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Steinhoff — Le scandale comptable sud-africain (2017)

Markus Jooste

Le cas paradigmatique de la fraude comptable transnationale dans un conglomérat multinational du retail et des défaillances de la gouvernance transfrontalière

1. Le contexte : un conglomérat sud-africain devenu géant mondial du retail, un dirigeant charismatique, une expansion internationale fulgurante

L’affaire Steinhoff occupe dans le corpus mondial de la communication de crise une place particulièrement structurante dans le paysage des fraudes comptables transnationales contemporaines analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom. Elle constitue probablement le cas le plus paradigmatique de la fraude comptable dans un conglomérat multinational du retail issu d’une économie émergente, et l’un des cas les plus marquants des défaillances de la gouvernance transfrontalière et de l’audit dans les configurations corporate transnationales complexes. À la différence de plusieurs autres fraudes comptables (Enron, WorldCom), le dossier Steinhoff articule une dimension transnationale considérable : une fraude comptable conduite dans un conglomérat ayant son origine en Afrique du Sud mais opérant à travers une structure transnationale complexe (cotation principale à Francfort en Allemagne, cotation secondaire à Johannesburg, opérations dans de nombreux pays), propriétaire de marques considérables du retail mondial (notamment Conforama en France, Poundland au Royaume-Uni, Mattress Firm aux États-Unis, Pepkor en Afrique du Sud, et plusieurs autres). Avec la révélation en décembre 2017 d’« irrégularités comptables » considérables, un effondrement boursier spectaculaire (environ 10 milliards d’euros (160 milliards de rands) de la valeur de Steinhoff effacés des marchés en quelques jours), une démission immédiate du PDG Markus Jooste, une fraude comptable estimée ultérieurement à plusieurs milliards d’euros remontant à 2014, un rapport d’enquête considérable de PwC (PricewaterhouseCoopers) de plusieurs milliers de pages, des procédures judiciaires prolongées sur plus de six ans, le suicide de Markus Jooste en mars 2024 quelques heures après l’imposition d’une amende considérable et l’émission d’un mandat d’arrêt, et la disparition finale de Steinhoff en 2023, le dossier Steinhoff articule des dimensions habituellement séparées : fraude comptable transnationale considérable, défaillances de la gouvernance transfrontalière, défaillances de l’audit (Deloitte), dimension humaine considérable des conséquences pour les investisseurs (notamment les fonds de pension sud-africains), trajectoire dramatique du dirigeant principal, transformation considérable de la régulation et de la gouvernance corporate. À ce titre, le dossier Steinhoff constitue un cas paradigmatique pour la pédagogie contemporaine, où les questions techniques de fraude comptable rejoignent les questions de gouvernance transnationale, de défaillances de l’audit, et de dimensions humaines des fraudes corporate.

Pour saisir la portée du dossier, il faut décrire l’entreprise et son histoire. Steinhoff International Holdings, dont les origines remontent à une entreprise fondée en 1964 en Allemagne par Bruno Steinhoff (initialement dans le commerce de meubles), s’était considérablement transformée sous la direction de Markus Jooste pendant les années 1990-2010 en un conglomérat multinational considérable du retail et de l’ameublement. Sur plusieurs décennies, Steinhoff s’était développée par une expansion considérable, particulièrement par croissance externe (acquisitions successives). Au moment de l’effondrement en décembre 2017, Steinhoff constituait l’un des plus grands conglomérats mondiaux du retail, propriétaire de nombreuses marques considérables : Conforama (chaîne française d’ameublement et d’électroménager), Poundland (chaîne britannique de magasins à prix unique), Mattress Firm (chaîne américaine de literie), Pepkor (groupe sud-africain de retail incluant notamment Pep et Ackermans), Harveys et Bensons for Beds (Royaume-Uni), plusieurs autres. L’entreprise employait environ 130 000 personnes dans le monde, opérait dans environ 30 pays, et générait un chiffre d’affaires annuel considérable. Cette dimension de conglomérat multinational considérable du retail, propriétaire de marques considérables dans de nombreux pays, constituait une particularité structurante du dossier : la fraude Steinhoff affectait des marques et des opérations considérables dans de nombreux pays.

La structure transnationale de Steinhoff mérite une attention particulière pour comprendre les défaillances de gouvernance. Steinhoff présentait une structure corporate transnationale considérablement complexe. Premièrement, l’origine sud-africaine : bien que fondée en Allemagne, Steinhoff était considérablement associée à l’Afrique du Sud, où elle avait son centre opérationnel principal et où ses dirigeants principaux (notamment Markus Jooste et Christo Wiese) étaient basés. Deuxièmement, la cotation principale à Francfort : en 2015, Steinhoff avait transféré sa cotation principale à la Bourse de Francfort en Allemagne (tout en conservant une cotation secondaire à Johannesburg), dans une dimension qui modifiait considérablement son cadre réglementaire. Troisièmement, la structure corporate considérablement complexe : Steinhoff opérait à travers une structure de holdings et de filiales considérablement complexe répartie dans de nombreuses juridictions (Afrique du Sud, Allemagne, Pays-Bas, multiples autres). Cette structure transnationale complexe créait des défaillances considérables de gouvernance transfrontalière : aucune autorité régulatrice ou aucun auditeur n’avait une vision complète de l’ensemble de la structure, dans une dimension qui facilitait considérablement les fraudes. Cette dimension de structure transnationale complexe constituera l’un des aspects les plus structurants du dossier et illustre les défis considérables de la gouvernance et de la régulation des conglomérats transnationaux complexes.

Markus Jooste, PDG de Steinhoff jusqu’en décembre 2017, constituait au moment de l’effondrement l’une des figures les plus considérables du capitalisme sud-africain. Né le 22 janvier 1961 à Pretoria, formé à l’université de Stellenbosch et à l’université du Cap, Jooste avait progressivement construit Steinhoff en l’un des plus grands conglomérats mondiaux du retail. Éleveur passionné de chevaux, il était considéré en 2016 comme l’une des personnes les plus riches d’Afrique, valant 400 millions de dollars. S’associant à Christo Wiese en 2014, ils avaient engagé un programme d’expansion internationale agressif. Sa personnalité publique, marquée par une discrétion relative mais une réputation considérable dans les milieux d’affaires sud-africains, contrastait avec la dimension considérable de son train de vie (notamment ses activités considérables dans l’élevage de chevaux de course, ses propriétés considérables incluant le domaine viticole Lanzerac). Jooste était considérablement intégré dans l’establishment économique sud-africain, particulièrement dans la communauté afrikaner et les réseaux de l’université de Stellenbosch. Cette dimension d’intégration considérable dans l’establishment économique sud-africain contribuera ultérieurement à la dimension considérable du dossier sur le plan national sud-africain.

Christo Wiese, président du conseil d’administration et principal actionnaire de Steinhoff au moment de l’effondrement, constituait également une figure considérable du capitalisme sud-africain. L’un des hommes les plus riches d’Afrique du Sud, Wiese avait construit sa fortune considérable dans le retail (notamment via Pepkor et Shoprite). Son association avec Jooste en 2014, qui avait conduit à l’intégration de Pepkor dans Steinhoff, avait considérablement renforcé sa position dans Steinhoff. Wiese était devenu le principal actionnaire de Steinhoff, dans une dimension où son effondrement personnel lors de la crise serait considérable (il subira des pertes considérables estimées à plusieurs milliards d’euros). La dimension de Wiese illustre les conséquences considérables de la fraude Steinhoff même pour les figures les plus considérables du capitalisme sud-africain.

2. La chronologie : l’effondrement spectaculaire et les révélations progressives

La chronologie du dossier se déploie sur plusieurs temporalités : la fraude comptable progressivement développée depuis 2014, l’effondrement spectaculaire de décembre 2017, les révélations progressives de l’ampleur de la fraude pendant 2018-2019, et les procédures judiciaires prolongées culminant par le suicide de Markus Jooste en mars 2024.

Phase 1 — Le développement de la fraude comptable (2014-2017). Selon les éléments établis ultérieurement par les enquêtes (notamment le rapport PwC), la fraude comptable Steinhoff s’est développée progressivement à partir de 2014, particulièrement dans le contexte de l’expansion internationale agressive engagée par Jooste et Wiese. La controverse impliquée et prolongée concernait les pratiques comptables de Steinhoff dans son activité d’Europe centrale remontant à 2014. Plusieurs caractéristiques structurent cette dimension. La fraude impliquait la fabrication de transactions et de revenus fictifs, particulièrement via des entités considérées comme indépendantes mais en réalité contrôlées par des proches de la direction Steinhoff. Ces transactions fictives permettaient de gonfler artificiellement les revenus et les actifs de Steinhoff, dans une dimension qui présentait l’entreprise comme considérablement plus profitable et solide qu’elle ne l’était réellement. La fraude impliquait également la surévaluation considérable d’actifs et la dissimulation de pertes. Cette fraude comptable considérable, conduite à travers la structure transnationale complexe de Steinhoff, était facilitée par les défaillances de la gouvernance transfrontalière et par les défaillances de l’audit. Pendant cette période, l’expansion internationale agressive de Steinhoff (acquisitions successives considérables) masquait partiellement les fragilités, dans une dimension où la croissance apparente rassurait les investisseurs.

Phase 2 — Les premiers signaux et les enquêtes allemandes (2015-2017). Pendant les années précédant l’effondrement, plusieurs signaux d’alerte commencent à émerger. Les autorités allemandes (Steinhoff étant cotée principalement à Francfort) engagent des enquêtes sur les pratiques comptables de Steinhoff. Plusieurs analystes et journalistes commencent à exprimer des préoccupations sur la complexité considérable de la structure Steinhoff et sur certaines de ses pratiques comptables. Le magazine allemand Manager Magazin publie des articles critiques sur Steinhoff. Mais ces signaux restent largement contenus, dans une dimension où la croissance apparente de Steinhoff et la réputation considérable de ses dirigeants décourageaient les analyses critiques approfondies. La dimension de structure transnationale complexe compliquait considérablement les enquêtes : aucune autorité n’avait une vision complète de l’ensemble de la structure.

Phase 3 — L’effondrement spectaculaire (5-6 décembre 2017). Le 5 décembre 2017 constitue le tournant central du dossier. Jooste a soumis sa démission le 5 décembre 2017. Steinhoff annonce simultanément la découverte d’« irrégularités comptables » considérables et le report de la publication de ses résultats annuels, dans une dimension qui déclenche immédiatement un effondrement spectaculaire. La démission soudaine de Jooste a été suivie d’une controverse impliquée et prolongée concernant les pratiques comptables de Steinhoff. L’incertitude résultante a vu environ 10 milliards d’euros (160 milliards de rands) de la valeur de Steinhoff effacés des marchés en quelques jours, avec des pertes continues à mesure que la situation se développait. L’action Steinhoff, cotée à Francfort, perd environ 90 % de sa valeur dans les jours suivant l’annonce, dans une dimension d’effondrement boursier spectaculaire. Wiese a suivi neuf jours plus tard lorsqu’un grand investisseur, le PIC (Public Investment Corporation), a appelé à une surveillance indépendante. Cette dimension d’effondrement spectaculaire, avec environ 90 % de la valeur de Steinhoff effacée en quelques jours, illustre l’ampleur considérable de la crise de confiance déclenchée par la révélation des irrégularités comptables.

Phase 4 — L’enquête PwC et les révélations de l’ampleur de la fraude (2018-2019). Suite à l’effondrement, Steinhoff engage une enquête considérable confiée à PwC (PricewaterhouseCoopers). Cette enquête, le rapport d’enquête PwC de 3 000 ou 7 000 pages qui en résulte, révèle progressivement l’ampleur considérable de la fraude. L’enquête PwC révèle que la fraude comptable Steinhoff impliquait la fabrication de transactions et de revenus fictifs estimés à plusieurs milliards d’euros, conduite par un groupe restreint de cadres dirigeants à travers la structure transnationale complexe de l’entreprise. L’enquête identifie plusieurs catégories de fraudes : transactions fictives avec des entités prétendument indépendantes mais en réalité contrôlées par des proches de la direction, surévaluation considérable d’actifs, dissimulation de pertes, multiples autres. L’ampleur considérable de la fraude révélée par l’enquête PwC, remontant à 2014, illustre la dimension systémique de la fraude Steinhoff. Pendant cette période, Steinhoff doit retraiter considérablement ses états financiers des années précédentes, dans une dimension qui révèle l’ampleur considérable des manipulations. L’entreprise engage des efforts considérables pour survivre malgré la fraude révélée, dans une dimension de restructuration considérable.

Phase 5 — La lutte pour la survie et la restructuration (2018-2022). Pendant les années suivant l’effondrement, Steinhoff engage une lutte considérable pour la survie. Plusieurs dimensions structurent cette phase. Premièrement, les négociations considérables avec les créanciers : Steinhoff, considérablement endettée, engage des négociations complexes avec ses créanciers pour restructurer sa dette considérable et éviter la faillite. Deuxièmement, les cessions d’actifs : Steinhoff engage des cessions considérables d’actifs et de marques pour réduire sa dette et générer des liquidités. Troisièmement, les multiples procédures judiciaires : Steinhoff fait face à de multiples procédures judiciaires considérables engagées par les investisseurs ayant subi des pertes considérables, particulièrement en Allemagne, aux Pays-Bas, et en Afrique du Sud. Quatrièmement, les négociations sur les règlements : Steinhoff engage des négociations considérables pour conclure des règlements avec les investisseurs lésés. En 2022, Steinhoff parvient à conclure un règlement global considérable avec les investisseurs lésés (environ 1,4 milliard d’euros), dans une dimension qui visait à résoudre les multiples litiges. Cette lutte considérable pour la survie illustre les conséquences considérables de la fraude Steinhoff et les défis considérables de la restructuration d’un conglomérat transnational complexe affecté par une fraude comptable considérable.

Phase 6 — La disparition finale de Steinhoff (2023). Malgré les efforts considérables de restructuration, Steinhoff ne parvient pas à surmonter les conséquences considérables de la fraude et de l’endettement. En 2023, après plusieurs années de lutte pour la survie, Steinhoff engage une restructuration finale qui aboutit essentiellement à la disparition de l’entreprise sous sa forme antérieure. La structure corporate est considérablement transformée, les actionnaires existants étant essentiellement effacés au profit des créanciers. La SARB (South African Reserve Bank) a confirmé que les deux parties étaient parvenues à un règlement permettant à Ibex de liquider ses opérations, de rembourser les créanciers, et de conclure toutes les procédures juridiques connexes. Les marques considérables de Steinhoff (Conforama, Poundland, Pepkor, multiples autres) connaissent des trajectoires diverses : certaines sont vendues, d’autres restructurées, d’autres maintenues sous de nouvelles structures. Cette disparition finale de Steinhoff, après plus de cinq ans de lutte pour la survie suite à l’effondrement de 2017, illustre l’ampleur considérable des conséquences de la fraude comptable considérable.

Phase 7 — Les procédures judiciaires et les premières condamnations (2019-2023). Sur le plan judiciaire, plusieurs procédures sont engagées progressivement en Afrique du Sud, en Allemagne, et dans plusieurs autres juridictions. En Afrique du Sud, plusieurs autorités engagent des enquêtes : la Hawks (Directorate for Priority Crime Investigation), le National Prosecuting Authority (NPA), la Financial Sector Conduct Authority (FSCA), la South African Reserve Bank (SARB). Plusieurs anciens cadres de Steinhoff sont progressivement poursuivis. L’ancien directeur financier de Steinhoff Ben la Grange a été condamné à cinq ans de prison après avoir plaidé coupable de fraude. Plusieurs autres anciens cadres sont poursuivis ou condamnés. L’ancien cadre de Steinhoff Stephanus Grobler a comparu devant la Specialised Commercial Crimes Court de Pretoria pour faire face à des accusations de racket, trois chefs de fraude valant 21 milliards de rands, la manipulation des états financiers, et le manquement à signaler des activités frauduleuses. Entre 2014 et 2016, Jooste a joué un rôle majeur dans la gestion de Steinhoff, que le NPA a qualifié d’« entreprise criminelle ». Ces procédures judiciaires prolongées illustrent la complexité considérable de la poursuite des fraudes comptables transnationales complexes.

Phase 8 — Les sanctions contre Markus Jooste et la dimension de la FSCA (2022-2024). Markus Jooste, figure centrale de la fraude, fait l’objet de procédures considérables. En décembre 2022, la FSCA impose une première amende considérable à Jooste pour délit d’initié. La pénalité s’ajoutait à l’amende réduite de 20 millions de rands, plus intérêts, qui avait été imposée à Jooste en décembre 2022 pour délit d’initié. Mais Jooste conteste considérablement ces sanctions et engage des litiges prolongés. Bien que Jooste était censé payer l’amende de 20 millions de rands avant le 6 janvier 2023, il a enchevêtré l’affaire dans des litiges continus et n’a jamais payé un centime. Pendant ses interactions avec les autorités, Jooste maintient considérablement son innocence. Jusqu’à sa mort, l’ancien Stellies Old Boy est resté stoïque, maintenant dans des entretiens récents avec la FSCA qu’il était « inconscient » de toute irrégularité financière. Cette dimension de déni prolongé de Jooste, dans une dimension qui contrastait avec l’ampleur considérable des fraudes établies par les enquêtes, illustre la dimension considérable de contestation de Jooste.

Phase 9 — Le suicide de Markus Jooste (mars 2024). Un développement considérablement dramatique intervient en mars 2024. Markus Jooste s’est apparemment tiré une balle un peu plus de 24 heures après que la Financial Sector Conduct Authority a révélé qu’elle l’amendait d’un montant considérable de 475 millions de rands et qu’elle prévoyait de poursuivre une affaire pénale. Sa mort survient un jour après qu’il a été informé qu’il devait payer une pénalité administrative de 475 millions de rands à la FSCA au plus tard le vendredi 19 avril 2024 — lui donnant un mois pour réunir les fonds. Il est allégué que Jooste s’est suicidé après avoir été notifié des mandats d’arrêt obtenus par les agences d’application de la loi, « échappant aux mains de la justice », a déclaré le NPA. Le National Prosecuting Authority et le Directorate for Priority Crime Investigation avaient obtenu des mandats d’arrêt pour les principaux suspects impliqués dans l’effondrement de Steinhoff. La mort de Jooste, survenue le 21 mars 2024 (jour des droits de l’homme en Afrique du Sud) à Hermanus, constitue une dimension considérablement dramatique du dossier. Cette mort, survenant quelques heures après l’imposition de l’amende considérable et l’émission du mandat d’arrêt, prolonge la dimension dramatique des suicides observés dans plusieurs autres dossiers (notamment dans le dossier Madoff). La mort de Jooste soulève également des questions sur la poursuite des procédures judiciaires et sur le sort des actifs saisis. L’Autorité a déclaré depuis que la mort de Jooste n’aura aucun impact sur l’amende ni sur l’enquête de la FSCA relative à Steinhoff.

Phase 10 — Les procédures continues et l’héritage prolongé (2024-2026). À la date de rédaction de ce cours, plusieurs développements continuent de structurer le dossier Steinhoff. Sur le plan judiciaire, les procédures contre les autres anciens cadres de Steinhoff se poursuivent. L’affaire a pris un tournant dramatique en mars 2024 avec la mort de l’ancien PDG de Steinhoff Markus Jooste, mais les procédures contre les autres suspects continuent. En janvier 2026, un ancien directeur de Steinhoff est condamné à 5 ans de prison pour une fraude de 376 millions de rands. Sur le plan de la récupération des actifs, plusieurs procédures de saisie et de confiscation des actifs des anciens cadres de Steinhoff se poursuivent. Le domaine viticole Lanzerac, autrefois lié à la famille Rupert et à l’ancien PDG de Steinhoff Markus Jooste, a été vendu pour 105 millions de rands, dans une dimension qui illustre les procédures de récupération des actifs. Une dimension considérablement remarquable du dossier tient aux mystères persistants entourant la mort de Jooste. La nation continue de demander « Où est la preuve que Jooste est vraiment mort ? » Cette incertitude continue a conduit à des préoccupations croissantes sur le manque de transparence des autorités et de l’entourage de Jooste. Ces mystères persistants, dans une dimension où certains contestent même la réalité de la mort de Jooste, illustrent la dimension considérablement dramatique et controversée du dossier. Sur le plan symbolique et culturel, le dossier Steinhoff reste durablement présent dans la conscience publique sud-africaine et internationale comme cas paradigmatique de la fraude comptable transnationale. Le dossier est largement étudié dans les écoles de business comme cas paradigmatique des fraudes comptables transnationales et des défaillances de la gouvernance transfrontalière.

3. L’anatomie d’une fraude comptable transnationale

Le dossier Steinhoff révèle des mécanismes spécifiques qui éclairent les conditions structurelles dans lesquelles une fraude comptable considérable peut se développer dans un conglomérat transnational complexe.

La structure transnationale complexe et les défaillances de la gouvernance transfrontalière. L’élément central du dossier tient à la structure transnationale considérablement complexe de Steinhoff et aux défaillances de la gouvernance transfrontalière qui facilitaient la fraude. Plusieurs caractéristiques structurent cette dimension. Premièrement, la dispersion considérable de la structure corporate : Steinhoff opérait à travers une structure de holdings et de filiales considérablement complexe répartie dans de nombreuses juridictions (Afrique du Sud, Allemagne, Pays-Bas, multiples autres). Cette dispersion considérable créait des défaillances de gouvernance transfrontalière : aucune autorité régulatrice ou aucun auditeur n’avait une vision complète de l’ensemble de la structure. Deuxièmement, la dimension de cotation principale à Francfort avec origine sud-africaine : le transfert de la cotation principale à Francfort en 2015, tout en conservant le centre opérationnel principal en Afrique du Sud, créait une dimension de dispersion entre le cadre réglementaire (allemand) et le centre opérationnel (sud-africain), dans une dimension qui compliquait considérablement la supervision. Troisièmement, l’utilisation considérable d’entités prétendument indépendantes : la fraude impliquait l’utilisation d’entités prétendument indépendantes mais en réalité contrôlées par des proches de la direction Steinhoff, dans une dimension qui rappelle les Special Purpose Entities d’Enron. Ces entités permettaient de fabriquer des transactions et des revenus fictifs. Quatrièmement, la dimension considérable de complexité qui décourageait les analyses critiques : la complexité considérable de la structure Steinhoff décourageait les analyses critiques approfondies des investisseurs et des analystes. Cette dimension de structure transnationale complexe, qui facilitait considérablement la fraude et compliquait considérablement la supervision, illustre les défis considérables de la gouvernance et de la régulation des conglomérats transnationaux complexes. La leçon structurelle est essentielle : les structures corporate transnationales considérablement complexes créent des défaillances de gouvernance transfrontalière qui peuvent faciliter considérablement les fraudes comptables.

Les défaillances considérables de l’audit et la dimension de Deloitte. Une dimension institutionnelle fondamentale du dossier tient aux défaillances considérables de l’audit de Steinhoff. Deloitte, auditeur de Steinhoff, avait validé les comptes frauduleux de l’entreprise pendant les années précédant l’effondrement. Plusieurs caractéristiques structurent cette dimension. Premièrement, la validation des comptes frauduleux : Deloitte avait validé les comptes de Steinhoff malgré les fraudes comptables considérables qui s’y développaient depuis 2014. Deuxièmement, la dimension de complexité transnationale qui compliquait l’audit : la structure transnationale considérablement complexe de Steinhoff compliquait considérablement l’audit, dans une dimension qui aurait pu contribuer aux défaillances. Mais cette complexité ne saurait excuser les défaillances de l’audit, particulièrement compte tenu de l’ampleur considérable de la fraude. Troisièmement, le rôle considérable de Deloitte dans le déclenchement de l’effondrement : c’est en réalité un désaccord entre Deloitte et la direction de Steinhoff sur la validation des comptes annuels 2017 qui a déclenché l’effondrement de décembre 2017, Deloitte ayant refusé de signer les comptes en l’absence de clarifications sur certaines transactions. Cette dimension illustre que les défaillances de l’audit antérieures (validation des comptes des années précédentes) coexistaient avec un rôle de Deloitte dans le déclenchement de la révélation finale. Ces défaillances considérables de l’audit, dans une dimension où l’auditeur avait validé les comptes frauduleux pendant des années avant de déclencher la révélation, illustrent les défaillances structurelles considérables de l’audit dans les configurations transnationales complexes. Elles prolongent les questions déjà ouvertes par d’autres dossiers (Arthur Andersen-Enron, EY-Wirecard, KPMG-Carillion) sur les défaillances de l’audit.

La dimension du groupe restreint de fraudeurs et la culture corporate. Une dimension propre au dossier tient au rôle d’un groupe restreint de cadres dirigeants dans la conduite de la fraude. Plusieurs caractéristiques structurent cette dimension. Premièrement, le rôle central de Markus Jooste : les enquêtes ont identifié Jooste comme figure centrale de la fraude, dans une dimension où le NPA a qualifié Steinhoff d’« entreprise criminelle » sous sa direction. Deuxièmement, le rôle d’un groupe restreint de cadres : la fraude était conduite par un groupe restreint de cadres dirigeants proches de Jooste, dans une dimension qui facilitait la dissimulation. Troisièmement, l’utilisation de réseaux personnels : la fraude impliquait l’utilisation de réseaux personnels et d’entités contrôlées par des proches, dans une dimension qui rappelle plusieurs autres fraudes. Quatrièmement, la dimension considérable de l’establishment afrikaner et des réseaux de Stellenbosch : Jooste et plusieurs cadres de Steinhoff étaient considérablement intégrés dans l’establishment économique afrikaner et dans les réseaux de l’université de Stellenbosch, dans une dimension qui contribuait à la cohésion du groupe et qui aura des répercussions considérables sur la perception du dossier en Afrique du Sud. Cette dimension du groupe restreint de fraudeurs, conduisant la fraude à travers des réseaux personnels et des entités contrôlées, illustre les dynamiques des fraudes comptables conduites par des groupes restreints de dirigeants.

Les conséquences humaines considérables et la dimension des fonds de pension sud-africains. Une dimension humaine et sociale propre au dossier tient aux conséquences considérables de l’effondrement de Steinhoff pour les investisseurs, particulièrement les fonds de pension sud-africains. Plusieurs caractéristiques structurent cette dimension. Premièrement, les pertes considérables des investisseurs : l’effondrement de Steinhoff (environ 10 milliards d’euros de valeur effacés) a produit des pertes considérables pour les investisseurs. Deuxièmement, la dimension considérable des fonds de pension sud-africains : le Public Investment Corporation (PIC), gestionnaire des fonds de pension publics sud-africains (notamment les pensions des fonctionnaires sud-africains), était un investisseur considérable dans Steinhoff. Les pertes considérables du PIC affectaient ainsi indirectement les retraites de millions de Sud-Africains, dans une dimension de conséquences sociales considérables. Cette dimension des fonds de pension publics sud-africains affectés constitue l’un des aspects les plus structurants du dossier sur le plan social sud-africain. Troisièmement, les pertes considérables de Christo Wiese et d’autres investisseurs sud-africains : l’effondrement a produit des pertes considérables même pour les figures les plus considérables du capitalisme sud-africain. Quatrièmement, la dimension considérable des conséquences pour l’économie sud-africaine : l’effondrement de Steinhoff, l’un des plus grands conglomérats sud-africains, a produit des conséquences considérables pour l’économie et la réputation corporate sud-africaines. Cette dimension de conséquences humaines et sociales considérables, particulièrement l’impact sur les fonds de pension publics sud-africains, illustre la dimension fondamentalement humaine et sociale des fraudes corporate et leurs conséquences considérables au-delà des dimensions financières.

La dimension transnationale des procédures judiciaires et les défis de la poursuite. Une dimension juridique propre au dossier tient à la dimension transnationale considérable des procédures judiciaires et aux défis considérables de la poursuite des fraudes comptables transnationales. Plusieurs caractéristiques structurent cette dimension. Premièrement, la dispersion considérable des procédures : les procédures judiciaires se sont déployées dans plusieurs juridictions (Afrique du Sud, Allemagne, Pays-Bas, multiples autres), dans une dimension qui compliquait considérablement la coordination. Deuxièmement, les défis considérables de la coopération internationale : la poursuite des fraudes transnationales nécessitait une coopération internationale considérable, dans une dimension qui compliquait et ralentissait considérablement les procédures. Troisièmement, la durée considérable des procédures : les procédures judiciaires se sont prolongées sur plus de six ans, dans une dimension qui illustre la complexité considérable de la poursuite des fraudes transnationales complexes. Quatrièmement, la dimension dramatique du suicide de Jooste : la mort de Jooste en mars 2024, quelques heures après l’imposition de l’amende et l’émission du mandat d’arrêt, a considérablement compliqué la dimension judiciaire du dossier et soulève des questions sur la poursuite des procédures et le sort des actifs. Ces défis considérables de la poursuite des fraudes comptables transnationales complexes illustrent les limites considérables des dispositifs judiciaires face aux configurations corporate transnationales complexes.

4. Analyse de la communication de crise

La communication autour de la crise Steinhoff constitue un cas d’école riche, marqué par plusieurs dimensions instructives.

L’effondrement communicationnel brutal de décembre 2017. L’élément communicationnel central du dossier tient à l’effondrement communicationnel brutal de décembre 2017. Plusieurs caractéristiques structurent cette dimension. Premièrement, l’annonce considérablement brutale des « irrégularités comptables » : l’annonce simultanée de la découverte d’irrégularités comptables et de la démission du PDG Jooste constituait une révélation considérablement brutale qui déclenchait immédiatement l’effondrement. Deuxièmement, l’absence considérable de préparation : Steinhoff n’avait apparemment pas préparé de stratégie communicationnelle pour gérer la révélation, dans une dimension qui amplifiait le choc. Troisièmement, la dimension considérable d’incertitude : l’annonce entretenait une incertitude considérable sur l’ampleur réelle des irrégularités, dans une dimension qui amplifiait considérablement la panique des investisseurs. Quatrièmement, l’effondrement boursier spectaculaire : l’action perdant environ 90 % de sa valeur en quelques jours illustrait l’ampleur du choc communicationnel. Cette dimension d’effondrement communicationnel brutal illustre les conséquences considérables des révélations brutales de fraudes comptables considérables, particulièrement lorsque les entreprises ne disposent pas de stratégies communicationnelles préparées.

Le déni prolongé de Markus Jooste. Une dimension communicationnelle structurante du dossier tient au déni prolongé de Markus Jooste face aux accusations. Plusieurs caractéristiques structurent cette dimension. Premièrement, le maintien considérable de l’innocence : jusqu’à sa mort, Jooste est resté stoïque, maintenant dans des entretiens récents avec la FSCA qu’il était « inconscient » de toute irrégularité financière. Deuxièmement, la contestation considérable des sanctions : Jooste contestait considérablement les sanctions et engageait des litiges prolongés, dans une dimension qui retardait considérablement les procédures. Troisièmement, l’absence considérable de reconnaissance : Jooste n’a jamais reconnu substantiellement les fraudes ni présenté d’excuses aux investisseurs lésés, dans une dimension qui prolonge celle observée chez plusieurs autres fraudeurs (Holmes, Bankman-Fried, multiples autres). Quatrièmement, la dimension dramatique de la fin : la mort de Jooste, quelques heures après l’imposition de l’amende et l’émission du mandat d’arrêt, dans une dimension où le NPA a évoqué une volonté d’« échapper aux mains de la justice ». Ce déni prolongé de Jooste, dans une dimension qui contrastait avec l’ampleur considérable des fraudes établies, illustre la dimension considérable de contestation des fraudeurs même face à des éléments accablants.

Les communications des autorités sud-africaines. Une dimension communicationnelle structurante du dossier tient aux communications des autorités sud-africaines. Plusieurs caractéristiques structurent cette dimension. Premièrement, la dimension considérable des enquêtes multiples : plusieurs autorités sud-africaines (Hawks, NPA, FSCA, SARB) engageaient des enquêtes et des communications, dans une dimension qui construisait progressivement le récit public des défaillances. Deuxièmement, la qualification de Steinhoff comme « entreprise criminelle » : le NPA qualifiait Steinhoff sous la direction de Jooste d’« entreprise criminelle », dans une dimension de communication considérablement critique. Troisièmement, la communication sur les sanctions et les poursuites : les autorités communiquaient sur les sanctions imposées et les poursuites engagées, dans une dimension qui structurait le récit public. Quatrièmement, la dimension considérable de transparence partielle après la mort de Jooste : les mystères persistants entourant la mort de Jooste ont alimenté des critiques considérables sur le manque de transparence des autorités. Ces communications des autorités sud-africaines, qui ont construit le récit public des défaillances de Steinhoff, illustrent le rôle considérable des autorités dans la construction des récits publics des fraudes corporate.

La dimension considérable des mystères entourant la mort de Jooste. Une dimension communicationnelle exceptionnellement remarquable du dossier tient aux mystères persistants entourant la mort de Markus Jooste. La nation continue de demander « Où est la preuve que Jooste est vraiment mort ? » Cette incertitude continue a conduit à des préoccupations croissantes sur le manque de transparence des autorités et de l’entourage de Jooste. Des doutes émergent même sur l’identité du corps récupéré le jour de l’incident. Cette dimension de mystères persistants, dans une dimension où certains contestent même la réalité de la mort de Jooste, illustre la dimension considérablement dramatique et controversée du dossier. Elle illustre également comment l’absence de transparence considérable peut alimenter des spéculations considérables, particulièrement dans les dossiers de fraude corporate impliquant des figures considérables. Cette dimension de mystères entourant la mort de Jooste, qui se poursuit à la date de rédaction de ce cours, constitue l’un des aspects les plus distinctifs du dossier sur le plan communicationnel.

5. Les transformations induites

L’affaire Steinhoff a produit, en quelques années, des transformations significatives à plusieurs niveaux, dont l’écho continue de structurer la régulation et la gouvernance corporate, particulièrement en Afrique du Sud.

Sur le plan de la régulation et de la gouvernance corporate sud-africaines, le dossier Steinhoff a alimenté des transformations considérables. Le dossier a illustré les défaillances considérables de la gouvernance corporate sud-africaine et a alimenté des réflexions considérables sur le renforcement de la régulation et de la supervision. La FSCA (Financial Sector Conduct Authority) a renforcé ses capacités d’enquête et de sanction. Plusieurs réflexions ont été engagées sur le renforcement de la gouvernance corporate et de la supervision des conglomérats. Le dossier a également alimenté des débats considérables sur les réseaux de l’establishment économique afrikaner et sur les pratiques corporate dans ces réseaux.

Sur le plan de la régulation de l’audit, le dossier a alimenté des réflexions considérables sur les défaillances de l’audit. Les défaillances de Deloitte dans l’audit de Steinhoff ont alimenté les débats sur les défaillances structurelles de l’audit, particulièrement dans les configurations transnationales complexes. Ces réflexions prolongent celles ouvertes par d’autres dossiers (Arthur Andersen-Enron, EY-Wirecard, KPMG-Carillion).

Sur le plan de la gouvernance transnationale, le dossier a alimenté des réflexions considérables sur les défaillances de la gouvernance transfrontalière. La structure transnationale considérablement complexe de Steinhoff, qui facilitait la fraude et compliquait la supervision, a illustré les défis considérables de la gouvernance et de la régulation des conglomérats transnationaux complexes. Ces réflexions alimentent des débats considérables sur le renforcement de la coordination internationale dans la supervision des conglomérats transnationaux.

Sur le plan de la protection des investisseurs et des fonds de pension, le dossier a alimenté des réflexions considérables. L’impact considérable de l’effondrement de Steinhoff sur les fonds de pension publics sud-africains (via le PIC) a alimenté des débats considérables sur la protection des investisseurs et des fonds de pension face aux fraudes corporate. Le règlement global considérable conclu en 2022 (environ 1,4 milliard d’euros) avec les investisseurs lésés a illustré les mécanismes de compensation des investisseurs face aux fraudes corporate.

Sur le plan culturel et symbolique, le dossier Steinhoff reste durablement présent dans la conscience publique sud-africaine et internationale comme cas paradigmatique de la fraude comptable transnationale. La trajectoire dramatique de Markus Jooste, culminant par son suicide en mars 2024 dans des circonstances entourées de mystères, a considérablement marqué la conscience publique sud-africaine. Le dossier est largement étudié dans les écoles de business comme cas paradigmatique des fraudes comptables transnationales et des défaillances de la gouvernance transfrontalière.

6. Lecture pédagogique

Pour un usage en cours, le dossier Steinhoff offre une matière particulièrement riche pour plusieurs angles d’enseignement contemporains.

D’abord, c’est le cas paradigmatique des fraudes comptables transnationales dans les conglomérats multinationaux complexes. Les mécanismes structurels identifiés (structure transnationale complexe, défaillances de la gouvernance transfrontalière, utilisation d’entités prétendument indépendantes, défaillances de l’audit) illustrent les conditions dans lesquelles de telles fraudes peuvent se développer dans les configurations transnationales complexes. Cette dimension est essentielle pour les étudiants en finance internationale, en audit, et en gouvernance corporate transnationale.

Ensuite, le cas autorise une discussion approfondie sur les défaillances de la gouvernance transfrontalière. La structure transnationale considérablement complexe de Steinhoff, répartie dans de nombreuses juridictions, illustre les défis considérables de la gouvernance et de la régulation des conglomérats transnationaux complexes. Cette dimension prolonge utilement les discussions sur les défaillances de gouvernance dans différents contextes.

Troisièmement, le cas constitue un terrain privilégié pour l’analyse des conséquences humaines et sociales des fraudes corporate, particulièrement dans les économies émergentes. L’impact considérable de l’effondrement de Steinhoff sur les fonds de pension publics sud-africains illustre la dimension fondamentalement sociale des fraudes corporate. Cette dimension est précieuse pour développer une compréhension des enjeux sociaux des fraudes corporate.

Enfin, le cas offre un matériau précieux pour aborder les trajectoires dramatiques des dirigeants fraudeurs. La trajectoire de Markus Jooste, culminant par son suicide en mars 2024 dans des circonstances entourées de mystères, illustre les dimensions humaines et psychologiques considérables des fraudes corporate. Cette dimension prolonge utilement les discussions sur les trajectoires des dirigeants impliqués dans les fraudes corporate (suicides dans le dossier Madoff, multiples autres).

Conclusion

L’affaire Steinhoff restera, dans l’histoire mondiale de la communication de crise et des fraudes comptables transnationales, comme le cas paradigmatique de la fraude comptable dans un conglomérat multinational complexe issu d’une économie émergente. Elle démontre comment un conglomérat multinational considérable du retail, propriétaire de marques considérables dans de nombreux pays (Conforama, Poundland, Mattress Firm, Pepkor, multiples autres), dirigé par un dirigeant charismatique considérablement intégré dans l’establishment économique sud-africain, peut s’effondrer spectaculairement (environ 90 % de la valeur effacée en quelques jours) sous l’effet de la révélation d’une fraude comptable considérable remontant à 2014, facilitée par la structure transnationale complexe de l’entreprise et par les défaillances de la gouvernance transfrontalière et de l’audit. Elle illustre également les conséquences humaines et sociales considérables des fraudes corporate, particulièrement l’impact sur les fonds de pension publics sud-africains affectant indirectement les retraites de millions de Sud-Africains, et la trajectoire dramatique du dirigeant principal Markus Jooste culminant par son suicide en mars 2024 dans des circonstances entourées de mystères persistants.

Pour le pédagogue, le cas est précieux parce qu’il articule des dimensions habituellement séparées : fraude comptable transnationale considérable conduite à travers une structure corporate complexe répartie dans de nombreuses juridictions, défaillances considérables de la gouvernance transfrontalière facilitant la fraude, utilisation d’entités prétendument indépendantes pour fabriquer des transactions et revenus fictifs, défaillances de l’audit par Deloitte, effondrement boursier spectaculaire de décembre 2017 (environ 10 milliards d’euros de valeur effacés), enquête PwC considérable de plusieurs milliers de pages révélant l’ampleur de la fraude, conséquences humaines et sociales considérables particulièrement pour les fonds de pension publics sud-africains, lutte prolongée de Steinhoff pour la survie aboutissant à sa disparition en 2023, procédures judiciaires transnationales prolongées sur plus de six ans, déni prolongé de Markus Jooste face aux accusations, suicide dramatique de Jooste en mars 2024 quelques heures après l’imposition d’une amende considérable et l’émission d’un mandat d’arrêt, mystères persistants entourant sa mort, inscription durable dans la conscience publique sud-africaine et internationale. Aucun autre dossier de fraude comptable transnationale contemporain n’offre une telle illustration multidimensionnelle.

Le cas annonce, par bien des aspects, les enjeux qui structureront les fraudes comptables transnationales et la gouvernance transfrontalière au XXIᵉ siècle. La complexification considérable des structures corporate transnationales crée des contextes où les fraudes comptables peuvent se développer considérablement, facilitées par les défaillances de la gouvernance transfrontalière et par la dispersion des cadres réglementaires. Les défaillances persistantes de l’audit, particulièrement dans les configurations transnationales complexes, restent des préoccupations considérables. Les conséquences humaines et sociales considérables des fraudes corporate, particulièrement dans les économies émergentes où les fonds de pension publics peuvent être considérablement affectés, soulignent la dimension fondamentalement sociale des fraudes corporate. Les défis considérables de la poursuite des fraudes transnationales complexes, nécessitant une coopération internationale considérable et se prolongeant sur plusieurs années, illustrent les limites des dispositifs judiciaires face aux configurations transnationales complexes. Apprendre à anticiper ces configurations, à articuler les dimensions techniques de la fraude comptable, les dimensions de gouvernance transfrontalière, et les transformations institutionnelles nécessaires, est devenu une compétence essentielle pour les acteurs contemporains.

La doctrine internationale de la communication de crise dans les fraudes comptables transnationales continue de se construire, à mesure de ces affaires, par accumulation d’enseignements négatifs et positifs. Steinhoff en restera, longtemps, le cas paradigmatique structurant des fraudes comptables transnationales, parce qu’il a démontré qu’un conglomérat multinational considérable issu d’une économie émergente pouvait, sous l’effet conjoint d’une fraude comptable considérable et de défaillances multiples de la gouvernance transfrontalière et de l’audit, s’effondrer spectaculairement en produisant des conséquences humaines et sociales considérables, particulièrement pour les fonds de pension publics. Il a inscrit, dans la conscience collective contemporaine, l’idée que les structures corporate transnationales considérablement complexes créent des défaillances de gouvernance transfrontalière qui peuvent faciliter considérablement les fraudes comptables, et que les conséquences sociales des fraudes corporate dans les économies émergentes peuvent être considérables, particulièrement lorsque les fonds de pension publics sont affectés. Et il a établi, par la trajectoire dramatique de Markus Jooste culminant par son suicide entouré de mystères, que les dimensions humaines et psychologiques des fraudes corporate peuvent atteindre des dimensions dramatiques considérables. À chaque nouvelle fraude comptable transnationale révélée — et plusieurs cas comparables continuent d’émerger dans différentes juridictions —, l’ombre du dossier Steinhoff reste présente, à la fois comme avertissement structurant pour les régulateurs, dirigeants, auditeurs et investisseurs, et comme matrice pour la compréhension des fraudes comptables transnationales et des défaillances de la gouvernance transfrontalière contemporaines.