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La main courante : le journal de bord de crise
- Qu'est-ce que la main courante ou le journal de bord de crise, et en quoi est-ce un outil spécifique ?
- Pourquoi la main courante est-elle utile en gestion de crise ?
- Que consigner dans la main courante et comment la tenir ?
- À quoi sert la main courante pendant la crise ?
- À quoi sert la main courante après la crise ?
- Quelles erreurs éviter concernant la main courante ?
- FAQ — La main courante : le journal de bord de crise
La main courante, ou journal de bord de crise, est un outil de traçabilité qui consigne, en temps réel, la chronologie des événements, des décisions et des actions pendant une crise. C’est l’outil qui garde la mémoire de la crise : ce qui s’est passé, quand, quelles décisions ont été prises, par qui, et quelles actions ont été menées analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom. Cette traçabilité sert pendant la crise — coordination, suivi, vision partagée de la situation — et après — retour d’expérience, redevabilité, apprentissage. Bien tenir la main courante — en temps réel, de manière claire et structurée — est un réflexe précieux de la gestion de crise. Cet outil opérationnel, distinct du plan de gestion de crise et de la cellule qui l’utilise, est un fondement d’une gestion de crise rigoureuse.
La main courante est un outil souvent négligé mais précieux de la gestion de crise : le journal de bord qui garde la trace de la crise. Cet article explique ce qu’est la main courante et en quoi c’est un outil spécifique, pourquoi elle est utile en gestion de crise, que consigner et comment la tenir, à quoi elle sert pendant la crise, et à quoi elle sert après. Il s’inscrit dans l’ensemble consacré à la gestion de crise. La cellule de crise, le plan de gestion de crise, et la mesure de l’efficacité de la communication de crise (le retour d’expérience) sont traités dans des ressources dédiées. Cet article aborde la main courante sous l’angle de la gestion de crise ; les aspects juridiques d’un tel journal relèvent de spécialistes.
Qu’est-ce que la main courante ou le journal de bord de crise, et en quoi est-ce un outil spécifique ?
La main courante, ou journal de bord de crise, est un outil qui consigne, en temps réel, la chronologie des événements, des décisions et des actions pendant une crise. C’est un outil de traçabilité spécifique, distinct du plan de gestion de crise, de la cellule, et du retour d’expérience.
Plusieurs éléments le caractérisent :
- Un enregistrement en temps réel. La main courante consigne, en temps réel, ce qui se passe pendant la crise — les événements, les décisions, les actions, à mesure qu’ils surviennent. Cet enregistrement au fil de la crise, en temps réel, est sa caractéristique première. Ce n’est pas un document préparé, mais un journal tenu pendant la crise.
- Une chronologie des événements, décisions et actions. La main courante enregistre la chronologie — quels événements, quand ; quelles décisions, par qui ; quelles actions, à quel moment. Cette chronologie, qui retrace le déroulement de la crise, est ce que la main courante garde en mémoire.
- Un outil de traçabilité. La main courante est un outil de traçabilité : elle garde la trace de ce qui s’est passé et de ce qui a été décidé et fait. Cette traçabilité, précieuse pendant et après la crise, est la fonction de l’outil.
- Une distinction avec le plan, la cellule et le RETEX. La main courante se distingue du plan de gestion de crise, traité dans une ressource dédiée, qui est préparé en amont (la main courante est tenue en temps réel) ; de la cellule de crise, traitée dans une ressource dédiée, qui est l’instance qui tient et utilise la main courante (la main courante est un outil) ; et du retour d’expérience, traité dans une ressource dédiée, qui est l’analyse après la crise (la main courante en est la base, le registre en temps réel).
C’est pourquoi la main courante est un outil de traçabilité spécifique de la gestion de crise — un journal qui consigne, en temps réel, la chronologie des événements, des décisions et des actions. Elle se distingue du plan de gestion de crise, traité dans une ressource dédiée, qui est préparé en amont, par son caractère d’enregistrement en temps réel ; de la cellule de crise, traitée dans une ressource dédiée, qui tient et utilise la main courante, dont elle est un outil ; et du retour d’expérience, traité dans une ressource dédiée, qui est l’analyse après la crise, dont la main courante est la base. La main courante est ainsi l’outil qui garde la mémoire de la crise en temps réel. Les sections suivantes en précisent l’utilité et la tenue.
Pourquoi la main courante est-elle utile en gestion de crise ?
La main courante est utile parce qu’elle assure la traçabilité de la crise, permet le suivi en temps réel, fonde la redevabilité et le retour d’expérience, et préserve la mémoire de la crise. C’est un outil au service de la rigueur de la gestion.
Plusieurs raisons fondent son utilité :
- Assurer la traçabilité. La main courante assure la traçabilité de la crise — garder la trace de ce qui s’est passé, des décisions prises et des actions menées. Cette traçabilité est précieuse : elle permet de savoir, à tout moment et après coup, ce qui a été fait et décidé, et quand.
- Permettre le suivi en temps réel. En consignant les événements, décisions et actions en temps réel, la main courante permet le suivi de la crise — savoir où l’on en est, ce qui a été fait, ce qui reste à faire. Ce suivi, partagé au sein de la cellule, facilite la coordination.
- Fonder la redevabilité. La main courante garde la trace des décisions et des actions, ce qui fonde la redevabilité — pouvoir rendre compte, après coup, de ce qui a été décidé et fait, et pourquoi. Cette redevabilité, qui peut avoir une dimension juridique relevant de spécialistes, est une fonction importante.
- Fonder le retour d’expérience. La main courante est la base du retour d’expérience après la crise : c’est en s’appuyant sur la chronologie consignée que l’on peut analyser la gestion, comme le détaille la mesure de l’efficacité, traitée dans une ressource dédiée. Sans main courante, le retour d’expérience manquerait de base factuelle.
- Préserver la mémoire de la crise. La main courante préserve la mémoire de la crise — la chronologie, les décisions, les actions —, qui s’efface vite après coup. Cette mémoire, conservée par la main courante, est précieuse pour l’analyse et l’apprentissage.
Cette utilité de la main courante — traçabilité, suivi en temps réel, redevabilité, base du retour d’expérience, mémoire — en fait un outil précieux de la gestion de crise. Elle garde la trace de ce qui s’est passé, ce qui sert pendant la crise (suivi, coordination) et après (redevabilité, retour d’expérience). La mémoire de la crise, qui s’efface vite, est ainsi préservée. La redevabilité, qui peut avoir une dimension juridique relevant de spécialistes, est fondée sur la trace consignée. Et le retour d’expérience, traité dans une ressource dédiée, s’appuie sur la main courante comme base factuelle. La main courante est donc un outil au service de la rigueur de la gestion de crise, qui garde la mémoire de la crise en temps réel. Sa tenue, qui conditionne son utilité, est précisée dans la section suivante.
Que consigner dans la main courante et comment la tenir ?
Consigner dans la main courante les événements, les décisions et les actions, en temps réel, de manière claire, factuelle et horodatée, est la clé de sa tenue. La rigueur de la tenue conditionne l’utilité de la main courante.
Pour ce qu’il faut consigner :
- Les événements. Consigner les événements de la crise — ce qui survient, les développements, les informations reçues —, à mesure qu’ils se produisent. Ces événements, horodatés, retracent le déroulement de la crise.
- Les décisions. Consigner les décisions prises — quelle décision, par qui, quand, et si possible pourquoi. La traçabilité des décisions, fondement de la redevabilité, est essentielle. Savoir qui a décidé quoi, et quand, est précieux.
- Les actions. Consigner les actions menées — quelles actions, par qui, quand. Cette traçabilité des actions complète celle des décisions, et permet de suivre ce qui a été fait.
- Les communications. Consigner les communications — prises de parole, messages diffusés —, qui font partie des actions et dont la traçabilité est utile, notamment pour la cohérence et le retour d’expérience.
Pour la manière de la tenir :
- En temps réel. La main courante doit être tenue en temps réel, à mesure que les événements, décisions et actions surviennent. Tenir la main courante après coup, de mémoire, en réduirait la fiabilité. L’enregistrement en temps réel est essentiel.
- De manière claire et factuelle. La main courante doit être tenue de manière claire et factuelle — consigner les faits, sans confusion. Une main courante claire et factuelle est exploitable ; une main courante confuse perdrait son utilité.
- De manière horodatée. La main courante doit être horodatée — chaque entrée datée et située dans le temps. L’horodatage, qui retrace la chronologie, est essentiel à la traçabilité.
- Par une personne ou une fonction dédiée. La tenue de la main courante gagne à être confiée à une personne ou une fonction dédiée au sein de la cellule de crise, traitée dans une ressource dédiée, pour qu’elle soit tenue rigoureusement et en continu. Cette responsabilité dédiée garantit la tenue.
Cette tenue de la main courante — consigner les événements, décisions, actions et communications, en temps réel, de manière claire, factuelle et horodatée, par une personne dédiée — conditionne son utilité. Une main courante bien tenue — en temps réel, claire, factuelle, horodatée — est un registre fiable et exploitable ; une main courante mal tenue — après coup, confuse, non horodatée — perdrait sa valeur. La traçabilité des décisions, en particulier, est essentielle, et fonde la redevabilité. La tenue gagne à être confiée à une personne ou une fonction dédiée au sein de la cellule de crise, traitée dans une ressource dédiée. Il convient de noter que la main courante, consignant les décisions et les actions, peut avoir une dimension de redevabilité et une portée juridique ; la manière de la tenir, en tenant compte de cette dimension, peut relever de conseils de spécialistes. Les usages de la main courante, pendant et après la crise, sont précisés dans les sections suivantes.
À quoi sert la main courante pendant la crise ?
Pendant la crise, la main courante sert à la coordination, au suivi de la situation, et au partage d’une vision commune au sein de la cellule de crise. C’est un outil de pilotage en temps réel.
Plusieurs usages la caractérisent pendant la crise :
- Coordonner l’action. La main courante, en consignant les décisions et les actions, facilite la coordination au sein de la cellule de crise — savoir ce qui a été décidé et fait, par qui. Cette coordination, fondée sur une trace partagée, évite les doublons et les oublis.
- Suivre la situation. La main courante permet de suivre la situation en temps réel — où l’on en est, ce qui a été fait, ce qui reste à faire. Ce suivi, mis à jour en continu, donne une vision actualisée de la crise. Il rejoint la fonction de suivi de la veille, traitée dans une ressource dédiée, qui suit l’extérieur, tandis que la main courante suit l’action interne.
- Partager une vision commune. La main courante, partagée au sein de la cellule, donne à ses membres une vision commune de la situation et de l’action. Ce partage d’une vision commune, fondé sur une trace unique, favorise la cohérence et la coordination de la cellule.
- Faciliter les relais. Lors d’une crise qui dure, ou lors de relais entre équipes, la main courante permet de transmettre l’état de la situation et de l’action — ce qui s’est passé, ce qui a été décidé et fait. Cette transmission, facilitée par la main courante, est précieuse pour la tenue d’une crise qui dure, traitée dans une ressource dédiée.
Ces usages pendant la crise — coordonner, suivre, partager une vision commune, faciliter les relais — font de la main courante un outil de pilotage en temps réel. En consignant les événements, décisions et actions, elle facilite la coordination au sein de la cellule de crise, traitée dans une ressource dédiée, permet le suivi de la situation, et donne une vision commune. Elle facilite aussi les relais, lors d’une crise qui dure, traitée dans une ressource dédiée. La main courante est ainsi, pendant la crise, un outil au service de la coordination et du suivi — un registre partagé qui donne à la cellule une vision actualisée de la crise et de l’action. Ses usages après la crise, qui prolongent sa valeur, sont précisés dans la section suivante.
À quoi sert la main courante après la crise ?
Après la crise, la main courante sert au retour d’expérience, à la redevabilité, et à l’apprentissage : elle fournit la base factuelle pour analyser la gestion. C’est un outil au service de l’apprentissage.
Plusieurs usages la caractérisent après la crise :
- Fonder le retour d’expérience. La main courante fournit la base factuelle du retour d’expérience — la chronologie des événements, décisions et actions, sur laquelle s’appuie l’analyse de la gestion. Sans cette base, le retour d’expérience, traité dans une ressource dédiée, manquerait de fondement factuel. La main courante est la base du RETEX.
- Permettre la redevabilité. La main courante permet de rendre compte, après coup, de ce qui a été décidé et fait, et pourquoi. Cette redevabilité, fondée sur la trace consignée, peut avoir une dimension juridique relevant de spécialistes. Pouvoir rendre compte de la gestion est une fonction importante de la main courante.
- Nourrir l’apprentissage. En fournissant la chronologie de la crise, la main courante nourrit l’apprentissage — comprendre ce qui s’est passé, ce qui a bien ou mal fonctionné, ce qu’il faut améliorer. Cet apprentissage, fondé sur la trace factuelle, renforce la préparation future et la résilience, traitées dans des ressources dédiées.
- Préserver la mémoire pour l’avenir. La main courante préserve la mémoire de la crise pour l’avenir — une mémoire factuelle, qui peut servir de référence pour de futures crises ou pour la formation. Cette mémoire conservée est précieuse, la mémoire d’une crise s’effaçant vite.
Ces usages après la crise — fonder le retour d’expérience, permettre la redevabilité, nourrir l’apprentissage, préserver la mémoire — font de la main courante un outil au service de l’apprentissage. Elle fournit la base factuelle du retour d’expérience, traité dans une ressource dédiée : c’est en s’appuyant sur la chronologie consignée que l’on peut analyser la gestion, identifier ce qui a bien ou mal fonctionné, et tirer les enseignements. Cet apprentissage nourrit la préparation future et la résilience, traitées dans des ressources dédiées. La main courante permet aussi la redevabilité — rendre compte de ce qui a été décidé et fait —, qui peut avoir une dimension juridique relevant de spécialistes. La main courante prolonge ainsi sa valeur après la crise, en fournissant la mémoire factuelle nécessaire à l’analyse, à la redevabilité et à l’apprentissage. C’est l’un des fondements d’une gestion de crise qui apprend de ses crises.
Quelles erreurs éviter concernant la main courante ?
Plusieurs erreurs peuvent compromettre l’utilité de la main courante. Les principales à éviter :
- Ne pas tenir de main courante. Ne pas tenir de main courante priverait l’organisation de la traçabilité de la crise — pas de trace des décisions et des actions, pas de base pour le retour d’expérience, pas de mémoire. L’absence de main courante est l’erreur la plus fréquente et la plus dommageable.
- Tenir la main courante après coup. Reconstituer la main courante après coup, de mémoire, en réduirait la fiabilité — les détails, les horaires, les décisions s’effaçant vite. La main courante doit être tenue en temps réel.
- Tenir une main courante confuse. Une main courante confuse, peu claire ou non horodatée, serait peu exploitable. La main courante doit être claire, factuelle et horodatée pour être utile.
- Oublier de consigner les décisions. Consigner les événements sans consigner les décisions — qui a décidé quoi, quand, pourquoi — priverait la main courante d’une part essentielle de sa valeur, la traçabilité des décisions fondant la redevabilité. Les décisions doivent être consignées.
- Ne pas confier la tenue à une personne dédiée. Sans personne ou fonction dédiée à la tenue, la main courante risque d’être tenue de manière irrégulière ou incomplète. Confier la tenue à une personne dédiée garantit sa rigueur.
- Négliger la dimension de redevabilité ou juridique. Ne pas tenir compte de ce que la main courante, consignant les décisions et les actions, peut avoir une dimension de redevabilité et une portée juridique, conduirait à la négliger. La manière de la tenir peut relever de conseils de spécialistes.
- Ne pas exploiter la main courante après la crise. Tenir une main courante puis ne pas l’exploiter pour le retour d’expérience et l’apprentissage reviendrait à se priver de sa valeur après la crise. La main courante doit nourrir le retour d’expérience.
Éviter ces écueils suppose de tenir une main courante en temps réel, claire, factuelle et horodatée, de consigner les décisions et les actions, de confier la tenue à une personne dédiée, de tenir compte de la dimension de redevabilité, et d’exploiter la main courante après la crise. C’est cette main courante, bien tenue et exploitée, qui constitue un outil précieux de traçabilité, de coordination et d’apprentissage, au service d’une gestion de crise rigoureuse.
FAQ — La main courante : le journal de bord de crise
Qu’est-ce que la main courante de crise ? C’est un outil de traçabilité, ou journal de bord, qui consigne en temps réel la chronologie des événements, des décisions et des actions pendant une crise — ce qui s’est passé, quand, quelles décisions ont été prises, par qui, et quelles actions ont été menées. C’est l’outil qui garde la mémoire de la crise. Elle se distingue du plan de gestion de crise (préparé en amont), de la cellule de crise (l’instance qui tient et utilise la main courante), et du retour d’expérience (l’analyse après la crise, dont la main courante est la base), traités dans des ressources dédiées.
Pourquoi tenir une main courante en crise ? Parce qu’elle assure la traçabilité de la crise (garder la trace de ce qui s’est passé, des décisions et des actions), permet le suivi en temps réel (savoir où l’on en est), fonde la redevabilité (pouvoir rendre compte de ce qui a été décidé et fait), fonde le retour d’expérience (la base factuelle de l’analyse après la crise), et préserve la mémoire de la crise (qui s’efface vite). C’est un outil au service de la rigueur de la gestion de crise, qui sert pendant la crise (coordination, suivi) et après (redevabilité, retour d’expérience, apprentissage).
Que consigner dans la main courante ? Les événements de la crise (ce qui survient, les développements, les informations reçues), les décisions prises (quelle décision, par qui, quand, et si possible pourquoi — la traçabilité des décisions fondant la redevabilité), les actions menées (quelles actions, par qui, quand), et les communications (prises de parole, messages diffusés). Le tout doit être consigné en temps réel, de manière claire, factuelle et horodatée. La traçabilité des décisions, en particulier, est essentielle. La tenue gagne à être confiée à une personne ou une fonction dédiée au sein de la cellule de crise.
Comment tenir une main courante efficace ? En la tenant en temps réel (et non après coup, de mémoire, ce qui réduirait sa fiabilité), de manière claire et factuelle (une main courante confuse étant peu exploitable), de manière horodatée (chaque entrée datée, pour retracer la chronologie), et en confiant la tenue à une personne ou une fonction dédiée au sein de la cellule de crise. Une main courante bien tenue est un registre fiable et exploitable, pendant et après la crise. Il convient de noter que la main courante, consignant les décisions et les actions, peut avoir une dimension de redevabilité et une portée juridique, dont il faut tenir compte ; la manière de la tenir peut relever de conseils de spécialistes.
À quoi sert la main courante après la crise ? À fonder le retour d’expérience (elle fournit la base factuelle — la chronologie — sur laquelle s’appuie l’analyse de la gestion, traitée dans une ressource dédiée), à permettre la redevabilité (rendre compte de ce qui a été décidé et fait, ce qui peut avoir une dimension juridique relevant de spécialistes), à nourrir l’apprentissage (comprendre ce qui a bien ou mal fonctionné, pour renforcer la préparation future et la résilience), et à préserver la mémoire de la crise pour l’avenir. La main courante prolonge ainsi sa valeur après la crise, en fournissant la mémoire factuelle nécessaire à l’analyse et à l’apprentissage.
La main courante a-t-elle une portée juridique ? Elle peut en avoir une : en consignant les décisions et les actions, la main courante peut servir à rendre compte de la gestion, et avoir une dimension de redevabilité et une portée juridique — par exemple si la gestion de la crise fait l’objet de questions ou de procédures ultérieures. Cette dimension, dont les contours relèvent du droit et de spécialistes, est à prendre en compte dans la manière de tenir la main courante. Cet article aborde la main courante sous l’angle de la gestion de crise ; ses aspects juridiques précis relèvent de spécialistes, qui peuvent conseiller sur la manière de la tenir en tenant compte de cette dimension.