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Le rôle de l’avocat et du communicant : qui dit quoi ?

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Dans la communication judiciaire, l’avocat et le communicant exercent deux expertises complémentaires : l’avocat conduit la stratégie juridique et détermine ce qui peut être dit au regard du droit ; le communicant conduit la stratégie de communication et la gestion de la réputation, dans le cadre défini par l’avocat analyse l’expert en communication judiciaire Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom. Une affaire judiciaire engageant à la fois le droit et la réputation, elle requiert ces deux expertises, qui doivent se coordonner étroitement. La stratégie juridique prime : le communicant agit dans le cadre que l’avocat définit. Mais le communicant apporte une expertise essentielle sur la réputation et la communication, que l’avocat ne maîtrise pas nécessairement. Bien articuler ces deux rôles, et gérer les tensions qui peuvent surgir entre prudence juridique et besoins de communication, est au cœur d’une communication judiciaire réussie. Cet article relève de la communication ; la stratégie juridique relève de l’avocat, dont les conseils priment.

La relation entre l’avocat et le communicant est au cœur de la communication judiciaire : c’est leur coordination qui permet de gérer une affaire judiciaire, qui engage à la fois le droit et la réputation. Cet article explique ce qu’est cette relation et pourquoi elle est essentielle, quels sont les rôles respectifs de l’avocat et du communicant, comment ils se coordonnent, comment gérer les tensions entre prudence juridique et besoins de communication, et comment faire fonctionner la collaboration. Il s’inscrit dans l’ensemble consacré à la communication judiciaire, dont l’article de fond définit la discipline. La communication lors d’une crise judiciaire est traitée dans une ressource dédiée. Cet article décrit la dimension communication de cette relation ; la stratégie juridique relève de l’avocat.

Qu’est-ce que la relation entre l’avocat et le communicant, et pourquoi est-elle essentielle ?

La relation entre l’avocat et le communicant est la coordination de deux expertises complémentaires — juridique et communication — dans une affaire judiciaire. Elle est essentielle parce qu’une affaire judiciaire engage à la fois le droit et la réputation, et requiert donc ces deux expertises.

Plusieurs éléments la caractérisent :

  • Deux expertises complémentaires. L’avocat apporte l’expertise juridique — la stratégie de défense, le droit, ce qui peut être dit au regard de la procédure. Le communicant apporte l’expertise de la communication — la gestion de la réputation, la relation aux publics et aux médias. Ces deux expertises sont complémentaires.
  • Une affaire qui engage droit et réputation. Une affaire judiciaire engage à la fois le droit — la procédure, la défense — et la réputation — l’image, l’opinion. Elle requiert donc à la fois l’expertise juridique de l’avocat et l’expertise de communication du communicant. Aucune des deux ne suffit seule.
  • Une coordination nécessaire. Parce que les deux dimensions — droit et réputation — sont étroitement liées dans une affaire judiciaire, l’avocat et le communicant doivent se coordonner étroitement. Une action non coordonnée — l’avocat sans le communicant, ou l’inverse — serait défaillante. La coordination est essentielle.
  • La primauté de la stratégie juridique. Dans cette coordination, la stratégie juridique prime : le communicant agit dans le cadre que l’avocat définit. Cette primauté du juridique, propre à la communication judiciaire, structure la relation.

C’est pourquoi la relation entre l’avocat et le communicant est essentielle dans la communication judiciaire. Une affaire judiciaire engageant à la fois le droit et la réputation requiert ces deux expertises complémentaires, qui doivent se coordonner étroitement. La stratégie juridique prime — le communicant agit dans le cadre défini par l’avocat —, mais le communicant apporte une expertise sur la réputation et la communication que l’avocat ne maîtrise pas nécessairement. Cette coordination de deux expertises complémentaires est au cœur de la communication judiciaire, traitée dans une ressource dédiée. Les sections suivantes précisent les rôles respectifs, la coordination, et la gestion des tensions. Rappelons que cet article décrit la dimension communication de cette relation ; la stratégie juridique relève de l’avocat.

Quels sont les rôles respectifs de l’avocat et du communicant ?

L’avocat conduit la stratégie juridique et détermine ce qui peut être dit au regard du droit ; le communicant conduit la stratégie de communication et la gestion de la réputation, dans le cadre défini par l’avocat. Ces rôles sont distincts et complémentaires.

Pour l’avocat :

  • Conduire la stratégie juridique. L’avocat conduit la stratégie juridique de l’affaire — la défense, la procédure, les choix juridiques. Cette stratégie, qui relève de son expertise, prime sur les considérations de communication.
  • Déterminer ce qui peut être dit au regard du droit. L’avocat détermine ce qui peut être dit au regard du droit et de la procédure — ce qui est communicable, ce qui ne l’est pas, ce qui pourrait avoir des conséquences juridiques. C’est l’avocat qui fixe le cadre juridique de la communication.
  • Veiller au respect des contraintes juridiques. L’avocat veille au respect des contraintes juridiques — présomption d’innocence, secret de l’instruction, respect de la procédure. Il s’assure que la communication ne compromet ni la défense ni la procédure.

Pour le communicant :

  • Conduire la stratégie de communication. Le communicant conduit la stratégie de communication — comment communiquer, sur quels canaux, à destination de quels publics, avec quels messages. Cette stratégie, qui relève de son expertise, s’exerce dans le cadre juridique défini par l’avocat.
  • Gérer la réputation. Le communicant gère la dimension réputationnelle de l’affaire — l’image, l’opinion, la perception. Cette gestion de la réputation, que l’avocat ne maîtrise pas nécessairement, est l’apport propre du communicant.
  • Gérer la relation aux publics et aux médias. Le communicant gère la relation aux publics et aux médias — répondre aux sollicitations, élaborer les messages, gérer le « tribunal médiatique », traité dans une ressource dédiée. C’est son domaine d’expertise.

Ces rôles respectifs sont distincts et complémentaires. L’avocat conduit la stratégie juridique et fixe le cadre de ce qui peut être dit au regard du droit ; le communicant conduit la stratégie de communication et gère la réputation, dans ce cadre. La complémentarité est claire : l’avocat apporte l’expertise juridique, le communicant l’expertise de communication, et chacun agit dans son domaine. La primauté de la stratégie juridique signifie que le communicant agit dans le cadre que l’avocat définit, mais cela n’efface pas l’apport propre du communicant sur la réputation et la communication. Comprendre cette répartition des rôles — qui dit quoi — est essentiel à une coordination efficace, traitée dans la section suivante.

Comment l’avocat et le communicant se coordonnent-ils ?

L’avocat et le communicant se coordonnent en travaillant ensemble, le communicant agissant dans le cadre juridique défini par l’avocat, dont la stratégie prime. Cette coordination étroite est la condition d’une communication judiciaire cohérente.

Plusieurs principes guident cette coordination :

  • Travailler ensemble. L’avocat et le communicant doivent travailler ensemble, en coordination étroite, tout au long de l’affaire. Une action en silos — chacun de son côté — serait défaillante. La coordination continue est essentielle.
  • Le communicant dans le cadre juridique. Le communicant agit dans le cadre juridique défini par l’avocat : ce qui peut être dit, ce qui ne peut pas l’être, les contraintes à respecter. La stratégie de communication s’exerce dans ce cadre, qui prime.
  • L’avocat éclairé par le communicant. Réciproquement, le communicant éclaire l’avocat sur la dimension réputationnelle et de communication — les enjeux d’image, les attentes des publics, les conséquences réputationnelles. L’avocat, qui ne maîtrise pas nécessairement cette dimension, est ainsi éclairé sur ce qu’il ne voit pas toujours.
  • La validation conjointe. Les messages et prises de parole doivent être validés conjointement — par l’avocat, pour la conformité juridique, et par le communicant, pour l’efficacité de la communication. Cette validation conjointe garantit des messages à la fois juridiquement prudents et efficaces.
  • La cohérence d’ensemble. La coordination vise une cohérence d’ensemble entre la stratégie juridique et la stratégie de communication. Une incohérence entre les deux — une communication qui contredirait la stratégie juridique, ou inversement — serait dommageable. La cohérence est l’objectif.

Cette coordination étroite est la condition d’une communication judiciaire cohérente. L’avocat et le communicant travaillent ensemble, le communicant agissant dans le cadre juridique défini par l’avocat, dont la stratégie prime, et l’avocat étant éclairé par le communicant sur la dimension réputationnelle. La validation conjointe des messages garantit qu’ils sont à la fois juridiquement prudents et efficaces sur le plan de la communication. Cette coordination vise une cohérence d’ensemble entre droit et communication. Sans cette coordination, l’affaire judiciaire serait mal gérée : une communication non coordonnée avec la stratégie juridique pourrait la compromettre, et une stratégie juridique ignorant la dimension réputationnelle laisserait la réputation sans gestion. La coordination est donc au cœur de la communication judiciaire, et suppose une relation de travail étroite et continue entre l’avocat et le communicant.

Comment gérer les tensions entre prudence juridique et besoins de communication ?

Gérer les tensions entre prudence juridique et besoins de communication suppose de reconnaître ces tensions, de respecter la primauté du juridique, et de chercher ensemble ce qui peut être dit. Cette tension est inhérente à la communication judiciaire.

Plusieurs principes guident cette gestion :

  • Reconnaître la tension. Une tension peut exister entre la prudence juridique — qui tend à limiter ce qui est dit, par précaution — et les besoins de communication — qui tendent à s’exprimer, pour gérer la réputation. Cette tension, classique, est inhérente à la communication judiciaire et doit être reconnue et gérée, plutôt qu’ignorée.
  • Respecter la primauté du juridique. Face à cette tension, la primauté de la stratégie juridique s’impose : on ne peut compromettre la défense ou la procédure pour des besoins de communication. La prudence juridique prime, et le communicant doit l’accepter, même lorsqu’elle limite la communication.
  • Ne pas se réfugier dans le silence total. Pour autant, une prudence juridique mal comprise ne doit pas conduire à un silence total qui laisserait la réputation sans gestion. L’avocat et le communicant doivent chercher, ensemble, ce qui peut être dit dans le respect du cadre juridique, plutôt que de renoncer à toute communication.
  • Chercher ensemble ce qui peut être dit. La résolution de la tension passe par la recherche, en commun, de ce qui peut être dit — la marge de communication possible dans le respect du cadre juridique. L’avocat fixe les limites, le communicant trouve, dans ces limites, ce qui sert la réputation. Cette recherche commune est la clé.
  • Trouver l’équilibre. La gestion de la tension vise un équilibre entre la prudence juridique, qui prime, et les besoins de communication, qui ne doivent pas être ignorés. Cet équilibre, trouvé ensemble par l’avocat et le communicant, permet de protéger à la fois la défense et la réputation.

Cette gestion de la tension entre prudence juridique et besoins de communication est au cœur de la collaboration avocat-communicant. La tension est inhérente : la prudence juridique tend à limiter la communication, les besoins de communication tendent à s’exprimer. La primauté du juridique s’impose — on ne compromet pas la défense pour la communication —, mais une prudence mal comprise ne doit pas conduire à un silence total qui laisserait la réputation sans gestion. La résolution passe par la recherche, en commun, de ce qui peut être dit dans le respect du cadre juridique. C’est cet équilibre, trouvé ensemble, qui permet de protéger à la fois la défense et la réputation. La capacité à reconnaître et à résoudre cette tension, dans le respect de la primauté du juridique, distingue une collaboration avocat-communicant réussie.

Comment faire fonctionner la collaboration avocat-communicant ?

Faire fonctionner la collaboration avocat-communicant suppose une compréhension mutuelle, une coordination organisée, et une confiance réciproque. Ces conditions permettent aux deux expertises de se conjuguer efficacement.

Plusieurs principes guident cette collaboration :

  • La compréhension mutuelle. L’avocat et le communicant doivent comprendre le rôle et les contraintes de l’autre — l’avocat, les enjeux de communication ; le communicant, les contraintes juridiques. Cette compréhension mutuelle évite les incompréhensions et facilite la coordination. Chacun gagne à comprendre la logique de l’autre.
  • La coordination organisée. La collaboration suppose une coordination organisée — des échanges réguliers, une validation conjointe, un travail commun. Cette organisation de la coordination, plutôt qu’une coordination improvisée, garantit son efficacité.
  • La confiance réciproque. La collaboration repose sur une confiance réciproque — l’avocat faisant confiance à l’expertise de communication du communicant, et le communicant à l’expertise juridique de l’avocat. Cette confiance, qui reconnaît la complémentarité des expertises, est essentielle.
  • Le respect des rôles. Chacun doit respecter le rôle de l’autre — l’avocat ne se substituant pas au communicant sur la communication, et le communicant ne se substituant pas à l’avocat sur le droit. Le respect des rôles, dans la complémentarité, évite les empiètements.
  • L’anticipation. La collaboration gagne à être anticipée — l’avocat et le communicant travaillant ensemble dès le début de l’affaire, plutôt que de se coordonner dans l’urgence. Cette anticipation facilite une coordination efficace tout au long de l’affaire.

Cette collaboration, fondée sur la compréhension mutuelle, la coordination organisée, la confiance réciproque, le respect des rôles, et l’anticipation, permet aux deux expertises de se conjuguer efficacement. L’avocat et le communicant, comprenant le rôle de l’autre et lui faisant confiance, coordonnés et anticipant, gèrent ensemble une affaire judiciaire dans ses deux dimensions — droit et réputation. Une collaboration défaillante — incompréhension, coordination improvisée, défiance, empiètements — compromettrait la gestion de l’affaire. À l’inverse, une collaboration réussie conjugue les deux expertises au service d’une communication judiciaire cohérente, qui protège à la fois la défense et la réputation. Faire fonctionner cette collaboration est donc un enjeu central de la communication judiciaire, traitée dans une ressource dédiée.

Quelles erreurs éviter dans la relation avocat-communicant ?

Plusieurs erreurs peuvent compromettre la relation entre l’avocat et le communicant. Les principales à éviter :

  • Agir en silos. L’avocat et le communicant agissant chacun de son côté, sans coordination, conduiraient à une gestion défaillante de l’affaire. La coordination étroite est essentielle ; l’action en silos est à proscrire.
  • Méconnaître la primauté du juridique. Le communicant qui agirait sans respecter le cadre juridique défini par l’avocat, ou qui compromettrait la défense pour des besoins de communication, commettrait une erreur grave. La stratégie juridique prime.
  • Se réfugier dans le silence total par excès de prudence. À l’inverse, une prudence juridique mal comprise qui conduirait à un silence total, laissant la réputation sans gestion, serait une erreur. Il faut chercher ensemble ce qui peut être dit.
  • Négliger la dimension réputationnelle. L’avocat qui ne tiendrait pas compte de la dimension réputationnelle, en ne pensant qu’au droit, laisserait la réputation sans gestion. Le communicant éclaire l’avocat sur cette dimension.
  • Empiéter sur le rôle de l’autre. L’avocat qui se substituerait au communicant sur la communication, ou le communicant qui se substituerait à l’avocat sur le droit, commettraient une erreur. Le respect des rôles, dans la complémentarité, est essentiel.
  • Improviser la coordination. Une coordination improvisée, dans l’urgence, plutôt qu’organisée et anticipée, en réduirait l’efficacité. La collaboration gagne à être anticipée et organisée.
  • Manquer de confiance réciproque. Une défiance entre l’avocat et le communicant — chacun doutant de l’expertise de l’autre — compromettrait la collaboration. La confiance réciproque, qui reconnaît la complémentarité, est essentielle.

Éviter ces écueils suppose de travailler en coordination étroite, de respecter la primauté du juridique sans se réfugier dans le silence total, de ne pas négliger la dimension réputationnelle, de respecter les rôles de chacun, et de fonder la collaboration sur l’anticipation et la confiance réciproque. C’est cette collaboration, qui conjugue les deux expertises dans le respect de leurs rôles et de la primauté du juridique, qui permet de gérer une affaire judiciaire dans ses deux dimensions. Rappelons que cet article décrit la dimension communication de cette relation ; la stratégie juridique relève de l’avocat, dont les conseils priment.

FAQ — Le rôle de l’avocat et du communicant dans la communication judiciaire

Quels sont les rôles respectifs de l’avocat et du communicant ? L’avocat conduit la stratégie juridique de l’affaire — la défense, la procédure, les choix juridiques —, détermine ce qui peut être dit au regard du droit, et veille au respect des contraintes juridiques (présomption d’innocence, secret de l’instruction). Le communicant conduit la stratégie de communication — comment communiquer, sur quels canaux, à quels publics —, gère la réputation, et gère la relation aux publics et aux médias, dans le cadre juridique défini par l’avocat. Ces rôles sont distincts et complémentaires : l’avocat apporte l’expertise juridique, le communicant l’expertise de communication.

Pourquoi faut-il à la fois un avocat et un communicant ? Parce qu’une affaire judiciaire engage à la fois le droit — la procédure, la défense — et la réputation — l’image, l’opinion —, et requiert donc ces deux expertises complémentaires. L’avocat maîtrise le droit, mais pas nécessairement la gestion de la réputation et de la communication ; le communicant maîtrise la communication, mais pas le droit. Aucune des deux expertises ne suffit seule : c’est leur coordination qui permet de gérer une affaire judiciaire dans ses deux dimensions. La relation entre l’avocat et le communicant est donc au cœur de la communication judiciaire.

Qui décide, de l’avocat ou du communicant ? La stratégie juridique prime : le communicant agit dans le cadre que l’avocat définit. L’avocat fixe ce qui peut être dit au regard du droit et veille au respect des contraintes juridiques, et on ne peut compromettre la défense ou la procédure pour des besoins de communication. Mais cette primauté n’efface pas l’apport propre du communicant sur la réputation et la communication, que l’avocat ne maîtrise pas nécessairement. La décision se prend donc en coordination, avec primauté du juridique : l’avocat fixe le cadre, le communicant agit dans ce cadre.

Comment gérer la tension entre prudence juridique et communication ? En reconnaissant cette tension — la prudence juridique tendant à limiter ce qui est dit, les besoins de communication tendant à s’exprimer —, en respectant la primauté du juridique (on ne compromet pas la défense pour la communication), mais sans se réfugier dans un silence total qui laisserait la réputation sans gestion. La résolution passe par la recherche, en commun, de ce qui peut être dit dans le respect du cadre juridique : l’avocat fixe les limites, le communicant trouve, dans ces limites, ce qui sert la réputation. C’est cet équilibre, trouvé ensemble, qui protège à la fois la défense et la réputation.

Comment faire fonctionner la collaboration avocat-communicant ? Par la compréhension mutuelle (chacun comprenant le rôle et les contraintes de l’autre), une coordination organisée (échanges réguliers, validation conjointe), une confiance réciproque (reconnaissant la complémentarité des expertises), le respect des rôles (sans empiètements), et l’anticipation (travailler ensemble dès le début de l’affaire). Une collaboration défaillante — incompréhension, coordination improvisée, défiance, empiètements — compromettrait la gestion de l’affaire. Une collaboration réussie conjugue les deux expertises au service d’une communication judiciaire cohérente.

Le communicant peut-il agir sans l’avocat dans une affaire judiciaire ? Non. Dans une affaire judiciaire, la stratégie juridique prime, et le communicant doit agir dans le cadre défini par l’avocat : ce qui peut être dit, les contraintes à respecter. Une communication non coordonnée avec l’avocat pourrait compromettre la défense ou la procédure, avec des conséquences graves. Le communicant apporte une expertise essentielle sur la réputation et la communication, mais il l’exerce en coordination étroite avec l’avocat, dont la stratégie prime. C’est pourquoi la communication judiciaire doit être conduite en lien étroit avec des avocats, et que la relation avocat-communicant est au cœur de cette discipline.