FAQ

Le journaliste est accusateur, le conseiller en communication de crise est l’avocat ?


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Question : 

« Pourquoi est-il si important d’avoir un conseiller en communication de crise à ses côtés ? »

Réponse : 

Notre agence de communication sous contrainte judiciaire à Paris, partage votre avis. Il est essentiel pour les dirigeants d’entreprises, les politiciens, les personnalités publiques ou les sportifs, d’avoir à leurs cotés un conseiller en communication de crise afin de protéger leur image et leur réputation, si patiemment construites, dans les moments difficiles de la vie. Le journaliste se comporte souvent comme le procureur de l’opinion publique. Le conseiller en communication de crise est, en face, l’indispensable avocat médiatique et digital du client permettant d’équilibrer le traitement de l’information. 

Notre agence de communication de crise est convaincue qu’il y a une réelle nécessité à renforcer le dispositif actuel concernant le secret de l’instruction et la présomption d’innocence.

Il faut que le monde de la communication et la société civile prennent conscience d’une évolution profonde et définitive. Celle de l’affirmation, autrefois théorique, de la présomption d’innocence qui figurait déjà dans l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « Tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il soit déclaré coupable par la justice. » Cet article visait à supprimer la torture. Les rumeurs sur internet et dans les médias et les suspicions permanentes ne permettant plus aujourd’hui de garantie effective.

L’article 9-1 du code civil a instauré, en parallèle de l’article 9 de la loi de 1977 que chacun a droit au respect de sa vie privée le nouveau principe selon lequel : chacun a droit au respect de la présomption d’innocence. C’est une fiction juridique à partir du moment où sur internet règne la loi de la jungle.

Les moeurs ont changé et la présomption de culpabilité médiatique s’est installée aux cotés de la multiplication des accusations gratuites sur internet qui ont conduit au développement du rôle de la communication sous contrainte judiciaire permettant aux accusés de se défendre et de se faire entendre.

Pendant le procès pénal incluant la garde à vue, la mise en examen, la citation à comparaître, le réquisitoire du procureur ou la plainte avec constitution de partie civile, il est interdit de présenter une personne comme étant coupable fusse de façon dubitative ou interrogative. Les violations de ce principe dans les médias et sur internet sont constantes notamment par des invités qui viennent sur les plateaux commenter des dossiers qu’ils ne connaissent absolument pas.

Malheureusement, c’est une sorte de fiction juridique dont les médias et internet se moquent. La presse comme les citoyens, spontanément, instruisent eux-mêmes et rendent des jugements de culpabilité à longueur de temps sur Facebook ou Twitter contribuant à détruire des réputations et des vies d’hommes et de femmes qui finissent par être judiciairement innocentées mais qui auront été présentées pendant des semaines comme des coupables.

Ainsi ce qui est condamnable n’est pas de rendre compte des affaires, mais plutôt de devancer la décision des juges en matière de culpabilité. Les décisions doivent se prendre en respect de la personne et dans la sérénité de la Justice.

Le journaliste remplit à sa manière la fonction qui serait en quelque sorte celle d’un procureur du public. Le conseiller en communication de crise remplit sa fonction de bouclier et de fusible. Il prend les coups pour protéger son client et nettoie autant que possible internet et les médias des crachats constants qu’il subit.

L’appareil législatif existe déjà, il suffirait d’appliquer strictement les textes face aux dérives des médias et des internautes nous direz-vous. Certes, sauf qu’une fois que des dizaines de sites internet et des dizaines de médias vous ont présenté comme un coupable en surinterprétant certaines informations du dossier, votre vie est gâchée durablement. C’est là qu’intervient la communication de crise en proposant une solution déplorable instantanément de protection des intérêts d’image et de réputation de ses clients.

Communication sous contrainte judiciaire VS droit à l’information ? Conseillers en communication de crise VS journalistes ?

Le rôle du conseiller en communication de crise n’est pas de limiter la liberté d’expression de la presse, bien au contraire, il en garantit l’exercice plein et entier en étant lui, le garant de l’équilibre et du respect de la défense. Le journaliste n’est pas l’ennemi du communicant de crise. Bien au contraire, ils travaillent main dans la main.

La liberté d’expression est la liberté qui garantit toutes les autres libertés. C’est le premier des principes. Elle entre cependant et naturellement en conflit avec les libertés de la personne et le droit de l’État dans le sens secret de la Défense nationale ou encore avec la propriété intellectuelle, les brevets, les secrets de fabrication, ….

C’est aux tribunaux d’équilibrer les deux. La montée en puissance des médias et des réseaux sociaux sur internet, entraîne un effet immédiat : l’image fait parler l’image et se trouve prise pour la réalité. L’écran fait écran à la vérité. Le conseiller en communication de crise doit rendre la vérité de son client la plus visible et audible possible afin qu’elle s’impose dans l’opinion publique face aux accusateurs médiatiques et digitaux qui pullulent dés qu’une affaire éclate.

Contrebalancer une telle situation passe par l’acceptation d’une idée nouvelle. Celle du droit de l’individu à la communication sous contrainte judiciaire. Le téléspectateur ou le lecteur a droit à la pluralité. Le conseiller en communication de crise est le garant de la diffusion de la voix de son client qui a le droit de se défendre sur internet comme dans les médias. 

La vieille loi de 1881 est l’expression légale de la déontologie des journalistes. Cette dernière est toujours valable. Et elle est d’ailleurs formulée comme telle : ne pas diffuser de fausses nouvelles, ne pas injurier, ne pas porter atteinte à l’honneur, ne pas inciter à la haine raciale.

En cas de manquement, les médias s’en excusent souvent en invoquant le principe de vérité exceptio veritatis ou celui de la bonne foi. Cette dernière répondant à quatre critères : la prudence, la modération, la légitimité du but poursuivi et le droit de rechercher la vérité.

Les défenses légales mises à la disposition des particuliers pour limiter les attaques de la presse et d’internet sont nombreux. Le RGPD vient les renforcer encore davantage.

Le droit de réponse était jusqu’alors la manière civilisée de défendre son honneur dans les médias et sur internet. Le droit à l’image protégeait ceux qui, délibérément, par leur vie publique, s’exposaient. La présomption d’innocence s’appliquait scrupuleusement. C’était le monde d’hier.

Le nettoyage de réputation sur internet apparait aujourd’hui comme la seule véritable garantie de la présomption d’innocence sur internet dont la mémoire est éternelle, le seul vrai moyen d’assurer le respect de son droit à l’image, de faire respecter son intimité et sa vie privée jetées en pâture, la seule réponse efficace face à l’ampleur des contenus crées violant le dispositif légal et réglementaire autour des droits fondamentaux de nos clients exposés dans les crises.