Entrepreneurs, parlez aux médias !

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PLATEAU DU JT 20H 2017

Entrepreneurs, parlez aux médias !

Chez LaFrenchCom, nous avons la conviction que les chefs d’entreprises, startupeur comme Patron d’une PME ou d’une ETI ont intĂ©rĂŞt Ă  parler aux mĂ©dias.

Pour Florian Silnicki, Expert en communication de crise et Fondateur de l’agence LaFrenchCom, “Diriger une entreprise, c’est aussi lui prĂŞter son image. Bien souvent, par manque de temps, de compĂ©tences ou de moyens, les entreprises nĂ©gligent leur communication. Pourtant, celle-ci est primordiale pour faire connaĂ®tre son entreprise, ses produits ou services, mais Ă©galement attirer des prospects; les relations presse sont un outil indispensable pour se dĂ©velopper. Les relations presse reprĂ©sentent un rĂ©el atout pour les entreprises : elles sont un outil efficace et peu coĂ»teux, qui leur permettent de valoriser leur image. RĂ©daction et diffusion de communiquĂ©s de presse, confĂ©rences de presse, rencontres avec des journalistes et influenceurs, interviews…. les opportunitĂ©s sont nombreuses pour permettre Ă  votre entreprise de gagner en visibilitĂ©.”.

Pour un chef d’entreprise, collaborer avec les mĂ©dias permet de faire connaĂ®tre son produit, son service, ses marques, ses expertises, ses collaborateurs et sa sociĂ©tĂ© Ă  un large public, Ă  peu de frais. La relation sera d’autant plus fructueuse que l’organisation connaĂ®t les mĂ©dias et leur mode de fonctionnement.

Les experts en communication de l’agence LaFrenchCom nous ont ici donnĂ© la recette Ă  suivre pour parler efficacement aux mĂ©dias et aux journalistes.

Nous croyons qu’un chef d’entreprise a sa place dans les mĂ©dias.

On parle ces temps-ci de crise financière. On entends dire que l’industrie manufacturière Ă©prouve des difficultĂ©s. Si on invite un entrepreneur qui a les deux pieds dedans et qu’il dit : “Je vais vous expliquer Ă  quoi ressemblent mes problèmes, mon dilemme de vouloir continuer Ă  travailler sans savoir ce qui m’attend et peut-ĂŞtre un jour mettre des employĂ©s Ă  pied; regardez comment ça se passe chez nous”, ce serait extraordinaire. Une telle Ă©mission touche des gens qui ne regardent pas nĂ©cessairement les JT ou les chaines d’informations en continue.

Qu’ont Ă  gagner les PDG Ă  parler aux mĂ©dias ?

Ils ont Ă  gagner un avantage immĂ©diat pour eux ou pour leur entreprise. Il y a un concept qui s’appelle l’opinion publique. Avoir la faveur de l’opinion publique n’est pas une mauvaise chose, surtout quand cette opinion gagne du terrain. Par exemple, le gouvernement sera enclin Ă  aider un secteur particulier de l’Ă©conomie s’il constate que c’est ce que souhaite l’opinion publique. Il n’y a pas de garantie, mais il est certain que, si on n’en parle pas, il ne se passera rien. Ça peut ĂŞtre aussi des avantages Ă  plus long terme. On a des problèmes de recrutement de main-d’oeuvre spĂ©cialisĂ©e en France par exemple. Si personne ne vous connaĂ®t, comment pensez-vous sĂ©duire les jeunes dont vous avez besoin pour qu’ils sautent dans votre bateau ?

Quelle est l’erreur la plus frĂ©quente commise par les entrepreneurs Ă  l’Ă©gard des mĂ©dias ?

Ils sont trop guindĂ©s, trop fuyants, et ils parlent une langue de bois. Ils voient au dĂ©part les mĂ©dias comme des antagonistes ou, Ă  l’inverse, comme des amis. Or, les mĂ©dias ne sont ni des amis ni des ennemis. Ils sont la courroie de transmission d’un message d’un Ă©metteur vers un rĂ©cepteur. Si on ne parle pas Ă  son voisin, on ne se comprendra jamais. La première attitude est Ă  tout le moins d’essayer.

Les meilleurs clients avec les médias sont généralement ceux qui demeurent les plus simples et les plus accessibles.

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Sociétés cotées : mieux informer sur les risques

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risques

L’information sur les risques s’est accrue dans les rapports annuels des sociĂ©tĂ©s cotĂ©es. Toutefois, elle mĂ©riterait d’ĂŞtre amĂ©liorĂ©e.

C’est un dĂ©but mais peuvent mieux faire. Les sociĂ©tĂ©s cotĂ©es Ă  la Bourse de Paris jouent souvent la carte de la transparence sur l’information de leurs risques. C’est avant tout vrai en termes quantitatifs, au vu de l’Ă©tude rĂ©alisĂ©e Ă  partir des rapports annuels de 80 entreprises cotĂ©es.

Plus de 70 % d’entre elles consacrent plus de trois pages aux risques, et la moitiĂ© plus de cinq pages. “Le contexte rĂ©glementaire a permis de planter le dĂ©cor“, explique Guillaume de Chatellus, responsable du pĂ´le “maĂ®trise des vulnĂ©rabilitĂ©s de l’entreprise“. Et dans les documents de rĂ©fĂ©rence, la grande majoritĂ© des sociĂ©tĂ©s cotĂ©es (72,5 %) n’hĂ©site pas, dès le sommaire ou dans la table de concordance, Ă  indiquer les passages faisant mention des risques.

Toutefois, l’information sur les risques reste dispersĂ©e puisque dans 42 % des rapports annuels elle n’est pas rassemblĂ©e dans une seule partie. Ce qui ne facilite guère d’avoir une visibilitĂ© exhaustive pour les personnes intĂ©ressĂ©es par une telle communication : actionnaires, analystes financiers…

“MĂŞme si les entreprises ont de plus en plus tendance Ă  mieux dĂ©crire les risques propres Ă  leur activitĂ©, organisation et stratĂ©gie”, prĂ©cise Florian Silnicki, Expert en communication de crise et Fondateur de l’agence LaFrenchCom.

Par exemple, la totalitĂ© des sociĂ©tĂ©s ayant un chiffre d’affaires entre 20.000 et 45.000 millions le font. Autre point positif, annexĂ© au rapport annuel, est le rapport spĂ©cial par lequel le prĂ©sident du conseil de surveillance rend compte Ă  l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale notamment des procĂ©dures de contrĂ´le interne (article 117 de la loi sur la sĂ©curitĂ© financière). “On peut dire que le niveau d’information y est souvent plus dĂ©taillĂ©“, estime Florian Silnicki.

Reste que la qualitĂ© de l’information mĂ©riterait d’ĂŞtre amĂ©liorĂ©e.

Seules 24 % des entreprises mentionnent l’existence d’une cartographie des risques. De façon plus gĂ©nĂ©rale, la majoritĂ© d’entre elles (63,75 %) ne communique aucune mĂ©thodologie formalisĂ©e d’analyse des risques. Autrement dit, de nombreux progrès pourraient encore ĂŞtre rĂ©alisĂ©s, en termes de communication, sur les domaines de l’identification, de la hiĂ©rarchisation et de la maĂ®trise des risques (de marchĂ©, industriels, juridiques, etc.). “Alors que ce type d’informations ne risque pas, contrairement Ă  d’autres risques plus logiquement confidentiels, d’ĂŞtre instrumentalisĂ© par les concurrents“, regrette Florian Silnicki.

De mĂŞme, un effort paraĂ®t nĂ©cessaire sur une communication des structures internes mises en place pour la gestion des risques ou sur le recours Ă  des conseils externes. L’exposĂ© sur l’organisation interne est seulement prĂ©sent dans la moitiĂ© des documents de rĂ©fĂ©rence Ă©tudiĂ©s. Et plus des trois quarts de ces rapports ne mentionnent pas l’existence d’un comitĂ© des risques. Un type d’informations qui est pourtant recherchĂ© par l’environnement Ă©conomique et financier.

“Aujourd’hui, certaines entreprises n’ont pas encore pris conscience que communiquer sur les risques et surtout sur leur dispositif de contrĂ´le est un facteur de compĂ©titivitĂ©”, conclut Florian Silnicki.

Nos Ă©quipes d’experts en communication de crise accompagnent quotidiennement nos clients dans des contentieux bancaire et financier notamment face Ă  l’AMF, l’autoritĂ© des marchĂ©s financiers. LaFrenchCom accompagne ses clients dans la gestion de tout conflit relatif Ă  la validitĂ© et Ă  l’exĂ©cution des opĂ©rations bancaires et financières, ainsi qu’Ă  la responsabilitĂ© civile, pĂ©nale et disciplinaire des entreprises du secteur de la banque et de la finance et de leurs dirigeants.

Nos équipes spécialisées dans la communication sous contrainte judiciaire interviennent à tous les stades du conflit :

  • Evaluation des risques
  • Gestion des situations de crise et communication sensible sur ces situations de crise
  • ProcĂ©dures disciplinaires devant l’ACP et l’AMF (problĂ©matiques prudentielles, de conformitĂ©, LCB-FT, abus de marchĂ©, etc.)
  • RĂ©solution amiable des conflits
  • Gestion des Procès :
    • nĂ©s Ă  l’occasion des activitĂ©s de conseil de leurs clients (introductions en bourse, privatisations, fusions-acquisitions, rapprochements, restructurations, ingĂ©nierie comptable et financière, gestion et banque privĂ©e, etc.)
    • liĂ©s aux financements et aux sĂ»retĂ©s ou garanties qui s’y rapportent, Ă  la renĂ©gociation des engagements dans le cadre d’un mandat ad hoc ou d’un règlement amiable, aux responsabilitĂ©s encourues pour soutien abusif, rupture abusive et manquement aux obligations professionnelles
    • relatifs aux opĂ©rations sur les marchĂ©s de capitaux (Ă©missions d’instruments financiers, produits dĂ©rivĂ©s, titrisations, etc.)
    • rĂ©sultant des activitĂ©s d’analyse financière et de notation, de publication d’opinions et de prĂ©visions, ainsi que de diffusion de renseignements Ă©conomiques et financiers

Exemples d’intervention :

  • conseil d’un dirigeant poursuivi par l’AMF pour dĂ©lit d’initiĂ©s.
  • reprĂ©sentation de plusieurs Ă©tablissements de crĂ©dit et entreprises d’investissement de renom dans le cadre de procĂ©dures devant le TGI de Nanterre et le TGI de Paris Ă  la suite de la fraude et de la faillite de Bernard Madoff.
  • reprĂ©sentation de la filiale française dans le cadre de la faillite du groupe.
  • conseil d’un Ă©tablissement de crĂ©dit faisant l’objet de procĂ©dures de rĂ©gulateurs et d’autoritĂ©s françaises et Ă©trangères Ă  la suite de manquements suspectĂ©s concernant l’EURIBOR entre 2005 et 2009.
  • assistance des diffĂ©rentes entitĂ©s du groupe dans le cadre des procĂ©dures intentĂ©es par les collectivitĂ©s locales au titre de prĂŞts structurĂ©s.
  • conseil et reprĂ©sentation devant les juridictions judiciaires dans le cadre de contestation d’opĂ©rations bancaires.
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Communiquer sur les risques : l’exemple du Dicrim de la commune de Llauro

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pompiers

Llauro est une commune française situĂ©e dans le dĂ©partement des PyrĂ©nĂ©es-Orientales, en rĂ©gion Occitanie dans une zone sismique modĂ©rĂ©e. Ses habitants sont appelĂ©s les Llauronencs. La commune de Llauro fait partie de la rĂ©gion naturelle des Aspres, situĂ©e entre la plaine du Roussillon, la rĂ©gion naturelle du Vallespir et celle du Conflent2. Il s’agit d’une rĂ©gion souvent escarpĂ©e, très boisĂ©e, couverte de maquis et de chĂŞnes-lièges. Le village est Ă  mi-chemin entre les villes de Thuir et de CĂ©ret.

Comment communiquer sur les risques majeurs

LLAURO L’information des citoyens sur les risques naturels et technologiques majeurs est un droit inscrit dans le code de l’environnement. Communiquer sur les risques en direction de la population est de la responsabilitĂ© du maire, mais c’est un acte complexe qui nĂ©cessite l’accompagnement et le conseil de spĂ©cialistes de la communication sur le risque.

“En effet, l’information prĂ©ventive passe par le dĂ©veloppement d’une culture de sĂ©curitĂ© permettant Ă  chacun d’Ă©valuer sa vulnĂ©rabilitĂ© par rapport aux risques naturels recensĂ©s sur un territoire communal, d’acquĂ©rir une conscience du risque.” affirme Florian Silnicki, Expert en communication de crise qui dirige l’agence LaFrenchCom.

Les objectifs du Document d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim) sont de faire de chacun de nous un acteur de sa propre sĂ©curitĂ©. L’Ă©laboration du Dicrim de LlaurĂł a dĂ©butĂ© avec l’Ă©quipe municipale prĂ©cĂ©dente et ce sont des Ă©lus nouvellement mis en place en mars dernier qui l’ont finalisĂ©. Le maire, M. Roger TournĂ©, a prĂ©sentĂ© et fait approuver ce document lors du conseil municipal du 18 novembre dernier.

Le maire a expliquĂ© que « les risques majeurs nous concernent tous. Ce document a pour objet de sensibiliser les Llauronencs aux risques auxquels ils peuvent ĂŞtre confrontĂ©s sur notre territoire communal, et de leur permettre de faire face au danger en situation d’urgence. Notre commune doit se prĂ©munir contre les quatre risques majeurs auxquels elle est exposĂ©e : les feux de forĂŞt, les phĂ©nomènes mĂ©tĂ©orologiques, les mouvements de terrain et les sĂ©ismes ». Le document a Ă©tĂ© imprimĂ© et sera diffusĂ© dans chaque foyer de Llauro.

Roger TournĂ© insiste sur le fait que : « Il nous faut ĂŞtre acteurs solidaires de notre sĂ©curitĂ© et l’objectif sera atteint avec la diffusion la plus large possible de ces conseils pratiques, que tous les Llauronencs sont invitĂ©s Ă  lire attentivement et Ă  conserver ».

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📺 La communication politique doit se réinventer face aux Gilets Jaunes

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Florian Silnicki, Expert en stratĂ©gies de communication qui dirige l’agence LaFrenchCom Ă©tait l’invitĂ© de CNEWS afin de dĂ©crypter la sĂ©quence politique des Gilets Jaunes invitĂ©s Ă  Matignon par le Premier Ministre. Il est revenu sur la liquiditĂ© de cette nouvelle forme de mobilisation sociale et l’impuissance de l’arme des codes traditionnels de la communication politique pour y rĂ©pondre.

Le rendez-vous d’une dĂ©lĂ©gation de Gilets jaunes avec Edouard Philippe a virĂ© au fiasco. Deux reprĂ©sentants, contestĂ©s, souhaitaient que cette rencontre soit filmĂ©e, refus catĂ©gorique du Premier ministre qui n’a pas pris le risque de perdre le contrĂ´le de son image politique et de sa communication. L’un des Gilets jaunes est donc immĂ©diatement reparti.

“Ce qui est frappant, c’est que ceux qui dĂ©filent aujourd’hui ce sont des personnes qui n’étaient pas militants syndicaux ou politiques. Ils sont entrĂ©s dans la mobilisation sur Facebook ce qui donnent confiance et courage Ă  ceux qui manifestent.” pour Florian Silnicki

“Les rĂ©seaux sociaux, en premier lieu Twitter et Facebook, jouent un rĂ´le fondamental depuis le dĂ©but de la mobolisation sociale des #giletsjaunes, formidables caisses de rĂ©sonance de leurs revendications” affirme Florian Silnicki

“Ce #1erDecembre c’est l’illustration de la facebookisation de la sociĂ©tĂ© et des mouvements sociaux. Les gens simples qui dĂ©filent, c’est la France d’en bas qui souffre qui dĂ©nonce des privilèges. La voiture est LE symbole du pouvoir d’achat en dĂ©clin.” ajoute l’expert en communication.

“Les communicants d’@EmmanuelMacron jugent son image injuste et injustifiĂ©e. Il y a Ă©videmment une part d’injustice. Il incarne LE pouvoir. Il incarne LA politique. Il est naturellement aussi le rĂ©ceptacle des colères nĂ©es des pratiques politiques passĂ©es” analyse Florian Silnicki

“Face aux #giletsjaunes @EmmanuelMacron souffre dans sa communication d’une image forgĂ©e les premiers jours du quinquennat : ĂŞtre le PrĂ©sident des riches. Ses formules provocatrices Ă  l’égard du chĂ´meur ou lors de l’affaire #benalla ont accentuĂ© cette perception.” dĂ©crypte Florian Silnicki

“Dans leur communication de crise face aux #giletsjaunes, nos dirigeants doivent impĂ©rativement faire preuve d’empathie. Les dirigeants doivent envoyer le signe d’une prise de conscience qui crĂ©dibilisera les rĂ©ponses politiques qu’ils formuleront par la suite.” dit Florian Silnicki

“Les #giletsjaunes Ă©branlent nos dirigeants politiques. Dans l’univers Ă©phĂ©mère de Twitter et des chaĂ®nes d’info en continu, l’omniprĂ©sence des Gilets Jaunes oblige les dirigeants, en campagne permanente, Ă  faire face Ă  des situations individuelles exacerbĂ©es…”

“Les communicants connaissaient la règle des mĂ©dias en France : on lèche, on lâche, on lynche. Les politiques affrontent dĂ©sormais la mĂŞme règle avec leurs Ă©lecteurs dont les votes obĂ©issent Ă  une rotation de plus en plus rapide (ils essaient tous les partis)”

“Les #giletsjaunes sont une illustration du fait qu’internet balaie tout sur son passage, y compris la communication politique qui doit ĂŞtre rĂ©inventĂ©e. Le temps mĂ©diatique ou digital n’a jamais Ă©tĂ© le mĂŞme que le temps politique. C’est aujourd’hui une source de frustration.”

“La mobilisation des #GiletsJaunes se twitte, se facebooke, s’instagrame, se SMS, se selfise… Dans un tel contexte, comment faire passer des messages pour nos dirigeants politiques ? Comment parler de situation compliquĂ©e au plus grand nombre ? Avec empathie !”

“Les #GiletsJaunes dans notre sociĂ©tĂ© liquide vivent les syndicats comme un obstacle. Ils se sont donc mobilisĂ©s individuellement. Cette mobilisation sociale a perdu tout caractère militant ou syndical. Les corps intermĂ©diaires sont vĂ©cus comme un asservissement.”

“Emmanuel Macron a, le premier, compris que dans notre sociĂ©tĂ© liquide, les partis politiques Ă©taient des obstacles. 380 000 personnes ont adhĂ©rĂ© en 2016 d’un simple clic sans payer, pour le mener Ă  l’ElysĂ©e. Personne n’y croyait, l’opĂ©ration a rĂ©ussi.”

“Les #giletsjaunes sont une Ă©preuve pour le pouvoir qui fait face Ă  la liquĂ©faction de la mobilisation sociale. L’essentiel pour les Gilets Jaunes est de faire cĂ©der le pouvoir. L’essentiel pour le Pouvoir est de tenter de lire et de fixer leurs revendications.”

“Il y a un dĂ©fi majeur de communication politique. Les #giletsjaunes sont enfermĂ©s dans des canaux d’information confortant leurs croyances initiales, mĂŞmes fausses et rejetant les informations dissonantes, mĂŞmes vĂ©rifiĂ©es … la com’ est un sport de combat !”

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Avocat, comment communiquer face à une crise ou un procès

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Dominique Strauss-Kahn, Benjamin Brafman

Benjamin Brafman a Ă©tĂ© l’avocat de DSK. Il a aussi assurĂ© la dĂ©fense d’Harvey Weinstein. Il est l’un des avocats les plus cĂ©lèbres des États-Unis. Il s’entoure systĂ©matiquement de communicants de crise spĂ©cialisĂ©s dans la communication sous contrainte judiciaire.

Avocats, que faire quand votre client est dans la tourmente mĂ©diatique et affronte une crise d’image et de rĂ©putation ?

Communication sous contrainte judiciaire : la gestion médiatique en situation de crise et de litige

Ă€ l’ère de l’instantanĂ©isation de la diffusion des informations par les rĂ©seaux sociaux, des chaines d’informations en continu, le comportement et les dĂ©clarations des avocats sont plus que jamais scrutĂ©s Ă  la loupe. Faire face aux mĂ©dias peut donc s’avĂ©rer une expĂ©rience dangereuse pour l’avocat qui prend la chose Ă  la lĂ©gère“, dit Florian Silnicki, Expert en communication de crise qui dirige l’agence LaFrenchCom.

Comme LaFrenchCom, classĂ©e comme l’une des meilleures agences de communication de crise de France, des agences spĂ©cialisĂ©es dans la communication sous contrainte judiciaire, le must de la communication de crise, proposent aujourd’hui aux plus grands avocats et Ă  leurs clients des plans de communication de crise pour bien gĂ©rer la communication autour des procès, des outils de relations avec les mĂ©dias pour apprendre Ă  parler aux journalistes, des conseils pour une bonne prĂ©paration Ă  l’interview pour trouver des formules chocs qui marquent l’opinion et les règles Ă  observer pour imposer ses messages face Ă  ceux des concurrents.

“LaFrenchCom assure au quotidien la dĂ©fense mĂ©diatique aux cĂ´tĂ©s des avocats pĂ©nalistes. LaFrenchCom agit dans l’arène mĂ©diatique quand l’avocat agit dans l’arène judiciaire. Nous sommes un duo indispensable Ă  tous les grands procès de ces dernières annĂ©es et des annĂ©es Ă  venir. Il ne peut plus y avoir de dĂ©fense judiciaire sans dĂ©fense mĂ©diatique. Les grands procès des dernières annĂ©es tĂ©moignent de la violence des affrontements entre parties. Les experts en communication sous contrainte judiciaire, nous sommes un vĂ©ritable bouclier mĂ©diatique, un vĂ©ritable sarcophage pour notre client. Les critiques s’y Ă©crasent dessus, sans jamais le traverser. Notre mĂ©thodologie garantit que notre client ne soit pas atteint par les attaques mĂ©diatiques et digitales.” affirme Florian Silnicki, PrĂ©sident Fondateur de LaFrenchCom.

Il existe une grande diffĂ©rence entre une stratĂ©gie juridique et une stratĂ©gie mĂ©diatique. Le point de jonction entre les deux est d’une efficacitĂ© au service des intĂ©rĂŞts mĂ©diatiques de l’avocat et de ceux de son client..“, dit Florian Silnicki qui accompagne de nombreux pĂ©nalistes parisiens et des avocats d’affaires dans leur communication sensible.

Obligation dĂ©ontologique, besoin du client, pression de l’image publique, des mĂ©dias et des rĂ©seaux sociaux, que doit faire l’avocat quand survient la crise ?

Si les chaĂ®nes d’information en continu et les rĂ©seaux sociaux changent la façon de diffuser les nouvelles alors que : tout est instantanĂ© et rĂ©pĂ©tĂ© cent fois plutĂ´t qu’une, ce contexte change aussi la façon de gĂ©rer les crises et les procès mĂ©diatisĂ©s. Florian Silnicki a conseillĂ© les nombreux avocats participants Ă  la formation “La gestion mĂ©diatique en situation de crise et de litige (Litigation PR ou communication sous contrainte judiciaire)” sur cet Ă©pineux sujet.

“Cette formation rencontre un grand succès. Nous sommes d’ailleurs de plus en plus sollicitĂ©s Ă  l’Ă©tranger pour dĂ©livrer cette formation Ă  la communication sous contrainte. Les avocats sont très demandeurs. Ils ont vu l’Ă©volution mĂ©diatique. Ils voient sans cesse leurs clients condamnĂ©s mĂ©diatiquement avant d’ĂŞtre jugĂ©s par le tribunal. Ils se disent qu’ils doivent rĂ©agir.” dĂ©taille Florian Silnicki.

« Qu’est-ce qu’une crise ? », a d’abord dĂ©fini Florian Silnicki. Une crise dĂ©coule d’une situation qui s’emballe et qui devient hors de contrĂ´le. Une crise peut ĂŞtre quelque chose qu’on a vu se profiler depuis un moment ou qui survient subitement, et les mĂ©dias s’en emparent. Ou, autre scĂ©nario possible, la crise est existante, les mĂ©dias ne le savent pas encore et la question se pose : qu’est-ce qu’on fait ? Le client affectĂ© souhaitera ĂŞtre conseillĂ©. Le but Ă  atteindre sera de rĂ©tablir la perception du public pour s’assurer que les affaires puissent continuer ou que la rĂ©putation soit restaurĂ©e.

Le plan de gestion de crise

Florian Silnicki a Ă©numĂ©rĂ© les composantes d’un plan de gestion de crise sous contrainte judiciaire qui poursuit l’objectif de vĂ©hiculer les bonnes informations, au bon moment et aux bonnes personnes face Ă  ceux des parties adverses. En rĂ©sumĂ©, un plan de gestion de crise sous contrainte judiciaire comprend l’identification des acteurs clĂ©s qui peuvent composer une cellule de crise autour du client, des personnes essentielles au pouvoir dĂ©cisionnel et en nombre restreint, afin que les dĂ©cisions se prennent rapidement pour protĂ©ger l’image et la rĂ©putation du client et de ses entreprises par exemple.

Le plan de communication sous contrainte judiciaire prĂ©voit la mise en place d’une Ă©quipe de spĂ©cialistes de la communicants de crise aux cĂ´tĂ©s des avocats. Chacun apportera son point de vue Ă  la cellule de crise en fonction de son champ d’expertise. Le nerf de la guerre Ă©tant l’information, la gestion de la crise exige de compiler l’information, rechercher les rĂ©ponses et les explications qu’on ne connaĂ®t pas aux nouvelles questions posĂ©es par les mĂ©dias afin d’Ă©viter tout feuilletonnage mĂ©diatique. On pourra ensuite mieux jauger ce qui doit ĂŞtre communiquĂ© et ce qui ne doit pas l’ĂŞtre au service des intĂ©rĂŞts du client.

Une veille de la couverture mĂ©diatique sera aussi nĂ©cessaire, pour anticiper les coups ou la tendance de traitement de l’information sur le jugement, l’affaire judiciaire et le client. Quand le client est un chef d’entreprise, il faut Ă©galement informer les administrateurs, actionnaires et employĂ©s afin d’imposer son rĂ©cit, il faut Ă©viter qu’ils l’apprennent de l’extĂ©rieur car ils seront vos premiers ambassadeurs. Les mĂ©dias se tourneront vers eux Ă  un moment ou Ă  un autre. 

Le plan de communication de crise

Le plan de communication sous contrainte judiciaire dĂ©coule du plan gĂ©nĂ©ral de gestion de la crise. Il explique comment communiquer avec les mĂ©dias et dĂ©finit Ă  qui on veut s’adresser et dans quel but. Les rĂ©ponses orienteront quoi dire et comment le prĂ©senter.

GĂ©nĂ©ralement, les spĂ©cialistes de la communication sous contrainte judiciaire comme Florian Silnicki prĂ©conisent une attitude proactive plutĂ´t que dĂ©fensive, c’est-Ă -dire saisir la nouvelle et la contrĂ´ler.

« Un peu comme les avocats font lors des interrogatoire quand ils ont une patate chaude dans le dossier, qu’ils ignorent comment le juge va rĂ©agir et qu’ils la sortent eux-mĂŞmes pour la gĂ©rer autant que possible, » a comparĂ© Florian Silnicki, prĂ©cisant que deux ou trois messages clĂ©s, extrĂŞmement prĂ©cis et comportant des mots simples, sont recommandĂ©s en matière de communication sous contrainte judiciaire.

L’identification du porte-parole du client est Ă©galement un aspect crucial du plan de communication sous contrainte judiciaire. “Quelqu’un qui a de l’empathie naturelle dans la voix, qui dĂ©gage de la crĂ©dibilitĂ©, qui a l’air intelligent, vif et allumĂ©, qui regarde les gens et fait passer son message en donnant l’impression que chaque personne est importante. Quelqu’un qui pourra rĂ©sister Ă  la pression mĂ©diatique” dĂ©taille Florian Silnicki.

Les spĂ©cialistes en communication recommandent parfois que l’avocat agisse comme porte-parole de son client dans les mĂ©dias. Ce n’est pas la règle parce qu’il y a une certaine mĂ©fiance du public Ă  l’Ă©gard de la profession d’avocat. “Il peut cependant y avoir exception si ce sont des aspects juridiques qui sont en cause et qui nĂ©cessitent des explications.” dit Florian Silnicki.

Le plan de communication comprendra aussi une solide préparation du porte-parole.

Le rĂ´le de l’avocat face Ă  la communication de crise

Comment l’avocat doit-il gĂ©rer ses obligations en cas de crise ? En sachant s’entourer de spĂ©cialistes en communication, conseille Florian Silnicki. Cependant, dit Florian Silnicki : « Pour Ă©viter les conflits entre professionnels du droit et professionnels de la communication, il faut accepter la complĂ©mentaritĂ© comme un principe de base. Nous travaillons au quotidien main dans la main avec les avocats. Nous sommes leurs alliĂ©s face Ă  des mĂ©dias toujours plus agressifs et dĂ©terminĂ©s. »

Il faut aussi demeurer prudent en regard du Code de dĂ©ontologie, demeurer indĂ©pendant et Ă©viter les conflits d’intĂ©rĂŞts, rĂ©els ou simplement d’apparence. Il faut aussi accepter les limites de ses compĂ©tences. Il faut dĂ©gager son horaire pour offrir une grande disponibilitĂ©. Il faut d’autre part demeurer vigilant pour ne pas faire perdre au client le bĂ©nĂ©fice du secret professionnel. C’est d’ailleurs le danger qui guette l’avocat qui agit comme porte-parole.

Prudence, respect, vigilance. “Que la crise demeure celle du client et ne devienne pas celle de l’avocat.” dĂ©clare Florian Silnicki.

L’avocat et la communication de crise

Pour les avocats, parler aux médias n’est pas sans risque. Toutefois l’exercice est devenu utile et nécessaire dans une société où la communication est aujourd’hui accélérée avec le développement des moyens modernes de communication (internet et réseaux sociaux). Dès lors l’exposition des professionnels que sont les avocats est de plus en plus périlleuse car il existe une véritable obligation pour la défense d’éviter à tout prix de contribuer au buzz médiatique surtout en matière pénale.

De plus en plus, les journalistes sollicitent les avocats surtout quand les faits convoquent l’actualité, en situation communicationnelle particulière, notamment en « période de crise ». L’Affaire du Thalys est à ce titre l’exemple le plus récent.

Il convient de rappeler, que dans le cadre d’une affaire pénale, quand un individu est
mis en cause et placé en garde à vue, au moins deux règles de procédure pénale, s’imposent à l’avocat :

• d’abord, l’article 11 du code de procédure pénale « sauf dans les cas, où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l’enquête et de l’instruction est secrète. Toute personne qui concours à cette procédure, est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines des articles 226-13 et 226-14 du code de procédure pénale ».

• puis un second article, celui issu de la loi du 14 avril 2011, portant réforme de la procédure pénale et notamment de la présence des avocats lors des gardes à vue, article 63-4-4 : « sans préjudice de l’exercice des droits de la défense, l’avocat ne peut faire état auprès de quiconque pendant la durée de la garde à vue ni des entretiens avec la personne qu’il assiste, ni des informations qu’il a recueilli en consultant les procès-verbaux, en assistant aux auditions et aux confrontations ».

S’ajoute à ces deux textes de procédure pénale la règle cardinale en matière déontologique :

• l’article 2 du règlement intérieur national prévoit que « L’avocat est le confident nécessaire du client. Le secret professionnel de l’avocat est d’ordre public. Il est général, absolu et illimité dans le temps ».

Dès lors, s’il convient de rappeler que l’opinion publique n’est pas institutionnellement un tribunal, et en matière pĂ©nale seuls le tribunal correctionnel ou la cour d’assises prononcent des dĂ©cisions, hors le champ de la Cour de cassation. Pourtant l’opinion publique se comporte dĂ©sormais en vĂ©ritable tribunal au mĂ©pris des règles les plus Ă©videntes comme la prĂ©somption d’innocence ou le principe du doute qui profite Ă  l’accusĂ©. VoilĂ  pourquoi il est essentiel pour les avocats de se faire accompagner par des spĂ©cialistes de la communication sous contrainte judiciaire qui sauront protĂ©ger l’image de l’avocat et du client dans les mĂ©dias.

Le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique et quand on décide de parler aux médias, la moindre contradiction est captée et elle nourrit pour toute la suite le dossier pénal.

Nul ne peut reprocher à l’avocat de profiter d’une fenêtre médiatique et dès lors de se mettre en avant… Oui cela est possible… Mais pas avant le client et jamais au détriment des intérêts du client. En aucun cas la défense ne doit constituer le dernier clou du cercueil médiatique dans lequel le mis en cause est enfermé, car nous sommes au stade de la présomption d’innocence… quand bien même de nos jours cette règle subit l’outrage du temps et la flagellation du tribunal médiatique.

Pour éviter de dégrader leur image, il convient aujourd’hui que les avocats développent un module de formation relatif à la communication de crise et à la communication sous contrainte judiciaire des avocats, puisqu’aujourd’hui la loi autorise ce pas en avant qui colore notre pratique d’une « américanisation ». Cette obligation de formation doit se nourrir du triptyque suivant :

• respect des règles de déontologie,
• respect des règles de procédure,
• respect des règles et des codes du paysage audiovisuel et de la presse.

La profession d’avocat est exigeante mais passionnante et il nous faut surtout leur rappeler que dans les mĂ©dias une affaire chasse l’autre, l’information d’aujourd’hui ne sera pas celle de demain et sera souvent morte la semaine prochaine, alors que dans le monde judiciaire, le temps est un facteur important.

En acceptant de défendre les femmes et les hommes qui leur font confiance, les avocats ont accepté de pénétrer l’intimité de leur humanité. Cette intimité doit être absolument protégée et elle constitue un sanctuaire dont ils ne doivent sortir uniquement si l’intérêt du client le commande.

Quand un avocat n’est pas sĂ»r de maĂ®triser sa communication et celle de son client, et c’est normal puisque ce n’est pas son mĂ©tier, il faut tout simplement se taire et garder le silence face aux mĂ©dias ou choisir de se faire accompagner par des spĂ©cialistes de la communication sous contrainte judiciaire qui garantiront que votre message s’impose Ă  l’opinion publique.

Dès lors, avec ses conseillers en communication sous contrainte judiciaire, face aux ardeurs de la clameur publique, l’avocat protĂ©gera efficacement celui qui lui fait confiance.

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Jeu de rôle pour apprendre à gérer efficacement une communication de crise

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crise

Une simulation de communication de crise

Une cellule de crise, un poste de commandement de crise, une salle de presse, ordinateurs, smartphones, traits tirĂ©s, les ingĂ©nieurs en troisième annĂ©e de l’ENSMM (Ă©cole nationale supĂ©rieure de mĂ©canique et microtechniques de Besançon) ont Ă©tĂ© enfermĂ©s 48 heures au Foyer Sainte-Anne de Montferrand-le-Château pour un exercice passionnant de simulation de gestion de crise et de communication de crise.

L’enjeu, rĂ©soudre la crise qui frappe leur entreprise Dinobat, spĂ©cialiste de la rĂ©gĂ©nĂ©ration de batteries automobiles installĂ©e Ă  Belfort. Clientèle Ă  l’internationale dans l’aĂ©ronautique, la grande distribution, les concessions automobiles etc.

Les cadres sont seuls Ă  faire face aux mĂ©dias, Jacques Chardon le PDG n’est pas sur place.

Ils doivent s’organiser et gĂ©rer en interne et vis-Ă -vis des mĂ©dias une crise qui dĂ©bute par une tentative de suicide intra-muros et l’accident d’un chauffeur livreur avec pollution dans la Savoureuse proche du site.

Toute ressemblance avec des Ă©vĂ©nements ayant existĂ© serait fortuite. Et les catastrophes ne font que commencer. La crise Ă©volue au fur et Ă  mesure du scĂ©nario afin de faire vivre aux Ă©tudiants les pĂ©ripĂ©ties rĂ©elles d’une crise. Cet exercice de communication de crise permet par exemple de faire face aux mĂ©dias qui feuilletonnent sur la crise abimant la rĂ©putation et l’image d’une entreprise et de ses dirigeants.

La rĂ©alitĂ© de l’intelligence Ă©conomique

Les Ă©lèves ingĂ©nieurs planchent dans le cadre d’un module de communication et de gestion de crise comptant pour leur diplĂ´me.

« Ils ont montĂ© une cellule de crise, analysĂ© et pondĂ©rĂ© les risques au fur et Ă  mesure de la diffusion des informations », le chef d’escadron Bruno Migeot responsable rĂ©gional de l’antenne intelligence Ă©conomique de la gendarmerie et Pierre Vivien son homologue Ă  la CCI rĂ©gionale, jouent les analystes.

Ce sont eux qui ont créé le scénario, distillent les infos cauchemardesques de crise et notent les réactions.

Avec eux des intervenants ponctuels, consultants en communication de crise, enseignants, sont promus journalistes et titillent les étudiants lors de conférences de presse avec questions pointues en français, anglais et espagnol.

« D’une part ça fait sortir les Ă©tudiants de leur routine et ça leur permet de toucher du doigt la rĂ©alitĂ© de l’intelligence Ă©conomique, discipline destinĂ©e Ă  faire comprendre aux entreprises qu’elles doivent gĂ©rer les informations et l’environnement. l’intelligence Ă©conomique est d’ailleurs enseignĂ©e Ă  l’universitĂ©. » Bruno Migeot note pourtant que les Ă©tudiants habituĂ©s aux matières scientifiques apprĂ©hendent le flou de l’entreprise, fut-elle virtuelle, mais prĂ©cise-t-il, « c’est le seul exercice de cette ampleur en France ».

Dernière ligne droite pour les Ă©tudiants qui ont dĂ©jĂ  rĂ©digĂ© moult notes de services, communiquĂ©s de presse, « pris des dĂ©cisions qui n’Ă©taient pas forcĂ©ment les nĂ´tres, mais celles convenant Ă  l’entreprise, c’est toujours le plus dĂ©licat, il ne faut pas agir dans la prĂ©cipitation, tout en gĂ©rant la fatigue », rĂ©sume Rachid.

« On se rend compte qu’il faut ĂŞtre solidaire, maĂ®triser ses sujets, faire appel Ă  des experts, autant d’enseignements qui peuvent servir au management interne », considère Juliane.

Sylvain y voit l’Ă©quivalent d’une Ă©preuve d’endurance, avec le stress inhĂ©rent aux flots d’informations parfois contradictoires et toujours « la nĂ©cessitĂ© de divulguer le strict nĂ©cessaire » rappelle Florian Silnicki, Expert en communication de crise qui dirige l’agence LaFrenchCom.

Qui a dit qu’en matière de communication les futurs ingĂ©nieurs apprennent lĂ  Ă  manier avec habiletĂ© et efficacitĂ© la langue de bois ?

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Les compagnies aériennes apprennent à communiquer face à une crise

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crash avion

Des agences en communication de crise apprennent aux compagnies aériennes à communiquer face à une crise

L’International Air Transport Association, basĂ©e Ă  Genève, et des agences spĂ©cialisĂ©es dans la communication de crise prĂ©parent rĂ©gulièrement ses membres Ă  faire face aux mĂ©dias après un accident afin de gĂ©rer la crise.  Une nouvelle formation en communication de crise qui rencontre un grand succès après le drame du SR 111.

Les compagnies aĂ©riennes n’ont jamais Ă©tĂ© autant sensibilisĂ©es au thème de la communication de crise. Le crash du vol SR 111 de Swissair en septembre 1998 a fait prendre conscience Ă  toute la profession qu’une catastrophe pouvait frapper mĂŞme les compagnies les plus rĂ©putĂ©es.

La gestion de la crise du vol 111 Swissair

Le vol 111 Swissair est un vol rĂ©gulier de la Swissair, assurĂ© par un McDonnell Douglas MD-11, au dĂ©part de New York-JFK et Ă  destination de Genève-Cointrin qui s’est abĂ®mĂ© le 2 septembre 1998 dans l’ocĂ©an Atlantique en raison d’un incendie Ă  bord.

Le McDonnell Douglas MD-11 HB-IWF a sombrĂ© dans l’ocĂ©an Atlantique au sud-ouest d’Halifax Ă  8 km des cĂ´tes de la Nouvelle-Écosse (Canada). La totalitĂ© des 229 personnes prĂ©sentes Ă  bord, soit 215 passagers et 14 membres d’Ă©quipage, ont pĂ©ri.

Le vol dĂ©colle de JFK Ă  20 h 18 (HAE). Cinquante-trois minutes plus tard, Ă  une altitude de 33 000 pieds (soit 10 060 m), l’Ă©quipage perçoit une odeur de brĂ»lĂ©. Un quart d’heure plus tard, une fumĂ©e devient visible et plusieurs systèmes tombent en panne. L’Ă©quipage lance un signal « pan-pan » en demandant un dĂ©routement sur Boston Logan mais est dirigĂ© vers l’aĂ©roport d’Halifax distant de seulement 56 miles (104 km).

  • Ă€ 22 h 19, l’avion n’est plus qu’Ă  54 km de Halifax mais est encore trop haut (21 000 pieds) et l’Ă©quipage doit entamer un 360 degrĂ©s pour allonger sa distance de descente.
  • Ă€ 22 h 23, l’avion atteint 10 000 pieds et se trouve Ă  environ 60 km de l’aĂ©roport.
  • Ă€ 22 h 24, alors qu’il est en circuit autour de l’aĂ©roport pour vidange par dĂ©lestage en mer du carburant, l’Ă©quipage se dĂ©clare en dĂ©tresse (message “Mayday”). Le contact est perdu une minute plus tard après un nouvel appel de dĂ©tresse. Ce fut le dernier contact radio avec le vol SR111. L’avion percute l’ocĂ©an Ă  22 h 31 selon les sismographes d’Halifax, tuant sur le coup tous les occupants du MD-111.

Les deux pilotes parlent en mĂŞme temps sur la frĂ©quence et, dans la salle de contrĂ´le, oĂą plusieurs Ă©changes sont en cours, le contrĂ´leur n’entend pas la phrase clĂ© :

Copilote : « Il faut qu’on se pose tout de suite »
Il rĂ©pond, n’ayant pas entendu :
Contrôleur : « Swissair 111, encore quelques kilomètres, je vous suis »

Le contrĂ´leur aĂ©rien, Bill Pickrell, n’a pas entendu la demande d’atterrissage d’urgence, un ratĂ© qui pendant des mois, des annĂ©es va l’obsĂ©der. Bill Pickrell : « Je ne suis pas sĂ»r d’ĂŞtre capable de dĂ©crire convenablement ce que j’Ă©prouve, ce qui s’est passĂ© ce soir-lĂ , j’ai dĂ» y repenser un bon millier de fois, est-ce que j’aurais pu faire davantage ? Est-ce que j’ai commis une erreur ? Est-ce que j’ai ma part dans ce qui est arrivĂ© ? Mais, j’ai fini par comprendre que de toute manière je n’aurais rien pu faire d’autre, tout ce qu’on pouvait faire, on l’a fait. »

La communication de crise pour compagnies aériennes.

L’International Air Transport Association, l’organisation internationale des compagnies aĂ©riennes, a lancĂ© quelques jours avant le crash de Halifax un produit de communication de crise pour ses membres. «Nous le destinions plutĂ´t aux petits transporteurs, se rappelle William Gaillard, porte-parole de l’organisation. Mais les grandes compagnies avec lesquelles nous avions dĂ©veloppĂ© le produit l’ont rapidement achetĂ©.»

Une vingtaine de sociĂ©tĂ©s, parmi lesquelles Lufthansa, United Airlines, Austrian Airlines, Canadian Airlines et South African Airways notamment, ont signĂ© un accord avec l’IATA pour que leurs troupes s’entraĂ®nent avec elle Ă  gĂ©rer les crises et que les experts de l’association soient Ă  leurs cĂ´tĂ©s pour mieux communiquer en cas de malheur. Beaucoup d’autres parmi les 260 membres de l’association pourraient suivre, par le biais notamment des grandes alliances commerciales.

«Malheureusement, lors d’une crise, ce n’est pas ce que la compagnie fait qui compte mais comment elle est perçue», explique Florian Silnicki, Expert en communication de crise et Fondateur de l’agence LaFrenchCom. «TWA a fait un excellent travail en juillet 1996 lors du crash d’un de ses avions au large de New York. Mais il n’y avait personne pour raconter leur histoire Ă  la presse ce qui est un problème.»

Traumatisme de l’accident

Un accident dans le transport aĂ©rien traumatise les consciences plus qu’ailleurs. «Le voyageur fait partie de la classe moyenne et l’identification joue Ă  plein pour le tĂ©lĂ©spectateur.» Un directeur trop froid interviewĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision ou un chef d’escale qui ne sait pas renseigner la presse, et c’est la rĂ©putation d’une compagnie qui en prend un coup durablement. L’inverse est aussi vrai. Bien que frappĂ©e par le plus grand accident de son histoire, Swissair est devenue l’entreprise prĂ©fĂ©rĂ©e des Suisse alors que le mĂŞme sondage rĂ©alisĂ© l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente plaçait la sociĂ©tĂ© en septième position.

«Les compagnies aĂ©riennes font partie d’une industrie globale et continuent trop souvent de communiquer de manière locale», prĂ©vient Florian Silnicki.

Dans les annĂ©es 70, un appareil de la Lufthansa s’est crashĂ© au Kenya et les images du drame n’ont Ă©tĂ© diffusĂ©es que trois jours plus tard Ă  la tĂ©lĂ©vision allemande. «En fĂ©vrier 1998, un avion de la China Airlines a eu un accident. Quelques minutes après la tĂ©lĂ©vision japonaise diffusait les premières images et un quart d’heure ne s’Ă©tait pas Ă©coulĂ© qu’un soi-disant expert de BBC World spĂ©culait sur les causes de l’accident alors mĂŞme qu’il se trompait sur le type d’avion!» Les transporteurs doivent pouvoir rĂ©agir partout oĂą un accident peut se produire. Le programme de l’IATA passe notamment par un entraĂ®nement Ă  destination de tous les chefs d’escale. Ces reprĂ©sentants des compagnies se retrouvent en gĂ©nĂ©ral les premiers au contact avec les mĂ©dias.

La gĂ©nĂ©ralisation de certaines pratiques commerciales peut poser problème en cas de catastrophe. C’est le cas notamment des vols en partage de code. Un seul avion peut aujourd’hui transporter des passagers munis de billets Ă©mis par cinq compagnies diffĂ©rentes. Ce qui laisse imaginer les problèmes de coordination en cas de crise s’il n’y a pas eu de travail prĂ©alable. «Ne pas dĂ©velopper de plan de crise au niveau des alliances mondiales est suicidaire», martèle Florian Silnicki, qui signale que certaines grandes compagnies qui proposent une centaine de destinations ne sont pas encore correctement prĂ©parĂ©es.

La communication de crise condamnée au succès en matière aérienne

La communication de crise semble condamnĂ©e au succès. Les compagnies d’assurance demandent de plus en plus aux industries Ă  risques de mettre en place des procĂ©dures standardisĂ©es pour gĂ©rer les crises et la communication face aux crises qui peuvent naitre.

De plus, les prestations de communication de crise sont bon marchĂ©: des agences en communication de crise facturent quasiment Ă  prix coĂ»tant leurs services. Au total, une formation coĂ»te de 5000 euros pour un simple audit Ă  250 000 euros pour un cycle de sĂ©minaires complet de communication de crise pour apprendre Ă  gĂ©rer les journalistes, Ă  faire face aux mĂ©dias, Ă  maitriser les rĂ©seaux sociaux, …

Enfin, les deux grands constructeurs, Airbus et Boeing, qui ont apporté leur soutien actif lors du développement du projet, recommandent le produit à leurs clients. William Gaillard conclut: «Même les grands motoristes comme Rolls-Royce font désormais appel à nous dans ce domaine et les aéroports pourraient bien être les prochains sur notre liste.»

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