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Qu’est-ce que la communication sensible ?

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La communication sensible est la communication portant sur tout sujet délicat à fort enjeu émotionnel, réputationnel ou relationnel, qu’il y ait ou non une crise aiguë analyse l’expert en communication sensible Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom. Elle est plus large que la communication de crise : un changement difficile, une décision impopulaire, un sujet clivant, une information à fort impact sont autant de situations sensibles qui ne sont pas nécessairement des crises. La communication de crise est un cas particulier de communication sensible — celui où le sujet délicat survient en situation de crise. Communiquer sur un sujet sensible suppose tact, prudence, considération et anticipation, pour aborder un sujet délicat sans le faire dégénérer. La communication sensible est une discipline à part entière, qui englobe la communication de crise sans s’y limiter.

La communication sensible est souvent assimilée à la communication de crise, alors qu’elle est plus large : tout sujet délicat n’est pas une crise. Cet article pose les fondamentaux de la communication sensible : ce qu’elle est, en quoi elle se distingue de la communication de crise, quelles sont ses caractéristiques, dans quelles situations elle s’applique, et quels principes la guident. Il ouvre un ensemble dédié à la communication sensible, complémentaire des ressources consacrées à la communication de crise et à la gestion de crise. La communication de crise, qui est une forme aiguë de communication sensible, est traitée dans des ressources dédiées, vers lesquelles cet article renvoie. Les sujets clivants sont abordés de manière non partisane ; les dimensions juridiques de certains sujets sensibles relèvent de conseils spécialisés.

Qu’est-ce que la communication sensible et en quoi diffère-t-elle de la communication de crise ?

La communication sensible porte sur tout sujet délicat, qu’il y ait ou non une crise, tandis que la communication de crise concerne spécifiquement la communication en situation de crise. La communication de crise est un cas particulier de communication sensible.

Plusieurs éléments la caractérisent :

  • Une communication sur des sujets délicats. La communication sensible porte sur des sujets délicats — à fort enjeu émotionnel, réputationnel ou relationnel —, qui appellent du tact et de la prudence. Ces sujets ne sont pas nécessairement des crises.
  • Une portée plus large que la crise. La communication sensible est plus large que la communication de crise : elle englobe tous les sujets délicats, en situation de crise ou non. Un changement difficile, une décision impopulaire, un sujet clivant sont sensibles sans être nécessairement des crises.
  • La crise comme cas particulier. La communication de crise, traitée dans des ressources dédiées, est un cas particulier de communication sensible : celui où le sujet délicat survient en situation de crise aiguë. La crise est une forme aiguë de communication sensible, mais la communication sensible ne se réduit pas à la crise.
  • Une exigence de tact et de prudence. Comme la communication de crise, la communication sensible exige du tact, de la prudence, de la considération et de l’anticipation. Aborder un sujet délicat suppose des précautions, qu’il y ait crise ou non.

C’est pourquoi la communication sensible est une discipline plus large que la communication de crise. Elle porte sur tout sujet délicat, en situation de crise ou non, là où la communication de crise concerne spécifiquement la communication en situation de crise. La communication de crise, traitée dans des ressources dédiées, est un cas particulier de communication sensible — sa forme aiguë. Comprendre cette distinction permet d’aborder la communication sensible dans sa globalité, au-delà de la seule crise. Les sections suivantes en détaillent les caractéristiques, les situations et les principes.

Quelles sont les caractéristiques de la communication sensible ?

La communication sensible se caractérise par un fort enjeu — émotionnel, réputationnel ou relationnel —, par la délicatesse du sujet, et par le risque de dégénérer si elle est mal menée. Ces caractéristiques appellent une approche prudente.

Plusieurs caractéristiques la définissent :

  • Un fort enjeu. La communication sensible porte sur des sujets à fort enjeu — émotionnel (qui touche les personnes), réputationnel (qui affecte l’image), ou relationnel (qui engage les relations). Cet enjeu élevé est ce qui rend le sujet sensible.
  • La délicatesse du sujet. Le sujet d’une communication sensible est délicat : il peut heurter, inquiéter, susciter des réactions vives, ou toucher à des intérêts ou des valeurs. Cette délicatesse appelle du tact et des précautions.
  • Le risque de dégénérer. Une communication sensible mal menée peut dégénérer — susciter des réactions négatives, des polémiques, voire déclencher une crise. Ce risque, propre aux sujets sensibles, justifie une approche prudente et réfléchie.
  • La nécessité d’anticiper. La communication sensible suppose d’anticiper les réactions possibles — comment le sujet sera reçu, par qui, avec quelles conséquences. Cette anticipation permet de préparer une communication adaptée.
  • L’attention aux personnes. La communication sensible touche souvent des personnes — concernées, affectées, sensibles au sujet. L’attention aux personnes, la considération et l’empathie sont essentielles.

Ces caractéristiques définissent la communication sensible : un fort enjeu, la délicatesse du sujet, le risque de dégénérer, la nécessité d’anticiper, et l’attention aux personnes. Elles appellent une approche prudente et réfléchie, qui aborde le sujet délicat avec tact et précaution. Ces caractéristiques rapprochent la communication sensible de la communication de crise, traitée dans des ressources dédiées, tout en s’appliquant plus largement : un sujet sensible n’a pas besoin d’être une crise pour appeler ces précautions. Comprendre ces caractéristiques permet de reconnaître une communication sensible et d’y adapter son approche.

Dans quelles situations la communication sensible s’applique-t-elle ?

La communication sensible s’applique dans de nombreuses situations délicates, en situation de crise ou non : changements difficiles, décisions impopulaires, sujets clivants, informations à fort impact. Ces situations partagent leur caractère sensible.

Parmi les situations de communication sensible :

  • Les changements difficiles. Communiquer un changement difficile — réorganisation, transformation, décision affectant les personnes — est une situation sensible, qui touche les personnes concernées et appelle du tact. Ces situations, hors crise aiguë, relèvent de la communication sensible.
  • Les décisions impopulaires. Communiquer une décision impopulaire ou contestée — qui suscitera des réactions négatives — est sensible. Ces situations appellent d’expliquer et d’assumer une décision difficile, avec considération.
  • Les sujets clivants. S’exprimer sur un sujet clivant, ou prendre position sur un sujet de société, est sensible : le sujet divise, et la prise de parole expose. Ces situations, traitées de manière non partisane, appellent une prudence particulière.
  • Les informations à fort impact. Communiquer une information à fort impact — émotionnel, réputationnel, relationnel — est sensible, même hors crise. L’impact de l’information appelle des précautions dans sa communication.
  • Les situations de crise. La situation de crise est une situation sensible particulière — la forme aiguë —, traitée dans des ressources dédiées. La crise relève de la communication sensible, sous sa forme la plus intense.

Ces situations, en situation de crise ou non, relèvent de la communication sensible. Elles partagent leur caractère sensible — fort enjeu, délicatesse, risque de dégénérer — et appellent une approche prudente. La communication sensible s’applique ainsi largement : au-delà de la crise, traitée dans des ressources dédiées, elle concerne tous les sujets délicats — changements difficiles, décisions impopulaires, sujets clivants, informations à fort impact. Reconnaître ces situations comme sensibles permet d’y adapter son approche, avec le tact et les précautions qu’elles requièrent. La communication sensible couvre ainsi un large éventail de situations délicates.

Quels principes guident la communication sensible ?

La communication sensible est guidée par plusieurs principes : le tact, la prudence, la considération pour les personnes, l’anticipation, et l’honnêteté. Ces principes permettent d’aborder un sujet délicat sans le faire dégénérer.

Les principaux principes sont les suivants :

  • Le tact. Aborder un sujet sensible suppose du tact — choisir le bon moment, le bon ton, les bons mots. Le tact permet de traiter un sujet délicat sans heurter inutilement.
  • La prudence. La communication sensible appelle de la prudence : peser ses mots, anticiper les réactions, éviter les maladresses. La prudence permet de ne pas faire dégénérer un sujet délicat.
  • La considération pour les personnes. Les sujets sensibles touchant souvent des personnes, la considération et l’empathie sont essentielles. Reconnaître et respecter les personnes concernées est un principe central, comme dans la communication de crise, traitée dans une ressource dédiée.
  • L’anticipation. Anticiper les réactions possibles à une communication sensible permet de la préparer et de l’adapter. Cette anticipation, qui réduit le risque de dégénérer, est un principe clé.
  • L’honnêteté. La communication sensible doit rester honnête : aborder un sujet délicat avec tact ne signifie pas le travestir ou tromper. L’honnêteté, conjuguée au tact, est essentielle à la crédibilité.
  • La cohérence. La communication sensible doit être cohérente — dans le temps, entre les messages, avec les actes. La cohérence renforce la crédibilité sur des sujets délicats.

Ces principes — tact, prudence, considération, anticipation, honnêteté, cohérence — guident la communication sensible. Ils permettent d’aborder un sujet délicat sans le faire dégénérer, en le traitant avec les précautions qu’il requiert. Ces principes rejoignent largement ceux de la communication de crise, traitée dans des ressources dédiées, dont la communication sensible est la discipline plus large : la crise étant une forme aiguë de communication sensible, ses principes s’enracinent dans ceux de la communication sensible. Maîtriser ces principes permet d’aborder avec justesse les nombreuses situations sensibles, en situation de crise ou non.

Pourquoi la communication sensible est-elle importante ?

La communication sensible est importante parce qu’une communication mal menée sur un sujet délicat peut heurter, susciter des polémiques, voire déclencher une crise — tandis qu’une communication sensible maîtrisée permet d’aborder le sujet sans dommage. Sa qualité fait souvent la différence.

Plusieurs raisons fondent cette importance :

  • Éviter de faire dégénérer. Une communication mal menée sur un sujet sensible peut dégénérer — susciter des réactions négatives, des polémiques, voire déclencher une crise. La communication sensible permet d’éviter ce dérapage, en abordant le sujet avec précaution.
  • Préserver les relations et la réputation. Les sujets sensibles touchant aux relations et à la réputation, une communication maîtrisée permet de les préserver, là où une communication maladroite pourrait les abîmer. La qualité de la communication sensible protège ces enjeux.
  • Respecter les personnes. Les sujets sensibles touchant souvent des personnes, une communication maîtrisée et empreinte de considération les respecte, là où une communication maladroite pourrait les heurter. Le respect des personnes est en jeu.
  • Prévenir les crises. Bien menée, la communication sensible peut prévenir des crises, en abordant les sujets délicats avant qu’ils ne dégénèrent. La communication sensible est ainsi, en partie, une démarche de prévention.

Cette importance de la communication sensible est essentielle. Une communication mal menée sur un sujet délicat peut heurter, susciter des polémiques, voire déclencher une crise, tandis qu’une communication sensible maîtrisée permet d’aborder le sujet sans dommage et de préserver les relations, la réputation et les personnes. Bien menée, la communication sensible peut même prévenir des crises. C’est pourquoi la communication sensible, comme la communication de crise qui en est une forme aiguë, se travaille et s’anticipe. La maîtrise de la communication sensible est un atout précieux pour aborder les nombreuses situations délicates auxquelles une organisation est confrontée, en situation de crise ou non.

Quelles erreurs éviter dans l’approche de la communication sensible ?

Plusieurs erreurs peuvent compromettre l’approche de la communication sensible. Les principales à éviter :

  • Sous-estimer la sensibilité d’un sujet. Ne pas reconnaître qu’un sujet est sensible, et le traiter sans précaution, expose à le faire dégénérer. Reconnaître la sensibilité d’un sujet est le préalable à une communication adaptée.
  • Manquer de tact ou de prudence. Aborder un sujet sensible sans tact ni prudence — mauvais moment, mauvais ton, mots maladroits — risque de heurter et de faire dégénérer. Le tact et la prudence sont essentiels.
  • Négliger les personnes. Traiter un sujet sensible sans considération pour les personnes concernées, qu’il touche, est mal perçu. L’attention aux personnes est centrale.
  • Ne pas anticiper. Communiquer sur un sujet sensible sans anticiper les réactions possibles expose à être pris au dépourvu. L’anticipation permet de préparer une communication adaptée.
  • Travestir le sujet par excès de précaution. Aborder un sujet délicat avec tant de précautions qu’on le travestit ou qu’on trompe serait contre-productif. Le tact ne doit pas conduire à la malhonnêteté : l’honnêteté reste essentielle.
  • Confondre communication sensible et communication de crise. Réduire la communication sensible à la crise, ou traiter tout sujet sensible comme une crise, conduit à une approche inadaptée. La communication sensible est plus large que la crise, dont la communication est traitée dans des ressources dédiées.
  • Manquer de cohérence. Une communication sensible incohérente — dans le temps, entre les messages, avec les actes — fragilise la crédibilité. La cohérence est essentielle sur des sujets délicats.

Éviter ces écueils suppose de reconnaître la sensibilité d’un sujet, de faire preuve de tact, de prudence et de considération, d’anticiper les réactions, de rester honnête et cohérent, et de distinguer la communication sensible de la communication de crise. C’est cette approche prudente et réfléchie qui caractérise une communication sensible maîtrisée, dont la communication de crise, traitée dans des ressources dédiées, est la forme aiguë.

FAQ — Qu’est-ce que la communication sensible ?

Qu’est-ce que la communication sensible ? C’est la communication portant sur tout sujet délicat — à fort enjeu émotionnel, réputationnel ou relationnel —, qu’il y ait ou non une crise aiguë. Elle est plus large que la communication de crise : un changement difficile, une décision impopulaire, un sujet clivant, une information à fort impact sont autant de situations sensibles qui ne sont pas nécessairement des crises. Communiquer sur un sujet sensible suppose tact, prudence, considération et anticipation, pour aborder le sujet sans le faire dégénérer. C’est une discipline à part entière.

Quelle différence entre communication sensible et communication de crise ? La communication sensible porte sur tout sujet délicat, qu’il y ait ou non une crise ; la communication de crise concerne spécifiquement la communication en situation de crise aiguë. La communication de crise, traitée dans des ressources dédiées, est un cas particulier de communication sensible — sa forme aiguë. La communication sensible est donc plus large : elle englobe tous les sujets délicats, en situation de crise ou non. Un sujet sensible n’a pas besoin d’être une crise pour appeler tact et précautions.

Dans quelles situations s’applique la communication sensible ? Dans de nombreuses situations délicates, en situation de crise ou non : les changements difficiles (réorganisation, transformation), les décisions impopulaires ou contestées, les sujets clivants ou les prises de position sur des sujets de société, les informations à fort impact émotionnel ou réputationnel, et les situations de crise (forme aiguë, traitée dans des ressources dédiées). Ces situations partagent leur caractère sensible — fort enjeu, délicatesse, risque de dégénérer — et appellent une approche prudente.

Quels principes guident la communication sensible ? Le tact (choisir le bon moment, le bon ton, les bons mots), la prudence (peser ses mots, anticiper, éviter les maladresses), la considération pour les personnes (qu’un sujet sensible touche souvent), l’anticipation (des réactions possibles), l’honnêteté (le tact ne doit pas conduire à travestir le sujet), et la cohérence (dans le temps, entre messages, avec les actes). Ces principes permettent d’aborder un sujet délicat sans le faire dégénérer, et rejoignent largement ceux de la communication de crise, dont la communication sensible est la discipline plus large.

Une communication sensible peut-elle dégénérer en crise ? Oui, c’est un risque réel : une communication mal menée sur un sujet sensible peut susciter des réactions négatives, des polémiques, voire déclencher une crise. C’est précisément ce qui justifie l’approche prudente de la communication sensible. À l’inverse, bien menée, la communication sensible peut prévenir des crises, en abordant les sujets délicats avec précaution avant qu’ils ne dégénèrent. La communication sensible est ainsi, en partie, une démarche de prévention. Lorsqu’un sujet sensible dégénère malgré tout en crise, la communication de crise prend le relais.

La communication sensible se prépare-t-elle ? Oui. Comme la communication de crise, dont elle est la discipline plus large, la communication sensible se travaille et s’anticipe. Aborder un sujet sensible suppose d’anticiper les réactions, de préparer le message, le ton et le moment, et de mobiliser les principes — tact, prudence, considération, honnêteté, cohérence. Une communication sensible préparée a bien plus de chances d’aborder le sujet sans dommage qu’une communication improvisée. La maîtrise de la communication sensible est un atout précieux pour aborder les nombreuses situations délicates, en situation de crise ou non.