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Le manque d’authenticité est l’ennemi de l’efficacité de la communication politique.

Mardi, le site franceinfo annonçait qu’Emmanuel Macron prendre quelques jours de repos pour le pont de la Toussaint. Le Conseil des ministres et le Conseil de défense, habituellement programmés le mercredi matin, étaient ainsi avancés à mardi matin. Une annonce qui a fait réagir. Le président avait-il besoin de souffler comme ses équipes l’ont annoncé ou est-il à bout ? Morandini Live examinait la communication établie autour de cette décision. Est-ce qu’il y a un problème dans sa communication politique ?

La question de l’état de santé de nos politiques est à tort une question encore taboue en France.

« On nous explique qu’il est fatigué et derrière ce mot, tout le monde imagine plein de choses », souligne Jean-Marc Morandini. « L’état de santé du président de la République a toujours été en France une question taboue au cœur des préoccupations des communicants politiques qui n’ont pas envie de faire la transparence sur l’état de santé d’un président donc [les interrogations autour de ce ‘coup de fatigue’] font référence en creux à cette question essentielle », indique Florian Silnicki, spécialiste en communication de crise et fondateur de l’agence de communication de crise LaFrenchCom

florian silnicki expert en communication de crise

« Emmanuel Macron n’assume plus »

« C’est révélateur. Ce moment de cristallisation autour de la pause d’Emmanuel Macron est révélatrice d’une succession de fautes des communicants d’Emmanuel Macron qui n’ont pas su faire immédiatement la transparence autour de ce qu’il se passait », poursuit le communicant. « À changer de version, ils ont fait naître chez les médias qui sont leurs interlocuteurs au quotidien un doute sur l’authenticité de la situation et les médias se sont mis à chercher ce qu’ils se cachaient derrière ce que les communicants exprimaient et c’est là une faute majeure. Emmanuel Macron s’il avait eu un succès au départ dans sa communication avec les Français, c’est parce qu’il avait assumé tout ce qu’il faisait, il n’assume plus, voilà ce qui donne naissance à ces interrogations » , conclut Florian Silnicki.