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Cellule Investor Relations de Crise
- Bien communiquer avec les marchés quand tout vacille
- La discipline oubliée de la communication financière d’urgence
- Le principe : la double maîtrise comme condition d’efficacité
-
Les sept configurations typiques de crise financière
- Première configuration : l’avertissement sur résultats
- Deuxième configuration : le décrochage boursier inattendu
- Troisième configuration : l’attaque publique d’un short seller
- Quatrième configuration : les rumeurs d’OPA hostile
- Cinquième configuration : la suspension de cours
- Sixième configuration : la mise sous surveillance par une agence de notation
- Septième configuration : le rapport d’analyste défavorable influent
- La méthodologie en quatre phases articulées
- L’équipe mobilisée : une combinaison rare de profils
- L’articulation avec les autres dispositifs LaFrenchCom
- Les cas d’engagement et les modalités contractuelles
- Confidentialité, déontologie et respect du droit boursier
- Premier contact

Bien communiquer avec les marchés quand tout vacille
La discipline oubliée de la communication financière d’urgence
Il existe, dans la gestion des entreprises cotées, une dimension de la communication de crise dont la spécificité est telle qu’elle constitue en réalité une discipline distincte – mais dont la distinction est si mal perçue en France que la plupart des agences de communication de crise la traitent comme une simple variante de leurs méthodologies générales, avec des conséquences parfois coûteuses pour leurs clients. Cette dimension, c’est la communication financière d’urgence destinée aux marchés, aux analystes financiers, aux investisseurs institutionnels, aux agences de notation, aux régulateurs boursiers, dans les moments où une crise particulière menace l’équilibre de valorisation d’une entreprise cotée analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de LaFrenchCom.
Ces moments sont reconnaissables entre tous par leurs caractéristiques partagées. L’avertissement sur résultats (profit warning), que l’entreprise doit annoncer parce que ses prévisions initiales ne seront pas tenues, et qui provoque typiquement une chute immédiate du cours de dix à trente pour cent, parfois davantage. Le décrochage boursier inattendu, déclenché par une rumeur, un article d’analyste hostile, une inquiétude sectorielle, qui exige une réponse dans les heures qui suivent. L’attaque publique d’un vendeur à découvert (short seller) qui a pris des positions vendeuses significatives et publie un rapport à charge sur l’entreprise – accusations de fraude comptable, de survalorisation, de pratiques commerciales contestables – dans un timing choisi pour maximiser l’impact. Les rumeurs d’OPA hostile qui se répandent sur les marchés, obligeant l’entreprise à organiser sa défense communicationnelle tout en respectant les règles strictes du droit boursier. La suspension de cours ordonnée par l’autorité de régulation ou demandée par l’entreprise elle-même, qui crée une fenêtre de communication particulièrement sensible. La mise sous surveillance par une agence de notation, qui annonce une probable dégradation et exige une réponse argumentée. La publication d’un rapport défavorable par un analyste influent d’une banque d’affaires majeure, dont les clients institutionnels peuvent déclencher des mouvements de marché significatifs.
Chacune de ces configurations partage un point commun qui la distingue radicalement des autres crises : elle se joue devant un public hautement spécialisé – analystes financiers, gérants de portefeuille, investisseurs institutionnels, agences de notation, régulateurs boursiers – qui ne réagit pas comme le grand public. Ce public spécialisé possède sa propre culture, ses propres codes, ses propres attentes, ses propres temporalités, ses propres mécanismes de décision. Il lit les communiqués avec une précision juridique extrême. Il décortique les chiffres avec une sophistication technique rare. Il évalue les dirigeants sur leur capacité à maîtriser leur dossier dans le moindre détail. Il est capable de pardonner une mauvaise nouvelle bien expliquée, et d’infliger une sanction durable à une bonne nouvelle mal présentée.
Face à cette configuration, les dispositifs traditionnels de communication de crise – calibrés pour le grand public, les médias généralistes, les réseaux sociaux – sont structurellement inadaptés. Leurs messages standardisés, leurs tons empathiques, leurs formats médiatiques classiques, ne parlent pas la langue des marchés financiers et peuvent même aggraver la crise qu’ils prétendent résoudre. Une communication de crise efficace en période d’avertissement sur résultats n’a pratiquement rien à voir avec une communication de crise efficace face à un rappel produit ou à une controverse managériale. Elle mobilise d’autres compétences, d’autres acteurs, d’autres méthodologies, d’autres temporalités.
Cette inadaptation explique pourquoi les crises financières françaises se traduisent si souvent par des destructions de valeur disproportionnées : des pertes de trente pour cent en capitalisation boursière là où une gestion maîtrisée aurait limité la chute à dix pour cent, des spirales baissières qui s’installent pour plusieurs mois là où une intervention précise aurait stabilisé le cours en quelques semaines, des relations durablement dégradées avec la communauté financière là où une communication professionnelle aurait préservé l’essentiel des positions investisseurs.
La Cellule Investor Relations de Crise est le dispositif ultra-spécialisé que LaFrenchCom a conçu pour ces configurations spécifiques. Elle mobilise une équipe combinant expertise en communication de crise et maîtrise technique de la communication financière, opérant selon une méthodologie dédiée qui articule les exigences du droit boursier, la psychologie des marchés, les temporalités des communications financières réglementées, et les principes généraux de la gestion de crise réputationnelle. Elle s’adresse à l’ensemble des sociétés cotées, avec une pertinence particulière pour les valeurs moyennes et les groupes dont les directions des relations investisseurs internes sont dimensionnées pour les opérations courantes mais pas pour les épisodes de crise aiguë.
Le principe : la double maîtrise comme condition d’efficacité
La méthodologie de la Cellule Investor Relations de Crise repose sur une conviction que les directions financières françaises intègrent progressivement : dans les moments de crise, la communication vers les marchés exige une double maîtrise simultanée dont l’absence d’une seule des deux composantes produit invariablement des résultats médiocres. La première maîtrise est financière et technique : connaissance intime des règles de l’autorité des marchés financiers, maîtrise des pratiques d’analyse financière, compréhension des logiques de notation, fluidité dans les codes professionnels des investisseurs institutionnels. La seconde maîtrise est stratégique et communicationnelle : capacité à construire des narratifs cohérents, à calibrer des messages pour différents publics, à orchestrer des séquences communicationnelles complexes dans la durée, à gérer les dimensions médiatiques et réputationnelles qui encadrent les communications strictement financières.
Ces deux maîtrises coexistent rarement dans les dispositifs habituels. Les directions des relations investisseurs internes possèdent la première – elles connaissent parfaitement leur métier technique – mais manquent souvent de la seconde, notamment dans les situations de crise où les logiques communicationnelles deviennent prédominantes. Les agences de communication classiques possèdent la seconde – elles maîtrisent les arts communicationnels – mais manquent systématiquement de la première, et produisent alors des messages qui, aux oreilles de la communauté financière, révèlent immédiatement l’absence de compréhension fine du métier. Les banques-conseils possèdent la première et peuvent apporter un appui tactique ponctuel, mais leur positionnement structurel (elles servent également d’autres clients dans le même secteur, elles ont des intérêts commerciaux propres) limite leur capacité à porter une stratégie de communication de crise indépendante dans la durée.
La Cellule Investor Relations de Crise intègre explicitement cette double maîtrise. Elle mobilise des consultants seniors qui combinent expérience en communication financière (acquise dans des postes préalables de responsables des relations investisseurs, d’analystes financiers, de journalistes financiers spécialisés, ou de conseil en communication financière) et expertise en communication de crise stratégique. Cette hybridation rare constitue la valeur ajoutée structurelle du dispositif. Elle permet de produire des communications qui respectent simultanément les exigences techniques des marchés et les principes stratégiques de la gestion de crise, sans compromis entre les deux dimensions.
Cette intégration méthodologique n’est pas simplement technique : elle est aussi organisationnelle. La Cellule travaille en coordination étroite avec les acteurs financiers habituels de l’entreprise – direction financière, direction des relations investisseurs, banques-conseils, avocats spécialisés en droit boursier, commissaires aux comptes pour certaines configurations – sans jamais se substituer à leurs expertises propres. Cette articulation, qui peut paraître évidente en théorie, est en pratique l’un des défis opérationnels les plus exigeants de la mission : elle suppose de construire rapidement des relations de confiance avec des acteurs habitués à travailler selon leurs circuits établis, dans un moment où l’urgence rend les introductions et les négociations de territoires particulièrement difficiles.
Les sept configurations typiques de crise financière
L’expérience accumulée par LaFrenchCom dans les dossiers les plus sensibles permet d’identifier sept grandes configurations de crise financière, chacune mobilisant une déclinaison méthodologique spécifique.
Première configuration : l’avertissement sur résultats
L’entreprise doit annoncer que ses objectifs financiers initiaux ne seront pas atteints : baisse de chiffre d’affaires, dégradation de marge, révision à la baisse de guidance, report d’un jalon attendu. Cette configuration, parmi les plus fréquentes, obéit à des codes précis. La communication doit respecter scrupuleusement les règles de publication imposées par l’AMF (calendrier, contenu, canaux), construire un narratif qui contextualise la déception sans la minimiser abusivement, identifier les causes d’une manière qui préserve la confiance dans le management, annoncer des actions correctives crédibles, préparer les questions obligatoires des analystes lors du call de résultats. La qualité de l’exécution détermine si la chute de cours se limite à quelques pour cent ou s’amplifie en crise durable.
Deuxième configuration : le décrochage boursier inattendu
Le cours de l’entreprise décroche brutalement sans raison apparente – rumeur sectorielle, article d’analyste hostile, inquiétude macroéconomique transmise par le marché, mouvement technique sur les flux d’achat et de vente. Cette configuration exige une réponse immédiate dans les heures qui suivent, sous peine de voir le décrochage s’installer. L’enjeu est de diagnostiquer rapidement la cause du mouvement (ce qui n’est pas toujours évident), de construire une réponse proportionnée (ni excessive, ni insuffisante), de la communiquer dans les formats appropriés (communiqué de presse, mise à jour du site relations investisseurs, échanges bilatéraux avec les analystes clés, éventuellement conférence téléphonique).
Troisième configuration : l’attaque publique d’un short seller
Configuration parmi les plus brutales de la vie des sociétés cotées. Un vendeur à découvert publie un rapport à charge détaillé, souvent construit pendant plusieurs mois, qui accuse l’entreprise de fraude comptable, de survalorisation massive, de pratiques contestables. Le rapport est coordonné avec la prise de positions vendeuses et avec une campagne médiatique amplificatrice. Cette configuration, qui a frappé plusieurs grandes entreprises françaises dans les années récentes, exige une réponse d’une sophistication technique extrême : réfutation point par point des allégations avec documentation forensique, mobilisation des commissaires aux comptes et analystes pour soutenir les chiffres, coordination avec l’AMF pour l’éventuelle plainte en manipulation de cours, préparation des actions judiciaires contre le vendeur.
Quatrième configuration : les rumeurs d’OPA hostile
Les marchés bruissent de rumeurs selon lesquelles un acteur prépare une offre hostile sur l’entreprise. La configuration mobilise une combinaison très spécifique de communication financière, de communication politique (si l’État est partie prenante), de droit boursier strict (règles de silence, gestion des informations privilégiées), et de stratégie de défense qui s’articule avec les banques-conseils. La Cellule s’intègre dans un dispositif plus large de défense anti-OPA, dont elle gère la dimension communicationnelle spécifiquement financière.
Cinquième configuration : la suspension de cours
Une suspension de cours, qu’elle soit ordonnée par l’AMF ou demandée par l’entreprise, crée une fenêtre critique pendant laquelle les investisseurs ne peuvent pas échanger les titres mais continuent d’évaluer les informations disponibles. Les heures ou jours de suspension doivent être utilisés pour préparer la communication qui accompagnera la reprise des cotations, dont la qualité déterminera l’ampleur du mouvement à l’ouverture. Cette configuration, relativement rare mais extrêmement intense, mobilise des compétences très spécifiques.
Sixième configuration : la mise sous surveillance par une agence de notation
Lorsqu’une agence de notation (Moody’s, S&P, Fitch) annonce qu’elle place l’entreprise sous surveillance avec perspective négative, cette communication institutionnelle déclenche une cascade de réactions chez les investisseurs obligataires, les banques prêteuses, les assureurs-crédit. La Cellule coordonne la réponse spécifique vers l’agence (qui repose sur des codes professionnels particuliers, différents de ceux des investisseurs actions), la communication générale vers les marchés, et la gestion des conséquences opérationnelles (banques, fournisseurs, clients inquiets).
Septième configuration : le rapport d’analyste défavorable influent
Un analyste financier reconnu d’une banque d’affaires majeure publie une note à Sell avec un objectif de cours très inférieur, argumentée de manière structurée et distribuée aux investisseurs institutionnels que sa banque conseille. Cette configuration, souvent sous-estimée parce qu’elle semble moins dramatique que les autres, peut produire des effets durables sur la base actionnariale : les institutionnels qui suivent cet analyste peuvent réduire progressivement leurs positions sur plusieurs semaines. La réponse exige un dialogue bilatéral nourri avec l’analyste (pour comprendre ses objections et y répondre), une mobilisation des autres analystes qui couvrent la valeur (pour obtenir des notes équilibrées), et parfois une communication élargie aux investisseurs institutionnels concernés.
La méthodologie en quatre phases articulées
La Cellule Investor Relations de Crise se déploie selon une méthodologie structurée en quatre phases, adaptée aux spécificités de chaque configuration mais conservant une ossature commune.
Phase 1 – Diagnostic technique et stratégique (variable selon urgence, typiquement 24 à 72 heures)
La première phase combine deux dimensions analytiques. Le diagnostic technique évalue l’état précis de la situation : niveau du cours par rapport aux repères pertinents, évolution des volumes, composition des flux acheteurs et vendeurs, positions détenues par les principaux investisseurs institutionnels, signaux issus des marchés obligataires et dérivés, couverture analystes actuelle. Le diagnostic stratégique évalue les options communicationnelles disponibles : quelles informations sont d’ores et déjà dans le domaine public, quelles informations pourraient ou devraient être publiées, quelles sont les contraintes réglementaires applicables, quels sont les risques de chaque option. Cette phase produit une recommandation stratégique initiale qui cadre les actions des phases suivantes.
Phase 2 – Construction narrative et préparation des supports (24 à 72 heures)
La deuxième phase construit les supports de communication financière selon la stratégie retenue : communiqués de presse structurés selon les codes de l’AMF, scripts pour le call d’analystes ou la conférence téléphonique, mises à jour du site dédié aux relations investisseurs, éléments de langage pour les dirigeants qui prendront la parole, questions anticipées avec réponses préparées, mises à jour de la documentation de référence (slides investisseurs, documents d’enregistrement). Chaque support est rédigé dans le respect strict des règles de communication financière réglementée, validé par les avocats spécialisés en droit boursier, et calibré pour produire l’impact souhaité sur la communauté financière.
Phase 3 – Déploiement et gestion du jour J (24 à 72 heures intensives)
La phase de déploiement concentre l’attention sur le moment précis de la communication : publication du communiqué réglementaire à l’heure exacte prévue, tenue du call d’analystes ou de la conférence téléphonique dans des conditions maîtrisées, gestion en temps réel des réactions du marché et des demandes d’information, coordination avec les banques-conseils pour les éventuelles interventions de leurs analystes, gestion des journalistes financiers qui relaient l’information, surveillance du cours et des volumes pour détecter d’éventuelles anomalies appelant une réponse supplémentaire. Cette phase, d’une intensité opérationnelle maximale, mobilise l’équipe complète pendant les vingt-quatre à soixante-douze heures critiques.
Phase 4 – Consolidation et suivi (2 à 12 semaines)
La phase de consolidation, souvent négligée, est pourtant celle qui détermine si la crise financière se referme ou se prolonge en crise durable. Elle comprend le suivi systématique de la perception investisseurs dans les semaines qui suivent (à travers des conversations bilatérales avec les principaux gérants, l’analyse des notes d’analystes publiées, la surveillance des flux sur le titre), la préparation des rendez-vous suivants (publications trimestrielles, journées investisseurs, participations à des conférences sectorielles) qui seront des opportunités de consolider ou d’ébranler le rétablissement, et la gestion des sujets résiduels qui nourrissent parfois des débats prolongés avec certains investisseurs institutionnels. Cette phase débouche typiquement, si la crise est stabilisée, sur une transition vers des dispositifs plus légers (monitoring renforcé, disponibilité d’astreinte) ou vers d’autres dispositifs LaFrenchCom selon les configurations.
L’équipe mobilisée : une combinaison rare de profils
La Cellule Investor Relations de Crise mobilise une équipe dont la composition est soigneusement calibrée pour couvrir la double maîtrise exigée.
L’associé référent est un partner senior LaFrenchCom doté d’une expérience confirmée en communication financière de crise, généralement issu d’un parcours qui a combiné fonctions en relations investisseurs de grande entreprise cotée, conseil en communication financière, et gestion de crise stratégique. Cette figure rare porte la relation avec le dirigeant de l’entreprise cliente (président, directeur général, directeur financier) et la coordination d’ensemble de la mission.
Un consultant senior spécialisé en communication financière apporte l’expertise technique quotidienne : maîtrise des règles AMF, familiarité avec les codes des analystes financiers, fluidité dans les formats professionnels. Ce consultant est généralement un ancien responsable des relations investisseurs d’une grande entreprise cotée ou un ancien analyste financier reconverti dans le conseil.
Un consultant senior en gestion de crise stratégique apporte la dimension communicationnelle plus large : construction narrative, gestion médiatique, coordination des messages, anticipation des implications réputationnelles. Il assure l’articulation entre la communication strictement financière et les autres dimensions communicationnelles que la crise peut mobiliser.
Selon les configurations, des experts complémentaires peuvent être mobilisés : analystes financiers buy-side ou sell-side en consultation pour les configurations techniques les plus complexes, avocats spécialisés en droit boursier pour les questions réglementaires pointues, experts en manipulation de cours pour les attaques de short sellers, experts en défense anti-OPA pour les configurations de marché sensibles.
Cette équipe travaille en coordination permanente avec les acteurs internes et externes habituels de l’entreprise : direction financière, direction des relations investisseurs, conseil d’administration (notamment comité d’audit et comité stratégique), banques-conseils, avocats, commissaires aux comptes selon les configurations. La Cellule n’a pas vocation à se substituer à ces acteurs mais à orchestrer leur contribution dans le cadre d’une stratégie communicationnelle cohérente.
L’articulation avec les autres dispositifs LaFrenchCom
La Cellule Investor Relations de Crise s’articule avec plusieurs autres dispositifs LaFrenchCom dans les configurations où les crises financières croisent d’autres dimensions.
Avec le Dispositif Anti-Activiste, lorsque la crise financière est provoquée ou amplifiée par une campagne coordonnée (fonds activiste actionnarial, short seller organisé, campagne ESG militante). La Cellule gère spécifiquement la dimension communication financière de la riposte globale orchestrée par le Dispositif.
Avec le Protocole Zéro Heure, qui fournit la doctrine de maîtrise des premières soixante minutes applicable aux configurations de crise financière subite (décrochage brutal, publication soudaine d’un rapport hostile).
Avec la Cellule Rappel Produit, lorsqu’une crise sanitaire ou sécuritaire majeure se double d’une crise boursière de grande ampleur. La coordination entre la dimension rappel et la dimension investisseurs est alors critique : les messages doivent être parfaitement alignés entre les deux dimensions pour éviter les contradictions destructrices.
Avec la Sauvegarde Judiciaire Réputationnelle, lorsque la crise financière est liée à la mise en cause pénale personnelle d’un dirigeant, configuration où la dimension boursière et la dimension judiciaire s’entrelacent dans des modalités particulièrement complexes.
Avec la Cellule Successorale, lorsque la crise financière est liée à une transition de direction exécutive (décès, départ contraint, vacance) qui inquiète les marchés sur la stabilité de la gouvernance.
Cette modularité permet de construire une réponse complète aux configurations les plus complexes, en mobilisant les compétences spécifiques nécessaires à chaque dimension sans disperser la coordination centrale.
Les cas d’engagement et les modalités contractuelles
La Cellule Investor Relations de Crise s’engage selon trois grandes modalités.
L’engagement de crise active est mobilisé lorsque la crise financière est déjà ouverte ou imminente. C’est la configuration la plus fréquente : l’avertissement sur résultats doit être publié dans quelques jours, le décrochage boursier vient de commencer, le rapport du short seller est publié depuis quelques heures. L’engagement déploie l’ensemble du dispositif en mode d’urgence, typiquement sur une durée de quatre à douze semaines selon la configuration.
L’engagement préventif ciblé est souscrit lorsque l’entreprise anticipe une communication sensible à venir (publication de résultats difficiles, annonce stratégique controversée, opération capitalistique sensible). Le dispositif est préparé en amont, prêt à être activé le jour J avec une efficacité maximale. Cette configuration, la plus rentable stratégiquement, est encore sous-utilisée par les entreprises françaises.
L’abonnement de vigilance renforcée est mobilisé par les sociétés cotées considérant qu’elles présentent un profil de vulnérabilité particulier : secteur volatile, base actionnariale concentrée sur des hedge funds, historique de crises récentes, environnement sectoriel sous tension, opérations capitalistiques récurrentes. Cette configuration combine une veille financière permanente, un dispositif de réponse rapide mobilisable en quelques heures, et un accompagnement régulier des équipes internes de relations investisseurs.
Les modalités financières sont adaptées à ces configurations. L’engagement de crise active est tarifé selon un schéma combinant une composante fixe d’ouverture (couvrant la mobilisation immédiate de l’équipe et la phase de diagnostic) et une composante variable (selon la durée effective de la crise). L’engagement préventif suit une logique de mission cadrée. L’abonnement de vigilance mobilise une rétention mensuelle modérée couvrant la veille et la disponibilité, avec activation tarifée des interventions effectives.
Confidentialité, déontologie et respect du droit boursier
La Cellule Investor Relations de Crise opère dans un domaine particulièrement sensible où les considérations de confidentialité s’articulent avec le respect strict du droit boursier.
La confidentialité absolue est évidemment requise : la simple fuite de l’existence d’une mission de communication financière de crise pourrait déclencher des mouvements de marché significatifs et donner lieu à des accusations d’information privilégiée mal gérée. L’équipe mobilisée est soigneusement restreinte, les communications passent par des canaux dédiés, les documents sont produits en exemplaires numérotés.
Le respect du droit boursier constitue une contrainte absolue qui encadre l’ensemble de la mission. LaFrenchCom intervient systématiquement en coordination avec les avocats spécialisés en droit boursier du client, et nos consultants connaissent parfaitement les règles encadrant la communication financière : gestion des informations privilégiées, règles de publication au public, principes d’égalité d’accès à l’information, calendriers de fenêtres négatives (closed periods) autour des publications, obligations déclaratives. Aucune recommandation communicationnelle n’est émise qui ne respecterait pas scrupuleusement ces règles.
Sur le plan déontologique, LaFrenchCom respecte des principes stricts. Nous refusons les missions qui viseraient à dissimuler des informations qui devraient légalement être publiées, à manipuler l’information diffusée aux marchés, à avantager certains investisseurs au détriment d’autres en violation des principes d’égalité d’accès. Notre rôle est d’aider l’entreprise à communiquer efficacement dans le respect absolu des règles, pas de l’aider à les contourner. Cette posture stricte, qui peut paraître contraignante, est en réalité la condition de l’efficacité durable du dispositif : une communication qui ferait l’objet de sanctions ultérieures de l’AMF serait désastreuse pour la réputation du client et pour notre propre crédibilité professionnelle.
Premier contact
L’engagement d’une Cellule Investor Relations de Crise s’initie généralement dans l’urgence, par un appel confidentiel d’une durée de soixante à quatre-vingt-dix minutes, à l’initiative du directeur général, du directeur financier, ou du directeur des relations investisseurs de l’entreprise cotée concernée. Pour les configurations les plus urgentes, nos associés seniors sont joignables vingt-quatre heures sur vingt-quatre et peuvent engager une première conversation d’évaluation dans les heures qui suivent la demande.
Cette conversation permet d’évaluer rapidement la nature et l’ampleur de la crise, d’identifier les décisions immédiates à prendre, de coordonner avec les autres acteurs déjà mobilisés (direction financière, banques-conseils, avocats), et de dimensionner le dispositif approprié.
À l’issue, et après signature d’un accord de confidentialité renforcé, LaFrenchCom soumet une proposition d’engagement détaillée incluant la composition nominative de l’équipe mobilisée, les modalités de coordination avec les acteurs internes et externes, le calendrier prévisionnel des phases successives, les livrables attendus, les protocoles de respect du droit boursier, et les conditions financières. Pour les configurations de crise active, la mission peut démarrer dans les heures qui suivent la signature.
La Cellule Investor Relations de Crise est un dispositif propriétaire de LaFrenchCom.