- L’éthique, condition de l’efficacité en gestion de crise
- ICCO : un cadre international pour les agences de conseil en communication
- La Stockholm Charter (2003) : la charte professionnelle des consultancies PR
- La Helsinki Declaration (2017) : une réponse explicite aux risques contemporains
- Les dix principes de la Helsinki Declaration et leur application par LaFrenchCom
- Pourquoi Stockholm Charter et Helsinki Declaration se complètent parfaitement en communication de crise
- Ce que cette conformité change pour nos clients : une défense plus crédible, plus durable
- LaFrenchCom s’engage sur des standards internationaux pour défendre avec responsabilité
L’éthique, condition de l’efficacité en gestion de crise
La communication de crise est souvent décrite comme un art du message : trouver la formulation juste, la séquence de parole adéquate, le ton qui protège sans provoquer, la transparence qui rassure sans déstabiliser, l’empathie qui n’alimente pas l’emballement. En réalité, la crise n’est pas un concours de style. C’est un contexte de contrainte où l’incertitude est forte, la pression temporelle intense, les émotions polarisées, et où chaque décision peut avoir des conséquences humaines, juridiques, opérationnelles et réputationnelles. Dans ce contexte, l’éthique n’est pas un habillage ; c’est une méthode de stabilité insiste l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom.
Pour LaFrenchCom, défendre une organisation en crise ne signifie ni masquer, ni manipuler, ni “gagner contre les faits”. Défendre signifie protéger des intérêts légitimes tout en préservant la confiance publique, la dignité des personnes, l’intégrité de l’information et le respect des cadres démocratiques. C’est pourquoi LaFrenchCom choisit de se conformer à des référentiels internationaux de conduite professionnelle, conçus précisément pour les consultancies et agences de relations publiques, et reconnus au-delà des frontières.
Dans cette logique, LaFrenchCom s’aligne sur deux textes structurants portés par l’ICCO (International Communications Consultancy Organisation) : la Stockholm Charter (adoptée en 2003) et la Helsinki Declaration (lancée en 2017). La première formalise une charte professionnelle des consultancies PR ; la seconde met à jour ces principes en réponse à des risques contemporains tels que l’astroturfing, la désinformation et l’usage irresponsable des réseaux sociaux.
Cette conformité doit être comprise pour ce qu’elle est : un engagement de doctrine et de pratiques. Elle ne se réduit pas à une phrase de présentation. Elle implique des choix : ce que nous acceptons, ce que nous refusons, et comment nous structurons la relation client–agence, la production des messages, la protection des informations et la gestion des situations sensibles.
ICCO : un cadre international pour les agences de conseil en communication
L’ICCO se définit comme “la voix” des consultancies PR à l’échelle mondiale, et présente son réseau comme un ensemble d’associations professionnelles représentant des pays sur tous les continents, avec plus de 3 000 entreprises de relations publiques au total. L’organisation explique que ses membres travaillent ensemble pour élever les standards de qualité, traiter les enjeux éthiques, harmoniser les pratiques des consultancies et partager des connaissances.
Ce positionnement n’est pas anodin pour une agence de communication de crise. La crise, aujourd’hui, circule à l’international en quelques minutes : un incident local peut déclencher une couverture mondiale, une mobilisation d’ONG, une réaction d’investisseurs, ou un emballement numérique transfrontière. Dans ce monde, les standards éthiques sont comparés et évalués par des publics qui ne partagent pas nécessairement les mêmes codes nationaux, mais qui attendent des principes universels : exactitude, transparence utile, respect des personnes, absence de manipulation, protection de la vie privée et responsabilité.
S’aligner sur les standards ICCO, c’est adopter une grammaire éthique compréhensible dans un environnement international. C’est aussi accepter une logique centrale : la communication n’est pas seulement une activité d’influence, c’est une activité de responsabilité, qui doit se pratiquer dans une société ouverte où la liberté d’expression et la liberté de la presse font partie de l’écosystème normal, même lorsqu’elles mettent l’organisation sous tension. Cette idée traverse la Stockholm Charter et irrigue la Helsinki Declaration.
La Stockholm Charter (2003) : la charte professionnelle des consultancies PR
La Stockholm Charter est présentée par l’ICCO comme un code de standards professionnels visant à définir l’industrie. Le texte indique que les associations affiliées à l’ICCO et leurs agences membres ont accepté de s’y conformer, qu’il a été adopté en 2003 et qu’il a remplacé la Rome Charter initialement adoptée en 1986.
Le cadre posé par la Stockholm Charter est explicite : les consultancies PR sont des entreprises de services professionnels qui aident des clients à influencer opinions, attitudes et comportements, et cette capacité d’influence s’accompagne d’une responsabilité envers les clients, les équipes, la profession et la société au sens large.
Dans la pratique, cette charte structure l’éthique “fondationnelle” d’une agence : indépendance du conseil, respect du cadre démocratique, confidentialité, intégrité de l’information, promesses réalistes, gestion des conflits, liberté d’acceptation ou de refus des missions, et bonnes pratiques de gouvernance.
Pour LaFrenchCom, se conformer à la Stockholm Charter signifie transformer ces principes en méthode de travail, en règles de décision et en limites opérationnelles. Autrement dit, nous ne nous contentons pas d’en partager l’esprit : nous cherchons à en faire une contrainte utile, y compris lorsque l’urgence pousse à des raccourcis.
Conseil objectif et advocacy : l’indépendance comme bouclier en crise
La Stockholm Charter commence par un principe décisif : la consultancy ne doit pas avoir d’intérêts susceptibles de compromettre son rôle d’indépendance, et elle doit aborder le client avec objectivité afin de l’aider à adopter la stratégie et le comportement de communication les plus adaptés.
En communication de crise, ce principe protège contre une dérive fréquente : l’agence transformée en simple “porte-voix” d’une posture de déni, ou en exécutant de demandes dictées par la peur. LaFrenchCom applique l’indépendance comme un mécanisme de qualité. Cela implique de challenger un brief lorsque la stratégie envisagée met en danger la crédibilité, de distinguer le souhaitable du défendable, et d’éviter que la pression interne n’aboutisse à une parole fragile, contradictoire ou artificielle.
L’advocacy, dans cette lecture, ne signifie pas manipuler le débat public. Elle signifie défendre un intérêt légitime en contribuant à une discussion informée : clarifier des faits, contextualiser, corriger des informations manifestement fausses, expliquer les actions de protection et de réparation, et réduire l’incertitude. En crise, le rôle de l’agence est de permettre une parole responsable qui supporte la vérification, et non de chercher une victoire immédiate au prix d’une dégradation durable de la confiance.
Société ouverte, liberté d’expression et presse libre : une contrainte que l’on respecte, pas un ennemi que l’on combat
La Stockholm Charter affirme que la profession s’inscrit dans une société ouverte, avec liberté d’expression et presse libre ; les consultants opèrent dans ce cadre, respectent ses règles, et travaillent avec des clients qui partagent cette approche.
Ce principe est particulièrement structurant en crise, parce que la tentation est grande de considérer la presse ou les réseaux sociaux comme “l’adversaire”. LaFrenchCom s’aligne sur l’idée inverse : une société ouverte est le contexte normal de l’activité. La critique, le contradictoire, les enquêtes journalistiques et la discussion publique font partie des mécanismes de responsabilité. Notre rôle n’est pas de les neutraliser mais de permettre à l’organisation de répondre avec rigueur, respect et transparence utile.
Concrètement, cela signifie que LaFrenchCom privilégie une relation médias professionnelle et stable, fondée sur l’exactitude, la cohérence et la disponibilité, sans intimidation, sans pression abusive et sans “guerre” contre les interlocuteurs. Défendre dans une société ouverte, c’est accepter le principe même de l’évaluation publique, et y répondre par des preuves, une méthode et une dignité.
Confidentialité : protéger l’organisation et les personnes, sans fabriquer l’opacité
La Stockholm Charter place la confiance au centre de la relation client–consultancy et rappelle qu’une information communiquée en confidence, et non publique, ne doit pas être partagée à d’autres parties sans le consentement du client.
Pour LaFrenchCom, la confidentialité est un dispositif de protection, pas un outil de dissimulation. En crise, les informations sensibles concernent souvent des personnes : victimes, témoins, salariés, patients, clients. Elles concernent aussi la sécurité, la cybersécurité, des secrets d’affaires, ou des éléments susceptibles d’interférer avec une procédure. Se conformer à cette exigence, c’est instaurer des pratiques de minimisation des données, de contrôle des accès, de sécurisation des échanges et de vigilance permanente sur ce qui doit rester privé.
La confidentialité n’empêche pas la transparence ; elle la rend possible. Une organisation peut communiquer de manière responsable en disant ce qui est établi, ce qui est en cours de vérification et ce qui sera mis à jour, tout en protégeant les informations qui ne doivent pas être rendues publiques. LaFrenchCom travaille cette frontière : la transparence sur l’essentiel, la protection sur le sensible.
Intégrité de l’information : ne pas tromper et viser l’exactitude, même sous pression
La Stockholm Charter indique que les consultancies ne doivent pas sciemment induire en erreur une audience sur des informations factuelles ou sur les intérêts qu’un client représente, et qu’elles doivent faire leurs meilleurs efforts pour viser l’exactitude.
C’est un point cardinal pour une agence de crise. La crise pousse souvent à la simplification excessive, à la minimisation ou à des formulations ambiguës qui donnent l’illusion de répondre sans répondre. Or, l’ambiguïté peut être interprétée comme une manipulation. LaFrenchCom applique ce principe par une discipline de vérification : distinction stricte entre faits confirmés et informations en cours, refus des omissions trompeuses, correction rapide si une information communiquée s’avère inexacte, et traçabilité des versions.
Cette intégrité est également centrale en “litigation PR” ou communication sous contrainte judiciaire. La pression peut inciter à “plaider” publiquement. Mais l’intégrité de l’information impose une parole sobre, factuelle, respectueuse des procédures, qui ne cherche pas à substituer une narration médiatique à la réalité d’un dossier. LaFrenchCom s’aligne sur une idée simple : la meilleure défense est celle qui résiste au temps et à la vérification.
Tenir ses promesses : définir des objectifs réalistes, refuser les garanties intenables
La Stockholm Charter rappelle que les consultancies doivent établir des attentes claires avec les clients sur les outputs, définir des objectifs spécifiques et travailler pour tenir leurs promesses, tout en évitant les garanties qui ne seraient pas soutenables ou qui compromettraient l’intégrité des canaux de communication.
En communication de crise, cette clause est essentielle. La crise est un environnement où les organisations peuvent chercher une certitude immédiate : “faites disparaître le sujet”, “retournez l’opinion”, “garantissez que cela ne sortira pas”. Une agence éthique ne promet pas l’impossible. LaFrenchCom se conforme à cette exigence en expliquant clairement ce que la communication peut faire et ne peut pas faire. Elle peut organiser la parole, réduire l’incertitude, structurer l’action de réparation, éviter l’emballement, améliorer la cohérence interne et externe. Elle ne peut pas effacer des faits, ni contrôler les publics, ni garantir un résultat médiatique.
Cette posture protège le client et l’agence. Elle évite le cynisme et prévient les crises secondaires provoquées par des promesses irréalistes.
Conflits : gérer l’incompatibilité d’intérêts avant qu’elle ne devienne une crise en soi
La Stockholm Charter aborde explicitement la question des conflits : une consultancy peut représenter des clients aux intérêts conflictuels, mais le travail ne doit pas commencer pour un intérêt conflictuel sans que le client actuel n’ait d’abord eu l’opportunité d’exercer ses droits au titre du contrat entre lui et la consultancy.
Dans la réalité, le conflit d’intérêts est un risque réputationnel : même lorsqu’il est géré légalement, il peut être perçu comme un biais. Pour LaFrenchCom, se conformer à l’esprit de cette clause signifie une vigilance en amont des missions : analyse des compatibilités, transparence sur les risques de perception, et capacité de refuser une mission incompatible. Cette gestion n’est pas une formalité administrative : elle protège la crédibilité du conseil, donc la qualité de la défense.
Représentation : le droit de refuser une mission fait partie de l’éthique
La Stockholm Charter rappelle que les consultancies peuvent refuser ou accepter une mission selon les opinions du management ou l’orientation de l’organisation.
Ce point peut sembler évident, mais il est fondamental en crise. L’urgence peut créer une pression financière ou relationnelle pour accepter toute mission, y compris celles qui exigeraient des pratiques contraires à l’éthique. LaFrenchCom assume que le droit de refuser est une condition de la conformité : si une stratégie demandée implique tromperie, intimidation, fabrication de preuve sociale ou attaque déshumanisante, l’agence doit pouvoir dire non, proposer une alternative conforme, et, si nécessaire, se retirer.
Gouvernance et bonnes pratiques business : l’éthique ne concerne pas que le message
Enfin, la Stockholm Charter affirme que les consultancies sont engagées dans un comportement éthique et dans l’implémentation des meilleures pratiques business dans leurs relations avec toutes les audiences.
Pour LaFrenchCom, ce principe signifie que la défense ne repose pas uniquement sur des éléments de langage. Elle repose aussi sur une manière de travailler : gouvernance claire, validation traçable, reporting, gestion des risques, protection des données, sécurité des échanges, respect des équipes, et capacité à apprendre après la crise. Une agence de crise peut avoir un excellent message et échouer si son exécution est instable. L’éthique, ici, est aussi une discipline de qualité.
La Helsinki Declaration (2017) : une réponse explicite aux risques contemporains
Si la Stockholm Charter structure les fondations du métier, l’ICCO a jugé nécessaire de compléter et moderniser le cadre dans un monde où les risques informationnels se sont transformés. Son propre historique mentionne que la Helsinki Declaration (2017) a fourni une mise à jour des principes éthiques internationaux du PR, en prolongement du cadre, et qu’elle a été endossée par les associations membres.
L’ICCO explique avoir lancé la Helsinki Declaration au Global Summit 2017 à Helsinki, appelant l’industrie mondiale à se tenir à dix principes de comportement éthique. Le texte de présentation insiste sur la montée de l’influence de la profession et sur les dangers d’un comportement non éthique, et souligne que la déclaration met en avant l’éthique dans l’intérêt public, la vérité, le respect de la vie privée, l’absence d’offense, et la réputation de l’industrie. Il mentionne explicitement les risques d’astroturfing, de fake news et l’usage potentiellement abusif des réseaux sociaux, et précise que la déclaration s’appuie sur le cadre de la Stockholm Charter.
Il est important de lever une confusion fréquente : la “Helsinki Declaration” de l’ICCO n’a rien à voir avec la Déclaration d’Helsinki du World Medical Association sur l’éthique de la recherche médicale. Ici, il s’agit bien d’un texte de principes éthiques pour la profession PR et communication, publié par l’ICCO.
Pour LaFrenchCom, ce texte est particulièrement pertinent en communication de crise, parce qu’une crise moderne est presque toujours, en partie, une crise d’information. Même lorsque l’événement initial est technique ou opérationnel, la propagation numérique, les interprétations, les contenus manipulés et les rumeurs peuvent devenir un second front. La Helsinki Declaration offre un vocabulaire et des interdits explicites là où certaines pratiques ont longtemps été tolérées ou ambiguës.
Les dix principes de la Helsinki Declaration et leur application par LaFrenchCom
La page officielle de l’ICCO résume la Helsinki Declaration ainsi : conscients de l’influence croissante des relations publiques, les membres ICCO s’engagent à respecter en permanence dix principes, allant de la conformité aux lois à la lutte contre la désinformation, en passant par la transparence sur les sponsors, l’usage responsable des réseaux sociaux et la non-discrimination.
Pour LaFrenchCom, se conformer à ces dix principes signifie intégrer ces exigences dans notre manière de travailler, notamment dans les moments où l’organisation pourrait être tentée de “se protéger” par des méthodes qui abîment durablement la confiance.
Le premier principe est de travailler éthiquement et conformément aux lois applicables. En crise, ce principe implique une articulation nette entre communication et conformité : respect du droit de la presse, des règles de confidentialité, de la protection des données, des obligations sectorielles, des cadres de marché lorsque l’organisation est cotée, et des règles propres aux procédures en cours lorsqu’il existe un contentieux. LaFrenchCom place ce principe au cœur de la gouvernance de crise : la rapidité ne doit pas se faire au prix de l’illégalité ou d’un contournement.
Le deuxième principe est d’observer les standards professionnels les plus élevés en PR et communication. Cela signifie que l’éthique n’est pas seulement un “oui/non” moral, mais une exigence de méthode : vérification, discipline de message, cohérence multi-canal, préparation du porte-parole, structuration du Q&A, et capacité à mettre à jour. En crise, les standards professionnels sont la différence entre une réponse stable et un chaos de déclarations incohérentes.
Le troisième principe est de respecter la vérité, en traitant honnêtement et avec transparence les employés, collègues, clients, médias, gouvernement et public. Pour LaFrenchCom, cette clause est au cœur de la communication de crise : la vérité factuelle, la transparence graduée et la correction des erreurs sont des protections. Ce principe n’exige pas de divulguer ce qui mettrait des personnes en danger ou violerait des obligations légales ; il exige de ne pas remplacer la vérité par un artifice, et de ne pas faire passer une hypothèse pour un fait.
Le quatrième principe est de protéger les droits à la vie privée des clients, organisations et individus en sauvegardant l’information confidentielle. En crise, cette exigence est critique : la tentation de “prouver” sa bonne foi peut conduire à exposer des personnes, des témoins, des salariés, des victimes potentielles. LaFrenchCom s’aligne sur une confidentialité protectrice : minimiser les données, contrôler les accès, sécuriser les canaux, et éviter toute communication qui pourrait déclencher doxxing ou harcèlement.
Le cinquième principe est d’être conscient de son devoir d’entretenir la réputation de l’industrie. Ce principe est parfois mal compris : il ne s’agit pas de défendre “la profession” contre toute critique, mais de refuser les pratiques qui discréditent l’ensemble du métier. Pour LaFrenchCom, cela signifie refuser les stratégies de manipulation et de brutalisation des interlocuteurs. La crise est un moment où les publics jugent aussi le métier : si la communication devient synonyme de mensonge, tout le monde perd.
Le sixième principe est d’être transparent sur les sponsors de causes et d’intérêts, et de ne jamais s’engager dans des pratiques trompeuses telles que l’astroturfing. En crise, ce point est capital. L’astroturfing, c’est la fabrication d’une apparence de soutien “spontané” alors qu’il s’agit d’une opération organisée. LaFrenchCom se conforme à ce principe en refusant la création de faux collectifs, de faux témoignages, de faux comptes, ou de mobilisations artificielles. Nous privilégions la transparence sur l’origine des messages et la loyauté sur les intérêts représentés.
Le septième principe est d’être conscient du pouvoir des réseaux sociaux et de les utiliser de manière responsable. Cette exigence est particulièrement pertinente en crise : c’est souvent sur les réseaux que la crise s’accélère. L’usage responsable implique de répondre utilement, d’éviter l’agressivité, de modérer les contenus illégaux ou dangereux sans censurer abusivement la critique légitime, et de publier des informations claires qui réduisent les rumeurs. LaFrenchCom privilégie une logique de stabilisation plutôt que de “viralisation”.
Le huitième principe est de ne jamais s’engager dans la création ou la circulation consciente de fake news. C’est un interdit explicite. Pour LaFrenchCom, cela signifie que la lutte contre la désinformation ne se fait pas par une contre-désinformation. Elle se fait par la preuve, la pédagogie, la correction et la répétition cohérente. En crise, inventer une fausse “bonne nouvelle” ou mettre en circulation un élément trompeur peut sembler tactiquement efficace ; c’est stratégiquement suicidaire, parce que la révélation d’une fake news crée une crise de confiance autonome.
Le neuvième principe est d’adhérer au code de conduite de son association, d’être attentif aux codes des autres pays, et de manifester un respect professionnel en permanence. C’est un point clé pour les organisations internationales : un message acceptable dans un pays peut être perçu comme agressif ou trompeur dans un autre ; une pratique courante dans une culture peut être réprouvée ailleurs. LaFrenchCom s’aligne sur cette idée de “respect inter-codes” : travailler en conscience des standards locaux et des sensibilités, et éviter de pousser une organisation à franchir des lignes rouges au prétexte que “ça passe” ailleurs.
Le dixième principe est de veiller à ce que les devoirs professionnels soient conduits sans créer d’offense fondée sur le genre, l’ethnie, l’origine, la religion, le handicap ou toute autre forme de discrimination. En crise, ce point est crucial parce que les mots peuvent attiser des tensions sociales, marginaliser des communautés ou déclencher des humiliations publiques. LaFrenchCom considère que la dignité des personnes est une contrainte non négociable : une défense qui stigmatise n’est pas une défense, c’est une escalade.
Pourquoi Stockholm Charter et Helsinki Declaration se complètent parfaitement en communication de crise
La Stockholm Charter apporte la structure professionnelle : elle définit le rôle d’une consultancy, son indépendance, sa relation à une société ouverte, ses obligations de confidentialité, l’intégrité des informations, les promesses réalistes, la gestion des conflits, le droit de choisir ses missions et l’exigence de gouvernance.
La Helsinki Declaration, elle, répond à la modernité de la crise : la montée de l’influence de la profession et de la transparence, les risques de fake news, d’astroturfing et de mauvaise utilisation des réseaux sociaux. L’ICCO souligne d’ailleurs que la déclaration “builds on” le cadre de la Stockholm Charter et qu’elle a été pensée en réponse aux nouveaux niveaux de scrutiny et aux dangers associés à des comportements non éthiques.
En combinant les deux textes, LaFrenchCom adopte une logique de défense complète : une base professionnelle stable et une extension explicite sur les risques informationnels contemporains. Dans une crise, cette combinaison est particulièrement utile parce qu’elle couvre à la fois la gouvernance interne (comment l’agence travaille) et les pratiques externes (comment l’information circule et comment l’influence se manifeste).
Ce que cette conformité change pour nos clients : une défense plus crédible, plus durable
Lorsqu’une organisation traverse une crise, son objectif n’est pas seulement de “limiter les dégâts” immédiats. Son objectif est de sortir de crise en redevenant fiable aux yeux de ses publics : autorités, salariés, clients, communautés, médias, partenaires. La conformité à des standards éthiques internationaux renforce cette fiabilité de trois façons.
D’abord, elle réduit le risque de “crise secondaire”. Beaucoup de crises deviennent destructrices non pas à cause de l’événement initial, mais parce que la réponse est jugée trompeuse, manipulatoire ou cynique. Les principes d’intégrité de l’information, de transparence sur les intérêts, d’anti-astroturfing et d’anti-fake news sont des protections directes contre ce scénario.
Ensuite, elle sécurise la communication sous contrainte. Dans les contextes sensibles, la tentation est de jouer sur les zones grises. Or, ces zones grises explosent souvent lorsqu’elles sont exposées. L’exigence de vérité, de confidentialité protectrice et de respect de la société ouverte permet de garder une ligne stable qui protège l’organisation sans abîmer la procédure ni les personnes.
Enfin, elle rend la relation agence–client plus saine. La Stockholm Charter insiste sur la nécessité de promesses réalistes et d’objectifs clairs. En crise, cela évite les attentes impossibles, les “garanties” intenables et la frustration qui détruit l’exécution.
LaFrenchCom s’engage sur des standards internationaux pour défendre avec responsabilité
L’ICCO se présente comme un acteur mondial visant à élever les standards, traiter les enjeux éthiques et harmoniser les pratiques des consultancies PR. Dans cette logique, la Stockholm Charter (2003) fournit une charte professionnelle structurante et la Helsinki Declaration (2017) apporte une mise à jour claire face aux défis contemporains : astroturfing, fake news, usage responsable des réseaux sociaux, transparence sur les sponsors, respect de la vérité, protection de la vie privée et non-discrimination.
En affirmant sa conformité à ces deux textes, LaFrenchCom fait un choix : celui d’une défense ferme mais responsable, efficace mais durable, protectrice mais vérifiable. La crise est un moment où la confiance se gagne à la précision, se perd à la manipulation et se reconstruit par la cohérence entre les mots et les actes. Stockholm Charter et Helsinki Declaration nous offrent un cadre international pour tenir cette ligne, même sous pression, parce que la seule défense qui dure est celle qui supporte la lumière.