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Quelles sont les erreurs les plus fréquentes en interview de crise ?

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Les erreurs les plus fréquentes en interview de crise se regroupent en quelques grandes familles : les erreurs de préparation, d’attitude, de message, de gestion des questions difficiles et d’expression de l’humain analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom. Les plus courantes sont le manque de préparation, la posture défensive ou agressive, le « no comment », la répétition des termes négatifs, le mensonge ou la minimisation, le fait de mordre aux questions pièges, et l’absence d’empathie. La plupart de ces erreurs sont évitables par la préparation et l’entraînement. Cet article en offre une vue d’ensemble ; chaque erreur est approfondie dans une ressource dédiée.

Beaucoup d’interviews de crise échouent non par malchance, mais par des erreurs récurrentes, souvent les mêmes. Les connaître permet de les anticiper et de les éviter. Cet article propose un panorama des erreurs les plus fréquentes, organisé par grandes familles : préparation, attitude, message, questions difficiles, dimension humaine. Il s’agit d’une vue d’ensemble de référence ; les techniques permettant d’éviter chacune de ces erreurs sont détaillées dans des ressources spécifiques, vers lesquelles cet article renvoie. Les phrases précises à ne jamais dire, ainsi que les études de cas d’échecs et de réussites, font l’objet de ressources distinctes.

Quelles sont les grandes familles d’erreurs en interview de crise ?

Les erreurs en interview de crise se regroupent en cinq grandes familles : les erreurs de préparation, les erreurs d’attitude et de posture, les erreurs de message, les erreurs face aux questions difficiles, et les erreurs touchant à la dimension humaine. Cette typologie permet d’organiser un panorama des fautes les plus courantes.

Ces cinq familles structurent les erreurs les plus fréquentes :

  • Les erreurs de préparation. Elles surviennent en amont : ne pas s’être préparé, ne pas avoir de messages, ne pas connaître ses dossiers. Beaucoup d’échecs trouvent ici leur origine.
  • Les erreurs d’attitude et de posture. Elles concernent le comportement face au journaliste : être sur la défensive, répondre à l’agressivité par l’agressivité, perdre son calme, adopter un langage corporel qui trahit.
  • Les erreurs de message. Elles touchent au contenu et à la formulation : le « no comment », la répétition des termes négatifs, le jargon, le mensonge ou la minimisation.
  • Les erreurs face aux questions difficiles. Elles concernent la manière de traiter les questions délicates : mordre aux questions pièges, répondre à des hypothèses, se laisser entraîner hors sujet.
  • Les erreurs touchant à la dimension humaine. Elles concernent l’empathie : manquer de considération, paraître froid, privilégier la défense de l’organisation avant l’humain.

Ce panorama, organisé en familles, offre une vue d’ensemble des erreurs à éviter. Chacune est approfondie, avec les techniques pour l’éviter, dans une ressource dédiée. La plupart de ces erreurs ont un point commun : elles sont largement évitables par une bonne préparation et un entraînement adapté, traités dans des ressources spécifiques. Les sections suivantes détaillent chaque famille.

Quelles sont les erreurs de préparation les plus fréquentes ?

Les erreurs de préparation sont parmi les plus déterminantes, car beaucoup d’échecs en interview trouvent leur origine en amont, dans un défaut de préparation. Elles sont d’autant plus regrettables qu’elles sont évitables.

Les principales erreurs de préparation :

  • Ne pas se préparer du tout. Aborder une interview de crise sans préparation est l’erreur la plus fondamentale. Même un porte-parole expérimenté ou à l’aise à l’oral a besoin de préparation, car la crise mobilise des réflexes spécifiques.
  • Ne pas avoir de messages clés. S’exprimer sans messages clés définis conduit à une parole dispersée, sans fil conducteur. La construction des messages clés, traitée dans une ressource dédiée, est un préalable essentiel.
  • Ne pas anticiper les questions difficiles. Ne pas avoir préparé les questions difficiles probables expose à être pris au dépourvu. L’anticipation, notamment par un questions-réponses préparé, est déterminante.
  • Ne pas s’être entraîné. L’absence de simulation prive le porte-parole de l’entraînement qui ancre les réflexes. Les simulations, traitées dans une ressource dédiée, sont le meilleur moyen de se préparer.
  • Surestimer son aisance. Croire qu’on n’a pas besoin de préparation, parce qu’on est à l’aise à l’oral, est une erreur fréquente, notamment chez les dirigeants. L’aisance en contexte favorable ne préjuge pas de la tenue sous pression.

Ces erreurs de préparation sont à l’origine de nombreux échecs, car elles fragilisent le porte-parole avant même l’interview. Elles sont pourtant les plus faciles à éviter, par une préparation sérieuse. La préparation des porte-parole et l’organisation de simulations, traitées dans des ressources dédiées, permettent de prévenir l’essentiel de ces erreurs.

Quelles sont les erreurs d’attitude et de posture ?

Les erreurs d’attitude et de posture concernent le comportement du porte-parole face au journaliste : elles peuvent ruiner une interview même lorsque le fond est maîtrisé. L’attitude pèse autant que le contenu.

Les principales erreurs d’attitude :

  • Se mettre sur la défensive. Adopter une posture défensive, se justifier longuement ou paraître acculé place le porte-parole en position de faiblesse. La défensive nuit à la crédibilité.
  • Répondre à l’agressivité par l’agressivité. Face à un journaliste hostile, hausser le ton ou riposter transforme l’échange en affrontement et fait perdre la sympathie du public. La gestion d’un journaliste agressif, traitée dans une ressource dédiée, repose sur le calme.
  • Perdre son calme. Un mouvement d’humeur, un signe d’énervement ou une réaction émotionnelle offre au journaliste un moment fort défavorable. La gestion du stress et des émotions, traitée dans une ressource dédiée, est ici essentielle.
  • Négliger le langage corporel. Une posture fermée, un regard fuyant, des gestes nerveux ou une expression inadaptée trahissent le porte-parole. Le langage corporel, traité dans une ressource dédiée, est déterminant à l’image.
  • Paraître arrogant ou méprisant. Un ton condescendant, de l’ironie ou du mépris à l’égard du journaliste ou du public est très mal perçu.

Ces erreurs d’attitude peuvent ruiner une interview même lorsque les messages sont justes, car le public juge autant sur le comportement que sur le contenu. La maîtrise de l’attitude — calme, ouverture, courtoisie, langage corporel maîtrisé — s’acquiert par l’entraînement, notamment par le visionnage de simulations filmées. Les techniques correspondantes sont détaillées dans des ressources dédiées.

Quelles sont les erreurs de message les plus fréquentes ?

Les erreurs de message touchent au contenu et à la formulation de ce que dit le porte-parole : elles peuvent affaiblir, brouiller ou retourner le message contre l’organisation. Le choix des mots est décisif.

Les principales erreurs de message :

  • Dire « no comment ». Cette formule est perçue comme un aveu de culpabilité et donne une mauvaise image. Pourquoi ne jamais dire « no comment » et comment répondre autrement est traité dans une ressource dédiée.
  • Répéter les termes négatifs. Reprendre les mots négatifs d’une question, même pour les nier, les ancre dans les esprits. Ce piège, traité dans la ressource sur les questions pièges, est l’une des erreurs les plus fréquentes.
  • Mentir ou minimiser. Dire quelque chose de faux, ou minimiser la gravité d’une situation, est l’une des fautes les plus graves : la vérité finit par émerger, et le mensonge aggrave considérablement la crise.
  • Employer du jargon. Un langage technique incompréhensible pour le public, fréquent chez les experts, brouille le message. La vulgarisation, traitée dans la ressource sur l’expert porte-parole, est essentielle.
  • Être trop long ou se disperser. Des réponses trop longues, qui se dispersent ou diluent le message, font perdre l’essentiel. La concision et le contrôle du message, traités dans des ressources dédiées, sont déterminants.
  • Ne pas avoir de message. Répondre sans ramener la conversation vers ses messages clés revient à subir l’interview. Les techniques de la passerelle et du contrôle du message, traitées dans des ressources dédiées, permettent de l’éviter.

Ces erreurs de message peuvent affaiblir ou retourner la communication. Le mensonge et la minimisation, en particulier, sont parmi les fautes les plus dommageables, car ils détruisent la confiance lorsqu’ils sont découverts. Les formulations précises à proscrire font l’objet d’une ressource dédiée. Les techniques permettant d’éviter ces erreurs — passerelle, contrôle du message, vulgarisation — sont détaillées dans des ressources spécifiques.

Quelles sont les erreurs face aux questions difficiles ?

Les erreurs face aux questions difficiles concernent la manière dont le porte-parole traite les questions délicates : elles peuvent l’entraîner sur un terrain défavorable. La maîtrise des questions difficiles est une compétence clé.

Les principales erreurs face aux questions difficiles :

  • Mordre aux questions pièges. Se laisser piéger par une question à choix forcé, un présupposé ou une formulation orientée est une erreur fréquente. La gestion des questions pièges, traitée dans une ressource dédiée, permet de l’éviter.
  • Répondre à des hypothèses. Se laisser entraîner à commenter des scénarios hypothétiques expose à des affirmations hasardeuses. Mieux vaut ramener la réponse au concret.
  • S’avancer sur ce qu’on ne sait pas. Répondre à une question dont on n’a pas la réponse, plutôt que de le reconnaître honnêtement, expose à des affirmations erronées. La gestion d’une question sans réponse, traitée dans une ressource dédiée, est ici essentielle.
  • Se laisser entraîner hors sujet. Suivre le journaliste sur un terrain défavorable, au lieu de revenir à ses messages, fait perdre le contrôle. Le contrôle du message, traité dans une ressource dédiée, permet de garder le cap.
  • Improviser sous la pression. Répondre dans la précipitation, sans recul, à une question difficile conduit souvent à des maladresses. Prendre le temps de réfléchir est légitime.

Ces erreurs face aux questions difficiles peuvent entraîner le porte-parole sur un terrain défavorable et lui faire perdre le contrôle. Les techniques permettant de les éviter — gestion des questions pièges, réponse à une question sans réponse, contrôle du message, passerelle — sont détaillées dans des ressources dédiées. La maîtrise de ces techniques, ancrée par l’entraînement, est ce qui permet de traverser les questions difficiles sans se laisser piéger.

Quelles sont les erreurs touchant à la dimension humaine ?

Les erreurs touchant à la dimension humaine concernent l’empathie et la considération : elles sont particulièrement dommageables dans les crises touchant des personnes. L’humain est souvent ce qui compte le plus.

Les principales erreurs touchant à la dimension humaine :

  • Manquer d’empathie. Ne pas exprimer de considération envers les personnes affectées, dans une crise qui les touche, est une faute majeure. L’empathie, traitée dans une ressource dédiée, doit primer.
  • Paraître froid ou distant. Une communication purement factuelle, technique ou administrative, sans chaleur ni humanité, est perçue comme un manque de cœur dans une situation grave.
  • Privilégier la défense avant l’humain. Adopter d’emblée une posture défensive, soucieuse de protéger l’organisation avant d’exprimer la considération pour les personnes, est mal perçu. L’humain doit passer avant.
  • Confondre empathie et reconnaissance de responsabilité. Par crainte juridique, certains porte-parole évitent toute empathie, croyant à tort qu’elle équivaut à un aveu. L’équilibre entre empathie et prudence juridique, traité dans une ressource dédiée, permet d’être humain sans s’exposer.
  • Réciter une empathie de façade. Une compassion perçue comme formelle ou calculée, plutôt que sincère, peut aggraver le ressenti. L’empathie doit être authentique.

Ces erreurs touchant à la dimension humaine sont parmi les plus dommageables dans les crises qui affectent des personnes, car elles donnent l’image d’une organisation indifférente. L’expression d’une empathie sincère, en faisant primer l’humain, est un principe fondamental, traité dans des ressources dédiées. Savoir conjuguer empathie et prudence est l’une des compétences les plus délicates et les plus importantes de la communication de crise.

Comment éviter ces erreurs fréquentes ?

La plupart des erreurs fréquentes en interview de crise sont évitables par la préparation et l’entraînement : c’est le point commun de presque toutes ces fautes. La préparation est le meilleur rempart.

Plusieurs leviers permettent d’éviter ces erreurs :

  • Se préparer sérieusement. La préparation — messages clés, anticipation des questions, connaissance des dossiers — prévient l’essentiel des erreurs de préparation et de message. Elle est traitée dans une ressource dédiée.
  • S’entraîner par la simulation. Les simulations d’interview ancrent les réflexes et révèlent les erreurs — d’attitude, de message, de langage corporel — avant qu’elles ne surviennent en situation réelle. Le visionnage des simulations est particulièrement précieux.
  • Maîtriser les techniques. Les techniques d’interview — passerelle, méthode ABC, gestion des questions pièges, contrôle du message —, traitées dans des ressources dédiées, permettent d’éviter les erreurs face aux questions difficiles et de message.
  • Travailler la dimension humaine. S’entraîner à exprimer l’empathie, en conjuguant humanité et prudence, prévient les erreurs touchant à la dimension humaine.
  • Renouveler la préparation. Les réflexes s’entretiennent : un renouvellement régulier de la préparation, traité dans une ressource dédiée, maintient le niveau et prévient le relâchement.

Ce point commun — l’évitabilité par la préparation — est la conclusion essentielle de ce panorama. La plupart des erreurs fréquentes ne sont pas une fatalité : elles résultent d’un défaut de préparation ou d’entraînement, et peuvent donc être prévenues. C’est pourquoi le media training de crise, qui prépare et entraîne les porte-parole, est le moyen le plus sûr d’éviter ces erreurs récurrentes.

FAQ — Les erreurs les plus fréquentes en interview de crise

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes en interview de crise ? Elles se regroupent en cinq familles : les erreurs de préparation (ne pas se préparer, pas de messages), d’attitude (défensive, agressivité, perte de calme, langage corporel), de message (« no comment », répétition des termes négatifs, mensonge, jargon), face aux questions difficiles (mordre aux pièges, répondre aux hypothèses), et touchant à la dimension humaine (manque d’empathie, froideur). Chacune est approfondie dans une ressource dédiée.

Quelle est l’erreur la plus grave en interview de crise ? Le mensonge et la minimisation figurent parmi les fautes les plus dommageables, car la vérité finit par émerger et le mensonge aggrave considérablement la crise lorsqu’il est découvert, détruisant la confiance. Le manque d’empathie, dans une crise touchant des personnes, est également très grave, car il donne l’image d’une organisation indifférente. Ces deux erreurs ont des conséquences durables sur la crédibilité et la réputation.

Pourquoi ne faut-il pas dire « no comment » ? Parce que cette formule est perçue comme un aveu de culpabilité et donne une mauvaise image. Elle suggère que l’organisation a quelque chose à cacher. Il existe toujours des alternatives : expliquer pourquoi on ne peut répondre, reconnaître ce qu’on ne sait pas, ramener la conversation vers ses messages. Pourquoi ne jamais dire « no comment » et comment répondre autrement est traité dans une ressource dédiée.

Les erreurs en interview de crise sont-elles évitables ? Oui, en grande majorité. La plupart des erreurs fréquentes résultent d’un défaut de préparation ou d’entraînement, et peuvent donc être prévenues. La préparation (messages, anticipation des questions), l’entraînement par la simulation (qui ancre les réflexes et révèle les erreurs), la maîtrise des techniques et le travail de la dimension humaine permettent d’éviter l’essentiel de ces fautes. C’est tout l’objet du media training de crise.

Pourquoi l’attitude compte-t-elle autant que le contenu ? Parce que le public juge autant sur le comportement du porte-parole que sur ses messages. Une posture défensive, une perte de calme, un langage corporel qui trahit ou une attitude méprisante peuvent ruiner une interview même lorsque le fond est maîtrisé. À l’image, surtout, l’attitude est scrutée et peut contredire les mots. La maîtrise de l’attitude s’acquiert par l’entraînement, notamment le visionnage de simulations.

Comment un dirigeant peut-il éviter les erreurs fréquentes ? En ne surestimant pas son aisance : croire qu’on n’a pas besoin de préparation parce qu’on est à l’aise à l’oral est une erreur fréquente, notamment chez les dirigeants, car l’aisance en contexte favorable ne préjuge pas de la tenue sous pression hostile. La préparation, l’entraînement par la simulation et la maîtrise des techniques sont nécessaires à tous, y compris aux dirigeants expérimentés. La préparation des dirigeants est traitée dans une ressource dédiée.