AccueilFAQLaFrenchCom se conforme au PRCA Client–Consultancy Partnership Charter 2024 : une relation client–agence pensée pour la communication de crise

LaFrenchCom se conforme au PRCA Client–Consultancy Partnership Charter 2024 : une relation client–agence pensée pour la communication de crise

PRCA Client–Consultancy Partnership Charter

Pourquoi une charte de partenariat client–agence est décisive en gestion de crise

La communication de crise ressemble, de l’extérieur, à un exercice de prises de parole, de communiqués, de “message control” et de gestion médiatique. De l’intérieur, elle est d’abord un test de relation. Quand l’incident survient, quand l’organisation est exposée, quand les équipes sont sous tension et que la temporalité se comprime, la qualité de la relation entre le client et son agence devient une infrastructure critique. Une stratégie brillante échoue si les validations sont chaotiques. Un message juste arrive trop tard si le circuit de décision est flou. Une parole empathique se transforme en maladresse si la gouvernance n’est pas alignée sur les faits. Et une crise se prolonge souvent moins par manque de communication que par manque de coopération structurée.

C’est précisément pour cette raison que LaFrenchCom ne réduit pas la “défense” à une posture ou à une rhétorique. Défendre efficacement, en particulier sous contrainte judiciaire ou réputationnelle, suppose un cadre de collaboration solide : des engagements réciproques, des règles du jeu explicites, une manière de traiter l’urgence sans créer de dérapages, une façon de dire la vérité sans fragiliser la confidentialité, une manière de travailler intensément sans détruire les équipes. La crise n’est pas seulement une épreuve de message ; c’est une épreuve de méthode.

Dans le monde anglo-saxon, et particulièrement au Royaume-Uni, cette méthode s’est matérialisée depuis des années sous forme de chartes professionnelles qui structurent la relation client–consultancy. Le PRCA Client–Consultancy Partnership Charter, relancé et mis à jour en 2024, fait partie de ces référentiels conçus pour améliorer la collaboration, clarifier les attentes et renforcer l’efficacité du travail entre clients et agences. Il a été présenté par la PRCA comme un cadre complet visant à développer la collaboration et l’efficacité dans l’industrie des relations publiques, structuré autour d’un “11-Point Charter”, et intégrant pour la première fois un volet sur l’intelligence artificielle.

LaFrenchCom se conforme à cette charte, non pas comme un label décoratif, mais comme une boussole opérationnelle : une manière de sécuriser la relation client–agence au moment où elle est la plus sollicitée, c’est-à-dire précisément pendant la crise, quand le moindre malentendu peut devenir un risque majeur.

Qu’est-ce que le PRCA Client–Consultancy Partnership Charter 2024

Le PRCA Client–Consultancy Partnership Charter part d’une idée simple : la meilleure relation entre un client et une consultancy n’est pas une relation de simple achat de prestation, mais une relation de partenariat. Le document rappelle que la PRCA considère que les meilleures relations client–consultancy sont de “vrais partenariats”, dans lesquels client et consultant respectent des impératifs commerciaux et opérationnels mutuels et livrent chacun leurs engagements pour atteindre des objectifs communs.

La relance 2024 n’est pas une réédition cosmétique. Le texte indique que la charte a été révisée en 2024 à partir d’un groupe de travail du PRCA Public Relations and Communications Professional Board, et qu’elle met à jour et remplace entièrement la charte précédente. La communication, depuis la dernière version, a connu une transformation profonde : multiplication des canaux, accélération du numérique, hausse de la pression sur les équipes, montée des enjeux de diversité et de bien-être, et apparition d’outils de génération de contenu. La PRCA a d’ailleurs présenté le texte 2024 comme une réponse aux besoins modernes de l’industrie, en insistant sur l’intégration de l’IA pour la première fois.

Autre point essentiel : la charte n’est pas un contrat. Elle le dit explicitement. Elle “n’a pas vocation à remplacer” les arrangements contractuels existants entre clients et consultancies ; elle vise plutôt à ajouter, aux exigences juridiques, des principes fondamentaux qui rendent les relations plus efficaces et améliorent les résultats. Cette nuance est particulièrement importante en communication de crise, où la tentation peut être de confondre “charte” et “clauses”. La charte complète le contrat : elle organise la qualité de la relation, là où le contrat organise les droits et obligations.

Enfin, la PRCA rappelle que cette charte couvre un périmètre élargi : non seulement les agences et leurs clients, mais aussi les freelances, et plus largement toutes les structures de collaboration formelles ou informelles, y compris virtuelles. C’est un point très concret : en crise, les dispositifs hybrides sont fréquents, avec des équipes internes, une agence principale, des spécialistes (cyber, data, influence), des juristes, parfois plusieurs agences ou cabinets. La charte 2024 s’adapte à cette réalité.

Ce que signifie “se conformer” à cette charte pour LaFrenchCom

Dire qu’une agence se conforme à un texte de référence peut rester abstrait si cela ne change rien au quotidien. Pour LaFrenchCom, la conformité au PRCA Client–Consultancy Partnership Charter 2024 signifie que la relation client–agence est pensée comme un système de performance sous contrainte. La crise met sous contrainte le temps, l’information, l’émotion, la réputation, parfois le droit. Dans ce contexte, le partenariat n’est pas un mot doux : c’est un mécanisme de réduction de risque.

La charte PRCA pose un cadre d’engagements réciproques : elle décrit une “client commitment” et une “consultancy commitment” pour chacun des grands sujets, et elle affirme un objectif central consistant à optimiser les relations et à instaurer une communication claire et ouverte entre les parties. LaFrenchCom adopte cette logique dans sa propre méthode : la crise n’est pas gérée par une agence seule, ni par un client seul. Elle est gérée par un binôme (souvent un trinôme avec le juridique) qui doit fonctionner comme une cellule intégrée.

Cette conformité est volontaire. Elle ne signifie pas que LaFrenchCom revendique un statut de certification automatique, ni qu’elle se substitue à la PRCA. Elle signifie que LaFrenchCom choisit d’aligner ses pratiques de collaboration sur les principes concrets décrits par la PRCA, parce que ces principes sont particulièrement adaptés à la réalité d’une mission de crise : clarification du périmètre, transparence budgétaire, respect des équipes, gestion de l’urgence, gouvernance, confidentialité, usage responsable de l’IA et mesure rigoureuse des résultats.

Le partenariat comme principe de base : “working together” en contexte de crise

La charte commence par un point fondamental : “working together”. Elle reconnaît que le client achète un service, mais affirme qu’un travail en partenariat favorise une relation respectueuse, récompensante et plus efficace pour atteindre les objectifs. Ce n’est pas une formule de politesse. En crise, la relation devient un facteur de sécurité : si les acteurs se méfient, se contournent ou se testent mutuellement, la réponse se désagrège. Si au contraire la relation est structurée et respectueuse, l’organisation parle d’une voix plus stable, réagit plus vite, et réduit les erreurs.

La charte insiste sur l’importance de processus de travail à double sens : validation des activités, reporting, réunions de suivi, revues, et capacité à apprendre lorsque des défis imprévus impactent la livraison des activités. LaFrenchCom s’approprie cet esprit à travers une gouvernance de crise cadrée : point de situation, journal de crise, ligne de validation claire, et mécanisme de mise à jour. Le cœur du sujet n’est pas la bureaucratie ; c’est la prédictibilité. En crise, la prédictibilité rassure, réduit l’angoisse et évite la cacophonie.

Un passage du “working together” est particulièrement crucial pour une agence de communication de crise : la charte demande que client et consultancy se mettent d’accord, dès le début, sur la manière de gérer le travail urgent ou non planifié, notamment en dehors des horaires, et sur la façon dont la consultancy sera “appropriately recompensed”. LaFrenchCom applique cette logique de manière transparente : la crise peut exiger une mobilisation nocturne, un week-end, une permanence, un basculement immédiat. Ce n’est pas un “bonus” que l’on obtient en forçant le système. C’est une réalité qui doit être organisée. La conformité à la charte, ici, signifie que l’urgence ne doit pas devenir une exploitation, ni pour l’agence ni pour les équipes du client. Elle doit devenir un mode opératoire explicitement assumé, avec des règles claires.

La charte relie aussi la qualité de la production de la consultancy à la qualité de l’input côté client, en soulignant qu’il faut du temps pour les briefings et les mises à jour. Cela semble évident, mais en crise, c’est souvent le point le plus fragile : le client n’a pas le temps, les informations sont dispersées, les équipes opérationnelles sont focalisées sur la résolution. LaFrenchCom se conforme à ce principe en exigeant, dès l’activation, un “noyau dur” de faits et un canal direct avec les fonctions clés, même si ces informations sont incomplètes. La crise n’attend pas. Il faut donc construire la discipline de l’input au rythme de la crise, sans exiger l’impossible, mais sans accepter le flou permanent.

Enfin, la charte insiste sur le respect des personnes : traiter les membres de l’équipe consultancy avec le même respect et la même intégrité que ses propres employés, reconnaître la diversité de l’industrie, et se référer aux lignes directrices de diversité et inclusion de la PRCA, ainsi qu’à la Professional Charter et aux Codes of Conduct. Pour LaFrenchCom, ce point est central, parce que la crise est un accélérateur de comportements. La tension fait sortir les angles. Se conformer à la charte, c’est se protéger de la brutalisation de la relation, qui détruit la performance et abîme les personnes.

Définir le scope : le meilleur antidote au chaos et aux malentendus

La charte consacre un point à la définition du scope of work, et c’est l’un des piliers d’une relation saine en crise. Elle indique que le client doit fournir des briefs écrits complets avec objectifs clairs et critères de succès, incluant des objectifs business plus larges et, si disponible, des informations sur d’autres activités marketing et communication. En crise, le brief est rarement “propre”. Il est souvent oral, fragmenté, en mouvement. Pourtant, l’esprit de la charte reste applicable : on a besoin d’un cadre, même minimal, pour éviter que tout le monde ne travaille sur des hypothèses différentes.

La charte prévoit d’ailleurs un cas réaliste : si un brief écrit ne peut pas être fourni, le client doit dégager du temps pour rencontrer la consultancy, discuter des objectifs et lui permettre de construire son propre brief, qui sera ensuite revu et validé. LaFrenchCom applique cela en crise en formalisant rapidement un “brief de situation” : contexte, faits confirmés, zones d’incertitude, parties prenantes, risques, contraintes juridiques, et objectifs de communication (protéger, informer, rassurer, corriger, réparer). Même si ce document évolue, il fournit un socle commun.

La charte parle aussi de budgets posés avec des paramètres clairs, incluant la planification, l’exécution, l’évaluation et des contingences, et elle insiste sur la nécessité d’informer en temps utile en cas de changement de budget ou de scope. En crise, cette exigence est cruciale : la gestion du budget est un sujet sensible parce que la situation peut s’étendre. Une cellule de crise peut durer plusieurs jours ou plusieurs semaines. Se conformer à la charte, c’est éviter la surprise budgétaire et organiser des points de suivi transparents, pour que le client garde la maîtrise de ses décisions.

Un passage du texte a une portée éthique et stratégique : la charte indique que, lors de la commande d’un travail, le client ne doit pas utiliser les idées de consultants/consultancies s’il ne leur attribue pas le travail. Cette clause vise clairement un problème de marché, souvent évoqué dans l’industrie : la “capture” d’idées en pitch sans rémunération. Pour LaFrenchCom, la conformité à cette logique se traduit par une politique de protection de l’intégrité créative : nos recommandations sont faites pour être exécutées dans un cadre clair. Quand nous intervenons en crise, nous partageons parfois des architectures sensibles, des stratégies de séquençage, des modèles d’argumentation. Leur appropriation hors cadre, sans relation de travail, fragilise la qualité et crée des risques. La charte rappelle que la relation client–consultancy doit rester loyale et respectueuse.

Délais, urgence et “reasonable timescales” : concilier vitesse et rigueur

La charte introduit un principe de “reasonable timescales”, en précisant qu’idéalement la consultancy devrait disposer de semaines plutôt que de jours pour répondre à des briefs, afin de pouvoir interroger le brief, conduire des programmes d’insight, développer la stratégie et présenter des programmes correctement chiffrés. Pris au pied de la lettre, cela semble éloigné de la crise, où l’on peut avoir besoin d’un message en trente minutes. Mais l’esprit du texte est parfaitement applicable : même dans l’urgence, la qualité exige un minimum de temps et un minimum d’input. On ne fabrique pas de la justesse à partir du vide.

LaFrenchCom applique ce principe en distinguant deux modes. Le mode de réponse immédiate, qui vise à reconnaître la situation, protéger, expliquer ce qui est connu et annoncer le rythme de mise à jour, peut être produit très vite si la gouvernance est claire. Le mode de stratégie approfondie, qui construit le narratif, la trajectoire de preuves, la relation multi-parties prenantes et l’alignement interne, exige davantage de temps. La conformité à l’esprit PRCA consiste à ne pas confondre ces deux modes, et à ne pas exiger du second la vitesse du premier.

La charte ajoute un principe essentiel : quand un travail non planifié est nécessaire, le client doit être réaliste dans ses attentes et accepter que des ajustements dans le travail planifié puissent être nécessaires pour absorber l’urgence. En crise, c’est la clé d’une relation saine : si l’urgence s’ajoute au travail existant sans replanification, on tombe dans l’overservicing, l’épuisement et l’erreur. LaFrenchCom se conforme à ce principe en posant clairement les arbitrages : ce qui est prioritaire, ce qui est décalé, ce qui est annulé, ce qui est renforcé. La crise impose des choix ; l’agence et le client doivent les faire ensemble, plutôt que de les subir.

Budgets, ressources et transparence : éviter l’overservicing et sécuriser la performance

La charte affirme explicitement que le temps de la consultancy est une ressource finie et mesurable, et que l’augmentation des demandes au-delà du brief initial doit être financée ou conduire à une réduction proportionnelle d’autres activités. Cette phrase pourrait être imprimée au mur de toute war room, tant elle est vraie en situation de crise. Quand une crise éclate, la tentation est de demander “plus” en continu, sans réviser le cadre. Le résultat est prévisible : surcharge, défaut de qualité, tensions, et parfois explosion de la relation.

LaFrenchCom se conforme à ce principe par une transparence opérationnelle. La charte indique d’ailleurs que la consultancy s’engage à dépenser le budget client de manière responsable et à fournir des informations claires, régulières et opportunes sur la façon dont le budget a été dépensé. En crise, cette transparence protège le client. Elle protège aussi l’agence : elle empêche l’impression de facturation opaque, qui est un facteur de conflit.

Le texte prévoit aussi la question de l’annulation tardive de projets et reconnaît que la consultancy devrait être compensée pour les ressources mobilisées et le travail effectué mais non utilisé. Dans l’univers de la crise, cela se traduit par une règle simple : si l’on mobilise une équipe sur une fenêtre critique, cette mobilisation a un coût, même si la crise se résorbe plus vite que prévu. LaFrenchCom adopte une approche raisonnable : clarifier à l’avance les conditions d’activation, de permanence, et de démobilisation.

La charte mentionne également la nécessité d’aborder, dans le contrat, la question des mouvements de personnel entre client et consultancy, ainsi qu’une revue annuelle des honoraires prenant en compte des facteurs comme l’inflation. Même si ces éléments dépassent la crise ponctuelle, ils appartiennent à une logique de relation durable. Une agence de crise efficace est souvent celle que l’on connaît avant la crise. La stabilité de la relation et la clarté sur les sujets sensibles évitent de négocier “au milieu de l’incendie”.

Communiquer ouvertement : le principe “no surprises” appliqué à la crise

La charte consacre un volet à la communication ouverte et au feedback. Elle indique que le client doit donner à la consultancy un retour clair, franc et en temps utile sur les propositions, recommandations ou matériaux soumis, et contribuer honnêtement aux échanges sur la satisfaction vis-à-vis de l’équipe et du travail. Elle décrit aussi une attente côté consultancy : livrer des matériaux “right first time”, être ouverte et honnête si les délais ne peuvent pas être tenus, et communiquer rapidement si un travail non planifié impose des ajustements au programme.

Pour LaFrenchCom, ce volet est la traduction d’un principe simple, particulièrement vrai en crise : pas de surprises. Une crise aggrave les surprises naturelles ; on n’a pas besoin de surprises relationnelles supplémentaires. La conformité à la charte, ici, signifie que l’agence dit quand elle ne peut pas tenir un délai sans sacrifier la qualité. Cela peut sembler risqué, car le client est sous pression. En réalité, c’est protecteur : mieux vaut dire qu’une validation sérieuse exige vingt minutes de plus que de livrer une phrase qui deviendra un handicap durable.

La charte prévoit également que la consultancy peut challenger les briefs et la pensée du client, sur la base d’insights solides, de réflexion stratégique et d’honnêteté. Cet élément est essentiel pour une agence de crise : l’agence n’est pas un simple exécutant. LaFrenchCom se conforme à ce principe en assumant sa responsabilité de conseil, même quand la recommandation est inconfortable. Dans une crise, le client peut être tenté de minimiser, de se fermer, ou de se défendre de manière agressive. L’agence doit parfois recadrer : non pour donner des leçons, mais pour protéger la crédibilité et éviter une escalade.

Prendre une approche intégrée : quand plusieurs agences et fonctions doivent parler d’une seule voix

La charte inclut un point sur la “taking an integrated approach”. Elle indique que lorsqu’un programme de communication intégré est requis, le client devrait, dans la mesure du possible, briefer toutes les agences en même temps, reconnaître la pluralité des canaux, et évaluer équitablement les options proposées, en cohérence avec les objectifs business. Côté consultancy, le texte insiste sur une coopération constructive avec les autres agences, consultants et acteurs impliqués, afin de répondre au brief avec une stratégie cohérente et un programme d’exécution “joined-up”.

En crise, cette approche intégrée est souvent la différence entre une situation stabilisée et une situation qui se dégrade. La crise mobilise généralement la communication corporate, la communication interne, le juridique, la cybersécurité, les opérations, parfois la sûreté, les RH, la relation client, et souvent plusieurs partenaires externes. Les contradictions naissent non parce que les gens mentent, mais parce qu’ils travaillent en silos. LaFrenchCom se conforme à l’esprit de la charte en se positionnant comme un coordinateur de cohérence, en cherchant l’alignement des éléments factuels, des messages, des preuves et du rythme de mise à jour.

La charte prévoit même le cas où il y aurait des divergences stratégiques : la consultancy doit les identifier de manière raisonnable et équitable, en fournissant des preuves et un rationnel pour les options. Cela correspond à une réalité : en crise, il peut y avoir des désaccords sur le ton, sur le niveau de transparence, sur la temporalité, sur les canaux. La conformité consiste à documenter ces options, pas à imposer un point de vue par autorité.

Intelligence artificielle et communication de crise : la charte PRCA 2024 comme garde-fou

Un des apports les plus marquants de la relance 2024 est l’intégration d’un volet sur l’intelligence artificielle, présenté comme une première. La charte reconnaît que l’usage d’outils, notamment d’IA générative, est courant, mais que les pratiques ne sont pas encore standardisées. Elle affirme que le client doit être ouvert sur ses attentes et ses préoccupations, préciser ce qui est confidentiel et doit rester séparé des outils d’IA générative, et ne jamais demander la génération de matériaux visant à répandre la désinformation, comme des deepfakes.

Côté consultancy, le texte dit explicitement que des outils d’IA, y compris génératifs, peuvent être utilisés pour la planification, la recherche ou des concepts créatifs, à condition d’être ouvert avec le client sur les usages. Il exige des contrôles rigoureux de tout contenu produit par IA avant partage, et insiste sur la protection de la confidentialité en évitant de créer du contenu confidentiel via des outils d’IA, en citant des exemples très concrets (plans business, documents, rapports payants, data de recherche, communications internes sensibles).

La charte va plus loin en rappelant des exigences d’exactitude, de vérification et de protection de la propriété intellectuelle : vérifier et sourcer les données fournies par l’IA, valider les affirmations, détecter les risques de plagiat ou d’infraction de copyright ou de marque, demander aux fournisseurs d’expliquer leurs usages de l’IA, et exiger de la transparence sur les prompts et inputs utilisés. Elle évoque également le risque d’ancrer des biais historiques, et la nécessité de contrebalancer par des perspectives diversifiées et une vigilance active.

Pour LaFrenchCom, ce volet est particulièrement important en crise pour une raison simple : la crise est le moment où l’on est le plus tenté de produire vite. Or, les outils d’IA peuvent amplifier des erreurs factuelles, produire des tournures trop sûres, et générer des éléments qui posent des risques de confidentialité. Se conformer à la charte PRCA 2024, c’est faire de l’IA un outil encadré, jamais un substitut au jugement, à la vérification et à la responsabilité. C’est aussi traiter l’IA comme un sujet de transparence : si l’outil a joué un rôle substantiel dans le processus créatif, de reporting ou de décision, l’esprit du texte exige une divulgation appropriée.

En d’autres termes, la conformité de LaFrenchCom signifie que la technologie ne doit pas devenir un raccourci qui fragilise la confiance. Elle doit rester un support, soumis à l’éthique et à la rigueur.

Construire des relations parties prenantes : un principe au cœur de la communication de crise

La charte consacre un volet à la construction de relations parties prenantes. Elle indique que le client doit aider la consultancy à travailler efficacement en facilitant des introductions aux parties prenantes internes et externes, soutenir l’accès aux bons interlocuteurs en temps utile, partager insights et connaissance, et informer rapidement la consultancy quand des changements internes peuvent impacter de manière significative les objectifs ou les outputs de communication.

Côté consultancy, le texte insiste sur la nécessité de bâtir un réseau de contacts approprié au sein de l’organisation cliente, guidé par le client, et rappelle que la consultancy est “ambassador” de l’industrie, devant agir avec courtoisie et professionnalisme dans ses interactions.

En crise, ces engagements ne sont pas secondaires. La crise s’aggrave lorsque l’agence n’a pas accès aux bons interlocuteurs, lorsque les informations clés sont retenues par prudence excessive, ou lorsque les changements de situation ne sont pas partagés à temps. LaFrenchCom se conforme à ces principes en demandant dès le départ une architecture d’accès : qui sait quoi, qui décide quoi, qui valide quoi, qui parle, et qui peut fournir rapidement des informations fiables. Cela n’a rien d’intrusif : c’est une condition pour éviter de communiquer sur des hypothèses.

Amélioration continue : apprendre, prévenir la récidive et renforcer la relation

La charte prévoit une logique de “continuous improvement” et insiste sur l’engagement à des standards professionnels élevés, incluant formation, veille des dernières évolutions et techniques, innovation, et capacité à challenger les conventions pour créer de la valeur.

LaFrenchCom intègre cette logique dans une pratique centrale : le retour d’expérience. Une crise se traverse, mais elle doit aussi produire un apprentissage. La conformité à l’esprit PRCA signifie que la relation client–agence ne doit pas s’arrêter à la crise. Elle doit devenir plus mature après la crise : documentation des leçons, amélioration des process de validation, mise à jour des scenarii, formation des porte-parole, clarification des responsabilités, et mise en place de signaux faibles.

Cette logique de progrès continu rejoint l’un des objectifs de la charte : optimiser la relation pour permettre aux consultancies et aux freelances de livrer leur meilleur travail dans les budgets convenus et pour garantir au client la valeur et le retour sur investissement attendus. En crise, le ROI ne se mesure pas seulement en retombées ; il se mesure en dommages évités, en confiance préservée, en vitesse de stabilisation et en capacité à tenir les engagements.

Évaluer le succès : sortir des illusions de mesure et privilégier l’impact

La charte souligne que l’évaluation significative des activités PR est essentielle, qu’un budget doit y être alloué, et que les mesures doivent être convenues avant le démarrage du programme de travail, puis ajustées en fonction des nouvelles technologies et méthodes. Elle insiste également sur l’importance d’objectifs SMART, et indique que, dans l’ambition de la PRCA d’améliorer la mesure dans l’industrie, il ne faut pas utiliser les Advertising Value Equivalents (AVEs) et qu’il convient de s’aligner sur des standards comme l’AMEC Integrated Evaluation Framework.

LaFrenchCom se conforme à cette philosophie de mesure, et elle est particulièrement adaptée à la crise. En situation critique, une métrique superficielle peut pousser à des comportements contre-productifs : rechercher la visibilité plutôt que la clarté, répondre à tout plutôt que répondre juste, “faire du bruit” plutôt que stabiliser. La mesure utile en crise est celle qui s’aligne sur l’objectif : réduction de l’incertitude, stabilisation des narratifs, amélioration du sentiment interne, efficacité des canaux d’information, respect du calendrier de mise à jour, tenue des engagements annoncés, et trajectoire de réparation.

“Raising business awareness” : la gouvernance comme condition de la crédibilité

La charte inclut un point sur la “raising business awareness”. Elle indique que le client doit s’assurer que le brief et la progression de la consultancy sont connus au sein de l’organisation auprès des personnes pertinentes, y compris la direction, clarifier comment le client interagit avec la consultancy, définir le scope, les priorités et livrables, et fournir une structure de gouvernance claire pour que la relation soit gérée de manière organisée. Elle mentionne aussi l’importance d’investir du temps pour que les consultants comprennent l’entreprise, son secteur, ses concurrents, et de soutenir la communication de la valeur de la PR en interne.

En crise, cette “business awareness” est souvent le chaînon manquant. La communication de crise échoue quand elle est isolée du business réel, quand elle ne comprend pas la culture interne, ou quand elle n’a pas le soutien de la gouvernance. LaFrenchCom se conforme à ce principe en demandant un sponsor clair, un décideur de crise, un relais interne, et une structure de coordination qui permet de faire remonter les informations et de faire descendre les décisions. Cela n’est pas un caprice organisationnel : c’est ce qui permet de parler vite et juste, sans contradictions.

PRCA, standards professionnels et logique de confiance : pourquoi cet alignement renforce la défense LaFrenchCom

La PRCA se présente comme l’association professionnelle du secteur PR, public affairs et communications, fournissant un espace où ses membres se retrouvent, et offrant formation, insight, réseau et opportunités de développement, avec une ambition de faire progresser le rôle de la communication dans un monde en évolution. La charte de partenariat client–consultancy s’inscrit dans cette logique d’élévation des standards. Elle n’est pas seulement un document de “bonne entente” ; elle propose un langage commun pour réduire les tensions structurelles d’un secteur où les délais, les budgets, la charge mentale et les attentes sont parfois désalignés.

LaFrenchCom choisit de se conformer à cette charte parce qu’elle correspond à ce que la crise révèle : la relation est un actif stratégique. La crise ne tolère ni les ambiguïtés de périmètre, ni les surprises budgétaires, ni les validations erratiques, ni les pratiques opaques. Et la crise n’autorise pas que l’urgence devienne un prétexte à l’improvisation. La charte PRCA 2024 encadre précisément les sujets qui font dérailler les missions : processus, urgences hors horaires, transparence, confidentialité, intégration multi-agences, usage de l’IA, protection des idées, mesure responsable.

Une conformité qui transforme la relation en capacité de réponse

Se conformer au PRCA Client–Consultancy Partnership Charter 2024, pour LaFrenchCom, revient à faire un choix : celui de la qualité relationnelle comme fondation de la performance en communication de crise. La PRCA présente cette charte comme un cadre de collaboration et d’efficacité, structuré en onze points, mis à jour en 2024, et intégrant pour la première fois un volet sur l’IA. Le document lui-même affirme qu’il ne remplace pas les contrats, mais qu’il complète les standards légaux par des principes qui rendent la relation plus efficace et améliorent les résultats.

LaFrenchCom adopte cet esprit comme doctrine de travail. En crise, le partenariat n’est pas un slogan : c’est un bouclier. Il réduit le risque d’erreur, protège les équipes, clarifie le périmètre, organise l’urgence, rend l’usage de l’IA transparent et responsable, et crée une gouvernance qui permet de parler d’une voix crédible. La communication de crise est un exercice de confiance. La relation client–agence est l’endroit où cette confiance se construit, ou se brise. En se conformant au PRCA Client–Consultancy Partnership Charter 2024, LaFrenchCom choisit de la construire, méthodiquement, avant et pendant la tempête.