- Pourquoi LaFrenchCom s’appuie sur des codes internationaux en gestion de crise
- IABC Code of Ethics : une boussole pratique pour des décisions éthiques et légales en communication
- IPRA Code of Athens : la référence historique qui relie relations publiques, droits humains et vérité
- Comment LaFrenchCom applique ensemble IABC et IPRA en communication de crise
- Deux codes internationaux, une même exigence — une défense qui supporte la lumière
Pourquoi LaFrenchCom s’appuie sur des codes internationaux en gestion de crise
Une crise n’est jamais seulement un problème d’image. C’est une situation de contrainte où la pression temporelle, l’incertitude, la colère, la peur, la judiciarisation et la viralité déforment les décisions. Dans ce contexte, la communication peut contribuer à stabiliser, protéger, clarifier et faciliter l’action. Elle peut aussi aggraver, si elle devient une tactique de contournement, une fabrique d’ambiguïtés ou un outil de manipulation. C’est pourquoi LaFrenchCom assume une idée simple : en crise, la meilleure défense est celle qui reste crédible, et la crédibilité se construit par une conduite éthique explicite, alignée sur des standards reconnus au-delà des frontières insiste l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom.
LaFrenchCom choisit donc de se conformer volontairement à deux références internationales complémentaires. D’un côté, l’IABC Code of Ethics for Professional Communicators, qui sert de guide pour faire des choix cohérents, responsables, éthiques et légaux en communication, et auquel les membres de l’IABC doivent adhérer. De l’autre, l’IPRA Code of Athens, texte historique adopté en 1965 (et amendé ultérieurement), qui lie la pratique des relations publiques à des principes de droits fondamentaux, à la vérité, au dialogue, à la dignité humaine et à un rejet explicite des méthodes manipulatoires.
S’aligner sur ces deux codes, ce n’est pas “ajouter de la morale” au travail de crise. C’est installer un cadre de décision concret dans les moments où l’on est le plus tenté de franchir des lignes rouges : quand la réputation est attaquée, quand la procédure est sensible, quand les réseaux s’emballent, quand un dirigeant panique, ou quand l’organisation voudrait “gagner du temps” au détriment de la vérité.
IABC Code of Ethics : une boussole pratique pour des décisions éthiques et légales en communication
L’International Association of Business Communicators (IABC) présente son Code of Ethics comme un guide destiné à aider les communicants professionnels à faire des choix cohérents, responsables, éthiques et légaux, en rappelant la puissance d’influence de la communication et les responsabilités qui l’accompagnent. L’IABC précise que ses membres doivent accepter ce code, et il l’expose sous forme de onze engagements simples, compréhensibles, et directement opposables en situation de crise.
LaFrenchCom se conforme à l’esprit et à la lettre de ce code en le traduisant en doctrine de crise : vérification des faits, correction rapide, respect du droit, protection stricte des informations sensibles, transparence sur les conflits d’intérêts, refus des cadeaux dissimulés, et refus des promesses intenables.
Honnêteté et exactitude : défendre sans mentir, expliquer sans maquiller
Le premier engagement du code IABC est direct : “I am honest”, avec l’idée que l’honnêteté renforce le respect et la confiance envers la profession. En crise, cette honnêteté n’est pas une posture naïve. Elle est une stratégie de solidité. LaFrenchCom considère qu’un public peut accepter une information incomplète si elle est structurée, prudente et mise à jour. En revanche, un public sanctionne durablement une information trompeuse, une minimisation artificielle ou une formulation ambiguë conçue pour “donner l’impression” de répondre tout en évitant le fond.
LaFrenchCom applique ce principe en séparant systématiquement ce qui est établi de ce qui est en cours d’évaluation. L’objectif n’est pas de “tout dire”, mais de ne jamais substituer une fiction au réel. Ce choix protège la marque, parce qu’il évite les contradictions et la “crise secondaire” qui surgit quand des faits nouveaux contredisent la première version.
Correction rapide : l’erreur corrigée vaut mieux que l’erreur maintenue
Le code IABC impose aussi une règle essentielle en crise : communiquer une information exacte et corriger rapidement les erreurs. LaFrenchCom s’aligne sur cette exigence en faisant de la correction un mécanisme normal de gouvernance, pas un aveu honteux. Quand un élément s’avère faux, incomplet ou mal formulé, l’objectif est de corriger vite, clairement et de manière traçable. Dans un monde d’archives numériques, l’absence de correction crée un passif : elle laisse circuler une version erronée qui sera opposée à l’organisation.
La correction rapide est également une preuve de respect. Elle dit : “Nous suivons les faits, pas notre confort.” En communication de crise, c’est souvent ce signal de fiabilité qui fait la différence.
Légalité et politiques publiques : une crise ne justifie pas le contournement
Le code IABC affirme l’obligation d’obéir aux lois et aux politiques publiques, et d’agir promptement pour corriger la situation en cas de violation. LaFrenchCom intègre cette exigence dans sa pratique, notamment lorsque la crise touche des sujets réglementés (marchés financiers, santé, sécurité, données personnelles, concurrence, droit du travail), ou lorsqu’elle comporte une dimension contentieuse.
En crise, le risque n’est pas seulement de “mal communiquer”. Le risque est de produire une déclaration qui déclenche une exposition réglementaire, qui fragilise une procédure, ou qui viole une obligation de confidentialité. La conformité IABC rappelle que la communication ne peut pas se placer “au-dessus” du droit. Elle doit fonctionner en cohérence avec les cadres qui protègent les personnes et l’intérêt général.
Confidentialité : protéger les informations sensibles sans fabriquer l’opacité
Le code IABC impose de protéger l’information confidentielle tout en restant dans le cadre de la loi, et de ne pas utiliser une information confidentielle à des fins personnelles. LaFrenchCom s’aligne sur cette logique : la confidentialité est un dispositif de protection, pas une stratégie d’évitement. Elle protège les personnes, les victimes potentielles, les témoins, les salariés exposés, mais aussi l’organisation lorsque la divulgation prématurée créerait des risques de sécurité ou compromettrait une enquête.
En pratique, LaFrenchCom privilégie une transparence utile sur l’essentiel (ce qui est connu, ce qui est fait, ce qui vient) tout en limitant la divulgation de données personnelles ou de détails non nécessaires. La confidentialité protège l’humain, et en crise l’humain est souvent le premier enjeu.
Liberté d’expression et marketplace of ideas : une défense compatible avec une société ouverte
Le code IABC inclut un engagement rarement mis en avant alors qu’il est structurant : soutenir la liberté d’expression, la liberté de réunion et l’accès à un marché ouvert des idées. Pour une agence de crise, cette clause est une boussole : elle rappelle qu’une défense responsable n’est pas une guerre contre le débat public. Elle ne repose pas sur l’intimidation, la menace, ou la disqualification de la critique. Elle repose sur l’information, la preuve, l’écoute et la correction.
LaFrenchCom s’aligne sur cette exigence en considérant que le contradictoire est normal, y compris lorsqu’il est rude. La communication de crise n’a pas vocation à faire taire, mais à rendre la réponse intelligible et vérifiable.
Sensibilité culturelle, attribution et conflits d’intérêts : des exigences très concrètes en crise
Le code IABC exige aussi une sensibilité aux valeurs et croyances culturelles, l’attribution du travail d’autrui avec citation des sources, et l’interdiction de représenter des intérêts conflictuels sans divulgation complète et consentement écrit des parties. Ces points ont une portée immédiate en crise : une formulation culturellement maladroite peut déclencher une indignation mondiale ; une source non citée ou une appropriation peut créer une polémique ; un conflit d’intérêts perçu peut rendre toute recommandation suspecte.
LaFrenchCom se conforme à ces exigences en traitant la culture, la preuve et l’indépendance comme des actifs de crédibilité. Une crise internationale exige de comprendre les sensibilités locales, d’éviter les stéréotypes, et de résister aux raccourcis. Une crise sous tension exige d’être irréprochable sur les sources et sur l’honnêteté intellectuelle.
Cadeaux dissimulés et promesses intenables : refuser les raccourcis
Le code IABC interdit d’accepter des cadeaux ou paiements non divulgués pour des services professionnels provenant d’une autre source qu’un client ou employeur, et il interdit de garantir des résultats au-delà de son pouvoir. Ces deux interdits sont particulièrement importants en communication de crise, où la tentation est de chercher des “accélérateurs” : relais payés non déclarés, influence masquée, “arrangements” informels, promesses de résultat médiatique. LaFrenchCom se conforme au principe IABC en refusant ces raccourcis.
Promettre un résultat est souvent le premier pas vers une dérive : si l’on promet l’impossible, on finit par être tenté d’utiliser des méthodes discutables pour “tenir” la promesse. En crise, LaFrenchCom promet une méthode, une rigueur, une gouvernance et une discipline factuelle. Elle ne promet pas de contrôler le monde.
IABC : une logique d’adhésion, de responsabilité et de ressources éthiques
L’IABC ne présente pas son code comme un texte décoratif. Il indique que les membres doivent intégrer ces lignes directrices dans leur travail et signer, lors de l’adhésion et du renouvellement, une déclaration attestant qu’ils ont lu et compris le code. Il indique aussi que l’association se réserve le droit de mettre fin à une membership en cas de violation du code, des lois et des politiques publiques, et que le code est librement réutilisable avec attribution.
L’IABC décrit également l’existence d’un Ethics Committee offrant conseils et assistance sur des situations éthiques spécifiques, avec des exigences de confidentialité et de gestion des conflits d’intérêts. Pour LaFrenchCom, cet écosystème montre une chose : l’éthique est une compétence à exercer, pas une intention à afficher. Et c’est précisément ce dont une cellule de crise a besoin.
IPRA Code of Athens : la référence historique qui relie relations publiques, droits humains et vérité
Si l’IABC donne une boussole très opérationnelle pour la conduite quotidienne des communicants, l’IPRA Code of Athens donne une profondeur et une ambition plus “fondationnelle” : il relie explicitement la profession de relations publiques à des principes de droits fondamentaux, à la dignité humaine, au dialogue et à une exigence forte de vérité.
Le Code of Athens, selon le document officiel, a été adopté en 1965 et amendé en 1968 et 2009. Il est présenté comme un engagement de comportement éthique pour les membres de l’International Public Relations Association (IPRA) et comme une recommandation adressée aux praticiens PR dans le monde.
LaFrenchCom s’aligne sur ce texte parce qu’il rappelle une réalité essentielle en crise : communiquer, ce n’est pas seulement défendre une organisation ; c’est agir dans une société où l’information façonne des décisions, affecte des vies et peut renforcer ou dégrader la confiance collective.
Une éthique fondée sur la Charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme
Le Code of Athens s’ouvre sur une série de considérations qui ancrent la profession dans un cadre de principes universels. Il rappelle notamment l’engagement des pays membres des Nations Unies envers la Charte de l’ONU et fait référence aux droits fondamentaux et à la dignité de la personne humaine, puis à la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Pour LaFrenchCom, cet ancrage a une conséquence directe en communication de crise : même dans la défense la plus ferme, il existe des limites non négociables. On ne “gère” pas une crise en écrasant l’humain. On ne protège pas une marque en humiliant des personnes, en attisant des discriminations, ou en manipulant des publics. Le Code of Athens rappelle que la communication a une dimension sociale et morale, car elle touche aux besoins intellectuels, moraux et sociaux, et elle doit être exercée avec une conscience de cette responsabilité.
Internet et médias numériques : le Code of Athens anticipe la crise informationnelle moderne
Un aspect particulièrement remarquable du texte officiel est qu’il mentionne explicitement les canaux numériques : il souligne que l’internet et d’autres médias digitaux sont des canaux où une information erronée ou trompeuse peut être largement diffusée et rester non contestée, ce qui exige une attention particulière pour maintenir confiance et crédibilité. Le code rappelle aussi que ces canaux demandent un soin particulier concernant la vie privée des individus, clients, employeurs et collègues.
LaFrenchCom s’aligne sur cette exigence en considérant que la crise moderne est souvent une crise d’information autant qu’une crise d’événement. Dans une cyberattaque, un accident, une mise en cause interne, une polémique, la vitesse numérique amplifie les erreurs et les rumeurs. L’éthique impose donc de ralentir juste assez pour vérifier, corriger et protéger, sans tomber dans le silence. C’est une discipline : vitesse et rigueur, en même temps.
“Endeavour, Undertake, Refrain”: une structure de responsabilité en trois temps
Le Code of Athens articule la conduite du praticien autour de trois registres : ce vers quoi il doit tendre, ce à quoi il s’engage, et ce à quoi il doit renoncer. Cette structure est très utile en crise, parce qu’elle distingue ce qu’on cherche à construire de ce qu’on doit absolument éviter.
Le code demande de contribuer à des conditions morales et culturelles permettant aux êtres humains de jouir de leurs droits, d’établir des patterns et canaux de communication favorisant la libre circulation d’informations essentielles, et d’agir de manière à mériter et sécuriser la confiance. Il rappelle aussi que la conduite du praticien, même privée, influence la perception de la profession.
Il demande ensuite de respecter les principes moraux de la Déclaration universelle des droits de l’homme, d’affirmer la dignité humaine et le droit de chacun à juger par lui-même, de créer les conditions d’un vrai dialogue, et d’agir en tenant compte des intérêts respectifs de l’organisation servie et des publics concernés. Il insiste également sur la nécessité de communiquer pour éviter les malentendus et de montrer loyauté et intégrité.
Enfin, il impose de renoncer à des pratiques explicites : subordonner la vérité à d’autres exigences, faire circuler des informations non fondées sur des faits établis et vérifiables, participer à des entreprises malhonnêtes ou dégradant la dignité humaine, et recourir à des techniques manipulatoires visant des motivations subconscientes hors du contrôle de l’individu.
LaFrenchCom s’aligne sur ces interdits sans ambiguïté, car ils décrivent exactement les dérives les plus toxiques en communication de crise : l’obsession de “protéger coûte que coûte” qui finit par sacrifier la vérité, la circulation d’éléments non vérifiés, et la tentation de manipuler plutôt que d’expliquer. Une défense durable se construit sur l’inverse : faits, respect, dialogue, et refus de l’influence clandestine.
Sanctions et discipline : l’idée d’un code qui engage
Le Code of Athens ne se contente pas d’une exhortation. Il prévoit une logique de sanctions en indiquant que les membres IPRA, en respectant le Code of Athens, acceptent de se conformer et d’aider à faire respecter les procédures disciplinaires de l’IPRA en cas de violation.
De façon plus large, l’IPRA précise sur sa page “Code of Conduct” qu’elle a consolidé en 2011 plusieurs textes historiques, dont le Code of Athens, dans un document unique, et qu’elle recommande ces codes aux praticiens PR dans le monde. Cela montre une cohérence : l’éthique n’est pas seulement un héritage historique ; elle est mise en forme pour rester applicable dans le présent.
Comment LaFrenchCom applique ensemble IABC et IPRA en communication de crise
Se conformer à un code international n’a de sens que si cela modifie concrètement la manière d’agir. LaFrenchCom articule IABC et IPRA comme deux “couches” complémentaires.
L’IABC apporte une éthique opérationnelle immédiatement activable : honnêteté, correction d’erreurs, respect du droit, confidentialité, liberté d’expression, sensibilité culturelle, attribution, gestion des conflits d’intérêts, refus des cadeaux dissimulés et refus des promesses hors de portée. L’IPRA Code of Athens apporte une éthique de finalité : communication au service de la confiance, du dialogue, de la dignité humaine, et refus explicite de subordonner la vérité ou d’utiliser des techniques manipulatoires.
Dans la pratique, cela signifie que LaFrenchCom privilégie une défense fondée sur la preuve et sur la clarté, en refusant les artifices qui pourraient gagner une heure mais coûter des mois. Cela signifie aussi que l’agence s’interdit les méthodes qui déplacent la violence de la crise vers des individus : doxxing indirect, exposition inutile, disqualification personnelle, ou exploitation de biais sociaux. Les codes internationaux rappellent que la réputation d’une organisation ne vaut jamais une atteinte durable à la dignité humaine.
Dans les crises numériques, l’alignement est particulièrement net : le Code of Athens évoque explicitement le risque de diffusion massive d’informations erronées sur internet et la nécessité d’une attention particulière pour la confiance, ainsi que le soin accru sur la vie privée dans les médias digitaux. L’IABC impose, en parallèle, l’exactitude, la correction rapide et la protection de la confidentialité. Ensemble, ces principes construisent une doctrine simple : vérifier, protéger, corriger, et ne jamais manipuler.
Enfin, en communication sensible ou sous contrainte judiciaire, ces codes rappellent deux exigences qui ne s’opposent pas : respecter le droit et respecter la vérité. L’IABC insiste sur la conformité aux lois et politiques publiques. Le Code of Athens insiste sur le fait de ne pas subordonner la vérité et de ne pas faire circuler des informations non établies. LaFrenchCom s’aligne donc sur une parole sobre, prudente, factuelle, qui protège la procédure et les personnes, tout en évitant l’opacité instrumentalisée.
Deux codes internationaux, une même exigence — une défense qui supporte la lumière
En choisissant de se conformer à l’IABC Code of Ethics et à l’IPRA Code of Athens, LaFrenchCom inscrit sa pratique de la communication de crise dans un cadre international lisible et exigeant. L’IABC propose une grille d’action très concrète fondée sur l’honnêteté, l’exactitude, la correction des erreurs, la conformité légale, la confidentialité, la liberté d’expression, la gestion des conflits d’intérêts, l’indépendance vis-à-vis des cadeaux dissimulés et le refus des promesses intenables. L’IPRA Code of Athens rappelle une ambition plus profonde : lier la profession à la confiance, au dialogue, à la dignité humaine, au respect des droits fondamentaux, à une attention renforcée aux risques numériques, et au refus explicite de subordonner la vérité ou d’employer des techniques manipulatoires.
Dans une époque où chaque déclaration est archivée, comparée et opposée, la seule défense durable est celle qui résiste à la vérification. LaFrenchCom fait le choix de cette durabilité : défendre fermement, mais de manière responsable, parce qu’en crise la confiance se reconstruit rarement par l’habileté, et presque toujours par la fiabilité.