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Crise Collectivités

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L’offre dédiée aux présidents de région, maires de grandes villes, présidents de métropole et directeurs généraux des services face aux crises spécifiques de la dirigeance publique locale

Le métier le plus exposé que personne ne prépare vraiment

Un président de région, un maire de grande ville, un président de métropole ou un directeur général des services exerce l’une des fonctions les plus exposées publiquement qui existent en France. Ses décisions affectent directement la vie quotidienne de centaines de milliers, parfois de millions d’habitants. Son budget représente des centaines de millions d’euros, parfois plusieurs milliards. Ses équipes comptent des milliers d’agents publics répartis sur des dizaines de sites. Ses délibérations font l’objet d’un scrutin permanent de la part des oppositions politiques, de la presse locale et nationale, des associations, des citoyens mobilisés, des collectifs de toutes sortes qui s’expriment sur les réseaux sociaux.

Cette exposition structurelle se combine avec plusieurs caractéristiques qui rendent la fonction particulièrement vulnérable aux crises. Le calendrier électoral crée une temporalité spécifique où chaque décision est évaluée sous l’angle de ses conséquences électorales. L’obligation de transparence imposée par le statut public rend impossibles certaines stratégies communicationnelles utilisées couramment par les dirigeants du privé. La coexistence de dimensions politiques et administratives multiplie les canaux par lesquels les crises peuvent émerger et se propager. La presse locale et régionale, dotée de logiques éditoriales propres, traite les élus avec une proximité et une connaissance fine qui peuvent se transformer rapidement en sévérité lorsque les relations se dégradent. Les oppositions politiques exploitent professionnellement chaque faille. Les collectifs citoyens, très mobilisés sur les enjeux locaux, produisent en permanence de nouveaux fronts potentiels.

Pourtant, et c’est le paradoxe que nous observons depuis des années, la préparation professionnelle à la gestion des crises n’est que rarement structurée au niveau qui correspond à l’exposition réelle de ces fonctions. Les cabinets politiques, composés souvent de collaborateurs jeunes et dévoués mais sans expérience approfondie en communication de crise, se trouvent démunis lorsqu’une crise majeure frappe. Les directions de la communication des collectivités, structurées pour produire la communication institutionnelle positive, ne disposent généralement pas des dispositifs spécifiques nécessaires à la gestion de crise aiguë. Les prestataires habituels (agences de communication généralistes, consultants politiques) apportent des expertises précieuses mais pas toujours adaptées aux spécificités des crises contemporaines.

Cette vulnérabilité structurelle produit des conséquences concrètes que nous observons régulièrement. Des maires ou présidents qui traversent des crises dont la gravité initiale était limitée mais dont la gestion défaillante a produit des dommages durables à leur réputation personnelle et à celle de leur collectivité. Des équipes épuisées par la succession d’événements mal anticipés. Des relations avec la presse locale détériorées au point de rendre difficile toute communication normale ultérieurement. Des oppositions politiques qui exploitent habilement les erreurs communicationnelles pour construire des narrations durables défavorables. Des collaborateurs qui quittent prématurément les cabinets par usure face à des situations qu’ils n’avaient pas été préparés à gérer.

Chez LaFrenchCom, nous accompagnons depuis plusieurs années des dirigeants publics locaux confrontés à des crises de natures diverses. Cette expérience nous a conduits à construire une offre spécifique qui adresse les particularités réelles de ces fonctions plutôt que de transposer mécaniquement les méthodologies du privé. Crise Collectivités répond à des besoins que nous avons identifiés en pratique et qui ne sont pas correctement traités par les offres existantes.

Nos principes déontologiques

Avant toute chose, une précision importante qui gouverne notre approche.

Nous accompagnons des dirigeants publics dans la gestion de leurs crises, nous ne faisons pas de communication politique partisane. Cette distinction est fondamentale. La communication politique partisane (construction de campagnes électorales, élaboration de stratégies de positionnement partisan, production de contenus de propagande politique) relève d’acteurs spécialisés dans ce champ. Notre intervention se situe dans le registre professionnel de la gestion des crises qui affectent les collectivités et leurs dirigeants, indépendamment des dimensions partisanes.

Nous accompagnons des dirigeants publics républicains de toutes sensibilités politiques . Cette neutralité absolue est la condition même de notre crédibilité professionnelle et de notre efficacité. Nous travaillons avec la même rigueur et la même discrétion pour un président de région de droite, de gauche, du centre ou écologiste, pour un maire indépendant ou affilié à un parti. Notre critère est la qualité de la relation professionnelle et la nature des missions confiées, pas les orientations politiques des personnes. Nous ne travaillons pas avec les extrémistes ou radicaux de gauche ou de droite.

Nous respectons strictement les obligations du statut public. Les dirigeants publics sont soumis à des obligations spécifiques (code général des collectivités territoriales, code électoral, règles déontologiques, obligations de transparence financière, règles sur les marchés publics) que notre accompagnement respecte intégralement. Nous refusons toute mission qui contournerait ces obligations ou qui chercherait à les minimiser.

Nous respectons les règles des marchés publics dans nos propres contractualisations. Nos missions avec des collectivités sont contractualisées dans le respect scrupuleux du droit de la commande publique : procédures adaptées, marchés publics formalisés selon les seuils, transparence, mise en concurrence selon les règles. Cette rigueur est la condition de la régularité de nos interventions et protège nos clients contre d’éventuelles contestations ultérieures.

Nous n’intervenons pas sur les dimensions strictement électorales en période de campagne officielle. Les règles spécifiques qui encadrent les campagnes électorales (financement, dépenses plafonnées, communications institutionnelles réglementées en période préélectorale) ne relèvent pas de notre métier. Nous orientons les élus qui nous sollicitent sur ces dimensions vers les acteurs spécialisés appropriés et vers leurs conseils juridiques.

Nous maintenons la plus stricte confidentialité sur nos missions. Les enjeux politiques associés à l’intervention d’un cabinet comme le nôtre auprès de dirigeants publics exigent une confidentialité particulièrement rigoureuse. Nos clients peuvent être assurés que leurs missions ne feront jamais l’objet de communications publiques de notre part, ni de mentions dans nos supports commerciaux, ni de révélations quelconques à des tiers.

Nous sommes particulièrement vigilants sur l’usage des ressources publiques. Les honoraires versés par une collectivité à un cabinet de conseil font partie des dépenses publiques soumises à transparence et à contrôle. Nous structurons nos missions de manière à ce qu’elles soient justifiables et proportionnées, tant dans leur périmètre que dans leur tarification, face à d’éventuelles demandes d’information citoyennes ou à des contrôles de la chambre régionale des comptes.

Les familles de crises que nous accompagnons

Notre dispositif couvre les principales familles de crises auxquelles les dirigeants publics locaux sont confrontés.

Les crises financières et comptables

Révélations par la chambre régionale des comptes de dysfonctionnements dans la gestion financière de la collectivité, dérapages budgétaires médiatisés, contentieux fiscaux visant la collectivité, irrégularités dans l’attribution de subventions, mises en cause sur l’utilisation des fonds publics, révélations sur des frais de représentation ou des dépenses personnelles contestées.

Ces crises, particulièrement sensibles dans un contexte de vigilance citoyenne accrue sur l’usage des deniers publics, exigent une gestion qui combine transparence active, pédagogie sur les règles complexes de la comptabilité publique, coordination avec les autorités de contrôle, réponse aux oppositions politiques qui exploitent ces sujets.

Les crises relatives à la commande publique

Contestations d’attributions de marchés publics, révélations par la presse ou les oppositions sur des procédures contestables, mises en cause de proximités entre élus et titulaires de marchés, enquêtes du parquet sur des délits de favoritisme ou de prise illégale d’intérêts, décisions du tribunal administratif annulant des procédures.

Ces crises, techniquement complexes, exigent une communication précise sur les procédures suivies, une défense des choix faits lorsqu’ils sont défendables, une reconnaissance maîtrisée des irrégularités lorsqu’elles sont établies, une coordination avec les avocats spécialisés en droit public.

Les crises pénales et judiciaires

Ouverture d’une information judiciaire ou d’une enquête préliminaire visant le dirigeant ou des collaborateurs, mises en examen, perquisitions au siège de la collectivité ou au domicile, gardes à vue médiatisées, condamnations en première instance, procédures en appel, condamnations devenues définitives.

Ces crises, particulièrement éprouvantes personnellement et politiquement, exigent une coordination étroite entre défense pénale et stratégie communicationnelle, une gestion délicate entre respect des obligations judiciaires et communication publique légitime, une préservation de la capacité de la collectivité à fonctionner pendant les procédures.

Les crises sécuritaires sur le territoire

Attentats ou tentatives d’attentats sur le territoire de la collectivité, crimes marquants médiatisés nationalement, émeutes ou violences urbaines, explosions médiatiques de faits divers survenus localement, drames impliquant des mineurs, catastrophes diverses touchant les populations.

Ces crises exigent une communication immédiate qui combine empathie humaine, information factuelle, coordination avec les services de l’État (préfet, procureur, police, gendarmerie), gestion de la pression médiatique nationale, accompagnement des familles endeuillées ou victimes.

Les crises de gestion de catastrophes et événements exceptionnels

Catastrophes naturelles (inondations, tempêtes, canicules meurtrières, incendies), accidents industriels sur le territoire, incidents sanitaires collectifs (intoxications alimentaires, maladies infectieuses dans des établissements scolaires ou sociaux), crises de grande ampleur affectant les services publics.

La gestion combine dimension opérationnelle (mobilisation des services, coordination avec les secours, information des populations) et dimension communicationnelle (conférences de presse régulières, communications officielles, gestion de la pression médiatique nationale et internationale).

Les crises d’établissements ou de services sous la responsabilité de la collectivité

Maltraitance dans des EHPAD gérés par la collectivité, drames dans des foyers de l’aide sociale à l’enfance, accidents dans des équipements sportifs ou culturels municipaux, défaillances dans des services publics (transport, restauration scolaire, ramassage des déchets) affectant massivement les usagers.

Ces crises exigent une gestion de la responsabilité institutionnelle combinée à une empathie sincère, une transparence sur les dysfonctionnements identifiés, un accompagnement des victimes et de leurs familles, des mesures correctrices visibles.

Les crises relatives aux agents et aux services

Révélations de pratiques contestables dans les services de la collectivité, accusations de harcèlement, mouvements sociaux durs médiatisés au-delà du débat habituel, suicide d’un agent médiatisé, dénonciations par des agents de dysfonctionnements internes, tensions entre direction politique et administration.

Ces crises, où les équipes deviennent simultanément acteurs et objets de l’attention médiatique, exigent une gestion qui préserve la capacité de fonctionnement quotidien de l’administration tout en traitant avec sérieux les situations dénoncées.

Les crises de gouvernance et politiques internes

Conflits publics entre élus d’une même majorité, défections médiatisées d’adjoints ou vice-présidents, oppositions exploitant des divisions internes, motions de défiance, situations de cohabitation difficile avec des oppositions puissantes, périodes d’instabilité après des démissions ou décès.

Ces crises touchent aux fondements de la capacité à gouverner et exigent une gestion qui préserve la continuité de l’action publique tout en gérant les dimensions humaines et politiques.

Les crises de relations avec l’État

Tensions publiques avec le préfet, conflits avec les ministères sur des dossiers sensibles, oppositions médiatisées à des décisions gouvernementales, mises en cause par les services de contrôle de l’État (préfet, DDT, ARS, rectorat selon les compétences).

Ces crises, spécifiques à la dirigeance publique, exigent une capacité à défendre les positions de la collectivité tout en préservant les relations institutionnelles nécessaires au fonctionnement normal.

Les crises liées aux grands projets

Contestations sur des projets d’aménagement majeurs (ZAC, zones d’activités, infrastructures de transport, projets immobiliers de grande ampleur), mobilisations de collectifs opposés à des décisions d’urbanisme, recours juridiques sur des opérations structurantes, procès symboliques de certains projets emblématiques.

Ces crises peuvent s’étendre sur des années et exigent une gestion continue de la communication qui articule défense du projet, réponse aux contestations, coordination avec les aménageurs et opérateurs, gestion des procédures.

Les crises identitaires et mémorielles

Controverses sur le nom de rues ou d’équipements publics, débats sur la gestion de monuments historiques ou mémoriels, polémiques sur des décisions culturelles ou éducatives, mobilisations de communautés sur des sujets identitaires, contestations sur des festivals ou événements culturels.

Ces crises, souvent chargées émotionnellement et instrumentalisées politiquement, exigent une gestion particulièrement fine qui permet de prendre des positions claires sans alimenter les polarisations.

Les crises environnementales locales

Révélations sur des pollutions anciennes non traitées, contestations sur la gestion des déchets, mobilisations sur la qualité de l’air ou de l’eau, oppositions à des projets jugés non compatibles avec les engagements environnementaux, critiques sur l’inaction climatique de la collectivité.

Ces crises s’inscrivent dans la sensibilité environnementale croissante des populations et des médias, et exigent une réponse qui combine engagement substantiel et communication crédible.

Les spécificités de notre approche

Plusieurs dimensions distinguent notre intervention auprès des dirigeants publics locaux.

La compréhension fine du cadre juridique et institutionnel

Les collectivités territoriales fonctionnent dans un cadre juridique dense et spécifique : code général des collectivités territoriales, code de la commande publique, code électoral, code de l’urbanisme, code des relations entre le public et l’administration, jurisprudence administrative. Chaque décision s’inscrit dans ce cadre qui conditionne ce qui peut être dit, décidé, communiqué publiquement.

Notre accompagnement intègre cette dimension juridique spécifique, en coordination étroite avec les directions juridiques des collectivités et avec les avocats spécialisés en droit public que nous mobilisons selon les besoins.

La maîtrise de la dimension institutionnelle

Les dirigeants publics locaux évoluent dans un écosystème institutionnel complexe qui inclut : préfecture et services déconcentrés de l’État, autres niveaux de collectivités (commune, intercommunalité, département, région), établissements publics (SEM, SPL, offices HLM), chambres consulaires, ordres professionnels, instances représentatives. Notre intervention tient compte de cet écosystème dans toutes ses dimensions.

La connaissance de l’écosystème médiatique local et national

La presse locale et régionale constitue un acteur central dont la connaissance fine conditionne la qualité de toute gestion de crise : rédactions de la PQR (presse quotidienne régionale), hebdomadaires régionaux, radios locales, télévisions régionales, médias d’investigation locaux ou associatifs émergents. À ces médias locaux s’ajoutent les médias nationaux qui peuvent se saisir de certains sujets. Notre dispositif intègre la cartographie précise de cet écosystème pour chaque collectivité accompagnée.

La gestion de la dimension politique

Contrairement aux crises d’entreprise, les crises des collectivités s’inscrivent nécessairement dans un contexte politique structuré : majorité au pouvoir, opposition organisée, positionnements partisans, calendriers électoraux. La prise en compte de cette dimension, sans jamais verser dans la communication partisane, est essentielle à une gestion efficace.

L’articulation avec les cabinets politiques

Le cabinet du président de région, du maire ou du président de métropole constitue notre interlocuteur principal. Notre intervention se construit en coordination étroite avec ces cabinets, en respectant leurs logiques de fonctionnement et leurs prérogatives, en apportant une expertise complémentaire plutôt qu’en cherchant à les substituer. Cette articulation professionnelle, qui mobilise une diplomatie particulière, est la condition de la réussite des missions.

La gestion de la dimension territoriale

Les crises des collectivités s’ancrent dans des territoires précis avec leurs histoires, leurs cultures, leurs dynamiques économiques et sociales, leurs sensibilités particulières. Notre accompagnement intègre cette dimension territoriale, par une connaissance des territoires accompagnés ou par l’association systématique d’acteurs locaux qui apportent cette connaissance.

Les cinq volets de notre dispositif

Notre offre s’articule autour de cinq volets qui couvrent les besoins identifiés dans notre pratique.

Volet 1 — Audit de vulnérabilité territoriale

La première étape, lorsque nous sommes mobilisés en amont des crises, consiste à évaluer précisément l’exposition spécifique d’une collectivité et de ses dirigeants aux risques de crise.

Cartographie des risques spécifiques à la collectivité. Analyse des dimensions particulières qui créent des expositions : budget et santé financière, principaux chantiers et projets en cours, dossiers judiciaires éventuels, équipements ou services à risque, tensions politiques internes, relations avec l’État, sensibilités territoriales, histoire récente de la collectivité.

Analyse des acteurs hostiles potentiels. Identification des oppositions politiques structurées, des associations critiques, des collectifs mobilisés, des lanceurs d’alerte potentiels, des médias particulièrement vigilants sur certains sujets, des personnalités locales susceptibles d’interpeller publiquement.

Évaluation des dispositifs existants. Examen de l’organisation actuelle de la gestion de crise au sein de la collectivité : capacités du cabinet, organisation de la direction de la communication, protocoles existants, outils disponibles, coordination avec les autres services, exercices antérieurs éventuels.

Matrice de risque hiérarchisée. Livrable qui identifie les trois à cinq risques prioritaires par ordre de probabilité et d’impact potentiel, fondant les priorités de préparation.

Volet 2 — Préparation et construction des dispositifs

Sur la base de l’audit, construction progressive des dispositifs adaptés aux risques identifiés.

Construction des plans de crise spécifiques. Protocoles opérationnels par scénario prioritaire : qui est mobilisé, dans quel ordre, selon quelles séquences, avec quelles ressources. Ces plans, adaptés aux contraintes spécifiques de fonctionnement des collectivités, s’intègrent aux dispositifs généraux existants.

Formation du cabinet et des équipes. Sessions dédiées pour les membres du cabinet du dirigeant, les équipes de communication, les directions concernées, aux méthodologies de gestion de crise contemporaine. Ces formations, calibrées sur les spécificités des collectivités, apportent des compétences qui manquent généralement dans les cursus de formation habituels des agents publics.

Media training du dirigeant. Préparation spécifique du président de région, maire ou président de métropole aux prises de parole de crise : interviews hostiles, conférences de presse sur des sujets difficiles, gestion des interpellations en conseil municipal ou régional, prises de parole lors d’événements tragiques.

Construction des relations institutionnelles. Facilitation, lorsque c’est pertinent et dans le respect strict des règles, des relations préalables avec les principaux interlocuteurs institutionnels qui pourraient être mobilisés en situation de crise : préfecture, procureur, chefs de services déconcentrés. Ces relations préalables, construites dans le temps calme, facilitent les interactions en urgence.

Préparation aux grandes échéances à risque. Certaines périodes constituent des moments particuliers d’exposition : débats budgétaires, présentations de grands projets, anniversaires d’événements tragiques, périodes préélectorales encadrées. Préparation spécifique de ces échéances qui peuvent se transformer en crise en fonction de leur gestion.

Volet 3 — Intervention en crise déclarée

Lorsqu’une crise se matérialise, activation du dispositif d’urgence.

Mobilisation sous six heures. Notre équipe dédiée collectivités se mobilise en moins de six heures, 24 heures sur 24, y compris week-ends et jours fériés qui concentrent souvent les événements les plus difficiles (catastrophes, drames). Cette réactivité, essentielle pour accompagner les premiers moments souvent décisifs, repose sur des astreintes permanentes et sur des procédures d’activation simplifiées.

Cellule de crise coordonnée avec le cabinet. Notre équipe s’insère dans le dispositif du cabinet politique, en coordination étroite avec le directeur de cabinet, le directeur de la communication, et les directions concernées. Cette insertion professionnelle évite les frictions organisationnelles qui peuvent paralyser les premières heures.

Analyse rapide et stratégie différenciée. Dans les premières heures, analyse précise de la situation, identification des audiences critiques, construction d’une stratégie communicationnelle adaptée. Cette analyse, conduite dans l’urgence mais avec méthode, évite les réactions impulsives qui aggravent souvent les situations.

Coordination avec les autres acteurs. Selon la nature de la crise, coordination immédiate avec les acteurs concernés : préfecture pour les crises sécuritaires ou sanitaires, procureur de la République pour les dossiers judiciaires, ministères pour les sujets relevant de leur compétence, autres collectivités partenaires, avocats spécialisés mobilisés sur les dimensions juridiques.

Gestion médiatique adaptée. Construction d’une communication qui combine transparence institutionnelle requise par le statut public, précision factuelle, dimension humaine lorsqu’elle s’impose, respect des procédures en cours. Cette communication, adaptée aux différentes audiences (médias locaux et nationaux, citoyens, agents, oppositions, instances), maintient une cohérence globale.

Tenue de ligne sur la durée. Les crises des collectivités se développent souvent sur des durées longues avec des rebonds successifs. Tenue d’une ligne cohérente dans la durée, adaptation continue aux évolutions, gestion des rebonds médiatiques.

Volet 4 — Gestion des dossiers judiciaires

Une part significative des crises de collectivités s’accompagne de dimensions judiciaires qui exigent une coordination étroite.

Coordination avec les avocats du dirigeant. Lorsque le dirigeant est personnellement visé par des procédures pénales, coordination permanente avec ses avocats pour articuler défense judiciaire et stratégie communicationnelle. Les déclarations publiques peuvent affecter le dossier judiciaire, et réciproquement.

Coordination avec les avocats de la collectivité. Lorsque la collectivité est partie civile ou visée, coordination avec les avocats qui défendent l’institution, en distinguant ce qui relève de la défense de l’élu et ce qui relève de la défense de l’institution.

Gestion médiatique des étapes judiciaires. Perquisitions, gardes à vue, mises en examen, comparutions, auditions, jugements. Chaque étape produit une séquence médiatique qui doit être anticipée et préparée, dans le respect des obligations de chacun (secret de l’instruction notamment).

Accompagnement dans la durée. Les procédures judiciaires concernant les élus locaux peuvent s’étendre sur plusieurs années, à travers différents niveaux de juridiction. L’accompagnement s’inscrit dans cette temporalité longue.

Volet 5 — Reconstruction et capitalisation

Après la phase aiguë d’une crise, accompagnement de la reconstruction et capitalisation des apprentissages.

Reconstruction de la relation médias. Lorsque la crise a dégradé les relations avec la presse locale, reconstruction progressive de relations professionnelles normales, essentielle pour la communication institutionnelle ultérieure.

Reconstruction de la cohésion interne. Les crises produisent souvent des effets délétères sur le climat interne des cabinets et des services. Accompagnement de la reconstruction de la confiance et de la dynamique collective.

Capitalisation et évolution des dispositifs. Retour d’expérience structuré sur la crise traversée, identification des points à améliorer, évolution des protocoles, formations complémentaires.

Préparation des échéances ultérieures. Les crises traversées produisent des traces qui peuvent resurgir lors d’échéances ultérieures : anniversaires médiatiques, nouveaux rebondissements, utilisation politique par les oppositions. Préparation de ces réactivations probables.

Formules et conditions

Crise Collectivités se décline en plusieurs formules adaptées aux différents profils.

Formule Audit de Vulnérabilité

Pour les collectivités souhaitant évaluer leur exposition aux risques de crise.

Cartographie complète des risques spécifiques, matrice hiérarchisée, recommandations d’actions prioritaires. Livrable sur huit à douze semaines.

Tarification selon la taille et la complexité de la collectivité, dans le respect des règles des marchés publics.

Formule Préparation Structurée

Pour les collectivités souhaitant un dispositif complet de préparation.

Audit initial, construction des plans de crise par scénario, formations des équipes, media training du dirigeant, construction des relations institutionnelles, simulations annuelles. Livraison sur six à neuf mois.

Marché public formalisé selon les seuils applicables.

Formule Intervention en Crise

Pour les collectivités confrontées à une crise active.

Mobilisation sous six heures, accompagnement de la cellule de crise, gestion médiatique, coordination avec les autres acteurs, tenue de ligne sur la durée. Intervention typique sur trente à cent-vingt jours selon l’ampleur.

Contractualisation en procédure adaptée pour les interventions d’urgence, dans le respect des règles applicables.

Formule Accompagnement dans la Durée

Pour les collectivités souhaitant un accompagnement continu adapté aux enjeux spécifiques de leur mandat.

Accompagnement structuré sur plusieurs années, combinant préparation continue, veille active, capacité d’intervention rapide en cas de crise, media training régulier, formation continue des équipes.

Marché public pluriannuel formalisé.

Tarifs

Nos tarifs sont établis selon les règles des marchés publics et sont adaptés à la taille et à la complexité de chaque collectivité. Ils font systématiquement l’objet de propositions détaillées et justifiées, dans la logique de la proportionnalité des dépenses publiques.

Nous pouvons fournir, en toute transparence, nos références d’interventions antérieures auprès de collectivités (dans le respect strict des engagements de confidentialité pris avec chaque client), nos CV et les qualifications de nos consultants mobilisés, les garanties juridiques et financières de notre cabinet. Ces éléments permettent d’inscrire nos missions dans le cadre exigeant du droit de la commande publique.

Les dirigeants que nous accompagnons

Notre dispositif concerne plusieurs catégories de dirigeants publics locaux.

Les présidents de région dont les budgets et les compétences les exposent à des crises de grande ampleur : gestion des lycées, transports régionaux, développement économique, formation professionnelle, coordination européenne. Les crises affectant ces fonctions peuvent avoir des retentissements nationaux majeurs.

Les maires de grandes villes et de métropoles dont l’exposition médiatique et la proximité avec les habitants concentrent des enjeux particuliers. Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Rennes, Montpellier et les grandes villes françaises présentent des profils particulièrement complexes.

Les présidents de métropole et d’intercommunalités de grande taille dont les fonctions, moins visibles que celles de maires mais aux budgets comparables, font face à des crises spécifiques liées à la complexité de la gouvernance intercommunale.

Les présidents de départements dont les compétences sociales (aide sociale à l’enfance, handicap, personnes âgées) les exposent à des crises particulièrement sensibles et émotionnellement chargées.

Les maires de villes moyennes qui font face à des crises d’ampleur nationale sans toujours disposer des ressources des grandes villes pour les gérer.

Les directeurs généraux des services qui portent, aux côtés des élus, les dimensions administratives des crises et qui peuvent eux-mêmes être exposés personnellement dans certaines configurations.

Les présidents d’établissements publics locaux (SEM, SPL, offices HLM, établissements publics de coopération) qui, sans avoir le statut d’élu, exercent des responsabilités publiques exposées aux crises.

Les présidents d’associations d’élus (AMF, ADF, Régions de France, France Urbaine, Intercommunalités de France) confrontés à des enjeux de représentation publique et de coordination entre collectivités.

L’articulation avec nos autres offres

Crise Collectivités s’articule avec plusieurs de nos dispositifs généraux.

Les dispositifs de Crise Institutionnelle couvrent les établissements publics et parapublics qui présentent des spécificités complémentaires aux collectivités territoriales.

Les outils de Crisis Ready peuvent être déployés dans les collectivités avec des adaptations spécifiques aux particularités du secteur public.

Le Coaching Prise de Parole peut être adapté aux formats spécifiques des dirigeants publics : conseils municipaux, régionaux ou départementaux, assemblées, conférences de presse, interventions lors d’événements tragiques.

Les dispositifs Protection Proches & Famille peuvent être pertinents pour les dirigeants publics particulièrement exposés personnellement, dans le respect des règles applicables aux élus.

Une conviction pour finir

La dirigeance publique locale constitue l’une des fonctions les plus exigeantes de la vie démocratique française. Les femmes et les hommes qui exercent ces responsabilités le font généralement par conviction, au service de leurs concitoyens et de leurs territoires. Ils méritent, face aux crises qui peuvent frapper leurs collectivités et eux-mêmes personnellement, un accompagnement professionnel à la hauteur de leurs fonctions.

Cet accompagnement n’existe pas toujours dans les formes qui conviendraient. Les ressources internes des collectivités, généralement dimensionnées pour la communication institutionnelle positive, se trouvent souvent débordées par les crises majeures. Les prestataires traditionnels du secteur public n’ont pas toujours l’expertise spécifique en communication de crise contemporaine que les situations exigent. Les cabinets spécialisés en communication de crise du privé ne comprennent pas toujours les spécificités du secteur public local.

Notre offre Crise Collectivités s’inscrit dans cet espace où l’expertise professionnelle en communication de crise rencontre la compréhension fine des spécificités publiques. Nous avons construit cette offre avec la conviction que la qualité de l’accompagnement des dirigeants publics en crise participe, à sa manière, à la qualité de la démocratie locale française.

Nous tenons à insister sur deux dimensions qui nous paraissent essentielles dans notre positionnement. D’une part, notre neutralité politique absolue, qui nous permet d’accompagner avec la même rigueur des élus de toutes sensibilités. D’autre part, notre rigueur déontologique et juridique, qui garantit que nos interventions s’inscrivent pleinement dans le cadre légal et éthique applicable aux relations entre cabinets privés et acteurs publics.

Ces principes ne sont pas pour nous des contraintes externes. Ils constituent les conditions mêmes de la crédibilité et de l’efficacité de nos interventions dans un secteur où la défiance citoyenne envers les prestations de conseil financées par l’argent public est légitime et doit être prise au sérieux. Un cabinet qui accompagne des dirigeants publics doit pouvoir assumer publiquement, à tout moment, la nature et les modalités de ses interventions. C’est cette exigence que nous nous imposons à nous-mêmes dans chacune de nos missions.

Pour engager une conversation confidentielle sur la pertinence éventuelle d’un accompagnement pour votre collectivité, contactez notre ligne dédiée. L’entretien initial, sans engagement, permet d’évaluer mutuellement la pertinence d’une collaboration et les modalités qui seraient adaptées à votre situation. Pour les collectivités confrontées à une crise active, notre capacité d’intervention d’urgence permet une mobilisation en moins de six heures.