La communication de crise de Nestlé Inde

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La communication de crise chez Nestlé Inde : un exemple de mauvaise communication de crise sanitaire face à un danger alimentaire et une crise industrielle.

La plupart des rĂ©ponses aux crises impliquent une comprĂ©hension rudimentaire des informations de base concernant la gestion des problèmes. C’est ce qui rend le comportement de NestlĂ© d’autant plus curieux après qu’un lot de ses fameuses nouilles Maggi ait Ă©tĂ© retirĂ© du marchĂ© dans l’état indien de l’Uttar Pradesh, en raison de niveaux de plomb pouvant porter prĂ©judice Ă  la santĂ© des consommateurs.

Retour sur une communication de crise sanitaire et alimentaire. NestlĂ© a d’abord rejetĂ© l’idĂ©e que ces nouilles Ă©taient dangereuses pour la santĂ© et a niĂ© sur ses comptes de mĂ©dias sociaux que les inspecteurs en hygiène alimentaire lui avaient imposĂ© de retirer ce produit du marchĂ©.

Le message suivant a été publié sur le site Internet de Nestlé : « La qualité et la sécurité de nos produits représentent la principale priorité de notre entreprise. Nous avons mis en place de rigoureux contrôles de qualité et de sécurité alimentaires au sein de nos usines de fabrication de produits Maggi… Nous n’ajoutons aucun GMS dans nos nouilles Maggi, et si du glutamate (de sodium) est présent, celui-ci provient probablement de sources naturelles. Nous sommes surpris par les taux apparemment identifiés dans nos échantillons car nous surveillons régulièrement la teneur en plomb dans le cadre des exigences réglementaires ».

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Nestlé a continué de réfuter les accusations, affirmant que des tests approfondis n’avaient pas permis de détecter des taux de plomb excessifs dans ses nouilles Maggi. L’entreprise a créé une page FAQ sur son site Internet et a communiqué de façon proactive sur les réseaux sociaux.

Tous ces efforts ont toutefois rendu l’éventuel retour en arrière de Nestlé d’autant plus exaspérant. Le 4 juin, l’entreprise est revenue sur ses pas et a retiré du marché toutes les nouilles Maggi fabriquées en Inde. Le PDG de Nestlé Paul Bulcke a admis que « l’entreprise était en train de collaborer avec les autorités afin de clarifier la situation », une coopération qui a finalement permis aux autorités réglementaires d’identifier des lots de nouilles Maggi dangereuses pour la santé, pour un montant de 50 millions de dollars.

En consĂ©quence, Florian Silnicki, Fondateur de LaFrenchCom’, Expert en stratĂ©gies de communication de crise et gestion de la rĂ©putation estime que NestlĂ© « ne peut s’en prendre qu’à elle-mĂŞme » si elle s’est faite prise au piège, notamment parce que ce retrait du marchĂ© a semblĂ© prendre l’entreprise par surprise.

« L’entreprise a au départ ignoré les médias et s’est réfugiée dans le déni, ce qui est totalement insensé de nos jours », déclare Florian Silnicki. « À l’ère des médias sociaux, notamment avec Twitter, les informations se propagent très rapidement, et même quelques heures d’attente seulement peuvent coûter très cher à une entreprise. Dans le cas de Maggi, l’attente est passée à plusieurs semaines et ce n’est rien de moins qu’une énorme gaffe ». Un nouveau cas de communication de crise dont on peut tirer les leçons.

Florian Silnicki critique également la réaction présentée par Nestlé sur les médias sociaux en la qualifiant de réponse « robotique et manquant de sincérité ».

« Il apparaissait clairement que l’entreprise ne souhaitait pas communiquer avec ses clients », poursuit-il. « Et en ne prenant part à aucune conversation avec les consommateurs pendant des périodes de crise, vous laissez inévitablement passer votre chance. Il n’y avait aucun visage humain lors de cette crise » précise Florian Silnicki.

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La communication de crise de Theranos

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Retour sur la communication de crise de la société Theranos

L’article du Wall Street Journal publié en octobre 2015 a été à l’origine d’une détérioration de la réputation de la populaire entreprise Theranos, estimée à au moins un milliard de dollars. La startup prétendait pouvoir effectuer plusieurs centaines de tests sanguins en piquant le bout du doigt de ses patients, sans avoir recours à des flacons de sang. Une déclaration qui a suscité un investissement de plus de 400 millions de dollars et une évaluation s’élevant à 9 milliards de dollars. Mais des soupçons sont apparus quand l’article du Wall Street Journal a soulevé quelques questions au sujet de la fiabilité de la technologie employée par Theranos, entraînant la mise en place d’enquêtes réglementaires et forçant quelques partenaires (Walgreens, Capital BlueCross) à prendre leurs distances à l’égard de l’entreprise.

Florian Silnicki, Fondateur de l’agence parisienne de communication de crise LaFrenchCom,  affirme que la mauvaise gestion de l’article du Wall Street journal par Theranos a par la suite aggravĂ© la crise Ă  laquelle l’entreprise Ă©tait confrontĂ©e.

« Quand le scandale a Ă©clatĂ©, l’entreprise s’est cachĂ©e derrière des secrets commerciaux et a essayĂ© de discrĂ©diter les allĂ©gations », dit-il, en ajoutant que l’entreprise s’est montrĂ©e incapable de rĂ©pondre aux questions « qui fusaient de toute part… En rĂ©alitĂ©, elle n’a jamais cessĂ© de s’exprimer publiquement – [La PDG Elizabeth Holmes] a fait des apparitions très mĂ©diatisĂ©es lors d’évĂ©nements tels que le sommet Forbes Healthcare Summit, et a accordĂ© des entrevues Ă  de nombreuses grandes chaĂ®nes d’informations, mais l’entreprise n’a partagĂ© aucune nouvelle information ou perspective. Elle s’est limitĂ©e aux sujets de discussion qu’elle souhaitait prĂ©senter pendant que le monde entier entrait dans une situation qui allait devenir hors de contrĂ´le ».

Lors d’une crise, les entreprises ont parfois tendance à se concentrer sur les points de discussion initiaux et oublient de répondre aux questions qui se posent au cours de la conversation. Par contre, elles mettent en place la discussion qu’elles-mêmes souhaitent mener, ajoute-t-il.

À un moment donné lors de cette crise, l’entreprise a accordé une interview au New York Times qui a fait remarquer que madame Holmes était venue accompagnée d’experts en relations de presse nouvellement recrutés, affirme-t-il. « Même leur réponse stratégique était présentée comme faisant partie de l’histoire ».

Florian Silnicki, Expert français en stratégies de communication et gestion de crise, déclare que cette crise ne va pas nécessairement ternir la réputation de cette entreprise autrefois prometteuse, à condition toutefois que madame Holmes prenne les mesures requises.

« Les problèmes qu’a connu Theranos cette année ne sont pas rares pour une startup en pleine évolution qui bouscule un marché hautement réglementé », ajoute Florian Silnicki.

« Theranos est cependant directement liée à la santé de ses clients, et les enjeux sont donc beaucoup plus importants pour elle qu’ils ne le sont pour des entreprises comme Airbnb ou Uber, elles aussi dans des situations similaires ».

Il est primordial que l’entreprise adoucisse son ton agressif et qu’elle soit plus réactive aux inspections du Center of Medicare & Medicaid Services, conseille Florian Silnicki. « Si elle veut retrouver la confiance de ses parties prenantes, en particulier de partenaires comme Walgreens, il est essentiel que Theranos fasse preuve d’une transparence optimale et qu’elle communique régulièrement sur ses laboratoires et ses processus de test ».

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Communiquer face aux crises climatiques

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Une soirée spéciale catastrophes climatiques

La soirĂ©e « catastrophe climatique » de France 2 dĂ©bute par le film The Impossible , poignante histoire vraie d’un couple et leurs trois enfants, rescapĂ©s du tsunami de 2004 en ThaĂŻlande (avec Naomi Watts et Ewan McGregor).

Ensuite, retour en France avec un nouveau numéro, très intéressant, de Cellule de crise : Catastrophe climatique, un temps de retard, dans lequel Nolwenn Le Fustec analyse les failles dans la prévention et la gestion des ouragans, depuis Lothar et Martin en 1999, Xynthia en 2010 et enfin Irma.

Failles de prĂ©vision mĂ©tĂ©o, des systèmes Ă©lectrique, de communication, du risque d’inondation, y compris, des centrales nuclĂ©aires (Blayais en 1999).

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Valeurs Actuelles – « Cash Inquisition », tribunal mĂ©diatique

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valeurs actuelles logoPar Brelet Amaury

Cash Investigation, diffusée sur France 2, multiplie les méthodes controversées. Ses détracteurs dénoncent une émission à charge et militante.

C’ est la Jeanne d’Arc de l’information. Comme la pucelle d’OrlĂ©ans, Élise Lucet ne craint rien ni personne. Et surtout pas les communicants et leurs formules en bĂ©ton. La prĂ©sentatrice de Cash Investigation , sur France 2, fait le siège, depuis cinq ans, des puissants. Il faut la voir courir, dossiers sous le bras, après les politiques et les patrons, puis leur porter l’estocade face camĂ©ra. Avec des effets spĂ©ciaux, le spectacle est mĂ©morable. « C’est du cinĂ©ma, du mauvais Michael Moore. Il n’y avait que le service public pour accoucher d’un truc pareil » , raille un expert en communication. « C’est du sensationnalisme, de la mise en scène. Élise Lucet est une actrice » , enfonce un dĂ©putĂ©. « Une tĂŞte Ă  claques » , lâche mĂŞme un patron.

« Notre truc, c’est le monde merveilleux des affaires, ces puissantes multinationales dont nous vous rĂ©vĂ©lons les petits et les grands secrets » , prĂ©cise l’Ă©mission. Comme dans cet Ă©pisode au titre dĂ©magogique : « Quand les actionnaires s’en prennent Ă  nos emplois » . Traduction d’un chef d’entreprise : « On dirait un tract de MĂ©lenchon. » Élise Lucet avait alors attaquĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral du laboratoire Sanofi en pleine assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. « Vous gagnez 508 fois le smic par an. […] Est-ce que votre rĂ©munĂ©ration de plus de 8 millions d’euros, […] ça n’est pas dĂ©placĂ© ? » , osait l’ancienne prĂ©sentatrice du journal tĂ©lĂ©visĂ© et chantre de la transparence, qui a toujours refusĂ© de donner le montant de son salaire, estimĂ© entre 10 000 et 12 000 euros mensuels, en 2015, par TĂ©lĂ© 2 Semaines . « Ils se comportent en journalistes politiques , regrette le vice-prĂ©sident du Medef, Thibault Lanxade. Il y a clairement une forme de dĂ©nonciation, parfois caricaturale. »

« Pour eux, la grande entreprise est le coupable, le diable, l’incarnation de la dĂ©rive nĂ©olibĂ©rale , renchĂ©rit l’Ă©conomiste Jean-Charles Simon. Il y a un parti pris Ă©vident. Ils sont dans le jugement moral. C’est la Firme , de Sydney Pollack, qui complote et cache des choses. » Pourtant, l’Ă©quipe de Cash Investigation s’en dĂ©fend. « On bouscule. C’est peut-ĂŞtre la rançon du succès. Après, chacun est libre de penser qu’on est anticapitaliste » , souffle son rĂ©dacteur en chef, Emmanuel Gagnier. « Michael Moore allait secouer le cocotier et alpaguer un patron ou un politique. Nous sommes obstinĂ©s et pugnaces. Mais, contrairement Ă  lui, zĂ©ro militantisme , ajoute Élise Lucet, qui a rĂ©pondu Ă  Valeurs actuelles , malgrĂ© l’opposition de France TĂ©lĂ©visions. Notre ton est punk, mais nous restons hyper rigoureux. »

« On lui devine quand mĂŞme le coeur Ă  gauche » , ausculte LibĂ©ration , qui a Ă©pinglĂ© plusieurs fois l’Ă©mission, notamment pour ses chiffres « bidon » sur les pesticides. Autour d’elle, « les journalistes de Cash forment un groupe soudĂ©, surtout des jeunes, plutĂ´t de gauche mais pas vraiment politisĂ©s » , confie un journaliste de France 2. En revanche, Paul Moreira, le crĂ©ateur « libertaire » de la sociĂ©tĂ© Premières Lignes, qui produit le programme, est « un militant acharnĂ© » , en plus d’ĂŞtre « un type imbuvable » , persifle un ancien collègue. « Le problème, c’est que les journalistes sont d’une inculture Ă©conomique crasse. C’est le dĂ©sert de Gobi , rĂ©sume un communicant. Leurs analyses de cafĂ© du commerce rendent les patrons fous. »

Amalgames, approximations, harcèlements… En public, de nombreux dirigeants ont critiquĂ© les mĂ©thodes de l’Ă©mission. « Cash est l’exemple type du tribunal mĂ©diatique. Ils sont Ă  la fois procureur et juge, mènent une enquĂŞte Ă  charge, rendent leur sentence et appliquent la prĂ©somption de culpabilitĂ© mĂ©diatique » , analyse Yves-Paul Robert, expert en gestion de crise chez Havas. En entretien avec Élise Lucet, un patron excĂ©dĂ© a fini par lui rĂ©pondre : « Votre question est stupide, c’est indigne de votre fonction de journaliste. » Un autre, furieux, a eu envie de lui « casser la gueule » ! Un troisième a mĂŞme Ă©tĂ© exfiltrĂ© avant que la situation dĂ©gĂ©nère. « Je n’ai pas de temps Ă  perdre avec ces cons » , a balayĂ© un dirigeant d’entreprise plus prudent. « Élise Lucet est Ă©nervante et agressive. Beaucoup veulent se la faire , concède un communicant. Elle est redoutable. Il y a 14 divisions d’Ă©cart avec un grand patron. »

Maxime Lombardini, numĂ©ro deux de Free, en a fait les frais, fin septembre, dans une enquĂŞte qui Ă©reintait les mĂ©thodes managĂ©riales de l’opĂ©rateur. EffarĂ©s par sa prestation, des salariĂ©s du centre d’appels de Paris ont aussi Ă©tĂ© tĂ©moins de procĂ©dĂ©s retors. « Ils ne cherchent pas la vĂ©ritĂ©. On ne vit pas en enfer , dĂ©plore un Ă©lu syndical. C’est de la tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ©. » Ce jour-lĂ , Élise Lucet avait choisi au hasard un employĂ© pour recueillir son avis. Il n’avait rien Ă  redire. La sĂ©quence positive n’a pas Ă©tĂ© retenue.

Chez les politiques aussi, Cash Investigation suscite l’indignation. « Ils m’ont fait passer pour un voyou vendu aux lobbies. Ă€ les en croire, j’ai votĂ© des projets de loi pour faire mourir des gens » , Ă©cume un sĂ©nateur, qui a reçu le soutien de collègues communistes et de journalistes de France 3. D’autres ont Ă©tĂ© inondĂ©s d’insultes et de menaces de mort. « Cette Ă©mission ne sert personne. Elle fait du mal au pays. C’est dramatique » , soupire un dĂ©putĂ©. Pour Ă©chapper au piège, des Ă©lus ont trouvĂ© la combine : ils se font chercher ou appeler au tĂ©lĂ©phone par leurs conseillers au motif d’une rĂ©union ou d’une sĂ©ance dans l’HĂ©micycle. « On n’est pas des chevaliers blancs , insiste en tout cas Élise Lucet. Je ne suis pas Robin des Bois. »

Pourtant, dans le milieu confidentiel de l’investigation, l’Ă©mission dĂ©tonne. « Sur le fond, le travail est sĂ©rieux, mais la forme laisse Ă  dĂ©sirer » , observe un reporter « pas fan de ce mĂ©lange des genres ». Un vĂ©tĂ©ran est plus fĂ©roce. « C’est très engagĂ©. Élise Lucet est une hystĂ©rique. Moi, je ne joue pas les Femen. C’est de la gaudriole , tempĂŞte-t-il. Aujourd’hui, les vrais journalistes d’investigation se comptent sur les doigts d’une main amputĂ©e. Il n’y a plus de neutralitĂ©. L’investigation, c’est de la microchirurgie au scalpel, pas de la boucherie Ă  la tronçonneuse. » D’autres, comme cet illustre enquĂŞteur, sont indiffĂ©rents : « Je ne regarde pas, ça ne m’intĂ©resse pas. »

Quand elle ne cible pas les grands groupes, Cash Investigation vise « une multinationale d’un genre particulier » , l’Église catholique et « sa zone d’ombre la plus terrible : la pĂ©dophilie » . L’enquĂŞte, rĂ©alisĂ©e avec Mediapart et diffusĂ©e en mars, a choquĂ© de nombreux croyants, qui n’ont pas apprĂ©ciĂ© de voir Élise Lucet « interpeller » le pape au Vatican ou filer le primat des Gaules, Ă  Paris, en dĂ©cembre 2016. Commentaire de la voix off : « Le cardinal Barbarin s’enferme une fois de plus dans le silence. » Pourtant, quelques semaines plus tĂ´t, Ă  Lourdes, il avait rĂ©pondu Ă  ses questions. « Plusieurs collègues et moi avons assistĂ© Ă  un entretien par Élise Lucet sur les marches de la basilique, le 7 novembre , affirme Antoine-Marie Izoard, directeur de la rĂ©daction de Famille chrĂ©tienne . C’est dĂ©lirant. » La vidĂ©o n’a pas Ă©tĂ© diffusĂ©e.

Le porte-parole adjoint de la ConfĂ©rence des Ă©vĂŞques de France, Vincent Neymon, avait lui aussi dĂ©noncĂ© le « grand mĂ©pris » de cette Ă©mission « Ă  scandale » . Une semaine avant sa diffusion, il recevait un message moqueur, adressĂ© par Élise Lucet : « AllĂ©luia mes frères. Vous ferez 3 Pater et 4 Ave pour expier vos fautes. » Une erreur de manipulation ? « En pensant envoyer aux membres de l’Ă©quipe un petit texto un peu marrant, elle a mis Vincent Neymon dans la boucle » , explique Emmanuel Gagnier.

D’autres « victimes » de l’Ă©mission n’ont pas non plus oubliĂ© le traitement de choc subi. « C’est une imposture et une manipulation de l’opinion publique » , enrage le naturopathe Bernard Sainz, dit « Docteur Mabuse », soupçonnĂ© mais jamais condamnĂ©, qui accuse la journaliste chargĂ©e de l’enquĂŞte « Dopage : ça roule toujours » , de l’avoir sollicitĂ© « au dĂ©but sous un faux prĂ©texte » , celui des mĂ©decines douces et de ses pratiques thĂ©rapeutiques. « Hâte de vous entendre dĂ©voiler vos secrets en matière de santĂ©. Ă€ très vite » , s’impatientait ainsi Sophie Le Gall dans un SMS mielleux, envoyĂ© deux mois avant la diffusion, en juillet 2016. Finalement, Bernard Sainz dĂ©couvre « la supercherie » , le 16 mai, en voyant dĂ©barquer dans son salon « l’ayatollah » Élise Lucet. Il apprend mĂŞme seulement le lendemain le nom de l’Ă©mission.

L’enquĂŞte assassine, dĂ©voilĂ©e cinq jours avant le Tour de France, accusera le « mystĂ©rieux guĂ©risseur » d’avoir « donnĂ© des protocoles de dopage Ă  des coureurs » et ridiculisera ses pratiques naturelles. Le gourou dĂ©nonce depuis « un règlement de comptes » orchestrĂ© par Antoine Vayer, ex-entraĂ®neur de l’Ă©quipe cycliste Festina et contributeur au Monde , partenaire de l’Ă©mission. « Consultant » crĂ©ditĂ© au gĂ©nĂ©rique, c’est lui qui a proposĂ© Ă  son ancien protĂ©gĂ© Pierre-Henri Lecuisinier de collaborer Ă  Cash Investigation . « Oui, j’ai acceptĂ© de porter une camĂ©ra cachĂ©e pour piĂ©ger Mabuse » , avouera ce dernier. Bernard Sainz, lui, a reçu un coup de fil du vieux champion Raymond Poulidor, outrĂ© par l’attitude d’Élise Lucet : « Ce qu’elle t’a fait est scandaleux. » Son avocat devrait dĂ©poser cinq plaintes dans les prochaines semaines.

Pas de quoi faire trembler « l’animatrice prĂ©fĂ©rĂ©e des Français », dĂ©jĂ  accablĂ©e de procĂ©dures judiciaires. « On les gagnera , assure-t-elle. Il y a, chez certaines entreprises, une volontĂ© de rapport de force et d’intimidation des lanceurs d’alerte. » Toutes ont surtout Ă©rigĂ© une muraille mĂ©diatique pour protĂ©ger leur image. « Chez mes clients, Cash Investigation a très mauvaise rĂ©putation , admet Florian Silnicki, expert en gestion de crise. Les patrons ont peur. C’est le grand stress de savoir qui sera la prochaine cible. » Ou, comme le redoute un autre communicant : « Élise Lucet, c’est le sparadrap du capitaine Haddock. Impossible de s’en dĂ©barrasser. »

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Comment défendre son eréputation, sa réputation sur Internet

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L’image de marque est un enjeu vital pour une entreprise. Sur Internet, sa rĂ©putation peut ĂŞtre ternie notamment via un blog ou un forum. Or le principe est la libertĂ© de communication par voie Ă©lectronique. Que faire ? LaFrenchCom nous rĂ©pond.

Depuis une loi de 2004, la libre communication Ă©lectronique ne doit pas porter atteinte Ă  la libertĂ© et la propriĂ©tĂ© d’autrui. La Cour de cassation a reconnu ces deux limites.

Un arrĂŞt rendu par la chambre sociale de la Cour de cassation ouvre une nouvelle voie juridique pour qu’une sociĂ©tĂ© puisse dĂ©fendre sa rĂ©putation sur Internet. Elle a en effet considĂ©rĂ© que le droit d’expression syndical peut ĂŞtre limitĂ© pour Ă©viter la divulgation sur Internet d’informations confidentielles portant atteinte aux intĂ©rĂŞts lĂ©gitimes d’une entreprise.

Pour la première fois, la haute juridiction a en fait appliquĂ© l’article 1 de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’Ă©conomie numĂ©rique, plus connue sous l’abrĂ©viation LCEN. Selon cette disposition, la communication Ă©lectronique peut ĂŞtre limitĂ©e si elle ne respecte pas « la libertĂ© et la propriĂ©tĂ© d’autrui ». « Ce nouvel outil juridique est un moyen efficace pour une entreprise d’agir en justice contre des propos dĂ©bordants Ă©crits sur Internet », estime Florian Silnicki, Fondateur de l’agence LaFrenchCom, spĂ©cialisĂ©e en communication et gestion de crises.

Aujourd’hui, le rĂ©flexe d’une entreprise est de saisir la justice notamment sur le terrain de la diffamation ou de l’injure lorsqu’elle veut rĂ©agir Ă  des attaques adressĂ©es Ă  son encontre sur Internet. Seulement, il arrive que des propos agressifs n’entrent pas dans ce cadre juridique. L’article 1 de la LCEN pourrait ĂŞtre une nouvelle alternative. Car « la libertĂ© et la propriĂ©tĂ© d’autrui sont des notions larges qui peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour d’autres atteintes », explique le spĂ©cialiste en communication de crise. Par exemple, la rĂ©vĂ©lation de la rĂ©vocation d’un gĂ©rant d’une sociĂ©tĂ© ou du prix d’acquisition d’une entreprise sur un blog ou un forum.

Toute la question sera de dĂ©montrer qu’une telle annonce est une information confidentielle et qu’elle porte atteinte aux intĂ©rĂŞts lĂ©gitimes de l’entreprise visĂ©e. Dans l’arrĂŞt, la Cour de cassation reproche ainsi Ă  la juridiction d’appel de ne pas avoir fait cette recherche et donc de ne pas avoir donnĂ© une base lĂ©gale Ă  sa dĂ©cision du 15 juin 2006.

Concrètement, une fĂ©dĂ©ration syndicale CGT avait mis sur son site Internet des informations concernant une sociĂ©tĂ©. L’internaute Ă©tait susceptible d’y trouver des rubriques sur la rentabilitĂ©, les nĂ©gociations salariales, le travail de nuit et les accords 35 heures de cette entreprise. Celle-ci a alors saisi la justice pour mettre fin Ă  la divulgation de ces informations sur le site Internet de la fĂ©dĂ©ration syndicale CGT. La Cour de cassation a donnĂ© gain de cause Ă  l’entreprise en renvoyant l’affaire devant la cour d’appel de Paris.

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Communication de crise et publicité sexiste : quel avenir ?

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La publicitĂ© : vers la fin du sexisme et l’Ă©galitĂ© entre la femme et l’homme ?

Florian Silnicki, Fondateur de l’agence de communication de crise LaFrenchCom Ă©tait l’invitĂ© de l’Ă©mission Flash Talk consacrĂ©e Ă  l’égalitĂ© Homme-Femme.

Flash Talk est une Ă©mission d’actualitĂ© nouvelle gĂ©nĂ©ration, animĂ©e par Sonia Chironi et Raphäl Yem et diffusĂ©e Ă  la fois sur France O, LCP, France TV info et les rĂ©seaux sociaux.

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Retour sur la gestion de crise de Michel Platini

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Il était le grand favori du scrutin avant que la justice suisse le mette en cause pour avoir encaissé 2 millions de francs suisses (1,8 MEU) de la FIFA, neuf ans après sa mission de « conseiller » du président Sepp Blatter, entre 1998 et 2002.

Pour l’heure, sa candidature est gelĂ©e par la commission Ă©lectorale de la FĂ©dĂ©ration internationale en attendant la fin de sa suspension de 90 jours et une dĂ©cision sur le fond. Il a fait appel devant la chambre de recours, puis saisira Ă©ventuellement le TAS.

Sa cote est forcĂ©ment en baisse. Mais il ne lâche pas l’affaire.

EncadrĂ© par un conseiller en gestion de crise et un avocat du cabinet Clifford Chance (Thibaud d’Alès), il a rĂ©ussi Ă  maintenir Ă  peu près l’UEFA derrière lui, en dĂ©pit de la dĂ©fection anglaise.

Pour preuve : aucun dirigeant europĂ©en ne devrait s’engager d’ici Ă  demain pour parer Ă  son Ă©ventuelle dĂ©fection.

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