FAQ - Cas pratiques

Une gestion de crise efficace dans les Ehpad

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CANADA : DES AÎNÉS ÉPARGNÉS GRÂCE À UNE GESTION DE CRISE EFFICACE

Des milliers de personnes âgées vivant dans des résidences pour aînés, principalement en centre d’hébergement de soins de longue durée CHSLD (l’équivalent des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes en France (Ehpad)), ont été fauchées par la COVID 19 dés le début de la pandémie. Chez Groupe Sélection, qui compte 43 résidences au Québec, 99% des résidents n’ont pas été touchés par le virus. Autopsie d’une gestion de crise réussie.

La vice présidente aux affaires publiques et à la communication corporate chez Groupe Sélection, Mylène Dupéré, mentionne que l’entreprise a mis en place un protocole strict dans ses établissements dès l’arrivée de la maladie au début mars.

«On a fait appel à plusieurs experts en gestion de crise d’agences réputées et on a appliqué les mêmes mesures partout au Québec», indique t-elle.

Les trois portes d’entrée du virus, soit les visiteurs, les résidents et les employés, ont été rapidement soumises à une série de mesures.

  • D’abord, l’arrêt des visites.
  • Ensuite, des employés rigoureux qui portaient convenablement de l’équipement de protection individuelle.
  • Enfin, des déplacements limités entre les résidences.

«Quand on avait besoin d’employés d’agences (qui naviguent de résidence en résidence), on faisait très attention. On voulait savoir où ces gens avaient travail-lé avant», souligne Mme Dupéré. Toutes les personnes qui voulaient entrer dans les établissements du Groupe Sélection devaient remplir un formulaire et un questionnaire et porter des vêtements fraîchement lavés. On prenait également leur température.

«Les manteaux devaient aussi être placés dans un sac de papier ou de tissu», révèle la vice présidente aux affaires publiques et à la communication corporate. Seulement deux employés ont contracté la COVID 19. Les deux employés étaient asymptomatiques et le virus ne s’est pas propagé parmi les quelque 400 résidents et la soixantaine de salariés.

«Au tout début de la pandémie, le virus circulait davantage dans les grands centres et notre région a été relativement épargnée. Le fait est que puisque le virus circulait moins au tout début, nous avons bénéficié d’un temps précieux pour mettre en place toutes les mesures de protection et réviser les protocoles cliniques afin de protéger nos milieux de soins», affirme le directeur de la santé publique du Bas Saint-Laurent, Dr Sylvain Leduc.

«Cela étant dit, comme le passé nous l’a démontré, nous sommes toujours à risque que le virus se faufile dans l’une des résidences pour personnes âgées. Toutefois, avec les mesures en place, telles que le port du masque, l’équipement de protection individuelle, la surveillance étroite des symptômes, etc., la propagation potentielle est limitée», conclut il.