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Face au risque, comment bien communiquer ?


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anse des Moulinets

L’exemple de l’anse des Moulinets

Il reste contaminée. La conduite de rejets est démontée, mais il reste de la radioactivité dans le sable.

Pourrait-on se baigner dans l’anse des Moulinets ? La vieille conduite de rejets de l’usine de La Hague a été démantelée. L’effet a été positif sur le milieu naturel. Mais le niveau de contamination du sable reste plus élevé qu’ailleurs.

« Le niveau de contamination du sable de l’anse des Moulinets reste de loin le plus important des côtes de La Hague. » C’est l’une des conclusions d’une enquête de l’Acro, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest. Elle a surveillé le démantèlement de l’ancienne conduite de rejets radioactifs de l’usine de retraitement des déchets nucléaires.

Plus de 200 m de vieux tuyaux, qui avaient été « oubliés » jusqu’en 1997. L’association Greenpeace avait alors déclenché la polémique en relevant des traces de contamination. Depuis, « on détecte toujours la présence dans le sable d’américium et de césium », a expliqué Gilbert Pigrée, permanent de l’Acro, jeudi devant la commission spéciale et d’information de La Hague. Cette contamination n’est pas « alarmante » sur le plan sanitaire. Mais elle est tout de même « environ dix fois plus importante que sur les autres plages de La Hague ».

Dans l’eau de mer, en revanche, les analyses sont bonnes. Et pour le milieu vivant, les travaux ont eu un effet positif : « Dès le retrait de la dalle de béton, la présence de césium dans les algues, notamment, a baissé. »

Conclusion : « Une partie de la contamination de la matière vivante dans l’anse des Moulinets était due à la pollution radioactive contenue dans l’ancienne conduite. »

Mesure chimiques. L’enquête sur les rejets chimique de l’usine de La Hague n’a toujours pas commencé. Les mesures doivent être effectuées par le Groupement radioécologie Nord-Cotentin. Les financements ont été trouvés. Mais les experts sont toujours dans l’attente d’une lettre de mission qui doit être signée par deux ministères. Pendant plus d’un an, des relevés de différentes substances chimiques, comme par exemple le plomb, le zinc ou les toxines, seront effectués. Une première, attendue depuis longtemps. « Le but est de vérifier que la réalité des rejets correspond à ce que l’on obtient actuellement par calculs », estime Pierre Germain, du GRNC.

Comment communiquer face aux risques ?

Comment bien communiquer ? Quelle est la meilleure stratégie de communication sensible ? Faut-il vulgariser, au risque de manquer de précision ? Ou livrer au public une information plus complète mais aussi plus difficile à comprendre ?

Tel est, en substance, le débat qui s’est instauré à propos du bulletin d’information de la commission d’information et de surveillance.

Ce bulletin d’information est édité deux fois par an à plus de 60 000 exemplaires, et vient de changer de formule pour passer, notamment, de quatre pages à huit.