociale, judiciaire, politique et numérique de la crise. Cette erreur est fréquente, parce qu’elle flatte un imaginaire de maîtrise : celui du bon communicant capable de retourner une situation par sa seule habileté. Cet imaginaire est dangereux. Il est dangereux d’abord parce qu’il personnalise à l’excès la crise. Tout repose alors sur un visage, une voix, un tempérament. Si le dirigeant performe, on croit la crise “gérée”. S’il trébuche, on croit tout perdu. Cette personnalisation méconnaît le fait que la réputation est produite collectivement par des comportements, des preuves, des décisions et des interactions multiples. Elle produit aussi un effet d’aveuglement interne : les équipes pensent que le sujet principal est la prochaine interview, alors que le vrai sujet est souvent la qualité des informations qui remontent, la prise en charge des personnes affectées, la documentation des décisions et la cohérence de la ligne tenue. Il est dangereux ensuite parce qu’il encourage le fétichisme des éléments de langage. Or, en crise, les éléments de langage ne valent que comme points d’appui. S’ils deviennent des paravents, ils se retournent contre l’organisation. Le public repère très vite la répétition mécanique, l’esquive, le jargon, l’autojustification, la froideur administrative. L’époque supporte de moins en moins la parole formatée lorsqu’elle paraît protéger l’institution avant de protéger les personnes. Le meilleur porte-parole n’est donc pas celui qui répond à tout, mais celui qui sait articuler clarté, gravité, empathie, précision, humilité et engagement de suivi.

Remettre la formation media-training à sa juste place

Remettre le media training à sa juste place, c’est donc le réinscrire dans une chaîne de préparation plus large. Utilisé correctement, il devient extrêmement utile. Il permet de tester des messages issus d’une stratégie déjà pensée. Il révèle les fragilités d’un argumentaire. Il met au jour les zones de flou, les formulations défensives, les angles d’attaque prévisibles, les contradictions entre ce que l’on croit dire et ce que l’on donne à entendre. Il aide aussi les porte-parole à supporter la pression sans se crisper, à reconnaître l’incertitude sans sembler démunis, à exprimer l’empathie sans tomber dans l’emphase, à éviter la surpromesse, à tenir le cap sans déshumaniser leur parole. Autrement dit, le media training n’est pas l’ennemi de la stratégie ; il en est l’un des instruments d’exécution. La nuance est essentielle. Un instrument d’exécution intervient après un travail de qualification de la crise, de définition des objectifs, de hiérarchisation des publics, de cadrage de la ligne de responsabilité et de sélection des preuves mobilisables. Il ne remplace rien de cela. Il vient ensuite, pour mettre à l’épreuve la parole qui portera cette ligne. Dans les organisations matures, le media training ne sert pas à maquiller l’impréparation ; il sert à éprouver la robustesse d’une stratégie en conditions hostiles. Les meilleurs dispositifs de préparation à la crise le montrent bien. On ne se contente pas d’entraîner un dirigeant à répondre. On organise des exercices de crise, on simule la circulation de l’information, on teste le délai de validation, on mesure la cohérence entre siège et terrain, on intègre le digital, on confronte les communicants aux opérationnels, on fait intervenir le juridique, la RH, la sûreté, le service client, parfois même des représentants du terrain. Dans ces dispositifs, le media training est présent, mais il n’est qu’un moment parmi d’autres. Un moment important, certes, parce que la parole publique engage ; mais un moment inséparable de l’ensemble. L’erreur consistant à prendre le media training pour une stratégie révèle, au fond, une erreur plus profonde sur la nature même de la communication de crise. On continue trop souvent à imaginer que communiquer, c’est d’abord parler. En réalité, communiquer en crise, c’est organiser du sens crédible dans l’incertitude, à partir de faits évolutifs, sous contraintes de temps, avec des publics hétérogènes et des enjeux de responsabilité élevés. Cette organisation du sens suppose des choix, des renoncements, des priorités, des arbitrages, des preuves et des actes. Le porte-parole n’en est que la partie émergée. On peut donc formuler la thèse de manière nette : le media training est nécessaire, parfois indispensable, mais toujours insuffisant. Il prépare la scène ; il ne construit pas la pièce. Il discipline la voix ; il ne définit pas la ligne. Il réduit le risque de maladresse ; il ne garantit ni la vérité, ni la cohérence, ni la réparation, ni la confiance. Une organisation qui investit massivement dans le media training sans investir au même niveau dans l’anticipation, la doctrine, la gouvernance et les preuves se condamne à parler mieux d’une crise qu’elle continue à mal gérer. En matière de communication de crise, la hiérarchie des priorités devrait donc être inversée par rapport à ce que l’on observe souvent. D’abord comprendre. Ensuite décider. Puis agir. Ensuite organiser la preuve. Puis seulement exposer la parole dans les formats adaptés à chaque public, y compris les médias. À l’intérieur de cette séquence, le media training trouve son efficacité maximale : non comme substitut stratégique, mais comme discipline de mise en forme d’une responsabilité déjà pensée. C’est à cette condition qu’il cesse d’être un cosmétique de crise pour devenir un levier utile de crédibilité. La conclusion est sans appel. Non, le media training n’a jamais été, n’est pas, et ne sera jamais une stratégie de communication de crise. C’est un outil, un entraînement, un accélérateur de compétence, parfois un révélateur d’angles morts, souvent une aide précieuse pour éviter les erreurs de forme. Mais une crise ne se gagne ni au débit de parole, ni à la maîtrise des interviews, ni à la récitation d’éléments de langage. Elle se traverse par la lucidité, la gouvernance, la coordination, l’attention aux victimes, la qualité des preuves, la justesse des arbitrages et la continuité du lien avec les parties prenantes. La parole publique n’y a de valeur que si elle traduit une organisation réellement en mouvement vers la compréhension, la protection et la réparation. Voilà la vérité professionnelle qu’il faut réaffirmer avec force : en crise, le media training peut aider à parler juste ; seule une stratégie de communication de crise permet de parler utile.