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Communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus
- Qu'est-ce que communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus, et en quoi est-ce spécifique ?
- Quelles sont les spécificités de ce public ?
- Comment communiquer avec justesse auprès des pouvoirs publics ?
- Comment gérer la relation avec les pouvoirs publics, notamment en crise ?
- Quelles règles et quelle éthique encadrent cette communication ?
- Quelles erreurs éviter en communiquant auprès des pouvoirs publics ?
- FAQ — Communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus
Communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus, c’est s’adresser à un public institutionnel spécifique qui a sa logique, sa temporalité, son influence et ses responsabilités, pour l’informer ou dialoguer avec lui, notamment en situation de crise ou sur un sujet sensible analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom. Ce public n’est ni un porte-parole à préparer, ni le secteur public lui-même : ce sont les autorités et les élus auxquels une organisation peut être amenée à s’adresser. Cette communication suppose une information factuelle, fiable et transparente, le respect du rôle et de l’indépendance des pouvoirs publics, et une relation institutionnelle saine. Elle relève d’une communication institutionnelle légitime, transparente et factuelle, distincte de toute tentative d’influence indue. Les aspects réglementés de la représentation d’intérêts relèvent des règles applicables et de spécialistes ; cet article en traite la dimension de communication.
La communication auprès des pouvoirs publics et des élus est une situation spécifique : elle s’adresse à un public institutionnel, aux attentes et à la logique propres. Cet article explique ce que signifie communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus et en quoi c’est spécifique, quelles sont les spécificités de ce public, comment communiquer avec justesse, comment gérer la relation notamment en crise, et quelles règles et quelle éthique encadrent cette communication. Il s’inscrit dans l’ensemble consacré à la communication de crise et à la communication sensible. Le media training des élus et acteurs publics, la communication de crise dans le secteur public, et la cartographie des parties prenantes sont traités dans des ressources dédiées. Cet article traite la communication vers les pouvoirs publics de manière non partisane, comme une communication institutionnelle légitime ; les aspects réglementés relèvent des règles applicables et de spécialistes.
Qu’est-ce que communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus, et en quoi est-ce spécifique ?
Communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus, c’est, pour une organisation, s’adresser aux autorités publiques et aux élus comme à un public — pour les informer ou dialoguer avec eux. C’est spécifique en raison de la nature institutionnelle de ce public et de sa logique propre.
Plusieurs éléments le caractérisent :
- S’adresser à un public institutionnel. Il s’agit, pour une organisation, de s’adresser aux pouvoirs publics — autorités, administrations — et aux élus, comme à un public. Ce public institutionnel, distinct du grand public ou des médias, a sa logique et ses attentes propres.
- Informer ou dialoguer. Cette communication vise à informer les pouvoirs publics — sur une situation, un sujet, une position — ou à dialoguer avec eux. Elle relève d’une communication institutionnelle, distincte de la communication grand public ou médiatique.
- Une distinction avec le media training des élus. Cette communication se distingue du media training des élus et acteurs publics, traité dans une ressource dédiée, qui prépare l’élu comme porte-parole — la personne qui s’exprime. Ici, les élus et les pouvoirs publics sont le public auquel on s’adresse, et non le porte-parole à préparer.
- Une distinction avec le secteur public. Cette communication se distingue de la communication de crise dans le secteur public, traitée dans une ressource dédiée, qui concerne les organisations publiques elles-mêmes. Ici, c’est une organisation, de tout type, qui communique vers les pouvoirs publics, qui sont son public.
C’est pourquoi communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus est une situation spécifique, qui s’adresse à un public institutionnel. Il s’agit, pour une organisation, d’informer les pouvoirs publics et les élus ou de dialoguer avec eux, comme avec un public ayant sa logique propre. Cette communication se distingue du media training des élus, traité dans une ressource dédiée, qui prépare l’élu porte-parole, et de la communication de crise dans le secteur public, traitée dans une ressource dédiée, qui concerne les organisations publiques : ici, les pouvoirs publics sont le public auquel on s’adresse. Cette communication relève d’une communication institutionnelle légitime, transparente et factuelle. Les pouvoirs publics sont aussi une partie prenante, identifiée par la cartographie des parties prenantes, traitée dans une ressource dédiée. Les sections suivantes précisent les spécificités de ce public et la communication appropriée.
Quelles sont les spécificités de ce public ?
Les pouvoirs publics et les élus, comme public, présentent des spécificités : un caractère institutionnel, une logique et une temporalité propres, une influence et des responsabilités, et un besoin d’une information factuelle et fiable. Ces spécificités appellent une communication adaptée.
Plusieurs spécificités caractérisent ce public :
- Un caractère institutionnel. Les pouvoirs publics et les élus sont un public institutionnel, qui agit dans un cadre institutionnel et selon des règles propres. Cette nature institutionnelle distingue ce public du grand public ou des médias, et appelle une communication adaptée à ce cadre.
- Une logique et une temporalité propres. Les pouvoirs publics ont leur logique — l’intérêt général, les politiques publiques, le cadre réglementaire — et leur temporalité, souvent différente de celle des médias ou de l’urgence. La communication doit tenir compte de cette logique et de cette temporalité.
- Une influence et des responsabilités. Les pouvoirs publics et les élus ont une influence et des responsabilités — décisions, réglementation, action publique. Cette influence fait d’eux un public important, dont les décisions peuvent affecter l’organisation, particulièrement en situation de crise ou sur un sujet sensible.
- Un besoin d’information factuelle et fiable. Les pouvoirs publics ont besoin d’une information factuelle, fiable et étayée pour exercer leurs responsabilités. La communication doit leur fournir une information de cette nature, et non une communication promotionnelle ou partisane. La fiabilité de l’information est essentielle.
- Une exigence de transparence. La communication auprès des pouvoirs publics s’inscrit dans une exigence de transparence — une communication ouverte et honnête, distincte de toute tentative d’influence indue. Cette transparence est attendue et nécessaire.
Ces spécificités du public des pouvoirs publics et des élus — caractère institutionnel, logique et temporalité propres, influence et responsabilités, besoin d’information factuelle et fiable, exigence de transparence — appellent une communication adaptée. Ce public, qui agit selon une logique institutionnelle et dispose d’une influence et de responsabilités, attend une information factuelle et fiable, et une communication transparente. Une communication promotionnelle, partisane, ou perçue comme une tentative d’influence indue, serait inadaptée et contre-productive. La communication doit donc s’adapter à ce public institutionnel, en lui fournissant une information de qualité et en respectant son rôle et sa logique. Comprendre ces spécificités est le préalable à une communication appropriée, précisée dans les sections suivantes.
Comment communiquer avec justesse auprès des pouvoirs publics ?
Communiquer avec justesse auprès des pouvoirs publics suppose une information factuelle et fiable, la transparence, le respect de leur rôle, et une approche institutionnelle. Ces principes répondent aux attentes de ce public.
Plusieurs principes guident cette communication :
- Fournir une information factuelle et fiable. La communication doit fournir aux pouvoirs publics une information factuelle, fiable et étayée — des faits, des éléments solides, une information de qualité. Ce public ayant besoin d’une information fiable pour exercer ses responsabilités, la qualité de l’information est essentielle. Une information inexacte ou partiale se retournerait contre l’organisation.
- Faire preuve de transparence. La communication doit être transparente — ouverte, honnête, sans dissimulation. La transparence, attendue par les pouvoirs publics, est la condition d’une relation de confiance et d’une communication crédible. La dissimulation ou la manipulation seraient contre-productives et contraires à l’éthique.
- Respecter le rôle et l’indépendance des pouvoirs publics. La communication doit respecter le rôle, l’indépendance et les responsabilités des pouvoirs publics. Il s’agit d’informer et de dialoguer, non de faire pression ni d’influencer indûment. Le respect du rôle des pouvoirs publics est essentiel.
- Adopter une approche institutionnelle. La communication doit adopter une approche institutionnelle, adaptée au cadre et à la logique des pouvoirs publics — formelle, factuelle, respectueuse des règles et des procédures. Cette approche, distincte de la communication grand public ou médiatique, est appropriée à ce public.
- Tenir compte de la temporalité. La communication doit tenir compte de la temporalité propre des pouvoirs publics, souvent différente de l’urgence médiatique. S’adapter à cette temporalité, sans la précipiter indûment, est important.
Cette communication juste — information factuelle et fiable, transparence, respect du rôle des pouvoirs publics, approche institutionnelle, prise en compte de la temporalité — répond aux attentes de ce public institutionnel. Les pouvoirs publics attendent une information de qualité et une communication transparente et respectueuse de leur rôle, et non une communication promotionnelle ou une tentative d’influence indue. La fiabilité de l’information et la transparence sont particulièrement importantes : une information inexacte ou une communication perçue comme manipulatrice se retourneraient contre l’organisation et ruineraient la confiance. Le respect du rôle et de l’indépendance des pouvoirs publics est essentiel : il s’agit d’informer et de dialoguer, non de faire pression. Cette communication, institutionnelle et transparente, est la condition d’une relation saine avec les pouvoirs publics.
Comment gérer la relation avec les pouvoirs publics, notamment en crise ?
Gérer la relation avec les pouvoirs publics suppose d’entretenir une relation institutionnelle de confiance, et, en situation de crise, de les informer et de se coordonner avec eux de manière appropriée. La relation se construit dans la durée et est précieuse en crise.
Plusieurs principes guident cette gestion :
- Entretenir une relation institutionnelle de confiance. La relation avec les pouvoirs publics se construit dans la durée, par une communication régulière, factuelle et transparente. Une relation de confiance préexistante facilite grandement la communication en situation de crise. C’est en temps normal que se construit la confiance précieuse lors d’une crise.
- Informer les pouvoirs publics en crise. En situation de crise, les pouvoirs publics peuvent devoir être informés — sur la situation, son traitement, ses conséquences —, particulièrement lorsque la crise les concerne ou relève de leurs responsabilités. Cette information, factuelle et fiable, est importante.
- Se coordonner avec les autorités le cas échéant. En situation de crise, l’organisation peut devoir se coordonner avec les autorités — notamment lorsque la crise relève de leur compétence ou appelle leur intervention. Cette coordination, traitée à propos de plusieurs types de crise dans des ressources dédiées, doit être appropriée et respectueuse du rôle des autorités.
- Respecter le rôle des pouvoirs publics en crise. En crise comme en temps normal, la communication doit respecter le rôle et l’indépendance des pouvoirs publics. Il s’agit de les informer et de se coordonner avec eux, non de leur dicter leur action ni de faire pression. Le respect de leur rôle est essentiel.
- Assurer la cohérence avec la communication externe. La communication auprès des pouvoirs publics doit être cohérente avec la communication externe de l’organisation. Une incohérence entre ce qui est dit aux pouvoirs publics et au public serait dommageable. La cohérence est essentielle.
Cette gestion de la relation avec les pouvoirs publics — entretenir une relation de confiance, les informer en crise, se coordonner le cas échéant, respecter leur rôle, assurer la cohérence — est essentielle, particulièrement en situation de crise. La relation se construit dans la durée : une relation institutionnelle de confiance, entretenue en temps normal par une communication régulière et transparente, facilite grandement la communication en crise. En situation de crise, l’organisation peut devoir informer les pouvoirs publics et se coordonner avec eux, dans le respect de leur rôle et de leur indépendance — les informer et se coordonner, non leur dicter leur action. La coordination avec les autorités, traitée à propos de plusieurs types de crise dans des ressources dédiées, doit être appropriée. La cohérence entre la communication auprès des pouvoirs publics et la communication externe est essentielle. Une relation institutionnelle saine, fondée sur la transparence et le respect, est précieuse en crise.
Quelles règles et quelle éthique encadrent cette communication ?
La communication auprès des pouvoirs publics est encadrée par des règles et une éthique : transparence, honnêteté, respect de leur indépendance, et, le cas échéant, règles applicables à la représentation d’intérêts. L’éthique et le respect des règles sont essentiels.
Plusieurs principes encadrent cette communication :
- La transparence et l’honnêteté. La communication auprès des pouvoirs publics doit être transparente et honnête — une communication ouverte, factuelle, sans dissimulation ni manipulation. Cette éthique de transparence est fondamentale : toute tentative de manipulation ou de tromperie serait contraire à l’éthique et se retournerait contre l’organisation.
- Le respect de l’indépendance des pouvoirs publics. La communication doit respecter l’indépendance et le rôle des pouvoirs publics. Il s’agit d’informer et de dialoguer, non d’exercer une influence indue ou une pression. Ce respect, qui distingue une communication institutionnelle légitime d’une influence indue, est essentiel.
- Les règles applicables à la représentation d’intérêts. Lorsque la communication relève de la représentation d’intérêts, elle peut être encadrée par des règles applicables — notamment des obligations de transparence. Ces règles, qui relèvent du cadre réglementaire et de spécialistes, doivent être respectées. Cet article en signale l’existence, sans en traiter le détail, qui relève des règles applicables et de spécialistes.
- La distinction avec l’influence indue. La communication institutionnelle légitime — informer, dialoguer transparemment — se distingue de l’influence indue ou du trafic d’influence. Cette distinction, éthique et parfois juridique, est essentielle : la communication auprès des pouvoirs publics doit rester dans le cadre d’une communication légitime et transparente.
Ces règles et cette éthique — transparence, honnêteté, respect de l’indépendance des pouvoirs publics, règles applicables à la représentation d’intérêts, distinction avec l’influence indue — encadrent la communication auprès des pouvoirs publics. L’éthique de transparence est fondamentale : la communication auprès des pouvoirs publics doit être ouverte, factuelle et honnête, distincte de toute tentative de manipulation ou d’influence indue. Le respect de l’indépendance et du rôle des pouvoirs publics est essentiel. Lorsque la communication relève de la représentation d’intérêts, elle peut être encadrée par des règles applicables, notamment de transparence, qui relèvent du cadre réglementaire et de spécialistes : cet article en signale l’existence, sans en traiter le détail. La distinction entre une communication institutionnelle légitime et une influence indue, éthique et parfois juridique, est essentielle. Le respect de ces règles et de cette éthique est la condition d’une communication auprès des pouvoirs publics à la fois efficace et conforme.
Quelles erreurs éviter en communiquant auprès des pouvoirs publics ?
Plusieurs erreurs peuvent compromettre la communication auprès des pouvoirs publics. Les principales à éviter :
- Fournir une information inexacte ou partiale. Fournir aux pouvoirs publics une information inexacte, incomplète ou partiale se retournerait contre l’organisation, ce public ayant besoin d’une information fiable et vérifiant les faits. La fiabilité de l’information est essentielle.
- Manquer de transparence. Une communication non transparente — dissimulation, manipulation — serait contraire à l’éthique et ruinerait la confiance des pouvoirs publics. La transparence est fondamentale.
- Adopter une approche promotionnelle ou partisane. Communiquer auprès des pouvoirs publics de manière promotionnelle ou partisane, plutôt que factuelle, serait inadapté à ce public institutionnel. Une approche factuelle et institutionnelle est attendue.
- Faire pression ou influencer indûment. Chercher à faire pression sur les pouvoirs publics ou à les influencer indûment serait contraire à l’éthique, et parfois aux règles. Il s’agit d’informer et de dialoguer, dans le respect de leur indépendance.
- Ignorer la logique et la temporalité des pouvoirs publics. Ne pas tenir compte de la logique institutionnelle et de la temporalité propre des pouvoirs publics, en plaquant une logique médiatique ou d’urgence, serait inadapté. Il faut s’adapter à ce public.
- Méconnaître les règles applicables. Méconnaître les règles applicables à la représentation d’intérêts, lorsque la communication en relève, exposerait à des conséquences. Ces règles, qui relèvent du cadre réglementaire et de spécialistes, doivent être respectées.
- Communiquer de manière incohérente avec l’externe. Une incohérence entre la communication auprès des pouvoirs publics et la communication externe serait dommageable. La cohérence est essentielle.
Éviter ces écueils suppose de fournir une information factuelle et fiable, d’être transparent, d’adopter une approche institutionnelle et factuelle, de respecter le rôle et l’indépendance des pouvoirs publics, de tenir compte de leur logique, et de respecter les règles applicables. C’est cette communication, institutionnelle, transparente et respectueuse, qui caractérise une communication efficace et conforme auprès des pouvoirs publics et des élus. Rappelons que cet article traite la dimension de communication ; les aspects réglementés de la représentation d’intérêts relèvent des règles applicables et de spécialistes.
FAQ — Communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus
Qu’est-ce que communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus ? C’est, pour une organisation, s’adresser aux autorités publiques et aux élus comme à un public — pour les informer sur une situation, un sujet ou une position, ou dialoguer avec eux —, notamment en situation de crise ou sur un sujet sensible. Ce public institutionnel a sa logique et ses attentes propres. Cette communication se distingue du media training des élus (qui prépare l’élu porte-parole) et de la communication de crise dans le secteur public (qui concerne les organisations publiques) : ici, les pouvoirs publics sont le public auquel on s’adresse, et l’organisation peut être de tout type.
Quelles sont les spécificités de ce public ? Un caractère institutionnel (les pouvoirs publics agissent dans un cadre et selon des règles propres), une logique et une temporalité propres (l’intérêt général, les politiques publiques, une temporalité souvent différente de l’urgence médiatique), une influence et des responsabilités (leurs décisions peuvent affecter l’organisation), un besoin d’information factuelle et fiable (pour exercer leurs responsabilités), et une exigence de transparence. Ces spécificités appellent une communication adaptée : factuelle, fiable, transparente et respectueuse de leur rôle, distincte d’une communication promotionnelle ou partisane.
Comment communiquer avec justesse auprès des pouvoirs publics ? En fournissant une information factuelle, fiable et étayée (ce public ayant besoin d’une information de qualité), en faisant preuve de transparence (une communication ouverte et honnête), en respectant le rôle et l’indépendance des pouvoirs publics (informer et dialoguer, non faire pression), en adoptant une approche institutionnelle adaptée à leur cadre, et en tenant compte de leur temporalité propre. Une information inexacte ou une communication perçue comme manipulatrice ou promotionnelle se retournerait contre l’organisation. La fiabilité, la transparence et le respect du rôle des pouvoirs publics sont essentiels.
Comment gérer la relation avec les pouvoirs publics en crise ? En entretenant une relation institutionnelle de confiance, construite dans la durée par une communication régulière et transparente — une relation préexistante facilitant grandement la communication en crise. En situation de crise, il peut falloir informer les pouvoirs publics (sur la situation, son traitement) et se coordonner avec eux, particulièrement lorsque la crise relève de leurs responsabilités, dans le respect de leur rôle et de leur indépendance. La coordination avec les autorités, traitée à propos de plusieurs types de crise dans des ressources dédiées, doit être appropriée. La cohérence avec la communication externe est essentielle.
Communiquer auprès des pouvoirs publics, est-ce du lobbying ? La communication auprès des pouvoirs publics relève d’une communication institutionnelle légitime — informer et dialoguer transparemment et factuellement —, qui se distingue de l’influence indue ou du trafic d’influence. Lorsque la communication relève de la représentation d’intérêts, elle peut être encadrée par des règles applicables, notamment des obligations de transparence, qui relèvent du cadre réglementaire et de spécialistes. La distinction entre une communication institutionnelle légitime, transparente, et une influence indue, est essentielle, éthiquement et parfois juridiquement. Cet article traite la dimension de communication ; les aspects réglementés relèvent des règles applicables et de spécialistes.
En quoi cela diffère-t-il du media training des élus ? Le media training des élus et acteurs publics, traité dans une ressource dédiée, prépare l’élu comme porte-parole — la personne qui s’exprime. Communiquer auprès des pouvoirs publics et des élus, c’est l’inverse : s’adresser aux pouvoirs publics et aux élus comme à un public, pour les informer ou dialoguer avec eux. Dans un cas, l’élu est le porte-parole à préparer ; dans l’autre, les pouvoirs publics et les élus sont le public auquel on s’adresse. Cette communication se distingue aussi de la communication de crise dans le secteur public, qui concerne les organisations publiques elles-mêmes : ici, c’est une organisation, de tout type, qui communique vers les pouvoirs publics.