FAQ

Les entreprises ont-elles vraiment conscience des risques de leurs activités ?


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Question :

« Les entreprises ont-elles vraiment conscience des risques de leurs activités ? »

Réponse : 

Nous partageons le constat induit par votre question. Les entreprises françaises ont encore trop souvent une perception parcellaire du risque de manière générale.

Une agence de gestion de crise à Paris, comme la notre, constate que peu d’entreprises françaises sont dotées d’une infrastructure éprouvée de maîtrise de leurs risques. Dans leur gestion des risques, beaucoup trop d’entreprises se focalisent sur les risques externes et opérationnels sans se soucier des nombreux risques internes. C’est d’ailleurs ce qui explique les nombreuses erreurs de communication de crise des organisations mal préparées à prendre la parole sur leurs risques.

Seul un quart des entreprises françaises a procédé à une cartographie des risques et a mis en place une infrastructure destinée à les maîtriser. C’est ce qui ressort de notre enquête annuelle.

Deux tiers des entreprises françaises estiment avoir une perception globale de leurs risques, mais elles se focalisent surtout sur les risques externes (les marchés) et les risques opérationnels (informatiques), alors que les risques liés à la santé, à l’informatique, aux assurances et à la sécurité sont encore étonnamment peu cités.

En tant que conseiller en gestion de crise à Paris, nous observons que les risques financiers sont moins pris en compte chez nos clients en France, à la différence des autres pays européens où l’influence du gouvernement d’entreprise est plus marquée.

Une majorité d’entreprises françaises (80%) jugent leur système d’identification des risques peu ou pas fiable. Ce qui exprime un réel manque de confiance dans les dispositifs utilisés mais n’appellent pour autant pas une mobilisation plus grande à identifier et à anticiper les risques. Quand on les interroge sur la mise en place d’une stratégie d’atténuation ou de réduction des risques, 80%  des entreprises déclarent l’avoir fait mais 20% des entreprises demeurent dans une position exposée ce qui est énorme quand on sait à quel point l’avenir d’une entreprise peut en dépendre.

La moitié seulement des entreprises françaises ont une vision globale des risques, et ont fait le lien entre les différentes natures de dangers pour éviter les risques non gérés.

La culture du risque n’est pas bien partagée : elle dépend du secteur d’activité, les secteurs financier et pharmaceutique ayant développé les stratégies de gestion de risques les plus complètes. Au bout du compte, une entreprise française sur quatre a mis en place une infrastructure formalisée de sa gestion dans ce domaine, mais les résultats montrent une attitude relativement passive.

La sensibilisation des dirigeants révèle une grande différence entre le manager français – 45% n’ont pas été sensibilisés à la gestion des risques contre 14% qui l’ont effectivement été et ses homologues européens.

En France, 23% des entreprises sont dotées d’un poste de risk manager, contre 42% en moyenne en Europe.

Des besoins de formation importants se font donc sentir pour diffuser une culture du risque dans l’entreprise. Il ne faut pas se borner à l’audit interne qui a un caractère financier et prendre en compte l’audit stratégique et opérationnel.

Trois options se présentent pour définir un management des risques : faut-il avoir une gestion centralisée ou non des risques ? Faut-il opérer un transfert total ou partiel du risque ? Quel degré d’externalisation de la gestion des risques faut-il retenir ? Reste ensuite à mettre en oeuvre une politique et s’y tenir.