FAQ

Les agences de communication de crise embauchent-elles des jeunes consultants passionnés ?


Warning: foreach() argument must be of type array|object, null given in /homepages/13/d438486372/htdocs/wp-content/themes/lafrenchcom2020/templates/article/content.php on line 27

Question :

« J’ai le sentiment qu’avec la crise sanitaire du coronavirus covid19 que nous traversons et le confinement auquel nous sommes tous astreints, ce sont les jeunes diplômés de cette année qui font les frais des réductions d’embauche . Qu’en pensez-vous ? Ai-je tort d’être inquiet ? »

Réponse :

A ce stade, ce que nous savons en discutant avec nos confrères communicants, c’est que les sociétés de conseil en communication de crise ne semblent, dans l’ensemble, pas trop souffrir de la crise sanitaire actuelle. Elles devraient même connaître un taux de croissance compte tenu de la crise. Et certains cabinets de conseil en gestion de crise à Paris prévoient encore des croissances à deux chiffres cette année. Cette résistance ne signifie toutefois pas euphorie.

À l’heure où le gouvernement révise à la baisse les prévisions de croissance de l’économie française et met en avant une récession économique, peu de secteurs sont épargnés. Le conseil en communication globale souffre du report de missions, voire de leur annulation. Alors qu’elles devraient y recourir davantage, les entreprises ont tendance à arrêter leurs dépenses de conseil en communication quand la crise économique menace mais à ce stade elles continuent de lancer de nouvelles missions de gestion de crise. 

D’une manière générale, les prestations de conseil sont de plus en plus sévèrement contrôlées par les directions générales, quelle que soit leur nature, qu’il s’agisse de stratégie de communication ou non.

Au sein de notre agence, la demande de conseil en communication de crise n’a pas été revue à la baisse par nos clients. Le taux de « staffing » s’en ressent. Les consultants ont un taux d’activité important.

Il faut aussi se rendre compte du fait que la crise qui importera sans doute davantage les agences de communication généralistes que les agences de communication spécialisées, aura tendance à conduire naturellement les sociétés de conseil à éviter la surpopulation de consultants, y compris chez les plus jeunes, d’autant que les dépenses liées au personnel représentent souvent plus des deux-tiers de leur budget de fonctionnement.

Pour l’instant, il y aura sans doute surtout d’abord une stabilisation des effectifs dans les agences de communication plutôt qu’une réduction.

Le secteur subit un ralentissement mais pas de crise. Le conseil stratégique pur ne semble pas vraiment touché, comparé aux autres secteurs.

Pour notre part, chez LaFrenchCom, nous continuons à recruter. La tendance dans les agences de communication est sans doute tout de même de continuer à rencontrer des candidats pour entretenir un vivier dès que la demande repartira. La tendance est plutôt à embaucher une fois la mission vendue.

Les jeunes cadres passionnés trouveront toujours un poste dans les agences de communication qui ont constamment besoin de nouveaux talents.

Pour répondre à ces demandes d’expertise, les sociétés spécialisées de conseil doivent donc se doter des ressources compétentes et sont plus soucieuses de recruter des personnes bénéficiant d’expérience plutôt que des jeunes diplômés prêts à formater.

Les clients refusent du reste de plus en plus de payer pour des jeunes fraîchement diplômés.

Et ces derniers sont de plus en plus difficiles à placer. Le verdict est donc semblable chez tous les cabinets de conseil. On recrute peu de débutants.

Les candidats idéaux ont déjà entre 2 et 5 ans d’expérience à leur actif, dont quelques années dans un cabinet de conseil, et éventuellement 1 ou 2 ans d’expérience en industrie.

Age préférentiel : entre 30 et 35 ans. En matière de formation, la compétence dans la maîtrise de projets passe avant le type d’études. Diplôme d’ingénieur ou d’école de commerce sont également appréciés. Avantage compétitif pour les candidats : disposer de 6 mois à 1 an d’expérience sur une mission requérant une compétence sectorielle pointue et demandée. Les expériences spécifiques de certaines problématiques comme la conduite de projets sont préférées aux parcours plus généralistes. Nous recherchons des profils pointus, des architectes techniques de la communication.

L’objectif est de réduire le délai entre l’embauche et la profitabilité. Les consultants doivent être opérationnels rapidement. Capacité d’adaptation, de communication, et de travail : les qualités personnelles ne sont pas non plus négligées. En temps de crise, elles font aussi la différence et à profil égal, ce sont parfois les mêmes qui se retrouvent en inter-contrat durant des mois.

Pour adapter les profils aux missions et éviter de se retrouver avec des consultants non staffés, faute de compétences adaptées, l’expertise des consultants est ensuite cultivée de différentes manières. Certains créent des groupes de compétence, grâce au recrutement, à la formation, au staffing, au coaching ou encore au compagnonnage interne. Pour préserver les compétences, il faut aussi éviter de mettre un spécialiste sur une mission qui n’a aucun rapport avec son terrain d’expertise pendant 6 mois, car le métier évolue très vite. Ainsi, lorsqu’un consultant n’est pas staffé durant plusieurs mois, il faut le « reconfigurer » ou le former.

La rentabilisation des effectifs tout en assurant l’adéquation entre les profils et les missions passe par une anticipation du marché et des opportunités, devenue très difficile en période de ralentissement économique.

S’armer de compétences face à la crise

Les cabinets de conseil cherchent aussi à ne pas se couper les ailes. Aussi, même s’ils sont plus exigeants en matière de recrutement, continuent-ils à s’armer de compétences en prévision de la reprise. La question est de savoir quand celle-ci interviendra.

A ce stade, dans les agences de communication de crise à Paris, la visibilité des carnets de commande reste bonne, 3 mois au lieu de 4-5, et les résultats restent bons, ce qui est l’essentiel.

La consommation de conseil en communication et en gestion de crise est actuellement 4 fois plus faible en France qu’en Grande-Bretagne, ce qui laisse espérer un large potentiel de croissance et d’opportunité pour les jeunes talents !