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Le CERC (Crisis and Emergency Risk Communication) du CDC

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Le CERC (Crisis and Emergency Risk Communication) est un cadre développé par le CDC américain (Centers for Disease Control and Prevention) pour guider la communication lors des urgences, en particulier de santé publique. Il intègre la communication de risque et la communication de crise, autour de six principes et d’un cycle de vie de la crise en phases analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom. Cadre de référence en santé publique et en gestion des urgences dans le monde anglo-saxon, le CERC est rarement nommé tel quel en France. Il repose sur six principes — être le premier, être exact, être crédible, exprimer de l’empathie, promouvoir l’action, faire preuve de respect — et sur une approche par phases, de la préparation à la résolution. Il intègre aussi la psychologie de la crise — la manière dont les personnes traitent l’information en situation d’urgence. Ce guide présente le CERC, ses six principes, ses phases, sa dimension psychologique, et son lien avec la communication de risque et de crise. Cet article présente un cadre de référence de manière fidèle, en citant ses sources, et l’adapte au contexte français ; il n’avance aucun cas réel ni urgence nommée.

Le CERC est l’un des cadres les plus structurants de la communication de crise et d’urgence en santé publique, mais il est rarement présenté en français grand public. Cet article explique ce qu’est le CERC, quels sont ses six principes, quelles sont les phases du cycle de vie d’une crise selon le CERC, comment il intègre la psychologie de la crise, quel est son lien avec la communication de risque et de crise, et comment le situer en France. Il s’inscrit dans l’ensemble consacré à la communication de crise, qu’il éclaire d’un cadre intégratif. La communication de risque, et les principes pratiques de la communication de crise, sont traités dans des ressources dédiées, dont les six principes du CERC font écho. Cet article aborde un cadre anglo-saxon de santé publique de manière fidèle, en citant ses sources, et l’adapte au contexte français ; il parle d’urgences de santé publique en général, sans nommer de cas réel.

Qu’est-ce que le CERC (Crisis and Emergency Risk Communication) ?

Le CERC est un cadre développé par le CDC américain pour guider la communication lors des urgences, en particulier de santé publique. Il intègre la communication de risque et la communication de crise, et est rarement nommé en France.

Plusieurs éléments le caractérisent :

  • Un cadre développé par le CDC. Le CERC (Crisis and Emergency Risk Communication) est un cadre développé par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, et plus précisément leur bureau de préparation et de réponse aux urgences de santé publique. Il vise à guider une communication efficace lors des urgences de santé publique. Le CDC en est l’auteur de référence.
  • Un cadre intégratif. Le CERC est un cadre intégratif : il puise dans la rhétorique classique, dans la communication de crise, l’issues management, la théorie de la communication et la psychologie, et dans les leçons de l’expérience. Le manuel CERC précise qu’il ne se veut pas un manuel approfondi de communication de risque, d’issues management ou de communication de crise, mais une intégration de ces disciplines. Le CERC est ainsi un amalgame de plusieurs disciplines.
  • Fondé sur le travail de plusieurs experts. Le CERC s’appuie sur le travail de nombreux experts, dont les chercheurs Peter Sandman et Vincent Covello en communication de risque. Des chercheurs comme Barbara Reynolds (conseillère senior du CDC en communication de crise et de risque) et Matthew Seeger ont contribué à sa formalisation, notamment dans un article de 2008 présentant le CERC comme cadre théorique. Le CERC repose sur des fondements solides.
  • Orienté vers les urgences de santé publique. Le CERC est orienté vers les urgences — en particulier de santé publique, mais aussi les catastrophes et les situations d’urgence en général. Il vise à aider les responsables à gérer les attentes du public, à instaurer la confiance et à encourager les comportements de protection. Cette orientation vers l’urgence est caractéristique.

C’est pourquoi le CERC est un cadre développé par le CDC américain pour guider la communication lors des urgences, en particulier de santé publique, qui intègre la communication de risque et la communication de crise. Cadre intégratif, fondé sur le travail de plusieurs experts (dont Sandman et Covello en communication de risque) et formalisé notamment par Barbara Reynolds et Matthew Seeger, il est de référence en santé publique et en gestion des urgences dans le monde anglo-saxon, mais rarement nommé en France. Cet article le présente de manière fidèle, en citant ses sources, et l’adapte au contexte français. Selon le CDC, le bon message, au bon moment, par la bonne personne, peut sauver des vies — une formule qui résume l’ambition du CERC. Les sections suivantes en détaillent les six principes, les phases, la dimension psychologique et le lien avec d’autres cadres.

Quels sont les six principes du CERC ?

Le CERC repose sur six principes : être le premier, être exact, être crédible, exprimer de l’empathie, promouvoir l’action, et faire preuve de respect. Ces six principes forment l’ossature d’une communication d’urgence efficace.

Les six principes du CERC sont les suivants :

  • Être le premier (Be First). Communiquer rapidement, car les premiers messages façonnent souvent la perception du public. En situation d’urgence, être le premier à communiquer est important, ce qui rejoint l’importance des premières heures, traitée dans une ressource dédiée. La rapidité est un principe.
  • Être exact (Be Right). Assurer l’exactitude de l’information, pour la confiance et la fiabilité. Le CERC souligne qu’il s’agit de donner la meilleure information disponible à l’instant, en reconnaissant que les choses peuvent évoluer. L’exactitude est essentielle à la confiance.
  • Être crédible (Be Credible). Établir et maintenir la crédibilité de l’organisation. La crédibilité, qui conditionne la confiance dans les messages, est un principe central. Elle rejoint l’importance de la crédibilité traitée dans des ressources dédiées.
  • Exprimer de l’empathie (Express Empathy). Exprimer de l’empathie sans délai — reconnaître les préoccupations et les difficultés des personnes, pour instaurer la confiance. Le CERC insiste pour exprimer l’empathie dès le début. Ce principe rejoint l’importance de l’empathie, traitée dans une ressource dédiée.
  • Promouvoir l’action (Promote Action). Recommander des actions que les personnes peuvent entreprendre. Donner aux gens des actions concrètes à mener les aide à faire face et à se protéger. Ce principe rejoint l’information d’ajustement (ce que l’on peut faire), évoquée à propos de la communication de risque, traitée dans une ressource dédiée.
  • Faire preuve de respect (Show Respect). Communiquer avec respect envers les personnes. Le respect, qui témoigne de considération, favorise la confiance et la coopération. Ce principe achève l’ossature des six principes.

Ces six principes — être le premier, être exact, être crédible, exprimer de l’empathie, promouvoir l’action, faire preuve de respect — forment l’ossature d’une communication d’urgence efficace selon le CERC. Ensemble, ils visent une communication rapide, fiable, crédible, empathique, orientée vers l’action et respectueuse. Il est frappant de constater que ces six principes font largement écho aux principes pratiques de la communication de crise traités dans le corpus : l’importance de réagir vite (premières heures), de l’exactitude, de la crédibilité, de l’empathie, de donner des consignes d’action, et du respect, traités dans des ressources dédiées. Le CERC systématise ainsi, dans un cadre nommé et issu de la santé publique, des principes que la communication de crise reconnaît largement. Les phases du cycle de vie d’une crise selon le CERC, qui structurent l’application de ces principes, sont précisées dans la section suivante.

Quelles sont les phases du cycle de vie d’une crise selon le CERC ?

Le CERC structure la communication selon les phases du cycle de vie d’une crise : la préparation (avant la crise), la phase initiale, la phase de maintenance, la phase de résolution, et l’évaluation. Chaque phase appelle une communication adaptée.

Le CERC repose sur l’idée que toute urgence, catastrophe ou crise évolue par phases. Les phases du cycle de vie (le « rythme » du CERC) sont, en substance :

  • La préparation (avant la crise). Avant la crise, la phase de préparation consiste à se préparer — créer des plans de communication de crise, sélectionner et former les porte-parole, associer les communautés à la préparation. Cette phase de préparation, en amont, rejoint la préparation à la crise, traitée dans des ressources dédiées. Elle est le préalable.
  • La phase initiale. Au début de la crise, la phase initiale appelle, selon le CERC, à exprimer de l’empathie, fournir des explications simples du risque, établir sa crédibilité, recommander des actions, et s’engager auprès des parties prenantes. Cette phase initiale, où il y a souvent plus de questions que de réponses, est décisive.
  • La phase de maintenance. Au fil de la crise, la phase de maintenance appelle à approfondir l’explication du risque (par groupes de population), fournir plus d’informations de fond, obtenir le soutien pour la réponse, aider à la décision face au risque, et recueillir les retours. Cette phase accompagne la crise dans la durée.
  • La phase de résolution. Vers la fin de la crise, la phase de résolution accompagne le retour à la normale. Cette phase, qui clôt la crise active, rejoint l’après-crise, traité dans des ressources dédiées.
  • L’évaluation. Le cycle inclut une évaluation — évaluer les plans et la communication, pour tirer les leçons. Cette évaluation, qui rejoint le retour d’expérience et la mesure de l’efficacité, traités dans des ressources dédiées, nourrit la préparation future, dans un cycle continu.

Ces phases — préparation, phase initiale, maintenance, résolution, évaluation — structurent la communication selon le cycle de vie d’une crise. Le CERC souligne que la communication doit s’adapter à chaque phase : se préparer en amont, exprimer de l’empathie et fournir des explications dès la phase initiale, approfondir et soutenir en maintenance, accompagner le retour à la normale en résolution, et évaluer pour apprendre. Cette approche par phases, qui rejoint la logique du cycle de la crise (avant, pendant, après), traitée dans des ressources dédiées, structure l’application des six principes dans le temps. Elle souligne que la communication de crise n’est pas un acte ponctuel, mais un processus qui évolue par phases, chacune appelant une communication adaptée. La dimension psychologique du CERC, qui éclaire la manière dont les personnes vivent ces phases, est précisée dans la section suivante.

Comment le CERC intègre-t-il la psychologie de la crise ?

Le CERC intègre la psychologie de la crise — la manière dont les personnes traitent l’information et prennent des décisions en situation d’urgence —, car comprendre ces réactions est essentiel pour communiquer efficacement. La crise modifie la façon dont les gens reçoivent l’information.

Plusieurs éléments caractérisent cette dimension psychologique :

  • La crise modifie le traitement de l’information. Le CERC souligne que la prise de décision en crise est différente : les personnes simplifient l’information, et ne la traitent pas comme en temps normal. La communication doit en tenir compte — des messages simples et clairs étant d’autant plus nécessaires que les personnes simplifient.
  • Les barrières psychologiques. Le CERC identifie des barrières psychologiques que les personnes peuvent éprouver face à une crise — comme le déni, la peur, l’anxiété, la confusion, le sentiment d’impuissance. Comprendre ces réactions aide à communiquer de manière à les prendre en compte. Ces barrières influencent la réception des messages.
  • La rareté de la panique. Le CERC souligne, de manière notable, que la panique généralisée est rare — contrairement à une idée reçue. Cette observation, importante, invite à ne pas surestimer le risque de panique, et à faire confiance à la capacité des personnes à recevoir l’information et à agir, pourvu qu’elle soit bien communiquée.
  • La « répétition par procuration ». Le CERC évoque des phénomènes comme la « répétition par procuration » (vicarious rehearsal), par laquelle les personnes se projettent mentalement dans la situation. Comprendre ces phénomènes aide à anticiper les réactions du public. La psychologie éclaire la communication.
  • Adapter la communication à la psychologie. Le CERC invite à adapter la communication à ces réalités psychologiques — messages simples, empathie, actions concrètes, respect. C’est parce que la crise modifie le traitement de l’information que les six principes (notamment l’empathie et l’action) prennent tout leur sens. La psychologie fonde les principes.

Cette intégration de la psychologie de la crise est une force du CERC. Comprendre la manière dont les personnes traitent l’information et prennent des décisions en situation d’urgence — elles simplifient, peuvent éprouver déni, peur ou impuissance, paniquent rarement — est essentiel pour communiquer efficacement. Le CERC fonde ainsi ses principes sur cette compréhension psychologique : c’est parce que la crise modifie le traitement de l’information que des messages simples, l’empathie, des actions concrètes et le respect sont nécessaires. Cette dimension psychologique rejoint, dans le corpus, l’importance de l’empathie et de la prise en compte de l’émotion, traitée dans des ressources dédiées, ainsi que la centralité de l’indignation soulignée par la communication de risque, traitée dans une ressource dédiée. La prise en compte de la psychologie distingue une communication de crise efficace d’une communication qui ignorerait la manière dont les personnes reçoivent réellement l’information.

Quel lien entre le CERC, la communication de risque et la communication de crise ?

Le CERC est un cadre intégratif qui combine la communication de risque, la communication de crise et d’autres disciplines : il s’appuie sur la communication de risque (dont Sandman) et systématise la communication de crise dans un cadre orienté vers les urgences. Les trois sont liés.

Plusieurs éléments éclairent ce lien :

  • Le CERC intègre plusieurs disciplines. Le CERC est explicitement un cadre intégratif, qui combine la communication de risque, la communication de crise, l’issues management et la communication de catastrophe. Il ne se substitue pas à ces disciplines, mais les intègre dans un cadre orienté vers les urgences. Le CERC est un amalgame.
  • Le CERC s’appuie sur la communication de risque. Le CERC s’appuie sur le travail des chercheurs en communication de risque, dont Peter Sandman et Vincent Covello. La communication de risque, traitée dans une ressource dédiée, est donc l’un des fondements du CERC, qui en intègre les enseignements — notamment sur la perception du risque et l’indignation.
  • Le CERC systématise la communication de crise. Le CERC systématise des principes de la communication de crise — réagir vite, exactitude, crédibilité, empathie, action, respect —, traités dans des ressources dédiées, dans un cadre nommé et orienté vers les urgences de santé publique. Les six principes et les phases du CERC font écho aux principes et au cycle de la communication de crise.
  • Un cadre orienté vers les urgences. Le CERC se distingue par son orientation vers les urgences — en particulier de santé publique. Cette orientation, et son origine au CDC, lui donnent une couleur propre, distincte de la communication de crise d’entreprise, même si les principes se rejoignent largement.
  • Trois cadres complémentaires. Le CERC, la communication de risque (Sandman) et la communication de crise sont complémentaires : la communication de risque éclaire la perception du risque ; la communication de crise, la gestion d’une crise ; et le CERC les intègre dans un cadre orienté vers les urgences. Connaître les trois enrichit la réflexion.

Ce lien entre le CERC, la communication de risque et la communication de crise est éclairant. Le CERC est un cadre intégratif, qui combine la communication de risque (dont il reprend les enseignements de Sandman et Covello, traités dans une ressource dédiée), la communication de crise (dont il systématise les principes, traités dans des ressources dédiées) et d’autres disciplines, dans un cadre orienté vers les urgences de santé publique. Il ne se substitue pas à ces disciplines, mais les intègre. Les six principes et les phases du CERC font largement écho aux principes et au cycle de la communication de crise reconnus dans le corpus — ce qui valide ces principes en les retrouvant dans un cadre nommé issu de la santé publique. Connaître le CERC enrichit ainsi la réflexion sur la communication de crise, en offrant un cadre intégratif et nommé, qui relie la communication de risque et la communication de crise. La manière de situer et d’utiliser le CERC en France est précisée dans la section suivante.

Comment situer et utiliser le CERC en France ?

Le CERC est un cadre intégratif de santé publique et de gestion des urgences, rarement nommé en France, qui enrichit la communication de crise et de risque. La situer comme un cadre orienté vers les urgences, et l’utiliser avec discernement et adaptation, est utile.

Plusieurs repères permettent de la situer et de l’utiliser :

  • Un cadre rarement nommé en France. Le CERC, bien que de référence dans le monde anglo-saxon et en santé publique, est rarement nommé et présenté en français grand public. Le nommer et le présenter, comme le fait cet article, permet d’enrichir la réflexion d’un cadre intégratif nommé.
  • Un cadre orienté vers les urgences et la santé publique. Le CERC est particulièrement adapté aux urgences, en particulier de santé publique — où la communication doit gérer la perception du risque, l’urgence et la peur. Les organisations confrontées à de telles urgences, traitées à propos de secteurs comme la santé dans une ressource dédiée, peuvent y trouver un cadre précieux.
  • Un cadre qui valide et enrichit la communication de crise. Les six principes et les phases du CERC font écho aux principes de la communication de crise, traités dans des ressources dédiées, ce qui les valide en les retrouvant dans un cadre nommé. Le CERC enrichit aussi la communication de crise par sa dimension psychologique et son intégration de la communication de risque.
  • Un cadre anglo-saxon à adapter. Le CERC est un cadre anglo-saxon, issu du CDC et orienté vers le contexte américain de la santé publique. Son application au contexte français suppose de l’adapter — sans présumer qu’il s’applique identiquement. L’adaptation au contexte, notamment institutionnel, est nécessaire.
  • Un cadre à utiliser avec discernement. Le CERC est un cadre d’analyse et de principes, à utiliser avec discernement, et non une recette. Ses six principes et ses phases éclairent la communication d’urgence, mais leur application demande jugement et adaptation à chaque situation.

Ces repères permettent de situer et d’utiliser le CERC : un cadre intégratif de santé publique et de gestion des urgences, rarement nommé en France, qui enrichit la communication de crise et de risque. Il offre un cadre précieux — six principes et une approche par phases —, particulièrement adapté aux urgences, en particulier de santé publique. Ses six principes faisant écho aux principes de la communication de crise, traités dans des ressources dédiées, il les valide en les retrouvant dans un cadre nommé, et les enrichit par sa dimension psychologique et son intégration de la communication de risque, traitée dans une ressource dédiée. Mais c’est un cadre anglo-saxon, issu du CDC, à adapter au contexte français et à utiliser avec discernement. Connaître le CERC enrichit la réflexion sur la communication de crise et d’urgence, en offrant un cadre intégratif et nommé qui relie la communication de risque et de crise, rarement présenté en France. Le CERC est ainsi un cadre de référence précieux, à connaître et à adapter.

FAQ — Le CERC (Crisis and Emergency Risk Communication)

Qu’est-ce que le CERC ? Le CERC (Crisis and Emergency Risk Communication) est un cadre développé par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains pour guider la communication lors des urgences, en particulier de santé publique. C’est un cadre intégratif, qui combine la communication de risque, la communication de crise, l’issues management et d’autres disciplines, et s’appuie sur le travail de chercheurs comme Peter Sandman et Vincent Covello. Il repose sur six principes et une approche par phases. Cadre de référence dans le monde anglo-saxon et en santé publique, il est rarement nommé en France.

Quels sont les six principes du CERC ? Le CERC repose sur six principes : être le premier (communiquer rapidement, les premiers messages façonnant la perception), être exact (assurer l’exactitude, donner la meilleure information disponible), être crédible (établir la crédibilité), exprimer de l’empathie (reconnaître les préoccupations dès le début), promouvoir l’action (recommander des actions concrètes), et faire preuve de respect. Ces six principes forment l’ossature d’une communication d’urgence efficace. Ils font largement écho aux principes pratiques de la communication de crise traités dans le corpus — rapidité, exactitude, crédibilité, empathie, consignes d’action, respect.

Quelles sont les phases du CERC ? Le CERC structure la communication selon les phases du cycle de vie d’une crise : la préparation (avant la crise — plans, formation des porte-parole), la phase initiale (exprimer de l’empathie, expliquer simplement le risque, établir sa crédibilité, recommander des actions, s’engager), la phase de maintenance (approfondir l’explication, fournir plus de fond, obtenir le soutien, recueillir les retours), la phase de résolution (accompagner le retour à la normale), et l’évaluation (tirer les leçons). Chaque phase appelle une communication adaptée. Cette approche par phases rejoint la logique du cycle de la crise (avant, pendant, après), traitée dans des ressources dédiées.

Comment le CERC prend-il en compte la psychologie de la crise ? Le CERC intègre la psychologie de la crise — la manière dont les personnes traitent l’information et prennent des décisions en situation d’urgence. Il souligne que la prise de décision en crise est différente (les personnes simplifient l’information), identifie des barrières psychologiques (déni, peur, anxiété, sentiment d’impuissance), note que la panique généralisée est rare (contrairement à une idée reçue), et évoque des phénomènes comme la « répétition par procuration ». Le CERC fonde ses principes sur cette compréhension : c’est parce que la crise modifie le traitement de l’information que des messages simples, l’empathie, des actions concrètes et le respect sont nécessaires.

Quel lien entre le CERC et la communication de risque ? Le CERC s’appuie sur la communication de risque : il reprend le travail de chercheurs comme Peter Sandman et Vincent Covello, et en intègre les enseignements (notamment sur la perception du risque). La communication de risque, traitée dans une ressource dédiée, est donc l’un des fondements du CERC. Mais le CERC est plus large : c’est un cadre intégratif qui combine la communication de risque, la communication de crise, l’issues management et d’autres disciplines, dans un cadre orienté vers les urgences de santé publique. Le CERC, la communication de risque et la communication de crise sont complémentaires.

Le CERC est-il utile hors de la santé publique ? Oui, bien qu’il soit particulièrement orienté vers les urgences de santé publique. Le CERC est conçu pour les urgences en général — catastrophes, situations d’urgence —, et ses six principes (rapidité, exactitude, crédibilité, empathie, action, respect) et son approche par phases sont largement transposables à d’autres contextes de crise. Ses principes font d’ailleurs écho à ceux de la communication de crise d’entreprise, traités dans des ressources dédiées. Le CERC enrichit ainsi la réflexion sur la communication de crise au-delà de la santé publique, à condition de l’adapter au contexte — notamment français — et de l’utiliser avec discernement, comme un cadre d’analyse et non une recette.