FAQ

Comment mieux gérer les risques de mon entreprise ?


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Question : 

« Je suis directeur général d’un groupe industriel vétérinaire lyonnais. Je me demande pourquoi la gestion des risques est-elle si méconnue des entrepreneurs français y compris quand ces dernières exportent à l’étranger et pourraient s’appuyer sur les produits dérivés pour limiter leur exposition aux risques ? »

Réponse : 

Cette question est très intéressante. La gestion des risques est effectivement un aspect méconnu par les dirigeants de nombreuses entreprises françaises ce qui est notamment révélé lorsqu’éclatent les crises.

Bon nombre de dirigeants d’entreprises connaissent peu les instruments qui leur permettraient pourtant de mieux gérer les risques.

Cela explique que les agences de gestion de crise aient vu là un créneau intéressant qu’ils entendent exploiter à fond. 

Ce n’est pas que les risques sont plus grands aujourd’hui que par le passé, mais le fait que de plus en plus d’entreprises fassent affaire à l’étranger accroît leur exposition aux risques.

La pertinence pour les agences de gestion de crise d’occuper ce créneau est incontestable compte tenu que peu de dirigeants d’entreprises qui sont leurs clients maîtrisent les outils à leur disposition pour bien gérer les risques.

À la défense des entreprises, il faut préciser que les techniques de gestion des risques, connus depuis longtemps des grandes entreprises, ne leur sont accessibles que depuis quelques années. 

Les entreprises qui exportent courent par exemple trois grands risques : la fluctuation des taux d’intérêt, la fluctuation des taux de change et la variabilité des prix des matières premières dans les marchés internationaux.

Ces trois facteurs peuvent avoir une incidence directe sur la rentabilité et la pérennité des entreprises.

Comme leur nom l’indique, les produits dérivés tirent leur valeur d’un autre produit. Il en existe trois principaux : les options, les contrats à terme et les conventions d’échange (swap).

L’option est un droit d’acheter (call) ou de vendre (put) un produit à un prix déterminé pendant une période de temps déterminée.

Le contrat à terme fonctionne de la même façon sauf que ce n’est pas un droit, mais bien une obligation d’acheter ou de vendre. La différence entre le prix inscrit au contrat et le prix du marché constitue la valeur du contrat.

La convention d’échange est un contrat par lequel une entreprise et une institution financière s’entendent pour échanger une série de flux monétaires. Par exemple, l’entreprise peut échanger des paiements variables sur sa dette contre des paiements fixes.

Il existe deux marchés sur lesquels se négocient les produits dérivés, soit la bourse, que préfèrent les grandes entreprises, et les banques, plus accessibles aux PME.

Une police d’assurance

Prenons un exemple pour illustrer l’utilité des produits dérivés. Un fabricant qui vend ses équipements de plomberie aux États-Unis a plus de rentrées de fonds en dollars américains que de sorties de fonds en dollars américains. Cette entreprise est exposée aux fluctuations du taux de change car, si le cours du dollar canadien monte, elle perdra de l’argent. Pour se protéger, elle a deux choix : elle peut acheter des options de vente sur le dollar américain ou encore vendre à terme 50 000 $ US tout de suite et fixer le prix de vente des dollars américains dans trois mois. Ainsi, si le dollar canadien monte, cette vente compensera ses pertes.

De nombreux produits font l’objet de contrats à terme, tels les métaux, le café, le boeuf, le cacao, les indices boursiers, les monnaies, etc. Chaque entreprise doit choisir le produit qui correspond le mieux à son exposition aux risques. Ainsi, un producteur de boeuf pourrait vendre des options sur le boeuf; un fabricant de tuyaux de cuivre, des options sur le cuivre, etc.

Les produits dérivés sont une police d’assurance, pas une panacée contre les crises mais un outil intéressant de gestion des risques. Une agence de gestion de crise à Paris comme la notre ne peut que partager votre avis.

Avant d’y recourir, il faut voir s’il n’y aurait pas une autre solution à l’intérieur de l’entreprise pour réduire les risques. Voici un exemple : une entreprise prévoyant des rentrées de fonds constantes en dollars américains devrait emprunter en dollars américains et rembourser le prêt en dollars américains, plutôt que de changer les dollars américains en dollars canadiens pour rembourser un prêt contracté en dollars canadiens par exemple.