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Howard Springer chez Sony : l'important c'est de bien communiquer


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Stringer Sony

Stringer remet Sony en position d’attaque

Depuis deux ans, Sony faisait profil bas. Un raté sur les baladeurs numériques, des choix technologiques contestés dans les écrans plats, ou encore une certaine passivité face à un marché de la musique en berne. Le géant de l’électronique a remis de l’ordre depuis plusieurs mois dans ses gammes de produits.

Surtout, depuis neuf mois, son nouveau PDG, Howard Stringer, met toute son expérience d’homme du « show-business » pour redonner de l’élan à Sony. Alors que sort cette année l’adaptation au cinéma du best-seller Da Vinci Code, qui devrait faire la fortune de Sony Pictures, Howard Stringer n’a pas hésité à mobiliser le désormais célèbre écrivain Dan Brown, le héros du film, Tom Hanks, et son réalisateur, Ron Howard, pour son show devant le gotha électronique réuni à Las Vegas.

Cap sur l’innovation

Le PDG de Sony a tenu à y réaffirmer la position de numéro un mondial de son groupe. « Nous sommes et serons toujours aussi fiers de nos produits que de notre soutien aux artistes et créateurs. Contenu et technologie forment un drôle de couple. Comme dans tous les mariages, l’important c’est de bien communiquer ! » a expliqué Howard Stringer devant un parterre d’abord perplexe de professionnels de l’électronique face à ce cours de communication corporate.

« Ma tâche chez Sony est de rallumer les feux de la création et de l’innovation », a expliqué l’Américain, qui a lancé, cet automne, un plan d’économies de 2 milliards de dollars au prix de 10.000 suppressions d’emplois. Ainsi, la nouvelle tête du géant japonais a-t-elle dévoilé le livre électronique, « Sony Reader » et ses 100 titres disponibles en téléchargement payant dès l’été (dont les livres de Dan Brown).

Premier PDG occidental de Sony, Howard Stringer a également présenté le « Location Free », ce boîtier qui, branché à la télévision ou au décodeur de télévision payante, permet de « regarder ses chaînes de télévision britanniques préférées quand on est à Tokyo, sur sa PSP ou son PC ». Pour son premier exercice à la tête de Sony, Stringer se place ainsi sous le signe de l’e-divertissement ou du divertissement pour tout le monde (everyone) et partout (everywhere).

Et Howard Stringer semble déjà impatient de voir la PlayStation 3 arriver sur le marché, rappelant à Bill Gates, intervenu la veille à Las Vegas, que la bonne vieille PlayStation 2 s’était encore mieux vendue ce Noël que la toute nouvelle X360 de Microsoft. « Nous faisons tout pour être prêts au printemps », a martelé Stringer, autant pour ses équipes que pour le public. La PlayStation 3 « va constituer un socle de croissance future pour le groupe », maintient Howard Stringer, qui compte également sur le succès du DVD haute définition que son groupe lance avec des soutiens tels que Samsung ou LG.

Le Blu-Ray Disc ou « BD » est appelé à rapporter des revenus de licences à Sony avant d' »envahir les salons », a estimé Michael Dell, le PDG du groupe éponyme, venu soutenir Sony face au consortium de Toshiba soutenu par Microsoft. Sur le marché américain, où ses écrans plats Bravia ont augmenté leurs ventes de 30 % l’an passé, Howard Stringer a pu afficher sa confiance. C’est une première.