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Protocole Afrique francophone

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L’offre spécialisée pour les groupes français opérant en Afrique francophone et les dirigeants africains exposés, connaissance fine des écosystèmes médiatiques, politiques et sociaux de chaque pays, articulation avec les dimensions françaises, respect des souverainetés

Un espace géographique, économique et affectif singulier

Il existe entre la France et les pays d’Afrique francophone un espace de relations économiques, politiques, médiatiques, humaines et historiques dont la singularité dépasse largement celle des relations bilatérales ordinaires entre États et entre acteurs économiques. Cette singularité, construite sur plusieurs siècles d’histoire partagée incluant des périodes coloniales que l’histoire contemporaine réévalue, des indépendances qui n’ont pas toujours effacé les interdépendances, et des relations contemporaines qui continuent d’évoluer dans des directions parfois contradictoires, produit des dynamiques de crise dont la gestion exige une compréhension fine que ni les dispositifs strictement français ni les approches internationales standardisées ne permettent véritablement.

Cette réalité se manifeste concrètement pour plusieurs catégories d’acteurs qui nous sollicitent régulièrement.

Les groupes français opérant en Afrique francophone, grands acteurs de l’énergie, des mines, des travaux publics, de la distribution, du secteur bancaire, des télécommunications, de l’agro-industrie, de l’hôtellerie, de la santé, de l’éducation, qui ont des implantations significatives dans les pays de la zone — font face à des crises dont les dimensions locales, régionales et françaises s’entremêlent de manière particulière. Une crise dans une opération minière au Mali affecte simultanément la perception dans le pays concerné, la perception dans les pays voisins de la zone CEMAC ou UEMOA, la perception en France où l’actualité africaine est scrutée par certains publics, la perception dans les pays où le groupe opère également. Les dynamiques médiatiques locales (radios africaines qui constituent des médias de référence dans beaucoup de pays, télévisions nationales, presse écrite dans certaines configurations), les dynamiques médiatiques panafricaines (Africa 24, RFI, TV5 Monde dans sa dimension Afrique, France 24 en français et dans les autres langues africaines pertinentes), et les dynamiques médiatiques françaises (médias généralistes qui traitent l’Afrique, médias spécialisés comme Jeune Afrique, Afrique Magazine, La Lettre du Continent, Africa Intelligence) produisent ensemble un écosystème complexe dont la gestion coordonnée exige une expertise dédiée analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de LaFrenchCom.

Les dirigeants africains, qu’ils soient chefs d’État, membres de gouvernements, grands patrons d’entreprises publiques ou privées, personnalités institutionnelles, font face à des expositions particulières qui combinent dimensions locales et dimensions internationales. Leurs crises nationales prennent fréquemment une dimension française où les opinions et les gouvernements français scrutent leurs actes. Les affaires judiciaires internationales (procédures françaises, procédures américaines, procédures suisses selon les configurations) affectant des dirigeants africains produisent des dynamiques particulièrement sensibles. Les accusations de corruption, de violations des droits humains, de mauvaise gouvernance peuvent circuler simultanément dans les médias nationaux, les médias panafricains, les médias français, avec des dynamiques qui s’alimentent mutuellement. Les relations avec la diaspora africaine en France constituent une dimension supplémentaire qui affecte considérablement la perception globale.

Les dirigeants de la diaspora africaine en France — personnalités économiques, politiques, culturelles d’origine africaine ayant construit leur parcours entre la France et un ou plusieurs pays africains — occupent des positions particulières. Ils peuvent être appelés à intervenir publiquement sur des crises touchant leurs pays d’origine ou leurs secteurs d’activité dans ces pays. Leur parcours même peut faire l’objet d’enquêtes qui mobilisent simultanément les médias français et les médias africains avec des dynamiques croisées.

Les institutions françaises et européennes engagées dans la zone — ambassades, opérateurs publics (AFD, Proparco, Expertise France, Campus France), entreprises publiques françaises présentes en Afrique, institutions européennes opérant dans la zone — font face à des enjeux spécifiques qui combinent dimensions diplomatiques, dimensions opérationnelles et dimensions d’image.

Face à ces réalités, les dispositifs classiques d’accompagnement présentent des limitations structurelles. Les cabinets français généralistes maîtrisent rarement les spécificités africaines. Les cabinets africains locaux, qui existent dans la plupart des capitales africaines de la zone, maîtrisent parfaitement leur propre pays mais connaissent moins les dimensions françaises et les coordinations régionales. Les grands cabinets internationaux appliquent souvent des méthodologies qui ne s’adaptent pas finement à la spécificité des relations franco-africaines. La gestion coordonnée des dimensions locales africaines, panafricaines et françaises reste un point aveugle pour la plupart des acteurs.

Le Protocole Afrique francophone a été conçu pour répondre spécifiquement à cette configuration. Il s’agit d’un dispositif dédié qui combine une connaissance fine des écosystèmes nationaux de chaque pays de la zone Afrique francophone, une maîtrise des dynamiques panafricaines, une expertise française approfondie, et une capacité de coordination entre ces différents niveaux. Ce dispositif respecte scrupuleusement les souverainetés nationales de chaque pays concerné et s’articule avec les partenaires locaux appropriés dans chaque géographie plutôt que de prétendre se substituer à eux.

Ce que cette offre n’est pas

Plusieurs clarifications importantes pour définir précisément la nature et les limites de cette offre.

Ce n’est pas une prolongation de dispositifs post-coloniaux. Les relations franco-africaines contemporaines ont profondément évolué au cours des dernières décennies, avec des émancipations légitimes des pays africains par rapport à ce que l’histoire a appelé la Françafrique. Notre offre s’inscrit résolument dans les réalités contemporaines de ces relations, qui sont celles de partenariats entre États souverains et d’activités économiques encadrées par les juridictions nationales compétentes. Nous ne prétendons pas porter une quelconque prééminence française sur les espaces africains ; nous proposons simplement un accompagnement spécifique aux acteurs confrontés à des crises dans un espace de relations qui conserve des dimensions particulières.

Ce n’est pas un dispositif uniforme pour une zone qui ne l’est pas. L’Afrique francophone ne constitue pas un espace homogène. Le Sénégal présente des réalités démocratiques, médiatiques et économiques différentes de celles du Gabon. La Côte d’Ivoire diffère profondément du Mali. Le Cameroun a ses spécificités propres qui ne se confondent pas avec celles du Burkina Faso ou du Tchad. Notre approche s’adapte finement aux réalités de chaque pays, avec des correspondants et des expertises spécifiques par géographie, plutôt que d’appliquer des grilles uniformes qui ignoreraient les différences considérables entre ces contextes.

Ce n’est pas une prestation qui se substitue aux partenaires locaux. Notre dispositif repose sur des partenariats avec des correspondants locaux dans chaque pays important de la zone. Ces correspondants, cabinets ou consultants partenaires disposant d’une connaissance fine de leur marché national, constituent les relais opérationnels essentiels de notre intervention. Nous ne prétendons pas maîtriser depuis Paris les réalités spécifiques de Bamako, Dakar, Libreville, Kinshasa ou Yaoundé ; nous organisons la coordination entre ces réalités locales et les dimensions françaises ou panafricaines qui s’y articulent.

Ce n’est pas un accompagnement de dirigeants aux parcours problématiques dans leur pays. Nous sommes sélectifs sur les missions que nous acceptons. Lorsqu’une mission impliquerait d’aider à dissimuler des atteintes graves aux droits humains, des détournements substantiels de fonds publics caractérisés, des violations majeures des lois nationales ou internationales, nous refusons l’accompagnement quelle que soit sa tarification. Cette sélectivité, qui nous distingue parfois de certains concurrents, préserve notre capacité à accompagner dans la durée des dossiers qui méritent effectivement d’être accompagnés.

Ce n’est pas un dispositif d’intervention politique. Nous n’intervenons pas dans les processus politiques internes des pays africains : élections, transitions, crises gouvernementales ne relèvent pas de notre champ d’intervention. Notre offre concerne les crises d’acteurs économiques et institutionnels déterminés, pas les dynamiques politiques qui mobilisent les diplomaties et les acteurs politiques des pays concernés.

Ce n’est pas une intervention dans les zones où notre sécurité ne peut pas être garantie. Certaines zones de l’Afrique francophone connaissent des situations sécuritaires qui ne permettent pas d’intervention professionnelle dans des conditions appropriées. Nous sommes lucides sur ces limites et orientons les acteurs concernés vers des dispositifs appropriés plutôt que de prétendre intervenir dans des conditions qui ne le permettent pas.

Le Protocole Afrique francophone est un dispositif d’accompagnement dédié, articulant connaissance locale approfondie de chaque pays concerné (via partenariats avec correspondants locaux), maîtrise des dynamiques panafricaines médiatiques et institutionnelles, expertise française classique, et capacité de coordination entre ces niveaux, au service de groupes français opérant dans la zone, de dirigeants africains exposés, de personnalités de la diaspora, ou d’institutions opérant dans ces géographies, dans le respect scrupuleux des souverainetés et des contextes spécifiques.

Les géographies couvertes

Notre dispositif couvre principalement les pays d’Afrique francophone, avec des intensités d’implantation variables selon les réalités spécifiques.

L’Afrique de l’Ouest francophone

Sénégal. Pays présentant un écosystème médiatique particulièrement dense et pluraliste, une société civile active, des institutions démocratiques établies malgré les tensions périodiques. Dakar concentre de nombreux acteurs économiques régionaux et constitue souvent une plaque tournante pour les opérations ouest-africaines. Notre dispositif y dispose de partenariats structurés.

Côte d’Ivoire. Première économie francophone d’Afrique subsaharienne avec Abidjan comme capitale économique régionale. Écosystème médiatique dynamique, acteurs économiques nombreux dans de multiples secteurs. Présence française historique et contemporaine significative.

Mali, Burkina Faso, Niger. Pays du Sahel dont les contextes sécuritaires et politiques récents ont profondément évolué. Nos interventions dans ces pays respectent les réalités actuelles et s’adaptent aux contraintes qu’elles imposent, avec des partenariats locaux toujours maintenus mais des modalités d’intervention adaptées aux conditions de sécurité et aux évolutions des relations bilatérales.

Guinée, Guinée-Bissau. Togo, Bénin. Écosystèmes médiatiques et économiques particuliers, partenariats locaux maintenus.

L’Afrique centrale francophone

Cameroun. Pays à l’écosystème médiatique francophone et anglophone, poids économique régional significatif dans la zone CEMAC. Notre dispositif y opère avec partenariats adaptés.

Gabon, Congo, République démocratique du Congo, République centrafricaine, Tchad. Pays aux configurations diverses avec lesquels nos partenariats s’adaptent aux réalités spécifiques.

Les pays insulaires francophones

Madagascar. Présence française économique significative, écosystème médiatique particulier, partenariats structurés.

Maurice, Comores, Djibouti. Configurations particulières qui peuvent être accompagnées selon les besoins.

Les autres pays francophones du continent

Selon les configurations spécifiques, interventions possibles dans d’autres pays où le français conserve des usages significatifs (Rwanda dans sa dimension partiellement francophone, certains contextes institutionnels d’autres pays).

L’articulation avec les organisations régionales

UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Organisation régionale dont les dynamiques affectent les huit pays membres. Notre dispositif intègre la compréhension de ses enjeux.

CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Organisation régionale des six pays d’Afrique centrale francophone, avec ses propres dynamiques.

CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest). Organisation plus large incluant pays francophones et anglophones, dont les décisions et dynamiques affectent l’ensemble de la zone ouest-africaine.

Union africaine. Organisation continentale dont certaines positions peuvent affecter les dossiers traités.

Les configurations typiques que nous accompagnons

Plusieurs catégories de situations appellent notre intervention.

Les crises des groupes français en Afrique

Configurations les plus fréquentes. Groupes français opérant dans la zone confrontés à des crises locales ou régionales.

Crises sécuritaires. Incidents affectant les personnels expatriés ou locaux, enlèvements, attaques sur les sites, évacuations d’urgence. Ces crises combinent coordination avec les autorités locales, coordination avec les autorités françaises (Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères), gestion des familles des personnels concernés, communication adaptée aux publics locaux et français.

Crises sociales. Conflits avec les personnels locaux, grèves, tensions syndicales, affaires de licenciements collectifs contestés. Ces crises mobilisent les dimensions locales (droit du travail national, syndicats locaux, médias nationaux) et peuvent rejaillir sur la perception française du groupe.

Crises environnementales. Pollutions imputées à des activités industrielles, controverses sur les impacts environnementaux des exploitations minières ou pétrolières, affaires de déforestation, affaires sur la gestion des ressources en eau. Ces affaires sont particulièrement sensibles compte tenu des attentes croissantes des sociétés civiles locales et des ONG internationales qui couvrent ces dossiers.

Crises fiscales et financières. Contentieux avec les administrations fiscales locales, accusations d’évasion fiscale via les structures internationales, révisions de conventions fiscales, affaires de transferts contestables. Ces affaires peuvent prendre des dimensions politiques importantes dans certains pays.

Affaires de corruption. Enquêtes locales ou internationales (FCPA américain, FCPA français, procédures judiciaires européennes) affectant des opérations africaines de groupes français. Coordination nécessaire entre dimensions judiciaires, dimensions communicationnelles et dimensions institutionnelles.

Crises de gouvernance locale. Affaires concernant les dirigeants locaux des filiales africaines de groupes français, tensions entre dirigeants expatriés et dirigeants locaux, affaires de management contestées, révélations sur des pratiques internes aux filiales.

Crises géopolitiques affectant les opérations. Changements politiques dans les pays d’implantation qui affectent les conditions d’exercice, tensions bilatérales entre la France et certains pays, évolutions des relations avec d’autres puissances présentes dans la région (Chine, Russie, Turquie, Émirats arabes unis) qui modifient les positionnements.

Restructurations et cessions. Cessions d’actifs africains par des groupes français, fermetures de sites, restructurations majeures. Ces opérations peuvent produire des crises combinant dimensions sociales, politiques et médiatiques.

Les crises des dirigeants africains

Configurations où des dirigeants africains exposés internationalement nous sollicitent pour des crises les concernant personnellement.

Affaires judiciaires internationales. Enquêtes ou procédures judiciaires françaises, américaines, suisses, britanniques concernant des dirigeants africains : affaires de biens mal acquis, enquêtes sur des détournements supposés, procédures de coopération internationale. Ces dossiers, techniquement complexes et médiatiquement sensibles, mobilisent coordination avec les avocats spécialisés dans les différentes juridictions concernées et gestion communicationnelle adaptée.

Accusations médiatiques internationales. Enquêtes journalistiques françaises ou internationales mettant en cause des dirigeants africains sur leurs pratiques de gouvernance, leurs fortunes, leurs réseaux. Ces enquêtes, souvent coordonnées entre plusieurs médias, appellent des réponses structurées respectant les cadres juridiques français et internationaux.

Mises en cause par les diasporas. Mobilisations des diasporas africaines en France ou en Europe critiquant certains dirigeants ou certaines politiques. Ces mobilisations peuvent prendre des ampleurs médiatiques significatives.

Contentieux institutionnels internationaux. Procédures devant des instances internationales (Cour internationale de justice, Cour pénale internationale, tribunaux d’arbitrage international) affectant des dirigeants ou leurs administrations.

Affaires concernant l’entourage. Mises en cause affectant des membres de la famille ou du premier cercle de dirigeants, avec retombées sur le dirigeant lui-même.

Les crises des personnalités africaines de la diaspora en France

Configurations où des personnalités africaines établies en France ou exerçant des fonctions en France font face à des crises combinant dimensions françaises et dimensions liées à leurs pays d’origine.

Grands dirigeants économiques d’origine africaine. Responsables de groupes ayant leur siège en France mais des activités significatives en Afrique, ou inversement.

Personnalités politiques d’origine africaine en France. Élus français d’origine africaine, personnalités engagées politiquement dont les parcours français sont questionnés en lien avec leurs origines ou leurs positions sur les relations avec leurs pays d’origine.

Personnalités culturelles et intellectuelles. Artistes, écrivains, universitaires, journalistes d’origine africaine confrontés à des crises spécifiques.

Les acteurs institutionnels français opérant dans la zone

Institutions publiques françaises. Ambassades confrontées à des crises, opérateurs publics français en Afrique (AFD, Expertise France, Campus France) face à des polémiques affectant leurs opérations, établissements culturels français affectés par des tensions.

Groupes publics français. Entreprises publiques opérant en Afrique dont les opérations peuvent être affectées par des crises diverses.

Les acteurs de l’aide au développement et de la coopération

Configurations spécifiques d’acteurs opérant dans les champs de l’aide au développement, de la coopération, de l’action humanitaire, de l’ONG internationale, confrontés à des crises dans leurs activités africaines francophones.

Les cinq volets de notre dispositif

Notre offre s’articule autour de cinq volets complémentaires.

Volet 1 — Intelligence géographique et sectorielle

Phase préalable à tout accompagnement et dimension continue.

Cartographie des acteurs par pays. Pour chaque pays concerné par la mission, cartographie précise des acteurs pertinents : médias nationaux (presse, radios, télévisions, médias en ligne), journalistes spécialisés par secteur, autorités de régulation, organisations syndicales et professionnelles, ONG actives, leaders d’opinion, influenceurs numériques, personnalités religieuses lorsqu’elles sont pertinentes, diasporas concernées. Cette cartographie, actualisée régulièrement, fonde l’ensemble des interventions.

Analyse des dynamiques sectorielles locales. Pour le secteur concerné par la mission, analyse des dynamiques spécifiques dans chaque pays : évolutions réglementaires récentes, acteurs concurrents, positionnements politiques sur le secteur, attentes des sociétés civiles.

Analyse du positionnement actuel. Évaluation du positionnement actuel du client dans la perception des acteurs locaux, régionaux et français. Cette analyse utilise la veille médiatique historique, les entretiens avec des acteurs clés, les sondages d’opinion lorsque c’est pertinent.

Identification des risques spécifiques. Risques prioritaires pour le client compte tenu de ses caractéristiques propres (secteur, pays d’opération, histoire récente) et du contexte (évolutions politiques, sociétales, réglementaires).

Volet 2 — Réseau de partenaires locaux

Dimension structurelle de notre dispositif.

Cabinets et consultants partenaires dans chaque pays. Notre dispositif s’appuie sur des partenariats établis avec des cabinets de communication et des consultants individuels dans chaque pays important de la zone. Ces partenaires, sélectionnés sur des critères exigeants (compétence professionnelle, intégrité, réseau local, discrétion), constituent les relais opérationnels de nos interventions dans leurs pays respectifs.

Modalités de collaboration. Nos missions combinent typiquement : pilotage global par notre équipe depuis Paris, exécution opérationnelle locale par les partenaires dans chaque pays concerné, coordination permanente entre les niveaux, adaptation fine aux réalités de chaque terrain.

Sélection et rotation des partenaires. Nous sélectionnons nos partenaires avec soin et révisons périodiquement ces partenariats selon les évolutions (changements dans les cabinets partenaires, évolutions de leurs positionnements, émergence de nouveaux acteurs plus pertinents). Cette sélectivité garantit la qualité durable de nos dispositifs locaux.

Respect de l’autonomie des partenaires. Nos partenaires locaux conservent leur pleine autonomie professionnelle dans leurs pays. Nous coordonnons les missions conjointes sans nous substituer à leur expertise locale ni leur imposer des approches qui ne conviendraient pas à leurs réalités.

Volet 3 — Intervention en crise

Dimension opérationnelle lors des crises effectives.

Mobilisation coordonnée. En cas de crise, mobilisation immédiate de notre équipe parisienne dédiée et activation simultanée du ou des partenaires locaux concernés. Coordination permanente pour assurer la cohérence globale tout en préservant les adaptations locales nécessaires.

Cellule de crise multi-niveaux. Mise en place d’une cellule de crise qui peut combiner présence à Paris (coordination générale, dimension française), présence dans les capitales africaines concernées (gestion locale), coordination avec d’autres géographies lorsque la crise déborde sur plusieurs pays.

Gestion médiatique adaptée à chaque niveau. Différenciation des approches selon les niveaux médiatiques : médias nationaux dans le pays de la crise (avec nos partenaires locaux), médias panafricains (RFI, France 24, TV5, Jeune Afrique, médias spécialisés Afrique), médias français généralistes, médias internationaux si la crise prend une dimension plus large. Chaque niveau appelle des approches spécifiques en termes de timing, de contenus, de porte-parole.

Coordination avec les autorités compétentes. Selon les configurations, coordination avec les autorités locales du pays concerné (ministères compétents, autorités de régulation sectorielle, autorités judiciaires), avec les autorités françaises (ambassade de France dans le pays concerné, Centre de crise et de soutien, administrations sectorielles françaises concernées), avec les institutions internationales lorsqu’elles sont impliquées.

Gestion des dimensions juridiques. Articulation avec les avocats compétents dans les différentes juridictions concernées : avocats locaux dans le pays de la crise, avocats français pour les dimensions françaises, avocats spécialisés en droit international lorsque nécessaire.

Gestion multilingue. Production simultanée de communications dans les langues appropriées à chaque public : français pour la plupart des configurations, mais aussi autres langues selon les situations (anglais pour certaines dimensions internationales, langues africaines locales dans certains contextes particuliers).

Accompagnement des équipes locales des groupes français. Pour les groupes français opérant dans la zone, accompagnement spécifique des équipes locales confrontées à la crise : briefings adaptés à leurs réalités, protection de ces équipes contre des expositions médiatiques disproportionnées, coordination avec les expatriés et les personnels locaux.

Tenue de ligne dans la durée. Les crises africaines peuvent s’étendre sur des durées variables. Accompagnement dans cette durée avec cohérence maintenue malgré les évolutions des contextes locaux et régionaux.

Volet 4 — Préparation et formation

Dimension préventive pour les clients souhaitant construire des capacités permanentes.

Plans de crise Afrique. Construction de plans de crise spécifiquement adaptés aux opérations africaines : protocoles d’alerte, protocoles de mobilisation, protocoles de communication, annuaires de contacts dans chaque pays d’opération.

Formation des expatriés et des personnels locaux. Sessions dédiées aux équipes sur place pour les préparer aux dynamiques médiatiques locales, aux premiers gestes en cas d’incidents, aux coordinations appropriées avec le siège parisien et avec les autorités locales.

Media training adapté. Préparation des dirigeants aux formats médiatiques africains spécifiques qui diffèrent des formats européens : interviews dans les radios africaines (médias particulièrement influents dans de nombreux pays), interventions sur les chaînes panafricaines, entretiens avec la presse écrite spécialisée, prises de parole lors d’événements professionnels régionaux.

Exercices de simulation. Exercices de crise adaptés aux scénarios africains spécifiques, impliquant les équipes locales et les équipes parisiennes, permettant de tester les coordinations dans des conditions proches de la réalité.

Acculturation des sièges parisiens. Sessions pour les dirigeants des sièges français sur les spécificités africaines : sensibilisation aux évolutions récentes des relations franco-africaines, aux dynamiques politiques et sociétales dans les principaux pays d’opération, aux différences entre les approches médiatiques françaises et africaines.

Volet 5 — Accompagnement stratégique continu

Dimension stratégique pour les clients souhaitant un accompagnement dans la durée.

Veille continue multi-niveaux. Monitoring permanent des dimensions locales (par pays), panafricaines et françaises, avec alertes hiérarchisées selon les enjeux pour le client.

Conseil sur les positionnements. Accompagnement stratégique des positionnements du client dans la zone : communications corporate sur les opérations africaines, relations avec les institutions locales et régionales, participation aux grands rendez-vous économiques (forums d’affaires, salons sectoriels, rencontres avec les autorités).

Accompagnement des projets structurants. Pour les grands projets (nouveaux investissements, acquisitions d’actifs africains, restructurations majeures, lancements de nouvelles activités), accompagnement dédié de leurs dimensions communicationnelles et institutionnelles, combinant préparation amont, gestion pendant les phases sensibles, accompagnement post-lancement.

Relations avec les diasporas. Pour les groupes français ou les dirigeants africains concernés, accompagnement des relations avec les communautés diasporiques en France : positionnement approprié, participation à certains événements, gestion des mises en cause éventuelles.

Développement de la légitimité sectorielle. Accompagnement de la construction progressive d’une présence publique structurée dans la zone : publications, participations à des événements, engagements dans des initiatives sectorielles régionales.

Les spécificités de notre approche

Plusieurs dimensions caractérisent notre intervention dans cette zone particulière.

Le respect des souverainetés

Dimension fondatrice. Notre approche respecte scrupuleusement la souveraineté de chaque pays dans lequel nous intervenons. Nous n’intervenons pas dans les processus politiques nationaux, nous n’appuyons pas de positions politiques particulières, nous respectons les cadres juridiques et institutionnels de chaque État. Cette posture, qui nous distingue de certains acteurs qui mélangent conseil économique et ingérence politique, conditionne notre capacité à opérer durablement dans la zone.

La discrétion renforcée

Les dossiers traités dans cette zone présentent fréquemment des dimensions de sensibilité particulière qui justifient des protocoles de confidentialité renforcés : coffres sécurisés pour les documents physiques, communications chiffrées pour les échanges numériques, limitation stricte du nombre de personnes informées de chaque mission, protocoles de réunion qui protègent les informations sensibles.

La connaissance des enjeux postcoloniaux contemporains

Notre équipe intègre les dimensions historiques et mémorielles qui structurent les relations franco-africaines contemporaines. Les débats récents sur les restitutions de biens culturels africains, sur les reconnaissances historiques, sur les franges critiques de la présence française en Afrique, sur les réévaluations contemporaines des périodes coloniales, font partie du paysage intellectuel que nous maîtrisons. Cette connaissance permet d’éviter les approches qui ignoreraient ces dimensions et qui produiraient des réactions légitimes de rejet.

L’attention aux évolutions récentes des relations

Les relations entre la France et plusieurs pays d’Afrique francophone ont connu des évolutions significatives au cours des dernières années, avec des tensions politiques explicites, des remises en cause par les opinions publiques locales, des concurrences accrues avec d’autres puissances (Chine, Russie, Turquie, Émirats arabes unis). Notre approche intègre lucidement ces évolutions plutôt que de fonctionner selon des schémas dépassés qui ne correspondraient plus aux réalités contemporaines.

La qualité des réseaux de correspondants

La valeur de notre offre tient largement à la qualité de nos partenariats locaux dans chaque pays. Nous avons investi dans la construction et l’entretien de ces partenariats avec exigence, en sélectionnant des partenaires qui combinent compétence professionnelle, intégrité personnelle, réseau local solide, discrétion absolue. Cette qualité de réseau constitue un atout que peu de cabinets peuvent revendiquer avec la même rigueur.

La compréhension des dynamiques médiatiques africaines contemporaines

Les médias africains ont considérablement évolué au cours des dernières décennies avec le développement de la radio FM commerciale, l’émergence des télévisions privées et satellitaires, l’explosion des médias numériques et des influenceurs sur les réseaux sociaux. Notre équipe maîtrise ces évolutions et adapte les stratégies aux réalités actuelles plutôt qu’aux paysages médiatiques des décennies précédentes.

La gestion des dimensions religieuses

Plusieurs pays de la zone présentent des dimensions religieuses importantes (islam dans plusieurs pays, christianisme dans d’autres, parfois coexistence complexe) qui peuvent affecter certaines crises. Notre approche respecte ces dimensions et mobilise, lorsque c’est pertinent, des expertises spécifiques.

Les langues et les nuances linguistiques

Le français constitue la langue de travail principale dans la zone, mais avec des variantes régionales et des nuances spécifiques qui méritent d’être respectées. Pour certaines missions, la mobilisation de langues africaines locales dans les communications directes peut être appropriée : wolof au Sénégal, bambara au Mali, lingala en République démocratique du Congo, et d’autres selon les configurations. Nos partenaires locaux apportent ces compétences lorsque c’est nécessaire.

Formules et conditions

Le Protocole Afrique francophone se décline selon plusieurs modalités.

Formule Audit Pays Spécifique

Pour les clients souhaitant évaluer leur exposition dans un pays particulier. Cartographie des acteurs, analyse du positionnement, identification des risques. Livraison sur six à huit semaines.

Forfait par pays selon la complexité.

Formule Préparation Zone

Pour les clients ayant des opérations dans plusieurs pays de la zone, construction d’un dispositif préventif complet : audits multi-pays, plans de crise, formations, mise en place des partenariats locaux.

Forfait pour un dispositif couvrant trois à cinq pays.

Formule Intervention en Crise

Pour les clients confrontés à une crise active dans la zone. Mobilisation immédiate, coordination multi-niveaux, gestion jusqu’à résolution.

Forfait pour les 45 premiers jours dans un pays, tarifications étendues pour les crises multi-pays ou de longue durée.

Formule Retainer Zone

Accompagnement continu pour les clients ayant des expositions significatives dans plusieurs pays. Veille permanente, capacité d’intervention rapide, accompagnement stratégique continu.

Forfait par an pour un retainer couvrant la veille et l’accompagnement dans plusieurs pays significatifs.

Formule Accompagnement Dirigeant

Pour les dirigeants africains exposés internationalement souhaitant un accompagnement personnel dédié. Accompagnement des dimensions françaises et internationales de leur exposition, coordination avec leurs dispositifs locaux.

Forfait par an selon l’intensité de l’accompagnement.

Formule Accompagnement Institutionnel

Pour les institutions publiques ou para-publiques française ou internationales confrontées à des enjeux dans la zone. Tarification adaptée aux contraintes budgétaires et aux cadres juridiques applicables.

Sur devis selon les configurations.

Conditions particulières

Les tarifs peuvent être adaptés aux réalités économiques des différents pays lorsque les clients sont des acteurs locaux plutôt que des groupes internationaux. Facturation possible dans différentes devises selon les configurations. Respect des exigences de compliance qui peuvent s’appliquer dans certaines juridictions.

L’articulation avec nos autres dispositifs

Le Protocole Afrique francophone s’articule avec plusieurs de nos offres.

Articulation avec Cellule France pour Groupes Étrangers. Pour les groupes non français (internationaux, africains, asiatiques) opérant à la fois en France et en Afrique francophone, articulation complémentaire des deux dispositifs.

Articulation avec Protection Géopolitique. Pour les dimensions géopolitiques particulièrement sensibles affectant la zone.

Articulation avec Shield IA. Pour les crises numériques affectant les acteurs de la zone, particulièrement les campagnes coordonnées de désinformation qui se développent sur plusieurs marchés africains.

Articulation avec Programme Dirigeant en Reconversion. Pour les dirigeants africains en transition de fonctions après des crises majeures.

Articulation avec toutes les offres sectorielles. Les acteurs opérant dans la zone évoluent dans des secteurs variés auxquels nos offres sectorielles apportent leur expertise complémentaire.

Une conviction pour finir

L’Afrique francophone constitue un espace économique, humain et politique dont l’importance pour la France et pour les acteurs qui y opèrent reste considérable malgré les évolutions récentes des relations bilatérales. Les crises qui affectent les acteurs français présents dans la zone, les dirigeants africains exposés internationalement, les personnalités de la diaspora, exigent des dispositifs d’accompagnement spécifiquement conçus pour ces configurations particulières.

Notre conviction, forgée par l’accompagnement de nombreux acteurs dans ces différentes configurations depuis plusieurs années, est que cette spécificité n’est pas une difficulté insurmontable pour un accompagnement professionnel rigoureux, pourvu que les principes appropriés soient respectés : respect scrupuleux des souverainetés, partenariats avec des correspondants locaux de haute qualité, intégration des évolutions contemporaines des relations, discrétion renforcée adaptée à la sensibilité des dossiers, sélectivité sur les missions acceptées pour préserver la capacité à opérer durablement dans la zone.

Nous avons construit notre offre Protocole Afrique francophone dans cet esprit, avec l’ambition de fournir un accompagnement qui respecte les réalités contemporaines de ces relations plutôt que d’hériter de pratiques anciennes qui ne correspondent plus à l’époque. Cette construction nous a demandé plusieurs années d’investissement dans les partenariats locaux, dans la connaissance fine de chaque pays, dans l’acculturation de notre équipe aux évolutions contemporaines des espaces concernés. Elle constitue aujourd’hui l’un des pôles d’expertise distinctifs de notre cabinet.

Nous insistons particulièrement sur la diversité des réalités que recouvre l’expression « Afrique francophone ». Chaque pays présente ses spécificités propres, ses dynamiques politiques particulières, ses écosystèmes médiatiques distincts, ses cultures institutionnelles singulières. Réduire cette diversité à des grilles uniformes produirait inévitablement des dommages considérables pour les missions que nous accepterions de mener. Notre approche rigoureusement pays par pays, combinée avec la compréhension des dimensions régionales et panafricaines, permet de respecter cette diversité tout en apportant les coordinations nécessaires lorsque les crises débordent les cadres strictement nationaux.

Nos relations avec les partenaires locaux dans chaque pays constituent la valeur essentielle de notre dispositif. Ces partenaires, que nous avons sélectionnés pour leur intégrité professionnelle autant que pour leurs compétences, constituent les véritables experts de leurs marchés respectifs. Notre rôle consiste à coordonner l’ensemble et à apporter les dimensions parisiennes et transversales que leurs implantations nationales ne couvrent pas par elles-mêmes. Cette articulation respectueuse, qui valorise les compétences locales plutôt qu’elle ne prétend s’en passer, constitue probablement le choix le plus important que nous avons fait dans la construction de cette offre.

Pour engager une conversation confidentielle sur les besoins spécifiques qui pourraient vous concerner, contactez notre ligne dédiée. L’entretien initial, couvert par le secret professionnel et conduit avec la discrétion particulière qu’exigent ces sujets, se tient dans nos locaux parisiens ou en lieu neutre selon votre préférence. Pour les clients basés en Afrique, des rencontres peuvent également être organisées dans les capitales où nos partenaires opèrent, selon les modalités qui vous conviennent. Pour les crises aiguës en cours dans la zone, notre capacité d’intervention en urgence permet une mobilisation rapide avec activation simultanée des partenaires locaux concernés.