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Communication politique : la fin d'un règne ?


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« Communication politique : La fin d’un règne ? »
Production Label News (François Pomès / Nadia Gilet)
Un film écrit et réalisé par Isabelle Foucrier
Image : Victor Peressetchensky
Montage : Antonela Bevenja
52′
Diffusion 15 avril 2017 à 21h30 sur Public Sénat

Avec :

Jacques Séguéla, publicitaire et consultant / Havas
Florian Silnicki, conseiller en communication / LaFrenchCom
Nicolas Boudot, conseiller en communication / Tilder – LCI
Lorrain de Saint-Affrique, communicant de Jean-Marie Le Pen
Jean-Marie Le Pen, député français au Parlement Européen
Alain Duhamel, journaliste et editorialiste / RTL
Michaël Bullara, conseiller en communication / Arcol’Corporate
Arnauld Champremier-Trigano, conseiller en communication / Mediascop
Sophia Chikirou, directrice de la communication de JLM2017
Thierry Keller, rédacteur en chef d’Usbek & Rica
Hervé Béroud, directeur général de BFM TV
Salhia Brakhlia, journaliste politique / BFM TV
Apolline de Malherbe, journaliste / BFM TV
Matthieu Lerondeau, directeur associé de l’agence digitale La Netscouade
Bruno Le Maire, candidat à la Primaire des Républicains
Eddy Duluc, photographe de campagne de Bruno Le Maire
Kéliane Martenon, responsable de la communication digitale de Bruno Le Maire
Francis Balle, professeur de Sciences Politiques à l’université Panthéon-Assas
Christophe Kulikowski, journaliste politique / Emission On n’est pas couché

Jamais la politique n’a occupé un tel volume d’antenne. Les hommes politiques s’expriment partout, tout le temps, et sur le maximum de thématiques. Et pourtant, jamais la défiance à l’égard du personnel politique n’a atteint de tels sommets. Le sentiment que la démocratie fonctionne mal, que les représentants sont corrompus, que les médias ne retranscrivent pas la réalité… tout cela traduit une fracture de plus en plus importante entre la société et les élites. Que s’est-il passé ? Pendant longtemps, on a cru que la communication politique suffisait à engendrer la confiance. Les taux d’abstention et la montée du FN prouvent le contraire. À l’évidence, malgré la naissance de ces nouveaux supports, la communication politique semble avoir atteint son point de non-retour. Et sans doute la fin d’une ère.À quelle matière s’accrochent les communicants ? L’homme ou son projet ? Pourquoi les médias sociaux sont-ils toujours appréhendés comme un énième canal de communication et non pas pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire un outil conversationnel où la critique est permise ? La course au parler-cash est-elle profitable à la démocratie ? Au cœur de l’intelligentsia communicante, au cœur du pouvoir politique, et dans l’ombre de ses conseillers en communication, ce documentaire traite les contours d’une matière en pleine mutation.

La communication politique n’est plus ce qu’elle était. Apparue au tournant des années 1970, développée et perfectionnée pendant la décennie suivante par Mitterrand et Séguéla, son impact sur l’opinion s’est émoussé alors même qu’elle est omniprésente. Comment expliquer ce paradoxe ? Les canaux de diffusion traditionnels se sont multipliés, les chaînes d’info en continu ont bouleversé la fameuse temporalité de l’information et Twitter a imposé le règne de l’instantanéité. Autant de facteurs qui rendent la tâche des communicants particulièrement ardue, notamment pour faire passer un message un tant soit peu développé. Il faut dire que leurs clients ne les aident guère, les politiques ayant largement perdu la confiance des électeurs.
Peuvent-ils la regagner ? Si le documentaire dresse avant tout un état des lieux de la « crise » de la communication politique (à partir d’interviews de journalistes et de conseillers com), il examine aussi quelques-unes des nouvelles stratégies mises en oeuvre pour redorer le blason des politiques. Cela passe par une présence accrue sur les réseaux sociaux, YouTube et Facebook en tête, où les candidats peuvent s’exprimer sans la médiation du journaliste et avec une mise en scène réduite. Pratique mais pas forcément très efficace. Bruno Le Maire s’y est essayé à l’occasion des primaires. Avec le succès que l’on sait. — Xavier Thomann