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Protocole Crise Expatriée & Filiale à l’Étranger
- Gérer la crise qui éclate à 8 000 kilomètres du siège avec des codes culturels, un système juridique et un écosystème médiatique que vos équipes ne maîtrisent pas
- L'appel qui change votre nuit
- Les six familles de crises expatriées
- Ce qui change fondamentalement quand la crise est à l'étranger
- Les cinq volets du protocole
- Pour qui ce protocole est essentiel
- Notre méthode et nos principes
- Tarification
- Une dernière conviction

Gérer la crise qui éclate à 8 000 kilomètres du siège avec des codes culturels, un système juridique et un écosystème médiatique que vos équipes ne maîtrisent pas
L’appel qui change votre nuit
Il est 3h47 du matin, heure de Paris. Votre téléphone sonne. À l’autre bout de la ligne, votre directeur pays d’une filiale africaine, subsaharienne ou asiatique. Sa voix trahit immédiatement la gravité de ce qu’il va dire.
Parfois, c’est un accident industriel avec décès de collaborateurs locaux. Parfois, un collaborateur français expatrié enlevé en sortant du site. Parfois, une descente soudaine des autorités fiscales ou douanières locales avec perquisition du bureau. Parfois, un article violent dans un quotidien local accusant votre entreprise de corruption, de pollution ou d’atteinte aux communautés. Parfois, la convocation de votre directeur général pays devant un procureur sur un dossier que personne au siège ne connaissait. Parfois, un mouvement de grève violent avec occupation du site, prise à partie d’expatriés, intervention des forces de l’ordre. Parfois, un décret gouvernemental rétroactif qui remet en cause votre autorisation d’exploitation, votre licence d’importation, la propriété d’un de vos actifs majeurs.
Dans les heures qui suivent, vous êtes confronté à une réalité brutale : vous pilotez une crise dans un pays que vous ne connaissez pas assez, avec des codes culturels qui ne sont pas les vôtres, dans un système juridique opaque, au sein d’un écosystème médiatique dont aucun membre de votre COMEX ne lit quotidiennement les titres, avec des enjeux diplomatiques impliquant des administrations françaises qu’il faut savoir mobiliser sans bureaucratiser la réponse.
Et pendant que vous découvrez la situation, trois horloges tournent simultanément contre vous. L’horloge médiatique locale, où votre entreprise est déjà sur la défensive avant même que vous ayez compris qui vous attaque et pourquoi. L’horloge médiatique française, où des journalistes économiques bien introduits à Paris récupèrent l’information de leurs correspondants et préparent un traitement qui va tomber dans les 24 heures. Et l’horloge diplomatique, où le Quai d’Orsay, les ambassades, les chambres de commerce bilatérales, les assureurs spécialisés attendent que vous les sollicitiez selon les bons canaux et dans le bon ordre analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de LaFrenchCom.
Chez LaFrenchCom, nous avons bâti un dispositif spécifiquement conçu pour ces crises qui ne ressemblent à aucune autre celles où la distance, la langue, la culture et la géopolitique s’ajoutent à la complexité opérationnelle normale d’une crise d’entreprise.
Les six familles de crises expatriées
Avant toute description de notre méthode, une typologie opérationnelle. Les crises internationales ne relèvent pas d’un traitement unique. Nous distinguons six familles, aux logiques profondément différentes.
Les crises sécuritaires et humaines : enlèvement de collaborateurs, attaque armée de convoi, attentat touchant un site, accident mortel sur zone, maladie grave ou décès d’expatrié loin de toute infrastructure médicale adéquate, évacuation d’urgence de personnel lors d’une dégradation géopolitique. Ces crises mobilisent prioritairement la chaîne humaine, sécuritaire et diplomatique avant la chaîne communicationnelle.
Les crises judiciaires locales : perquisition au siège de la filiale, mise en examen d’un dirigeant local ou expatrié, blocage de comptes bancaires par décision de justice, gel de containers ou d’actifs physiques par les douanes, procès retentissant sur la place locale. Ces crises combinent défense pénale locale, coordination avec les avocats pénalistes français, et gestion d’une double exposition médiatique.
Les crises politiques et diplomatiques : changement de régime, coup d’État, guerre civile ou instabilité, nationalisation rampante de vos actifs, expropriation, dénonciation d’accords bilatéraux, crise diplomatique entre la France et le pays d’implantation, sanctions internationales qui vous placent en conflit entre droits extraterritoriaux américains et obligations locales.
Les crises réputationnelles portées par des ONG internationales : campagne coordonnée sur vos pratiques chez un sous-traitant local, rapport d’ONG internationale sur vos impacts environnementaux ou sociaux, enquête d’ICIJ révélant des flux financiers sensibles, coalition d’ONG exigeant votre retrait d’un pays ou d’un projet.
Les crises sociales violentes : grève dure avec occupation, séquestration de cadres dirigeants, manifestations devant le site avec interventions des forces de l’ordre parfois meurtrières, conflit syndical transnational où les fédérations françaises prennent parti, dénonciations par des anciens salariés relayées à Paris par les syndicats français.
Les crises économiques et réglementaires : retrait brutal d’autorisation d’exploitation, enquête antitrust locale, redressement fiscal massif, révocation de licence d’importation, changement réglementaire rétroactif, contentieux commercial majeur avec un partenaire local ayant des soutiens politiques.
Chaque famille appelle une mobilisation différente des ressources communicationnelles, diplomatiques et juridiques. La confondre produit des erreurs stratégiques coûteuses.
Ce qui change fondamentalement quand la crise est à l’étranger
Pour comprendre pourquoi ces crises exigent un protocole dédié, il faut identifier précisément ce qui les distingue des crises domestiques.
Le décalage horaire décompose la coordination. Quand la crise est en Asie ou en Océanie, le siège parisien dort pendant que les événements critiques se déroulent. Quand elle est en Amérique latine, les équipes locales se couchent quand Paris commence sa journée. Ce décalage ne se résout pas par des appels groupés toutes les 4 heures, mais par une architecture de pilotage à cellules multiples qu’il faut concevoir à froid.
Les écosystèmes médiatiques locaux sont étrangers à 99% des directions de communication françaises. Qui sont les journalistes influents à Lagos, Abidjan, Alger, Mexico, Jakarta, Bangalore ? Quels titres sont lus par l’élite politique à Dakar, à Tunis, à Hô-Chi-Minh-Ville ? Quelles radios privées font et défont les réputations à Kinshasa, Nairobi, Douala ? Quel site en ligne est devenu en cinq ans le tribunal de l’opinion à Rabat, Alger ou Tunis ? Vos équipes parisiennes, aussi compétentes soient-elles, n’ont pas ces réponses.
Les codes culturels de la réponse varient radicalement d’une zone à l’autre. Un communiqué sobre et factuel qui fonctionne en Allemagne ou en France est perçu comme froid et arrogant en Afrique de l’Ouest. Une expression de regret profond qui apaise un public japonais peut être lue comme un aveu de faute dans un contexte américain litigieux. Une prise de parole directe du PDG qui rassure un marché britannique peut être perçue comme une ingérence du colonisateur dans certains contextes africains francophones.
La langue de communication complique tout. Un communiqué doit-il être bilingue ? Dans quelle langue locale ? Par qui traduit, pour éviter les contresens dramatiques qu’une traduction automatique produira systématiquement sur des sujets sensibles ? Qui valide, en interne, la version finale dans une langue que personne au COMEX ne maîtrise ?
La dimension diplomatique est incontournable. L’ambassade de France dans le pays concerné doit être informée, parfois associée. Le service économique régional, les conseillers du commerce extérieur, l’attaché de défense selon les dossiers, le Quai d’Orsay à Paris sur la Direction des Français à l’étranger ou la Direction de la sécurité diplomatique : tous ces acteurs ont un rôle, et le bon ordre de sollicitation n’est pas négociable.
Les assureurs spécialisés (K&R pour kidnap and ransom, assurance politique type Coface, BPI Assurance Export, MIGA, Lloyd’s) sont des acteurs actifs qui prennent des décisions engageantes dans la gestion de la crise. Une communication non coordonnée avec eux peut compromettre la couverture.
La pression administrative française s’ajoute pour certaines entreprises. Si vous êtes coté, l’AMF doit être informée des événements matériels. Si vous êtes sous LBO avec des fonds français, vos sponsors exigent un reporting de crise selon leurs propres standards. Si vous êtes industriel avec des participations publiques, l’État actionnaire via l’Agence des participations de l’État entre dans le dispositif.
Tout cela doit être géré simultanément, dans les heures qui suivent la crise, alors même que l’information depuis le terrain reste partielle et souvent contradictoire.
Les cinq volets du protocole
Volet 1 — Audit de vulnérabilité internationale
Notre intervention, lorsqu’elle commence à froid, démarre par un audit de vulnérabilité spécifiquement orienté sur les implantations internationales de l’entreprise.
Cartographie des risques par géographie. Pour chacune de vos implantations significatives, nous établissons une fiche pays combinant analyse du risque sécuritaire (sur la base des classifications Quai d’Orsay, des rapports sécuritaires spécialisés, de l’actualité géopolitique), du risque juridique (indépendance du système judiciaire, pratiques locales en matière de perquisition et détention, droits des expatriés), du risque médiatique (liberté de la presse, acteurs éditoriaux influents, logique de traitement des entreprises étrangères), du risque politique (stabilité du pouvoir, relations bilatérales avec la France, tensions géopolitiques pouvant impacter votre activité), et du risque social (conflictualité syndicale, relation entre communautés et entreprises, pratiques d’expression collective).
Audit de votre dispositif existant. Quels sont vos protocoles actuels de gestion de crise par filiale ? Qui est désigné comme interlocuteur local ? Existe-t-il un media training des directeurs pays ? Les ambassades connaissent-elles votre présence et vos points de contact ? Vos assureurs sécuritaires sont-ils activables en 4 heures, ou en 48 heures ? Vos avocats locaux sont-ils compétents en droit pénal et en droit des médias, ou uniquement en droit des affaires ?
Analyse des vulnérabilités factuelles par implantation. Quelles zones de votre activité locale pourraient alimenter une campagne médiatique, un dossier judiciaire, une crise sociale ? Nous conduisons cet audit avec la même exigence de lucidité que pour une crise activiste : sans transparence du dirigeant, pas de préparation efficace.
Matrice de risque internationale hiérarchisée, livrée en fin d’audit, identifiant les trois à cinq scénarios de crise les plus probables sur les 24 prochains mois par zone géographique, avec pour chacun les signaux précurseurs et les réponses à préparer.
Volet 2 — Préparation des dispositifs de réponse
Une fois l’audit livré, nous construisons avec vous le dispositif opérationnel.
Plans de réponse par zone géographique. Pour chaque pays à enjeu, nous construisons un playbook incluant la liste nominative des interlocuteurs clés (avocat local pénaliste, avocat local en droit du travail, cabinet de relations publiques local, médecin référent pour les expatriés, sécurité privée, assureurs, ambassade), les éléments de langage adaptés aux codes culturels locaux, les canaux de communication prioritaires, les contacts presse préidentifiés, les partenaires institutionnels mobilisables.
Construction du réseau d’avocats et correspondants locaux. Dans les pays à enjeu fort, nous identifions, qualifions et contractualisons pour vous un réseau de correspondants : avocat pénaliste local de premier plan, avocat en droit des affaires francophone ou anglophone selon les contextes, cabinet de relations publiques local respectable, expert en sécurité privée agréé, traducteur juridique spécialisé. Ce réseau, activable en urgence, est l’une des différences les plus décisives entre une réponse réussie et une réponse défaillante.
Coordination pré-établie avec l’écosystème diplomatique français. Nous construisons, pour nos clients, les points de contact préalables avec les services économiques des ambassades dans les pays à enjeu, avec le Quai d’Orsay à Paris sur les directions compétentes, avec Business France, avec les chambres de commerce bilatérales. Cette coordination à froid permet, en situation de crise, d’activer immédiatement des relations déjà établies.
Protocoles sécurité pour expatriés. Procédures d’évacuation, kits de crise personnels pour chaque expatrié, consignes familiales, protocoles en cas de disparition, coordination avec les assureurs K&R. Ces protocoles sont mis à jour annuellement et testés lors d’exercices.
Formation des directeurs pays et COMEX locaux. Media training adapté aux écosystèmes médiatiques locaux, gestion de perquisition, conduite à tenir en cas de convocation judiciaire, gestion d’un mouvement social violent, prise de parole en cas d’accident mortel sur site. Ces formations sont conduites localement par nos équipes en coordination avec nos correspondants pays.
Volet 3 — Activation en crise
Lorsque la crise éclate effectivement, notre dispositif s’active.
Cellule de crise multi-site activée en moins de 6 heures. Cellule parisienne avec directeur de crise senior, expert zone géographique concernée, expert médias France, coordinateur juridique, coordinateur diplomatique. Cellule locale activée en parallèle avec nos correspondants pré-identifiés. Liaison permanente entre les deux cellules via canaux chiffrés et réunions de synchronisation toutes les 4 à 6 heures sur la phase aiguë.
Analyse rapide du terrain par nos correspondants locaux. Nature exacte de l’événement, acteurs impliqués, état de l’écosystème médiatique local, positions politiques prévisibles, dimension diplomatique éventuelle. Cette analyse, livrée en 6 à 12 heures, fonde la stratégie de réponse.
Construction de la réponse différenciée France/local. La communication à destination du public local et la communication à destination de la France sont deux communications distinctes, qui doivent être cohérentes mais adaptées aux codes de chaque écosystème. Un communiqué unique en français, traduit en anglais, envoyé partout, produit systématiquement des dommages sur l’un des deux terrains.
Activation coordonnée des acteurs diplomatiques et assurantiels. Nous informons selon les protocoles établis l’ambassade de France concernée, le service économique, le Quai d’Orsay à Paris, les assureurs spécialisés. Cette activation se fait en coordination avec la direction juridique et la direction des affaires publiques internes de l’entreprise, mais avec une expertise protocolaire que ces directions n’ont souvent pas.
Gestion de la dimension familiale pour les expatriés affectés. En cas d’enlèvement, de décès, d’accident grave ou d’arrestation d’un collaborateur expatrié, la communication vers la famille restée en France est une dimension critique qui mobilise des ressources dédiées. Information par le bon canal, au bon moment, avec le bon niveau de détail, accompagnement humain dans la durée, protection médiatique des proches.
Tenue de ligne sur plusieurs fuseaux. Notre cellule Paris et notre cellule locale se relaient en continu sur la phase aiguë. Aucune période de vulnérabilité liée aux décalages horaires : le dispositif couvre le cycle complet des 24 heures.
Volet 4 — Coordination avec les institutions françaises
Ce volet spécifique mérite une attention particulière car il est souvent mal maîtrisé par les entreprises, y compris les grands groupes.
Relations avec le Quai d’Orsay. Selon la nature de la crise, plusieurs directions sont concernées : Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire pour les expatriés en difficulté, Direction de la sécurité diplomatique pour les crises sécuritaires, directions géographiques pour les dimensions politiques, Direction des entreprises pour les dossiers économiques. Connaître le bon interlocuteur, respecter les hiérarchies administratives, fournir l’information selon leurs standards, tout cela conditionne la qualité du soutien diplomatique que l’entreprise recevra.
Relations avec les cabinets ministériels. Lorsque la crise prend une dimension politique majeure — expatrié enlevé, dirigeant détenu arbitrairement, actif stratégique menacé de nationalisation, impact potentiel sur des relations bilatérales — l’escalade au niveau des cabinets ministériels devient nécessaire. Elle doit se faire selon des protocoles précis, à travers les bons canaux, au bon moment. Une sollicitation maladroite peut braquer durablement des interlocuteurs dont le soutien serait décisif.
Coordination avec l’Élysée pour les crises d’ampleur majeure. Cette étape, rare mais existante, exige une extrême précision dans la coordination avec le cabinet du président, avec les conseillers diplomatiques et économiques, avec les services compétents.
Relations avec les agences françaises spécialisées. Business France, Bpifrance, Agence française de développement, Proparco selon les dossiers. Chacune de ces agences peut jouer un rôle de relais ou de soutien dans certaines crises.
Volet 5 — Gestion de la phase post-crise et restauration
Les crises internationales laissent des traces durables qui exigent un travail spécifique de consolidation.
Audit post-crise à 6 mois. Évaluation des dommages réputationnels locaux et en France, mesure de l’impact sur les relations avec les autorités locales, sur les partenaires commerciaux, sur les équipes expatriées, sur le moral des salariés locaux. Identification des évolutions stratégiques à engager.
Reconstruction des relations locales. Après une crise forte, les relations avec les autorités locales, les partenaires, les communautés doivent être patiemment reconstruites. Nous accompagnons cette reconstruction par des séquences communicationnelles adaptées : rencontres discrètes réitérées, engagements concrets sur des sujets attendus, visibilité retrouvée à travers des événements bien choisis.
Restauration de l’image de l’entreprise en France si la crise a eu un impact médiatique dans l’Hexagone. Travail patient sur 12 à 18 mois pour rééquilibrer les résultats Google sur l’entreprise et le dirigeant, production de contenus positifs, prises de parole sur d’autres sujets qui rééclairent progressivement l’image globale.
Renforcement des dispositifs pour éviter la récidive. Chaque crise traversée doit conduire à un renforcement structurel du dispositif : recrutement d’un directeur des affaires publiques régional, mise en place d’une veille géopolitique renforcée, intégration de compétences locales nouvelles, refonte des procédures de remontée de signaux faibles.
Pour qui ce protocole est essentiel
Ce protocole concerne en priorité les groupes industriels français implantés dans les zones à risque géopolitique élevé : Afrique subsaharienne, Afrique du Nord, Moyen-Orient, certaines zones d’Asie du Sud-Est et d’Amérique latine, zones post-conflit.
Il s’adresse aux entreprises extractives et énergétiques dont les activités sont structurellement exposées aux tensions locales, aux changements réglementaires, aux revendications des communautés locales.
Il est essentiel aux scale-ups et ETI françaises en expansion internationale rapide qui franchissent un seuil d’exposition sans en avoir pris la mesure. La croissance internationale ajoute des risques de crise qui croissent plus vite que les dispositifs internes de réponse.
Il concerne les groupes cotés dont les implantations internationales sont une composante majeure de la valorisation, et pour lesquels toute crise pays a un impact immédiat sur le cours.
Il s’adresse aux family offices et patrimoines internationalisés qui détiennent des actifs significatifs dans des juridictions à risque et dont l’exposition personnelle en cas de crise peut être considérable.
Il concerne enfin les entreprises opérant dans des environnements soumis aux sanctions internationales (Iran, Russie depuis 2022, certaines zones d’Afrique) où les crises possibles se situent à l’intersection de plusieurs systèmes juridiques et exigent une expertise très pointue.
Notre méthode et nos principes
Notre intervention internationale repose sur quatre principes.
Travailler en réseau plutôt qu’en siège parachuté. Nous ne prétendons pas être spécialistes de tous les pays du monde. Nous avons construit, pays par pays, un réseau de correspondants locaux que nous avons qualifiés, testés, avec lesquels nous travaillons depuis des années. En situation de crise, c’est ce réseau qui agit, piloté depuis Paris.
Respecter les souverainetés locales. Nous ne pratiquons pas le mépris néocolonial. Les institutions locales, les journalistes locaux, les ONG locales sont des interlocuteurs légitimes qu’il faut comprendre et respecter. Cette posture est la condition de la sophistication de nos réponses.
Coordonner sans se substituer. Les directions juridiques, communication et affaires publiques de nos clients sont compétentes et légitimes. Nous apportons une expertise complémentaire spécifiquement centrée sur la gestion internationale de crise, nous ne prenons jamais la place des équipes internes.
Protection absolue de la confidentialité. Les crises internationales impliquent souvent des informations hautement sensibles (négociations avec preneurs d’otages, dossiers diplomatiques, dossiers judiciaires en cours). La sécurité de nos communications et la discrétion de nos équipes sont des conditions non négociables.
Tarification
Audit de vulnérabilité internationale — forfait selon le nombre de pays couverts et la complexité du groupe, livré sur 10 à 14 semaines.
Préparation de dispositifs pays — forfait par pays incluant construction du playbook, activation du réseau local, formation des équipes pays. Réductions significatives sur les forfaits multi-pays.
Retainer de veille et préparation continue — abonnement annuel selon le périmètre international, incluant monitoring par zone, mises à jour des playbooks, astreinte mondiale 24/7, exercice annuel.
Activation de crise internationale — forfait d’activation immédiate pour les 60 premiers jours selon la complexité et les zones concernées, complété d’un accompagnement mensuel pour la tenue de ligne post-crise aiguë.
Missions d’urgence exceptionnelles — enlèvement d’expatrié, crise sécuritaire majeure, détention arbitraire de dirigeant : intervention immédiate, équipes dédiées, tarification sur mesure selon la nature et la durée de la mobilisation.
Une dernière conviction
La mondialisation des activités des entreprises françaises a été, depuis trois décennies, l’un des moteurs majeurs de leur croissance. Elle a aussi été, le plus souvent, insuffisamment accompagnée de la mondialisation correspondante de leurs dispositifs de gestion de crise.
Une crise qui éclate à Lagos, à Alger, à Jakarta ou à São Paulo ne se gère pas depuis la Défense ou la place Vendôme avec les outils qui ont fait leurs preuves en France. Elle se gère avec un dispositif hybride combinant l’expertise française centrale, la connaissance fine des écosystèmes locaux, la maîtrise des protocoles diplomatiques, et la capacité à tenir une ligne sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs semaines.
Construire ce dispositif exige du temps, des moyens et une méthode. C’est notre métier. Notre rôle est de vous permettre, le jour où vous recevrez l’appel à 3h47 du matin, de ne pas découvrir dans l’urgence ce qu’il aurait fallu préparer des mois plus tôt.
Pour engager une première conversation confidentielle sur votre exposition internationale et vos dispositifs actuels, contactez notre ligne dédiée. L’entretien initial, couvert par le secret professionnel, se tient dans nos locaux parisiens ou en visioconférence sécurisée.