- Le tournant que beaucoup de dirigeants n'ont pas vu venir
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Les typologies de crises couvertes
- La révélation de l'écart entre engagements publics et pratiques réelles
- La mise en cause de la méthodologie de comptabilisation carbone
- La crise produit liée aux allégations environnementales
- La crise de site industriel
- La crise liée au devoir de vigilance
- La crise de non-conformité CSRD
- La crise actionnariale climat
- La crise liée au financement
- La crise secteur
- La crise interne par démission éthique
- Notre positionnement spécifique
- Les six volets du dispositif
- Les spécificités sectorielles
- Formules et tarification
- L'articulation avec nos autres offres
- Une conviction pour finir

Le dispositif dédié aux accusations de greenwashing, aux crises environnementales médiatisées et aux nouvelles obligations CSRD, là où la sincérité des engagements climatiques devient enjeu de survie réputationnelle
Le tournant que beaucoup de dirigeants n’ont pas vu venir
Pendant quinze ans, communiquer sur les engagements environnementaux de l’entreprise s’est déroulé dans un écosystème relativement bienveillant. Les rapports RSE se multipliaient dans une discrétion institutionnelle qui rassurait sans engager profondément. Les campagnes publicitaires promouvant des produits présentés comme durables bénéficiaient d’une présomption favorable. Les engagements neutre carbone à horizons lointains étaient acceptés comme des affirmations raisonnables. Les classements ESG, dont la méthodologie restait souvent opaque, produisaient des notes satisfaisantes sans scrutin trop rigoureux.
Cet écosystème bienveillant a cessé d’exister. Une mutation profonde s’est opérée, par strates successives, qui a transformé les engagements climatiques d’un registre bienveillant à un registre inquisitorial analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de LaFrenchCom.
Les ONG environnementales internationales ont professionnalisé leurs méthodologies d’enquête avec des moyens considérables. Reclaim Finance, CDP, Carbon Tracker Initiative, Climate Action 100+, Follow This, ShareAction, Oxfam Climat, Les Amis de la Terre, Greenpeace dans ses dimensions finance, développent désormais des enquêtes approfondies qui comparent méticuleusement les engagements publics des entreprises avec leurs pratiques réelles documentables. Les rapports produits, longs et rigoureusement sourcés, ne relèvent plus de la communication militante générale mais d’un journalisme d’investigation de haut niveau.
Les journalistes spécialisés se sont multipliés et professionnalisés. Les rédactions économiques majeures disposent désormais de journalistes dédiés aux sujets climatiques qui maîtrisent les méthodologies scientifiques d’évaluation des engagements, comprennent les subtilités de la comptabilité carbone, savent lire les rapports techniques complexes. Des médias spécialisés (Novethic, Socialter, Vert, Bon Pote, certains podcasts d’autorité) produisent en continu du contenu qui éduque progressivement leurs audiences à distinguer engagements sincères et greenwashing.
Le cadre juridique s’est considérablement durci. La loi Climat et Résilience française, la directive européenne sur les allégations environnementales, la directive CSRD qui remplace la directive NFRD avec des exigences bien plus contraignantes, la taxonomie verte européenne, les obligations de devoir de vigilance, la loi PACTE et ses implications sur la raison d’être, constituent désormais un cadre qui rend juridiquement attaquables les allégations environnementales non étayées. Les procédures se multiplient : contentieux contre TotalEnergies, BNP Paribas, Suez, Danone, Auchan, dans des configurations qui auraient été inimaginables il y a dix ans.
Les investisseurs institutionnels ont intégré les dimensions climatiques dans leurs processus d’évaluation. Les grands gestionnaires d’actifs, sous la pression de leurs propres clients, exigent désormais des reportings détaillés et traquent activement les écarts entre engagements et pratiques. Les agences de notation extra-financière produisent des évaluations dont le poids dans les décisions d’investissement s’est considérablement accru.
Les consommateurs, particulièrement les jeunes générations, ont développé une vigilance critique face aux communications environnementales. Ce qui passait hier pour un positionnement marketing valorisant devient aujourd’hui potentiellement un motif de défiance, voire de boycott, dès lors que les engagements sont perçus comme creux ou trompeurs.
Les collaborateurs eux-mêmes, notamment les plus qualifiés, intègrent la cohérence climatique dans leurs critères de choix d’employeur. Le phénomène de la “bifurcation” qui a vu plusieurs promotions de grandes écoles françaises refuser publiquement de rejoindre des entreprises qu’elles jugent insuffisamment engagées sur le climat, illustre cette transformation.
Dans cet écosystème transformé, les entreprises qui communiquent sur leurs engagements environnementaux se retrouvent confrontées à un double piège. Ne pas communiquer sur ces dimensions expose à la critique de l’immobilisme, de l’inaction face à l’urgence climatique, du refus de l’évolution sociétale. Communiquer de manière trop ambitieuse sans transformation réelle expose à des accusations de greenwashing qui peuvent être documentées par des ONG et des journalistes spécialisés, et potentiellement sanctionnées par des procédures judiciaires.
Ce double piège n’est pas théorique. Il produit, depuis deux ou trois ans, une catégorie croissante de crises réputationnelles qui affectent des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, pas seulement les acteurs historiques des énergies fossiles.
Chez LaFrenchCom, nous avons construit Crise Climat & Greenwashing pour répondre spécifiquement à cette nouvelle catégorie de risques. Cette offre, dont la demande a significativement augmenté au cours des dernières années, combine expertise communication de crise, compréhension fine des enjeux scientifiques et réglementaires du climat, coordination avec les équipes ESG et juridiques des entreprises, et capacité d’intervention rapide en cas d’attaque médiatique documentée.
Les typologies de crises couvertes
Notre dispositif adresse plusieurs familles de crises climatiques et environnementales qui appellent des traitements spécifiques.
La révélation de l’écart entre engagements publics et pratiques réelles
Configuration la plus fréquente et la plus destructrice. Une entreprise a communiqué publiquement des engagements ambitieux (neutralité carbone à un horizon donné, réduction substantielle des émissions, transformation de ses modèles d’affaires). Une enquête d’ONG ou de journaliste démontre, documents à l’appui, que les pratiques réelles de l’entreprise sont incompatibles avec ces engagements : investissements continus dans les activités incompatibles, absence de trajectoire crédible vers les objectifs affichés, comptabilité carbone opportuniste qui masque les impacts réels, compensations carbone de qualité douteuse présentées comme équivalentes à des réductions d’émissions.
La publication d’une telle enquête produit une crise multi-dimensions : médiatique (reprises par l’ensemble de la presse économique), actionnariale (questions aux assemblées générales, mobilisation de fonds activistes climat), consommatrice (campagnes de boycott), sociale (émotion interne des collaborateurs les plus engagés), juridique (actions en justice devenues possibles), régulatoire (questions des autorités compétentes).
La mise en cause de la méthodologie de comptabilisation carbone
La comptabilité carbone, technique complexe régie par des standards internationaux (GHG Protocol, normes ISO), offre aux entreprises de multiples choix méthodologiques dont certains peuvent être contestés. Périmètre de consolidation, inclusion ou non des émissions scope 3, traitement des compensations, attribution des émissions partagées avec les fournisseurs ou clients, hypothèses de calcul dans les scénarios prospectifs, qualité des données sous-jacentes.
Une entreprise peut voir sa méthodologie contestée publiquement par des experts scientifiques indépendants, des ONG spécialisées, des journalistes ayant sollicité des revues externes. Ces contestations, qui peuvent être partiellement ou totalement fondées selon les cas, produisent des crises techniques complexes où la défense nécessite de maîtriser les subtilités méthodologiques que peu de dirigeants connaissent en détail.
La crise produit liée aux allégations environnementales
Un produit commercialisé avec des allégations environnementales (biodégradable, recyclable, neutre en carbone, durable, responsable, etc.) voit ces allégations contestées par une association de consommateurs, une enquête d’UFC-Que Choisir ou 60 Millions de Consommateurs, ou une procédure de la DGCCRF. Les nouvelles directives européennes encadrent désormais strictement ces allégations, qui deviennent juridiquement attaquables dès lors qu’elles ne sont pas rigoureusement documentées.
Les conséquences peuvent inclure : rappels produits, amendes DGCCRF, procédures civiles d’associations de consommateurs, dégradation de l’image de marque, perte de référencements chez les distributeurs devenus eux-mêmes prudents.
La crise de site industriel
Un site industriel fait l’objet d’une enquête sur ses impacts environnementaux réels : émissions atmosphériques contestées, pollution aquatique révélée, gestion des déchets mise en cause, utilisation de substances controversées. Ces crises, qui ont toujours existé, s’intègrent désormais dans une narration climatique plus large qui amplifie leur portée.
La coordination avec les DREAL, la préfecture, les autorités de tutelle, les élus locaux, et simultanément la gestion médiatique nationale, constituent un défi communicationnel majeur.
La crise liée au devoir de vigilance
Depuis la loi française de 2017 et en anticipation de la directive européenne CSDDD, les entreprises soumises au devoir de vigilance sont exposées à des procédures spécifiques : assignations en référé pour défaillance du plan de vigilance, procédures civiles pour dommages liés à l’insuffisance du plan, interpellations publiques sur la chaîne de valeur.
Les affaires TotalEnergies Ouganda, EDF Mexique, Casino Amazonie, Suez, ont montré que ces procédures peuvent produire des crises médiatiques majeures qui durent plusieurs années.
La crise de non-conformité CSRD
La directive CSRD qui impose un reporting de durabilité rigoureux selon des standards ESRS entre en application progressive depuis 2024. Les entreprises assujetties produisent désormais des rapports détaillés qui peuvent faire l’objet de contestations : divergences entre rapports CSRD et autres communications de l’entreprise, contestations par les commissaires aux comptes ou les Organismes Tiers Indépendants, contestations par des analystes extra-financiers, contestations publiques par des ONG spécialisées.
Les premières années d’application de CSRD produiront probablement une génération nouvelle de crises liées aux imperfections des premiers reportings et aux exploitations médiatiques qui en seront faites.
La crise actionnariale climat
Résolutions d’actionnaires sur les engagements climatiques (inspirées de l’expérience anglo-saxonne Say on Climate), présentations contestées aux assemblées générales, campagnes de proxy voting orientées par des considérations climat, entrées au capital de fonds activistes spécialisés (Follow This, Engine No. 1, TCI dans certaines configurations). Ces mobilisations actionnariales, encore émergentes en France mais en développement rapide, produisent des crises spécifiques qui combinent dimension actionnariale et dimension médiatique.
La crise liée au financement
Pour les banques, assureurs et gestionnaires d’actifs, mise en cause du financement d’activités jugées incompatibles avec les engagements climatiques affichés. Les affaires BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale face aux accusations de financement des énergies fossiles, illustrent cette catégorie spécifique qui combine enjeux de politique commerciale, enjeux réputationnels et enjeux réglementaires.
La crise secteur
Certains secteurs entiers (aviation, automobile thermique, élevage intensif, mode fast-fashion, grande distribution, numérique pour son empreinte énergétique) font l’objet de contestations structurelles qui touchent tous les acteurs du secteur. Les entreprises d’un secteur ainsi ciblé subissent à la fois les crises spécifiques qui les touchent individuellement et la dégradation de la perception globale qui les affecte collectivement.
La crise interne par démission éthique
Configuration spécifique où des collaborateurs, notamment des cadres de haut niveau ou de jeunes recrues très qualifiées, démissionnent publiquement en invoquant leur désaccord avec les pratiques climatiques de l’entreprise. Ces démissions éthiques, médiatisées sur LinkedIn ou dans des interviews, peuvent produire des effets importants sur la marque employeur et sur la perception externe de l’entreprise.
Notre positionnement spécifique
Avant de détailler notre méthode, une clarification s’impose.
Crise Climat & Greenwashing n’est pas un service de transformation ESG. Nous ne conduisons pas les démarches de transformation substantielle des entreprises vers des modèles plus durables, qui relèvent de consultants ESG spécialisés, de bureaux d’études techniques, d’auditeurs environnementaux. Notre valeur ajoutée se situe à l’articulation entre ces transformations réelles et leur communication, dans les moments de crise.
Nous ne sommes pas non plus un cabinet de conseil en communication environnementale promotionnelle. Nous ne produisons pas les campagnes vertes qui valorisent les démarches environnementales des entreprises. Cette activité, assurée par les agences de communication classiques, obéit à des logiques différentes et produit parfois, lorsqu’elle est mal calibrée, les situations de crise sur lesquelles nous intervenons ensuite.
Nous ne défendons pas l’indéfendable. Lorsque l’analyse approfondie d’une situation révèle que les pratiques réelles d’une entreprise sont effectivement incompatibles avec ses engagements publics, nous ne construisons pas de stratégies de communication qui masqueraient cette réalité. Notre accompagnement intègre alors systématiquement une dimension de transformation réelle, coordonnée avec les consultants ESG appropriés, parce que seule une communication étayée par des transformations substantielles peut tenir dans la durée face à des ONG et journalistes désormais sophistiqués.
Notre approche est technique et scientifique autant que communicationnelle. Les crises climatiques et environnementales mobilisent des dimensions techniques qui exigent des compétences spécifiques. Nous avons structuré une équipe dédiée qui combine expertise en communication de crise et compréhension fine des enjeux scientifiques, méthodologiques et réglementaires du climat. Cette spécialisation est la condition d’interventions crédibles.
Crise Climat & Greenwashing est un dispositif intégré qui combine expertise communication de crise, maîtrise des enjeux scientifiques et réglementaires, capacité d’audit préalable de la soutenabilité des engagements, coordination avec les écosystèmes juridiques et ESG, et intervention rapide professionnelle en cas de crise déclenchée, pour protéger les entreprises confrontées à des mises en cause de leurs engagements environnementaux.
Les six volets du dispositif
Notre offre s’articule autour de six volets qui couvrent la totalité du cycle de gestion des risques climatiques et environnementaux.
Volet 1 — Audit de soutenabilité des engagements communiqués
Le premier volet est préventif. Avant de traiter les crises, nous aidons nos clients à identifier les écarts potentiels entre ce qu’ils communiquent et ce qu’ils peuvent effectivement démontrer.
Analyse exhaustive des engagements publics. Recensement systématique de l’ensemble des communications publiques sur les sujets environnementaux : communiqués, rapports RSE et CSRD, communication financière incluant dimensions extra-financières, campagnes publicitaires, interventions dirigeantes, prises de parole sur les réseaux sociaux, contenus des sites internet. Cette cartographie, qui peut inclure plusieurs centaines de prises de parole sur cinq ans, constitue la base de l’audit.
Confrontation avec les pratiques documentables. Examen des engagements identifiés à la lumière des pratiques réelles de l’entreprise telles que des tiers pourraient les documenter. Investissements réels, stratégies opérationnelles, composition des portefeuilles d’activités, relations avec les fournisseurs et clients, politiques d’achat, trajectoires d’émissions. Cet examen, conduit en coordination avec les équipes internes concernées et éventuellement des experts techniques externes, identifie les écarts potentiellement problématiques.
Évaluation de la robustesse méthodologique. Analyse critique des méthodologies utilisées pour les calculs d’émissions, les allégations environnementales, les engagements chiffrés. Identification des choix méthodologiques qui pourraient être contestés publiquement, évaluation de leur défendabilité face à des expertises externes, recommandations d’évolution le cas échéant.
Cartographie des vulnérabilités réglementaires. Analyse de la conformité aux obligations réglementaires croissantes : directive CSRD et standards ESRS associés, directive sur les allégations environnementales, obligations françaises spécifiques, taxonomie verte européenne. Identification des zones de non-conformité potentielle qui pourraient faire l’objet de procédures.
Analyse des risques sectoriels. Positionnement de l’entreprise dans son secteur, comparaison avec les pratiques de concurrents, identification des risques collectifs qui pourraient toucher l’ensemble du secteur et affecter l’entreprise par association.
Matrice de risque hiérarchisée. Livrable final qui identifie les principaux risques par ordre de probabilité et d’impact, distingue les risques traitables par ajustement communicationnel (quand les pratiques réelles sont plus robustes que leur communication actuelle) et les risques qui exigent des transformations opérationnelles (quand les pratiques réelles ne permettent pas de soutenir les communications actuelles).
Volet 2 — Préparation aux scénarios de crise
Une fois les vulnérabilités identifiées, plusieurs actions préventives réduisent l’exposition et préparent les réponses.
Construction de plans de crise spécifiques aux scénarios climatiques. Protocoles opérationnels adaptés à chaque typologie de crise identifiée comme probable pour l’entreprise. Qui est mobilisé dans les premières heures, avec quelles responsabilités, selon quelles séquences. Ces plans spécifiques complètent les plans de crise généraux et en traitent les dimensions particulières des crises environnementales.
Construction de la bibliothèque documentaire de défense. Dossier complet rassemblant les éléments factuels, scientifiques et méthodologiques qui pourront étayer les positions de l’entreprise en cas de contestation : données d’émissions détaillées et sourcées, méthodologies documentées, études scientifiques commanditées par l’entreprise, rapports externes favorables, certifications obtenues, engagements effectivement tenus et documentables. Cette bibliothèque, préparée à froid, évite de devoir la constituer dans l’urgence au milieu d’une crise.
Cartographie et qualification des soutiens potentiels. Identification des voix externes qui pourraient témoigner favorablement en cas de crise : experts scientifiques ayant collaboré avec l’entreprise, ONG avec lesquelles des partenariats ont été construits, auditeurs externes ayant validé les pratiques, clients ou partenaires engagés sur les mêmes dimensions, universitaires ou think tanks ayant analysé favorablement les démarches. Construction progressive de relations avec ces tiers qui rendent possibles leurs prises de parole en cas de besoin.
Cartographie des ONG susceptibles de cibler l’entreprise. Identification précise des organisations (internationales, nationales, locales) dont les programmes de travail pourraient amener à cibler l’entreprise, analyse de leurs méthodologies d’enquête, identification des signaux annonciateurs de travaux en cours. Cette veille permet d’anticiper les attaques avant qu’elles ne se matérialisent publiquement.
Media training spécifique des dirigeants. Formation dédiée aux dimensions climatiques des prises de parole publiques : maîtrise des éléments techniques et scientifiques, gestion des questions hostiles, cadrage des réponses à des interpellations complexes, préparation aux interviews d’investigation sur les sujets environnementaux. Les dirigeants qui maîtrisent techniquement ces sujets résistent beaucoup mieux aux interrogations que ceux qui les traitent à la manière de sujets politiques classiques.
Simulations dédiées. Exercices de simulation de crise climatique grandeur nature, reproduisant les configurations probables : publication simulée d’un rapport d’ONG ciblant l’entreprise, fausse enquête journalistique en préparation, assemblée générale avec résolutions climat contestées, interpellation publique d’un collaborateur démissionnaire. Ces simulations, conduites avec de vrais journalistes et experts simulés, testent concrètement les dispositifs construits.
Volet 3 — Coordination avec l’écosystème de conseils
Les crises climatiques mobilisent plusieurs catégories de conseils dont la coordination conditionne l’efficacité globale.
Coordination avec les équipes ESG internes. Les équipes RSE, développement durable, affaires environnementales internes sont les premières concernées par ces sujets. Notre accompagnement fonctionne en étroite coordination avec elles, sans chercher à les remplacer. Nous apportons la dimension crise qui complète leur expertise substantielle sur les sujets.
Coordination avec les consultants ESG externes. Les cabinets spécialisés (Carbone 4, EY Climate, BCG GAMMA, Roland Berger, Deloitte Sustainability, PwC, KPMG et bien d’autres) qui accompagnent les entreprises sur leurs transformations substantielles constituent des partenaires naturels de nos interventions. Nous travaillons en complémentarité avec eux sur les dimensions qui relèvent de leurs expertises respectives.
Coordination avec les avocats spécialisés. Le droit de l’environnement, le droit du climat émergent, le droit de la consommation appliqué aux allégations environnementales, le droit commercial sur les campagnes publicitaires, le droit du devoir de vigilance, constituent des champs juridiques qui exigent des avocats spécialisés. Nous collaborons avec les cabinets de référence sur ces matières.
Coordination avec les auditeurs et commissaires aux comptes. Les commissaires aux comptes intervenant sur les rapports CSRD, les Organismes Tiers Indépendants certifiant certaines dimensions extra-financières, les auditeurs externes produisant des assurances sur des métriques spécifiques, jouent un rôle important dans la crédibilité des communications environnementales. Leur articulation avec la gestion de crise mérite coordination.
Coordination avec les conseils en relations investisseurs. Les dimensions ESG sont désormais intégrées dans la communication financière, qui obéit à des codes spécifiques. Les conseils en communication financière partenaires de nos clients bénéficient de notre coordination sur les dimensions climatiques.
Coordination avec les cabinets d’affaires publiques. Les dimensions réglementaires climatiques évoluent rapidement (CSRD, taxonomie, CSDDD, mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, évolutions nationales). Les cabinets d’affaires publiques qui accompagnent nos clients sur ces sujets apportent une dimension de fond utile à la gestion de crise.
Volet 4 — Gestion de la crise déclarée
Lorsqu’une crise climatique se matérialise, notre dispositif d’activation se déploie selon des protocoles spécifiques à cette catégorie.
Activation rapide de la cellule dédiée. Dans les six heures suivant la détection d’une crise climatique majeure (publication d’un rapport d’ONG ciblant l’entreprise, enquête journalistique publiée, assignation pour greenwashing, révélation médiatique d’écarts significatifs), activation de notre cellule spécialisée qui combine directeur de crise senior, expert dédié aux enjeux climat, coordinateur avec les équipes internes ESG, expert médias spécialisé sur les sujets environnementaux, coordinateur avec les avocats spécialisés.
Analyse technique approfondie de l’attaque. Évaluation précise de la substance factuelle et méthodologique du rapport ou de l’enquête qui déclenche la crise. Les rapports d’ONG et les enquêtes journalistiques sur les sujets climatiques peuvent être exacts, partiellement exacts, ou contestables. Cette analyse, conduite avec la plus grande lucidité y compris sur les points qui font mal, fonde l’ensemble de la stratégie de réponse. Nous refusons les stratégies de déni face à des éléments factuellement établis, qui produisent des dégâts bien supérieurs à la reconnaissance maîtrisée.
Construction de la réponse différenciée. Selon la nature des éléments mis en cause, construction d’une réponse graduée qui reconnaît ce qui doit être reconnu, conteste factuellement ce qui doit être contesté, annonce les évolutions qui doivent être annoncées. Les stratégies de déni global ou de contre-attaque agressive, qui peuvent sembler instinctives, produisent presque systématiquement des effets contre-productifs dans les crises climatiques modernes.
Tenue de ligne dans la durée. Les crises climatiques se développent typiquement sur plusieurs semaines à plusieurs mois, avec des rebonds médiatiques successifs : publication initiale, reprises par différents médias, réactions des parties prenantes, développements ultérieurs, anniversaires de l’événement. La tenue d’une ligne cohérente sur l’ensemble de cette durée, sans erreur ni fatigue, constitue un défi spécifique.
Mobilisation des soutiens externes. Activation progressive des voix externes identifiées en amont comme susceptibles de soutenir la position de l’entreprise. Experts scientifiques qui peuvent apporter un regard indépendant, ONG partenaires qui peuvent nuancer certaines critiques, clients engagés qui peuvent témoigner. Cette mobilisation doit être organisée avec subtilité pour ne pas apparaître comme orchestrée, ce qui serait contre-productif.
Gestion actionnariale parallèle. Lorsque la crise comporte une dimension actionnariale (fonds activistes, mobilisation de minoritaires sur des résolutions climat, préparation d’assemblées générales tendues), coordination avec les équipes relations investisseurs pour une communication cohérente sur les deux terrains.
Gestion interne coordonnée. Les crises climatiques affectent particulièrement les collaborateurs les plus engagés sur ces sujets. Une communication interne spécifique, sincère sur les difficultés rencontrées, respectueuse des préoccupations individuelles, évitant les éléments de langage défensifs, limite les effets de fracture interne qui peuvent amplifier la crise externe.
Volet 5 — Gestion des procédures juridiques associées
De plus en plus de crises climatiques s’accompagnent de procédures judiciaires qui exigent une coordination étroite entre défense juridique et gestion médiatique.
Coordination avec la défense juridique. En coordination avec les avocats spécialisés, construction d’une stratégie globale qui articule impératifs juridiques et impératifs communicationnels. Les déclarations publiques dans une procédure de greenwashing peuvent être utilisées dans le dossier judiciaire, et réciproquement. Cette articulation exige une coordination fine.
Gestion médiatique des étapes procédurales. Audiences, décisions de référé, jugements de première instance, appels. Chaque étape produit une séquence médiatique qui doit être anticipée et préparée. Particulièrement pour les affaires emblématiques qui attirent systématiquement la presse.
Gestion des recours et appels. Les affaires de greenwashing et de devoir de vigilance se développent souvent sur plusieurs années, avec recours et appels successifs. La tenue de ligne sur la durée constitue un enjeu majeur, particulièrement lorsque les décisions initiales sont défavorables et que les recours présentent des perspectives d’évolution.
Coordination internationale. Pour les groupes exposés à des procédures parallèles dans plusieurs juridictions (contentieux climat français et international, procédures dans plusieurs pays de la chaîne de valeur), coordination entre les équipes juridiques et communicationnelles locales dans chaque juridiction.
Volet 6 — Transformation et reconstruction
Une crise climatique traversée constitue, dans la plupart des cas, un moment obligé de transformation substantielle. Notre accompagnement intègre cette dimension structurelle.
Accompagnement des transformations annoncées. Lorsqu’une crise conduit à annoncer des évolutions significatives (nouveaux engagements, ajustements de stratégie, investissements renforcés), la communication de ces transformations constitue un moment structurant qui mérite une préparation spécifique. La crédibilité des nouveaux engagements, fragilisée par la crise précédente, doit être reconstruite méthodiquement.
Reconstruction progressive de la crédibilité. Sur douze à vingt-quatre mois après la phase aiguë, production progressive d’éléments documentables qui démontrent les évolutions effectivement engagées. Rapports d’étape, vérifications externes, témoignages de parties prenantes, reconnaissances par des tiers crédibles. Cette reconstruction, patiente et rigoureuse, permet progressivement de restaurer une position communicationnelle normale sur les sujets climatiques.
Transformation éventuelle des engagements publics. Dans certains cas, la crise révèle que les engagements publics initiaux étaient trop ambitieux au regard des capacités réelles de transformation de l’entreprise. Leur révision à la baisse doit être conduite avec un soin particulier pour éviter qu’elle ne produise une nouvelle crise, tout en sortant de l’écart intenable entre communication et réalité qui avait provoqué la première.
Intégration dans les dispositifs permanents. Les apprentissages de la crise sont intégrés dans les dispositifs permanents de l’entreprise : processus de validation des communications environnementales, coordination renforcée entre équipes ESG et communication, protocoles de vigilance sur les allégations produits, dispositifs d’alerte précoce sur les risques climat.
Les spécificités sectorielles
Notre approche s’adapte aux particularités propres à différents secteurs fortement exposés aux crises climatiques.
Les secteurs de l’énergie (pétroliers, gaziers, électriciens) concentrent les risques les plus intenses compte tenu de leur positionnement historique au cœur des émissions mondiales. Les crises y sont systémiques et récurrentes, exigeant des dispositifs particulièrement robustes.
Les secteurs financiers (banques, assurances, gestionnaires d’actifs) font face à des mises en cause spécifiques sur leurs financements, avec des campagnes structurées de certaines ONG. Les dimensions techniques (attribution des émissions financées, méthodologies PCAF) sont particulièrement sophistiquées.
Les secteurs industriels lourds (chimie, sidérurgie, cimenterie, matériaux) sont exposés aux crises de site mais aussi aux crises globales sur la trajectoire de décarbonation de leurs activités.
Les secteurs de la consommation (agroalimentaire, cosmétique, textile, grande distribution) sont particulièrement exposés aux crises sur les allégations produits, dans un contexte où la directive Green Claims renforce considérablement les exigences.
Les secteurs du transport (aéronautique, maritime, routier) sont confrontés à des contestations structurelles sur la soutenabilité même de leurs activités, avec des mouvements comme la campagne flygskam en Suède qui s’est étendue à d’autres géographies.
Les secteurs du numérique sont mis en cause sur l’empreinte énergétique de leurs infrastructures, avec des attaques qui se sophistiquent sur les dimensions environnementales de l’intelligence artificielle, du cloud et du streaming.
Les secteurs de l’immobilier et de la construction font face à des contestations spécifiques sur l’impact des constructions neuves, la rénovation énergétique, les matériaux utilisés.
Les secteurs des matières premières (mines, agriculture intensive, bois) sont mis en cause sur leurs impacts directs sur les écosystèmes.
Pour chaque secteur, notre dispositif mobilise une expertise spécifique, souvent en partenariat avec des consultants ou experts sectoriels de premier plan.
Formules et tarification
Crise Climat & Greenwashing se décline en plusieurs formules adaptées aux différentes situations.
Formule Audit Préventif
Destinée aux entreprises souhaitant évaluer en amont leur exposition aux risques climatiques et greenwashing.
Audit complet de soutenabilité des engagements, cartographie des vulnérabilités, matrice de risque hiérarchisée, recommandations d’évolution. Livrable sur huit à douze semaines.
Selon la taille et la complexité de l’entreprise et de ses engagements publics.
Formule Préparation Intégrée
Destinée aux entreprises souhaitant se doter d’un dispositif complet de préparation et de défense.
Audit préventif, construction des plans de crise spécifiques, constitution de la bibliothèque documentaire, cartographie et construction des soutiens externes, media training dédié des dirigeants, simulation annuelle. Livraison sur six à neuf mois.
Mise en place initiale, puis retainer annuel pour maintien et veille active.
Formule Intervention en Crise
Pour les entreprises confrontées à une crise climatique ou greenwashing en cours.
Activation rapide de la cellule spécialisée, analyse technique approfondie, construction de la réponse, tenue de ligne dans la durée aiguë, coordination avec les autres conseils. Intervention typique sur soixante à quatre-vingt-dix jours couvrant la phase aiguë.
Selon l’ampleur de la crise, complété éventuellement par un retainer de gestion dans la durée.
Formule Accompagnement de Transformation
Pour les entreprises qui, suite à une crise ou en anticipation, souhaitent accompagner la communication d’une transformation substantielle de leur stratégie climatique.
Construction du narratif de transformation, séquencement des annonces, préparation des dirigeants, accompagnement de la reconstruction de crédibilité sur dix-huit à vingt-quatre mois.
Construction initiale, puis retainer mensuel pour l’accompagnement dans la durée.
Formule Intégrée Complète
Pour les entreprises souhaitant le dispositif le plus complet, articulant préparation continue, capacité d’intervention et accompagnement permanent des transformations.
Sur devis selon périmètre, typiquement par an pour un dispositif complet couvrant un groupe significatif.
L’articulation avec nos autres offres
Crise Climat & Greenwashing s’articule naturellement avec plusieurs de nos autres offres.
Les clients sous Retainer Sérénité peuvent intégrer les dimensions climatiques dans leur dispositif global, avec une spécialisation de certains modules sur ces sujets.
Les utilisateurs de Crisis Ready bénéficient de modules spécialisés sur les crises climatiques intégrés dans la plateforme, incluant bibliothèques de scénarios, modèles de communications, veille dédiée.
Les bénéficiaires du Bouclier Anti-Activistes & ONG retrouvent dans notre dispositif Climat une spécialisation sur les ONG climatiques, avec approfondissement des dimensions techniques spécifiques.
Pour les sociétés cotées, notre accompagnement intègre les dimensions du Coaching Prise de Parole Actionnariale appliquées aux assemblées générales climat et aux rencontres investisseurs spécifiques aux sujets ESG.
Les entreprises en préparation d’IPO trouvent dans notre accompagnement climat une dimension cruciale de la préparation à la vie cotée, désormais fortement marquée par les exigences ESG.
Les souscripteurs de Reputation Shield bénéficient d’une couverture qui inclut explicitement les crises liées au greenwashing et aux accusations environnementales.
Une conviction pour finir
Les transformations que nous avons évoquées en introduction — professionnalisation des ONG, durcissement du cadre juridique, sophistication des journalistes spécialisés, exigences des investisseurs et des consommateurs — ne sont pas des phénomènes conjoncturels qui s’atténueront avec le temps. Elles constituent des évolutions structurelles qui continueront à s’amplifier dans les prochaines années, à mesure que les enjeux climatiques gagnent en centralité dans les préoccupations collectives.
Les entreprises qui abordent ces sujets avec les outils communicationnels traditionnels, qui ont fait leurs preuves dans d’autres contextes mais qui sont inadaptés aux dynamiques spécifiques des crises climatiques, se trouvent systématiquement en difficulté. Les stratégies de déni global, les contre-attaques agressives contre les ONG, les communications de type “storytelling vert” non étayées, les tentatives de noyer les sujets dans la complexité technique, produisent toutes, dans l’écosystème actuel, des effets contre-productifs qui aggravent les crises au lieu de les résoudre.
Notre conviction, forgée par l’accompagnement de nombreuses situations au cours des dernières années, est que seule une approche qui combine lucidité sur les enjeux réels, transformation substantielle quand elle s’impose, communication sincère et techniquement maîtrisée, et dispositifs professionnels de gestion de crise adaptés à ces dynamiques spécifiques, permet de traverser ces épreuves sans dommage durable.
Cette approche exige des dirigeants un certain courage intellectuel. Elle suppose d’accepter la complexité des sujets, de reconnaître les écarts parfois inconfortables entre ambitions affichées et réalités pratiques, de s’engager dans des transformations qui dépassent la seule communication. Les dirigeants qui acceptent cette exigence protègent durablement leurs organisations. Ceux qui continuent à traiter ces sujets comme des problèmes de communication purement défensifs accumulent des vulnérabilités qui se matérialisent tôt ou tard en crises majeures.
Crise Climat & Greenwashing constitue notre contribution à cette approche mature. Nous l’avons construite dans la conviction qu’elle répond à un besoin qui ne fera que croître dans les années à venir, et qu’elle apporte à nos clients une spécialisation que les offres généralistes ne peuvent pas égaler.
Pour engager une conversation confidentielle sur votre exposition spécifique et sur les dispositifs qui seraient adaptés à votre situation, contactez notre ligne dédiée. L’entretien initial, couvert par le secret professionnel, se tient dans nos locaux parisiens ou en visioconférence sécurisée. Pour les entreprises déjà confrontées à une crise active, notre capacité d’intervention en urgence permet une mobilisation en moins de six heures.