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Communiquer un partenariat controversé

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Communiquer un partenariat controversé, c’est annoncer ou défendre un partenariat, une association ou un parrainage qui est ou devient contesté, parce que le partenaire, l’association ou l’alliance soulèvent des critiques. À la différence d’une crise où un partenaire cause un problème, c’est ici le partenariat lui-même qui est l’objet de la controverse : le choix de s’associer est contesté. La communication doit expliquer et, le cas échéant, justifier le partenariat, adresser la controverse avec transparence et mesure, et trancher entre assumer le partenariat ou le reconsidérer. Anticiper qu’un partenariat pourrait être controversé, avant de s’y engager, est par ailleurs essentiel. C’est un exercice de communication sensible à la dimension réputationnelle forte analyse l’expert en communication de crise Florian Silnicki, Président Fondateur de l’agence LaFrenchCom.

La communication d’un partenariat controversé est une situation spécifique de communication sensible : c’est l’association elle-même qui est contestée, et non un problème causé par un tiers. Cet article explique ce que signifie communiquer un partenariat controversé et en quoi c’est sensible, pourquoi un partenariat peut être controversé, comment le communiquer, comment gérer la controverse, et comment anticiper la controverse avant de s’engager. Il s’inscrit dans l’ensemble consacré à la communication sensible, dont l’article de fond définit la discipline. La gestion d’une crise impliquant un tiers, la communication d’une décision impopulaire, et la prise de position sur un sujet clivant sont traitées dans des ressources dédiées. Cet article aborde le sujet de manière non partisane, sans juger le fond des controverses.

Qu’est-ce que communiquer un partenariat controversé, et en quoi est-ce sensible ?

Communiquer un partenariat controversé, c’est annoncer ou défendre un partenariat, une association ou un parrainage qui est contesté. C’est sensible parce que l’association elle-même est l’objet de la controverse, et engage la réputation par le lien créé.

Plusieurs éléments le caractérisent :

  • Une association contestée. Il s’agit d’un partenariat, d’une association ou d’un parrainage — un lien avec un autre acteur — qui est contesté. La controverse porte sur l’association elle-même : le fait de s’associer à cet acteur, ou la nature de l’alliance, soulève des critiques. C’est l’association qui est en cause.
  • Une dimension réputationnelle par l’association. Un partenariat crée un lien, et ce lien engage la réputation : s’associer à un acteur, c’est, aux yeux du public, partager quelque chose avec lui. Une association contestée peut donc affecter la réputation par ce lien. La dimension réputationnelle de l’association est au cœur de l’enjeu.
  • Une distinction avec la crise impliquant un tiers. Cette situation se distingue de la gestion d’une crise impliquant un tiers, traitée dans une ressource dédiée, où l’organisation est impliquée par les agissements d’un partenaire. Ici, c’est le choix même du partenariat qui est contesté, et non un problème causé par le partenaire. L’objet de la controverse diffère.
  • Une distinction avec la décision impopulaire et le sujet clivant. Cette situation se distingue de la décision impopulaire, traitée dans une ressource dédiée, qui porte sur une décision contestée en général, et de la prise de position sur un sujet clivant, traitée dans une ressource dédiée, qui porte sur un sujet de société. Ici, l’objet est un partenariat précis, et sa dimension d’association.

C’est pourquoi communiquer un partenariat controversé est une situation spécifique de communication sensible. C’est l’association elle-même — le fait de s’associer à un acteur, ou la nature de l’alliance — qui est l’objet de la controverse, et qui engage la réputation par le lien créé. Cette situation se distingue de la crise impliquant un tiers, traitée dans une ressource dédiée, où l’organisation est impliquée par les agissements d’un partenaire — ici, c’est le choix du partenariat qui est contesté. Elle se distingue aussi de la décision impopulaire et du sujet clivant, traités dans des ressources dédiées, par sa dimension spécifique d’association. Cet article aborde le sujet de manière non partisane, sans juger le fond des controverses. Les sections suivantes en précisent les enjeux.

Pourquoi un partenariat peut-il être controversé ?

Un partenariat peut être controversé parce que le partenaire est contesté, parce que l’association soulève des questions de cohérence ou de valeurs, ou parce que l’alliance est critiquée. La dimension réputationnelle de l’association est au cœur de ces controverses.

Plusieurs raisons fondent ces controverses :

  • Le partenaire est contesté. Le partenaire peut être lui-même contesté — pour ses pratiques, sa réputation, ses positions, ou pour d’autres raisons. S’associer à un acteur contesté peut soulever des critiques, par crainte que l’association ne cautionne ou ne légitime le partenaire. La contestation du partenaire rejaillit sur l’association.
  • L’association soulève des questions de cohérence. L’association peut soulever des questions de cohérence — entre le partenariat et les valeurs affichées de l’organisation, ou entre le partenaire et l’image de l’organisation. Une association perçue comme incohérente avec les valeurs de l’organisation peut être critiquée.
  • L’alliance est critiquée sur le fond. L’alliance elle-même peut être critiquée sur le fond — pour ce qu’elle représente, ses objectifs, ou ses conséquences perçues. Cette critique de fond, qui porte sur la nature ou la finalité de l’alliance, peut nourrir la controverse.
  • L’enjeu de légitimation par l’association. Un partenariat peut être controversé par crainte qu’il ne légitime ou ne cautionne le partenaire ou ses positions. Cet enjeu de légitimation, propre à l’association, est souvent au cœur des controverses sur les partenariats.

Cette possibilité qu’un partenariat soit controversé tient donc à la contestation du partenaire, aux questions de cohérence, à la critique de fond de l’alliance, et à l’enjeu de légitimation. La dimension réputationnelle de l’association est au cœur de ces controverses : un partenariat crée un lien, et ce lien peut être perçu comme un partage, une caution, ou une incohérence, ce qui nourrit la critique. Une organisation qui s’associe à un acteur contesté, ou dans une alliance critiquée, s’expose donc à une controverse sur ce choix. C’est pourquoi communiquer un partenariat controversé appelle de la prudence, de la transparence et de la mesure, selon les principes de la communication sensible, traités dans une ressource dédiée. La communication et la gestion de la controverse sont précisées dans les sections suivantes. Cet article ne juge pas le fond des controverses, qui dépend de chaque cas.

Comment communiquer un partenariat controversé ?

Communiquer un partenariat controversé suppose d’expliquer et, le cas échéant, de justifier le partenariat, d’adresser la controverse avec transparence et mesure, et de respecter les critiques. La communication doit éclairer le choix du partenariat.

Plusieurs principes guident cette communication :

  • Expliquer le partenariat. La communication doit expliquer le partenariat — ses objectifs, ses raisons, ce qu’il apporte. Sans explication, un partenariat controversé paraît injustifié et nourrit la critique. Expliquer le choix du partenariat est essentiel pour le faire comprendre.
  • Justifier le partenariat le cas échéant. Si le partenariat est justifié, la communication peut le défendre — par des arguments, en montrant sa cohérence ou son intérêt. Cette justification, lorsque le partenariat est assumé, vise à répondre à la controverse. La justification doit être solide et sincère.
  • Adresser la controverse. La communication doit adresser la controverse — reconnaître les critiques, y répondre —, plutôt que de l’ignorer. Ignorer une controverse sur un partenariat la laisserait prospérer. Adresser la controverse, avec transparence, est essentiel.
  • Faire preuve de transparence. La communication doit être transparente sur le partenariat — ses objectifs, sa nature, ce qu’il implique. La transparence, sur un partenariat contesté, est mieux reçue que l’opacité, qui nourrit les soupçons. La transparence est essentielle.
  • Respecter les critiques. La communication doit respecter les critiques et ceux qui les portent, plutôt que de les mépriser. Mépriser les critiques d’un partenariat controversé aggraverait la controverse. Le respect des critiques, même en défendant le partenariat, est essentiel.

Cette communication — expliquer le partenariat, le justifier le cas échéant, adresser la controverse, transparence, respect des critiques — vise à éclairer le choix du partenariat et à répondre à la controverse. Expliquer et, si le partenariat est assumé, justifier le choix, avec des arguments solides et sincères, est essentiel pour le faire comprendre. Adresser la controverse — reconnaître les critiques et y répondre, avec transparence et respect — vaut mieux que de l’ignorer, ce qui la laisserait prospérer. La transparence sur le partenariat, et le respect des critiques, sont essentiels. Ces principes, qui relèvent de la communication sensible, traités dans une ressource dédiée, appliqués à un partenariat controversé, permettent de communiquer le partenariat avec le tact qu’il requiert. La gestion de la controverse, et notamment la décision d’assumer ou de reconsidérer, est précisée dans la section suivante.

Comment gérer la controverse : assumer ou reconsidérer ?

Gérer la controverse sur un partenariat suppose de trancher entre l’assumer — le défendre avec conviction s’il est justifié — ou le reconsidérer si la controverse révèle qu’il doit l’être. C’est un arbitrage qui dépend de la situation.

Plusieurs repères guident cet arbitrage :

  • Assumer un partenariat justifié. Si le partenariat est justifié, et que la controverse ne révèle pas qu’il était mal fondé, l’organisation peut l’assumer — le défendre avec conviction, expliquer ses raisons, tenir face à la critique. Assumer un partenariat justifié, avec mesure et respect des critiques, est légitime. Céder à la première critique sur un partenariat juste affaiblirait l’organisation.
  • Reconsidérer si la controverse est fondée. Si la controverse révèle que le partenariat était mal fondé — incohérent, problématique, ou plus dommageable que bénéfique —, il peut être justifié de le reconsidérer, voire d’y mettre fin. Savoir reconsidérer un partenariat à la lumière d’une controverse fondée n’est pas une faiblesse, mais de la lucidité.
  • Éviter l’entêtement. Assumer un partenariat ne doit pas devenir de l’entêtement : s’obstiner dans un partenariat que la controverse révèle problématique, par refus de revenir sur un choix, serait une erreur. La fermeté justifiée se distingue de l’entêtement.
  • Éviter la capitulation systématique. À l’inverse, reconsidérer un partenariat à la première critique, sans discernement, serait une faiblesse : l’organisation ne pourrait plus assumer aucun partenariat contesté. La capacité à tenir un partenariat justifié est nécessaire.
  • Décider avec lucidité. Le choix entre assumer et reconsidérer suppose de la lucidité — apprécier honnêtement la justification du partenariat et la légitimité de la controverse, sans entêtement ni capitulation. Cet arbitrage lucide est au cœur de la gestion de la controverse.

Cet arbitrage entre assumer et reconsidérer est délicat et dépend de la situation. Il repose sur la justification du partenariat et la légitimité de la controverse : assumer un partenariat justifié, avec conviction et respect des critiques, mais savoir le reconsidérer si la controverse révèle qu’il était mal fondé. Entre l’entêtement — s’obstiner dans un partenariat problématique — et la capitulation systématique — y renoncer à la première critique —, il s’agit de décider avec lucidité. Cette logique rejoint, sur le cas spécifique du partenariat, celle de la gestion d’une décision contestée, traitée dans une ressource dédiée. La capacité à distinguer une controverse fondée d’une critique à laquelle on peut tenir, et à assumer ou reconsidérer en conséquence, est essentielle. Un partenariat controversé bien géré n’est ni abandonné à la première critique, ni maintenu contre toute évidence : c’est un partenariat assumé avec lucidité, ou reconsidéré quand la controverse le justifie. Cet article ne tranche pas l’arbitrage, qui dépend de chaque cas.

Comment anticiper la controverse avant de s’engager dans un partenariat ?

Anticiper la controverse avant de s’engager suppose d’évaluer, en amont, le risque qu’un partenariat soit controversé, et d’en tenir compte dans la décision. L’anticipation, en amont, est la meilleure protection.

Plusieurs principes guident cette anticipation :

  • Évaluer le risque réputationnel d’un partenariat. Avant de s’engager dans un partenariat, il est utile d’évaluer le risque réputationnel — le partenaire est-il contesté ? l’association soulève-t-elle des questions de cohérence ? l’alliance pourrait-elle être critiquée ? Cette évaluation, en amont, éclaire la décision. Elle rejoint la cartographie des risques, traitée dans une ressource dédiée.
  • Tenir compte de la cohérence avec les valeurs. L’anticipation suppose de vérifier la cohérence du partenariat avec les valeurs et l’image de l’organisation. Un partenariat incohérent avec les valeurs affichées risque davantage d’être controversé. La cohérence avec les valeurs est un repère.
  • Anticiper les critiques possibles. Il est utile d’anticiper les critiques que pourrait soulever un partenariat — qui pourrait critiquer, sur quels arguments. Cette anticipation permet de préparer la communication et, le cas échéant, de reconsidérer l’opportunité du partenariat.
  • Intégrer le risque à la décision. L’anticipation du risque de controverse doit être intégrée à la décision de s’engager ou non dans un partenariat. Si le risque est élevé et l’intérêt limité, il peut être avisé de renoncer ; si l’intérêt est fort, il faut au moins préparer la communication. Cette intégration du risque à la décision est essentielle.
  • Préparer la communication en amont. Si l’organisation s’engage dans un partenariat à risque, il est utile de préparer en amont la communication — l’explication, la justification, la réponse aux critiques anticipées. Cette préparation, en amont, permet de mieux gérer une éventuelle controverse.

Cette anticipation de la controverse, en amont, est la meilleure protection contre un partenariat controversé. Évaluer le risque réputationnel d’un partenariat, vérifier sa cohérence avec les valeurs, anticiper les critiques possibles, intégrer le risque à la décision, et préparer la communication en amont, permettent soit de renoncer à un partenariat trop risqué et peu intéressant, soit de s’engager en connaissance de cause et préparé. Cette anticipation rejoint la cartographie des risques, traitée dans une ressource dédiée, appliquée au risque réputationnel des partenariats. Une organisation qui anticipe le risque de controverse avant de s’engager est bien mieux préparée qu’une organisation qui découvrirait la controverse une fois engagée. L’anticipation, en amont, est donc essentielle : la meilleure gestion d’un partenariat controversé commence avant l’engagement, par l’évaluation du risque et la préparation.

Quelles erreurs éviter en communiquant un partenariat controversé ?

Plusieurs erreurs peuvent compromettre la communication d’un partenariat controversé. Les principales à éviter :

  • Ne pas expliquer le partenariat. Annoncer un partenariat controversé sans l’expliquer le fait paraître injustifié et nourrit la critique. Expliquer le choix du partenariat, ses objectifs et ses raisons, est essentiel.
  • Ignorer la controverse. Ignorer la controverse sur un partenariat, plutôt que de l’adresser, la laisserait prospérer. Il faut reconnaître les critiques et y répondre, avec transparence.
  • Manquer de transparence. Communiquer un partenariat contesté avec opacité nourrirait les soupçons. La transparence sur le partenariat — ses objectifs, sa nature — est mieux reçue.
  • Mépriser les critiques. Mépriser les critiques d’un partenariat controversé, ou ceux qui les portent, aggraverait la controverse. Le respect des critiques, même en défendant le partenariat, est essentiel.
  • S’entêter dans un partenariat problématique. S’obstiner dans un partenariat que la controverse révèle problématique, par refus de revenir sur un choix, serait une erreur. Il faut savoir reconsidérer un partenariat à la lumière d’une controverse fondée.
  • Capituler à la première critique. À l’inverse, reconsidérer un partenariat justifié à la première critique, sans discernement, affaiblirait l’organisation. Il faut savoir assumer un partenariat justifié.
  • Ne pas anticiper le risque. S’engager dans un partenariat sans anticiper le risque de controverse exposerait à la découvrir une fois engagé. L’anticipation, en amont, est la meilleure protection.

Éviter ces écueils suppose d’expliquer et de justifier le partenariat, d’adresser la controverse avec transparence et respect, de trancher avec lucidité entre assumer et reconsidérer, et d’anticiper le risque en amont. C’est cette communication, qui éclaire le choix du partenariat et gère la controverse avec mesure et lucidité, qui caractérise une communication réussie d’un partenariat controversé. L’anticipation du risque, avant l’engagement, en est par ailleurs la meilleure protection.

FAQ — Communiquer un partenariat controversé

Qu’est-ce que communiquer un partenariat controversé ? C’est annoncer ou défendre un partenariat, une association ou un parrainage qui est — ou devient — contesté, parce que le partenaire est contesté, que l’association soulève des questions de cohérence ou de valeurs, ou que l’alliance est critiquée sur le fond. C’est l’association elle-même qui est l’objet de la controverse, et qui engage la réputation par le lien créé. Cette situation se distingue de la crise impliquant un tiers (où l’organisation est impliquée par les agissements d’un partenaire), de la décision impopulaire, et de la prise de position sur un sujet clivant, traitées dans des ressources dédiées.

Pourquoi un partenariat peut-il être controversé ? Parce que le partenaire peut être lui-même contesté (pour ses pratiques, sa réputation, ses positions), parce que l’association peut soulever des questions de cohérence (entre le partenariat et les valeurs ou l’image de l’organisation), parce que l’alliance peut être critiquée sur le fond, et par crainte que le partenariat ne légitime ou ne cautionne le partenaire. La dimension réputationnelle de l’association est au cœur de ces controverses : un partenariat crée un lien, qui peut être perçu comme un partage, une caution ou une incohérence. Cet article ne juge pas le fond des controverses, qui dépend de chaque cas.

Comment communiquer un partenariat controversé ? En expliquant le partenariat (ses objectifs, ses raisons, ce qu’il apporte), en le justifiant le cas échéant (par des arguments solides et sincères, s’il est assumé), en adressant la controverse (reconnaître les critiques et y répondre, plutôt que de les ignorer), en faisant preuve de transparence (sur le partenariat et ce qu’il implique), et en respectant les critiques (sans les mépriser). Expliquer et, si le partenariat est assumé, justifier le choix, tout en adressant la controverse avec transparence et respect, est essentiel pour le faire comprendre et répondre à la critique.

Faut-il maintenir ou abandonner un partenariat controversé ? Cela dépend de la justification du partenariat et de la légitimité de la controverse. Il faut assumer un partenariat justifié, avec conviction et respect des critiques, sans céder à la première critique (ce qui affaiblirait l’organisation), mais savoir le reconsidérer si la controverse révèle qu’il était mal fondé — incohérent, problématique ou plus dommageable que bénéfique. Entre l’entêtement (s’obstiner dans un partenariat problématique) et la capitulation systématique (y renoncer à la première critique), il s’agit de décider avec lucidité. Cet article ne tranche pas l’arbitrage, qui dépend de chaque cas.

Comment anticiper qu’un partenariat sera controversé ? En évaluant, avant de s’engager, le risque réputationnel du partenariat (le partenaire est-il contesté ? l’association soulève-t-elle des questions de cohérence ? l’alliance pourrait-elle être critiquée ?), en vérifiant la cohérence du partenariat avec les valeurs et l’image de l’organisation, en anticipant les critiques possibles, en intégrant ce risque à la décision de s’engager, et en préparant la communication en amont. Cette anticipation, qui rejoint la cartographie des risques, traitée dans une ressource dédiée, est la meilleure protection : la meilleure gestion d’un partenariat controversé commence avant l’engagement.

Communiquer un partenariat controversé, est-ce comme gérer une crise causée par un partenaire ? Non. Communiquer un partenariat controversé porte sur le choix même du partenariat, qui est contesté — l’association elle-même est l’objet de la controverse. La gestion d’une crise impliquant un tiers, traitée dans une ressource dédiée, porte sur une situation différente : l’organisation est impliquée par les agissements d’un partenaire, qui a causé un problème. Dans un cas, c’est le choix de s’associer qui est critiqué ; dans l’autre, c’est un problème causé par le partenaire qui implique l’organisation. Ces deux situations, bien que liées à un partenaire, sont distinctes et appellent des approches différentes.