FAQ

Je suis spécialisé en gestion de crise, puis-je vivre en étant consultant individuel ?


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Question :

« J’ai la volonté de me lancer comme consultant en gestion de crise, est-ce selon votre expérience en tant qu’agence de communication de crise possible d’en vivre en étant seul, consultant individuel ? Je n’aime pas travailler dans une entreprise. Dans les agences de communication parisiennes par lesquelles je suis passé, on m’a systématiquement imposé des choses qui ne me correspondent pas. Je n’ai pas aimé l’esprit de travail dans ces cabinets de conseil. Je veux aujourd’hui être mon propre patron et réaliser des missions de conseils en gestion de crise seul. Bref, réussir seul est ce une ambition ou un fantasme ? »

Réponse :

Si vous avez envie de le faire, lancez-vous. Si vous aimez ce que vous faites, foncez. voilà le seul vrai conseil utile que l’on puisse vous donner. Chez LaFrenchCom, nous avons la conviction qu’il faut donner confiance à ceux qui ont l’envie d’entreprendre. 

Plus de 7.700 sociétés de conseil pour les affaires et la gestion ont été créés en 2019. Soit quelques centaines qui font réellement du conseil en communication. Les mouvements les plus visibles sur le marché sont les effets de fusions entre agences de communication déjà existantes, de scissions entre associés de grands cabinets de conseils en communication ou encore de création de pôles conseil par les grands groupes de publicité ou de digital. Si ces phénomènes sont marginaux en nombre de créations, ils ont un poids important, de par le nombre de leurs consultants et leur notoriété et occupent généralement le devant de la scène médiatique.

Beaucoup de cadres en mal de reconnaissance professionnelle lancent leur agence de conseil.

En dehors de ces mouvements qui concernent les cabinets de plusieurs dizaines de consultants en communication, beaucoup de solos se lancent dans l’aventure, par enthousiasme ou par dépit, mais rarement avec un projet d’équipe et un véritable « business plan » à moyen terme.

Notre équipe a conseillé beaucoup de consultants en communication qui s’établissaient à leur compte, bénéficiant d’une bonne expérience de l’entreprise et ayant occupé des postes à responsabilité opérationnelle ou managériale. Ces consultants ont entre 35 et 50 ans et envisagent le conseil en communication comme une deuxième étape dans leur carrière.

Souvent ces consultants en communication disent « Je m’ennuyais dans une moyenne-grande entreprise et avais le sentiment d’être en perdition intellectuelle.« 

D’autres nous disaient « Plus que de l’ennui, il s’agit plutôt d’une déception, qui reflète la crise du statut de cadre en France. Les propositions pour évoluer n’étaient plus intéressantes. Les incitations au départ trouvent ainsi des oreilles attentives. J’ai bénéficié de conditions avantageuses pour partir et ai souhaité mettre mes compétences à profit« .

Une tendance émergente : l’intérêt des jeunes

Le conseil commence toutefois à séduire les plus jeunes. Il y a depuis 5-6 ans un engouement de la jeunesse pour le conseil en communication notamment digitale qui devient une profession à part entière et non plus un métier réservé aux seniors. Et cette tendance est à suivre avec intérêt. Car les jeunes ont aussi un dynamisme à apporter à la profession de communicant, en matière de conduite du changement par exemple. Et si beaucoup de ceux qui suivent des formations de consultants en communication commencent comme salariés dans d’autres cabinets, quelques trentenaires se mettent à leur compte par vocation et dans une optique de développement d’entreprise plus que de projet individuel.

Nous comprenons parfaitement que votre volonté d’indépendance incompatible avec un développement d’entreprise.

Pour beaucoup de consultants en communication, le besoin d’indépendance reste très fort.

En gestion de crise, la démarche très individuelle est souvent un frein au développement des projets de communication et à la crédibilité des consultants. Dans la gestion des crises, l’accompagnement des entreprises exige des équipes spécialisées.

Les réseaux sont parfois un palliatif, qui permettent d’échanger et de s’envoyer quelques affaires mais pas réellement de travailler en commun autour de la communication d’un client.

C’est bien dommage car ces sociétés de petite taille ont une vraie carte à jouer auprès des PME, notamment celles de 100 à 300 personnes, qui ont les moyens de se payer des prestations de conseil en communication de crise, des besoins latents en la matière, et sont totalement délaissées par les grands comptes.

Mais si les petites structures de communication marquent des points en terme de relation personnalisée, indépendance d’esprit et compétences originales, elles ont un véritable déficit en terme de structuration en équipe et de force commerciale. Certains consultants en communication, peut-être un sur dix, ont toutefois un profil de manager, et aiment passer du temps à former, coacher les équipes. Ceux-là sont tentés de se développer davantage. Car à partir de 10 à 15 personnes, le dirigeant est un manager, et non plus un consultant. Il doit se préoccuper de développer le carnet d’adresses, faire du commercial, cultiver la marque. Ces sociétés existent. Autour de Paris, gravitent quelques dizaines de cabinets généralistes de conseil en communication de cinquante à soixante consultants, qui possèdent une culture de grande entreprise et sont en contact quotidien avec les plus grands cabinets.

Un taux de mortalité infantile classique

Si il n’y a pas de statistiques sur le nombre de cessations d’activités, le taux d’échec à la création dans les deux premières années est d’environ 80 %. Certains consultants en communication sous-estiment la difficulté de renouveler leur portefeuille clients et ont du mal à réamorcer la pompe après une longue mission sur un client unique. D’autres échouent à formaliser leurs méthodes de travail, à identifier leur niche ou tout simplement à se vendre.

Envisager le consulting en communication comme un pis-aller, pour un cadre en reconversion comme pour un jeune communicant en attente d’une situation professionnelle, n’est pas le meilleur gage de réussite. Il faut aussi être spécialiste dans son domaine.

La cessation d’activités n’est pour autant pas obligatoirement synonyme d’échec mais met parfois fin à une période transitoire. De nombreux consultants en communicant qui ont envisagé le conseil en communication à l’occasion d’un accident de carrière, réalisent qu’il ne correspond pas forcément à leurs attentes profondes et n’hésitent pas alors à rebondir comme salarié dans une nouvelle entreprise, dès qu’ils en ont l’occasion.

Passé le cap des 3 ans, la cessation d’activité des petites sociétés de conseil en communication a souvent lieu au moment de la retraite. Tout comme les médecins et autres professions libérales, il est assez difficile de transmettre une clientèle dans ce métier qui repose en grande partie sur une relation très personnalisée entre le consultant en communication et son client.

Transmettre un portefeuille clients nécessite un long compagnonnage.

Il est très difficile d’estimer la valeur d’un cabinet. La transmission est donc très complexe. Et dans les régions, des compétences disparaissent parfois avec un départ en retraite. Un consultant en communicant ne se rend souvent pas forcément compte de la spécificité de son savoir faire.

Combien de sociétés de conseil en communication en France ? Beaucoup de « consultants en communication » rendent des services opérationnels auprès des entreprises mais ne font pas de conseil stratégique, fruits de l’externalisation croissante des entreprises et de la mise l’écart de nombreux quinquas.

L’ex Syntec RP (Le syndicat professionnel regroupant la majorité des agences françaises de RP qui s’est émancipé de la Fédération Syntec pour converger avec l’AACC et l’Udecam) fédère généralement les plus importantes.