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Natixis face à son action qui dévisse


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natixis

Le titre de la banque a dévissé de près de 10 % hier, souffrant d’une réputation d’exposition au subprime. 

L’action de la banque Natixis a connu une fin de séance noire à la Bourse de Paris. Elle a clôturé en baisse de 9,9 % après avoir été momentanément réservée à la baisse. Sur une semaine, le recul ressort à plus de 12 %. 

Depuis le début de l’année, il est de 35 %. Une très mauvaise nouvelle pour une action qui a été placée auprès de près de 3 millions de particuliers au prix de 19,55 euros en décembre dernier. Une mauvaise nouvelle aussi pour ses deux grands actionnaires, l’Écureuil et les Banques populaires, qui en détiennent 34 % du capital chacun. 

La raison de cette dégringolade tient en un mot : « subprime ». Natixis est en effet réputée être exposée à ce marché. De fait, la banque issue du rapprochement de Natexis Banques populaires et d’Ixis avait une activité développée aux États-Unis sur le marché des titrisations. Aucune communication financière n’a été déployée afin de rassurer les actionnaires.

Résultat : au mois de mars dernier, elle avait confessé une exposition de 1,4 milliard d’euros aux subprimes américains. Mais depuis, ce chiffre a été ramené à zéro, assure-t-on chez Natixis. « Rien ne justifie une telle baisse de l’action Natixis » , explique-t-on à la banque. 

Ni cette supposée exposition, ni une participation de 2,5 % au capital de la banque allemande IKB qui pèse à peine 50 millions d’euros dans les comptes du groupe, ni le manque à gagner que subira logiquement la filiale américaine du fait du coup d’arrêt observé sur certaines activités de marché. La déroute du titre s’explique aussi par les doutes que nourrissent les investisseurs à l’égard d’une toute jeune banque, craignant que les affres inévitables d’une fusion rendent moins efficaces les procédures de contrôle.

Refusant de se lancer dans une communication de crise, Natixis donne rendez-vous à la fin du mois, lors de la présentation de ses résultats semestriels. 

Mais dès aujourd’hui, indique un proche du dossier, sa direction envisage de demander aux autorités de s’intéresser aux mouvements erratiques de son action.