Anticiper, détecter, riposter, immuniser
Pourquoi cette offre, pourquoi maintenant
La communication de crise classique a été conçue pour un monde où l’attaque venait d’un journaliste, d’un concurrent ou d’un client mécontent, et où l’on disposait de vingt-quatre heures pour répondre. Les crises qui viennent ne ressemblent plus à cela : elles sont fabriquées, synthétiques, coordonnées et souvent anonymes. Elles se déclenchent en quelques heures sur des espaces que vos équipes ne surveillent pas, se propagent en douze langues, et laissent des traces durables jusque dans les réponses des assistants IA que consultent vos clients, vos candidats et vos investisseurs insiste l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom.
La contre-influence n’est pas une communication plus agressive. C’est une discipline à part entière, à la croisée du renseignement en sources ouvertes, de la science des données, du droit numérique et de la communication : défendre l’intégrité de votre espace informationnel avant, pendant et après l’attaque.
Les menaces que nous voyons monter d’ici 2030
- Médias synthétiques industrialisés : deepfakes vidéo et audio de dirigeants, faux communiqués, faux documents internes, fausses captures d’écran de messageries, produits en masse à coût quasi nul et de moins en moins détectables à l’œil nu.
- Ingérences étrangères : réseaux de faux sites d’information, usurpation de médias légitimes, ciblage des entreprises des secteurs stratégiques (énergie, défense, santé, transport, agroalimentaire), avec la séquence présidentielle et législative de 2027 comme accélérateur.
- Empoisonnement des IA (« LLM grooming ») : saturation du web par des contenus hostiles pour que ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Mistral restituent la version de vos adversaires quand on les interroge sur vous.
- Hack-and-leak : intrusion informatique suivie de la diffusion de documents volés, parfois falsifiés, dans un tempo calibré pour la presse.
- Activisme et « short-and-distort » : dénigrement financier, accusations de greenwashing, boycotts coordonnés, mobilisations transfrontalières contre un projet industriel.
- Fragmentation des espaces : les récits naissent sur Telegram, TikTok, Discord ou dans un podcast, et arrivent au journal télévisé trois jours plus tard, quand la version hostile est déjà devenue la référence.
- Essaims automatisés : agents IA capables de produire, traduire, adapter et amplifier un récit sur des centaines de comptes en temps réel, pour quelques euros par jour.
Notre doctrine
Trois principes structurent chaque intervention. La vérité vérifiable : nous ne publions rien que nous ne puissions prouver, parce qu’une seule inexactitude offre à l’adversaire le levier qu’il cherchait. La vitesse : la fenêtre utile se compte en heures, et un récit non contesté pendant quarante-huit heures devient la version de référence. La transparence : nous ne combattons jamais la manipulation par la manipulation, non par vertu abstraite, mais parce qu’une organisation prise en flagrant délit d’astroturfing se détruit plus sûrement que n’importe quelle campagne hostile ne le ferait.
L’offre : cinq modules intégrés
1. Anticiper — renseignement d’intérêt réputationnel
- Veille 360° multilingue et multiplateforme sur les espaces publics : réseaux sociaux, canaux ouverts de messagerie, forums, sites d’information alternatifs, vidéos et podcasts transcrits automatiquement, analyse d’images et de mèmes, places de marché de faux comptes et de deepfakes à la demande.
- Narrative intelligence : nous suivons des récits, pas des mots-clés. Chaque narratif hostile est identifié, daté, attribué quand c’est possible, puis suivi dans ses mutations et ses traductions.
- Cartographie de l’écosystème adverse : activistes, concurrents, fonds vendeurs, acteurs étatiques, relais d’opinion, avec analyse de leurs modes opératoires connus.
- Registre des vulnérabilités narratives : où êtes-vous attaquable ? Quels faits, quels chiffres, quelles décisions passées peuvent être sortis de leur contexte ? Ce registre alimente vos éléments de langage avant qu’il faille les improviser.
- Red team informationnel : nous utilisons les mêmes outils génératifs que les attaquants pour simuler, en environnement clos, une campagne contre vous — deepfake de votre PDG, faux rapport interne, faux témoignage de salarié. Vous découvrez vos angles morts avant vos adversaires.
- Jumeau numérique réputationnel : modélisation de votre écosystème de parties prenantes pour tester, avant publication, comment une annonce sensible ou une réponse de crise se propagerait et où elle serait détournée.
- Exercices de crise immersifs : simulations sous pression synthétique en temps réel (faux articles, faux appels de journalistes, comptes hostiles fictifs) pour entraîner le comité de direction à décider sous stress.
2. Détecter — voir la campagne avant qu’elle ne devienne une crise
- Détection des comportements inauthentiques coordonnés : analyse de graphes, synchronisation des publications, similarité des contenus, âge et empreinte des comptes, réseaux d’amplification.
- Forensique des médias synthétiques : analyse multimodale (artefacts visuels, incohérences audio, métadonnées, provenance) avec double revue humaine, et rapport d’expertise opposable devant une plateforme, une rédaction ou un tribunal.
- Surveillance des usurpations : sites miroirs, typosquatting, faux comptes de dirigeants, faux communiqués déposés sur des sites d’annonces financières.
- Audit permanent des IA génératives : ce que les assistants conversationnels répondent sur vous, votre secteur et vos dirigeants, avec identification des sources contaminées et plan de remédiation.
- Agents IA de veille sous supervision humaine : regroupement, traduction et priorisation automatiques des signaux, préparation de premières analyses ; les analystes qualifient, décident et signent.
- Alertes graduées (niveaux 1 à 4) avec délais d’engagement contractuels : qualification en moins de trente minutes, recommandation d’action en moins de deux heures.
3. Riposter — la war room
- Cellule d’astreinte 24/7 activable en moins d’une heure, intégrée à votre cellule de crise, avec porte-parole de réserve et juriste de permanence.
- Débunk et prébunk prêts à publier : contenus de vérification produits dans les formats natifs de chaque plateforme (vidéo courte, carrousel, fil, communiqué signé), parce qu’un démenti en PDF ne rattrape jamais une vidéo TikTok.
- Contre-récit : ne pas seulement nier, mais remplacer. Un récit hostile ne recule que devant un récit plus fort, sourcé et incarné.
- Amplification légitime : vos canaux propres, vos porte-parole, vos experts, vos salariés volontaires et vos clients réels, toujours identifiés comme tels ; relations presse et coopération avec les rédactions de vérification.
- Levier juridique et réglementaire : signalements structurés au titre du DSA, demandes de retrait, actions en diffamation, usurpation d’identité ou contrefaçon, référés, signalement à l’Arcom, et saisine des autorités compétentes (dont VIGINUM) lorsqu’une ingérence étrangère est suspectée.
- Exposition et attribution : lorsque c’est pertinent, nous documentons publiquement la campagne — modes opératoires, réseaux, chronologie. La lumière reste l’arme la plus efficace contre une opération conçue pour rester dans l’ombre.
- Protocole hack-and-leak : coordination avec votre DSI et votre CERT pour qualifier l’authenticité des documents diffusés, isoler les falsifications et communiquer sans confirmer ce qui ne doit pas l’être.
- Canaux d’escalade plateformes : relations établies avec les équipes de confiance et sécurité des principaux réseaux pour accélérer le traitement des cas avérés.
4. Immuniser — la résilience comme actif
- Authentification de vos communications : signature cryptographique et Content Credentials (norme C2PA) sur vos vidéos, visuels et communiqués ; page de vérification officielle recensant tout ce que vous avez réellement publié, pour que chacun puisse vérifier en trente secondes.
- Protection des dirigeants contre le clonage : mot de passe verbal et double canal de confirmation pour toute instruction sensible, détection de deepfake en temps réel sur les visioconférences, contre la fraude au président nouvelle génération.
- Prébunking et inoculation : campagnes qui exposent à l’avance les techniques de manipulation (fausse expertise, faux dilemme, décontextualisation) auprès de vos publics, dans la lignée des travaux sur l’inoculation psychologique. Un public qui connaît la ficelle ne mord plus.
- Optimisation pour les moteurs génératifs (GEO) : contenus de référence structurés, sourcés et accessibles pour que les IA restituent une information exacte sur vous, avec mesure trimestrielle des écarts.
- Formation : media training à l’ère des deepfakes pour les dirigeants, entraînement des porte-parole et community managers, sensibilisation de tous les salariés à l’ingénierie sociale et à l’hygiène informationnelle, y compris par des formats ludiques.
- Réseau d’alliés constitué avant la crise : chercheurs, journalistes spécialisés, rédactions de vérification, pairs sectoriels, associations professionnelles. La crédibilité s’emprunte plus vite qu’elle ne se construit.
- Gouvernance et playbooks : qui décide, en combien de temps, avec quel niveau de délégation ; matrices de décision préapprouvées par la direction générale et le conseil.
- Transparence proactive : publication anticipée de vos données sensibles, dialogue structuré avec vos critiques légitimes. On ne peut pas révéler ce que vous avez déjà rendu public.
5. Mesurer et apprendre
- Tableau de bord partagé : temps de détection, temps de réponse, portée du récit hostile comparée à celle de la réponse, pénétration narrative par audience, indicateurs de confiance, exactitude des réponses des IA.
- Retour d’expérience après chaque incident, mise à jour des playbooks et du registre des vulnérabilités.
- Rapport trimestriel de menace présenté au comité exécutif, briefing annuel du conseil d’administration.
Ce que nous ne ferons jamais
Cette charte est contractuelle ; elle vous protège autant qu’elle nous engage.
- Aucun faux compte, aucun bot, aucun achat d’engagement, aucune fausse mobilisation citoyenne.
- Aucune campagne de dénigrement contre une personne, aucune collecte de données privées, aucun doxxing.
- Aucun contenu trompeur, même « pour la bonne cause ».
- Identification systématique des contenus sponsorisés et des relais rémunérés, conformément à la loi sur l’influence commerciale.
- Conformité RGPD (sources publiques uniquement, minimisation des données), DSA, loi SREN et obligations de transparence de l’AI Act.
- Validation humaine de toute prise de parole publique : les agents IA préparent, ils ne publient pas.
- Refus des missions dont l’objet serait d’influencer un scrutin ou de manipuler l’opinion pour le compte d’un acteur étatique.
Modalités d’engagement
- Audit de vulnérabilité informationnelle (4 à 6 semaines) : cartographie des menaces, registre des vulnérabilités, test des IA génératives, premier exercice de red team, feuille de route. Point d’entrée recommandé.
- Bouclier (abonnement mensuel) : veille et narrative intelligence, alertes graduées, astreinte, rapport mensuel.
- Forteresse (contrat annuel) : les cinq modules, war room dédiée, deux exercices de crise par an, formation continue, audit IA trimestriel.
- Intervention d’urgence : activation sous une heure, cellule complète pendant 72 heures renouvelables, pour les organisations frappées par une campagne en cours.
Chaque dispositif est dimensionné après l’audit initial. Nous ne vendons pas de veille à une organisation dont le premier risque est l’absence de gouvernance, ni de war room à celle qui n’a pas encore de porte-parole entraîné.
Pour commencer
La question n’est plus de savoir si une campagne hostile vous visera, mais si vous la verrez venir et si vous aurez, ce jour-là, des preuves, des relais et une doctrine. Un premier échange de quarante-cinq minutes suffit pour qualifier votre exposition et vous proposer un périmètre d’audit.