FAQ

Nettoyer rapidement sa réputation sur Google


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Question :

« Pour la recherche d’emploi ou les affaires, la Toile peut s’avérer très indiscrète et très handicapante. Comment nettoyer rapidement la réputation numérique qui vous précède sur internet ? Une agence de communication de crise comme la votre peut elle gérer le nettoyage de réputation sur internet ? »

Réponse : 

De nombreux clients nous demandent comment gérer leur « traçabilité » sur internet et comment soigner leur « web réputation ».

Il a eu chaud, Nicolas. Ce jeune informaticien cherche un travail. Après avoir mis son CV sur internet, il a eu l’idée de taper son nom sur Google. Précisons que cela fait apparaître toutes les pages dans lesquelles le nom est cité, articles, forums, débats. Et là, mauvaise surprise : lorsqu’il était étudiant en informatique, il a participé à de vifs débats sur internet. Il a même été pris dans une polémique mettant en cause des personnes connues dans le milieu. Gênant.

« Une de mes contributions ressortait sur Google, ça ne m’a pas plu de la voir là, séparée de son contexte. » Nicolas décide alors de nettoyer sa réputation sur Google, bref nettoyer son identité numérique : il efface certaines de ses contributions dans les listes de diffusion et forums, fait disparaître certaines des photos publiées sur un site d’échange de photos, et demande aux responsables de Skyblog de supprimer un vieux blog laissé en déshérence, toujours à son nom, et qu’un inconnu avait repris.

Parano, Nicolas ? Pas du tout. A l’image de leurs collègues américains, de plus en plus de recruteurs cherchent à en savoir plus sur les candidats en tapant leur nom sur les moteurs de recherche. Un grand cabinet de recrutement nous confie qu’il « google-ise » le nom d’un candidat à deux occasions : « Quand je reçois un CV et que je ne connais pas bien la boîte ; mais surtout, quand je suis en phase avancée de recrutement et que je souhaite compléter mes informations.»

Plus question de tricher dans un CV : untel se prétend directeur marketing ? Un oeil sur le site de sa société et on s’aperçoit qu’il n’est « que » chef de produit. Les dates, les diplômes, les missions à l’étranger peuvent être confirmés ou non plus rapidement qu’avant.

Un célèbre chasseur de têtes responsable de l’industrie, vérifie, par exemple, les réseaux mis en avant dans un CV : « Si un candidat prétend être impliqué dans des instances professionnelles, je regarde s’il est invité dans les salons, cité dans les conférences, repris dans la presse. » Un autre responsable d’un site de recrutement par cooptation mène, lui, son enquête sur internet « pour conforter une opinion, en savoir plus, ou vérifier une certaine capacité à entreprendre ».

Du coup, les recruteurs tombent souvent sur des informations de caractère privé. Ce qui peut être lourd de conséquences. « On a découvert qu’un candidat avait été condamné pour une action raciste trois ans auparavant et qu’il était au Front national», raconte un recrutement, qui ne l’a donc pas recruté. Un cas extrême.

Pour le reste, le recruteur se dit plutôt ouvert : « Les fêtes étudiantes et les troisièmes mi-temps de rugby, ce n’est pas grave, on sait ce que c’est. Un engagement politique, s’il est modéré, n’est pas non plus choquant. » L’ouverture a toutefois ses limites : « Un passé de syndicaliste, ça arrête pas mal d’entreprises. » Des informations personnelles peuvent apporter un éclairage inattendu sur une personne. Un candidat à un poste important de directeur commercial vantait sur son blog sa passion pour l’apiculture et la pétanque. Dans le cabinet de recrutement qui a lu son blog, on a trouvé, à tort ou à raison, que cela détonnait par rapport au poste.

Bien sûr, tous les recruteurs ne passent pas leur vie à traquer l’histoire des candidats sur internet.

La plupart des recruteurs de cadres utilisant le web comme source d’information ont éliminé un candidat après avoir fait une découverte sur la Toile. Cette pratique du name googling (taper un nom sur Google) va continuer de s’étendre en France. Grâce aux moteurs de recherche, le candidat dispose lui aussi de plus de renseignements sur les entreprises.

Conclusion des professionnels du recrutement, quand on cherche un emploi, mieux vaut connaître sa réputation numérique et pratiquer l’« egosurfing » au moins une fois par mois : taper son nom et son prénom entre guillemets sur (tous) les moteurs de recherche pour voir les traces qu’on a laissées – blogs, bien sûr, mais aussi espaces personnels sur Instagram, photos, vidéos et musiques partagées, interventions dans les forums, noms en bas d’une pétition, citations dans la presse, ventes sur eBay, site d’enchères en ligne… Parfois ce sont les autres qui parlent de vous, livrant des informations personnelles ou fausses.

Le problème, c’est que « toute page indexée un jour par un moteur de recherche est stockée par le même moteur, en mémoire cache, pour une durée indéterminée.

Il est aujourd’hui possible d’effacer une information qui ne nous plaît pas. On peut demander à Google de retirer la page.

On peut aussi attendre que Google « purge » ses mémoires caches.

Nous traquons par exemple pour nos clients toute page parlant d’eux sur internet et faisons intervenir nos juristes afin de demander le retrait des informations qui dérangent.

Le mieux est pour les internautes d’anticiper et, expérience aidant, à bien réfléchir avant de publier sur la Toile des textes, photos, vidéos, sous leur vrai nom.