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Avons-nous tous une e-réputation sans le savoir ?

Avons-nous tous une e-réputation sans le savoir ?

by LaFrenchCom
3 novembre 2012

nettoyer sa reputation

Oui nous avons tous une e-réputation, même sans le savoir, car en plus du contenu que les internautes produisent volontairement, toute action en ligne génère des traces numériques. Leur collecte et leur croisement permettent de qualifier votre personnalité, vos goûts et affectent donc votre identité numérique à votre insu. Avec le développement des tablettes et des smartphones, ces traces sont amenées à croître de façon exponentielle. Et c’est cela que les internautes sous-estiment… Aujourd’hui, l’e-réputation est un enjeu de société majeur qui touche tout le monde d’où le développement des offres de nettoyage de réputation sur internet.

Les internautes sont-ils armés pour maîtriser leur e-réputation?

Actuellement 90% des gens ne savent pas ce que c’est ou en ont une vision erronée. Globalement, les gens vont sur Internet de façon beaucoup trop naïve sans penser aux conséquences à plus long terme : ce qui relève d’un engagement sincère aujourd’hui, à travers une pétition en ligne par exemple, peut être un fardeau plus tard dans une recherche d’emploi.

Les jeunes citoyens devraient être formés pour comprendre ces nouveaux enjeux, ce qui leur permettrait aussi de ne pas appréhender l’e-réputation seulement comme une menace mais également comme une opportunité dans leur carrière.

Est-il possible d’instaurer un « droit à l’oubli »?

Aujourd’hui, ce droit n’existe pas parce qu’il est impossible à appliquer au niveau d’un seul pays.

Par exemple, si le petit ami britannique d’une étudiante française publie des photos compromettantes sur Facebook, il y a quatre droits qui interviennent : l’anglais, le français, l’américain pour Facebook et le suédois si ce pays héberge les serveurs.

Un règlement européen destiné à assurer une meilleure protection des données personnelles devrait entrer en vigueur fin 2013. Ça va dans le bon sens, mais attendons de voir car le lobbying (des géants type Google, Facebook) est extrêmement fort auprès de l’UE.

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